Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.bibliosurf.com/IMG/arton22265.gif

 

S’inspirant des événements tragiques d’Haïti d’il y a un an, Marvin Victor signe le premier roman du séisme.

À 28 ans, Marvin Victor publie 'Corps mêlés', le premier grand roman du séisme. © D.R.

 

« Par une nuit de décembre, un vendredi, comme d’autres entrent au Séjour des morts, me raconta un jour ma marraine, ma tante, elle, la sage-femme par excellence, je sortis des entrailles peureuses et gluantes de ma mère que les gens du pays de Baie-de-Henne donnaient pour une mule – cette bête hybride, issue de l’accouplement d’une jument et d’un âne et qui, selon eux, met bas soit des mouches, soit des abeilles – considérant qu’au bout des nombreuses liaisons qu’ils lui prêtaient, elle ne parvenait pas à tomber enceinte. »

Ainsi débute le roman de l’Haïtien Marvin Victor. Corps mêlés* est son premier roman.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com
Homosexuel agressé: 15 à 20 ans requis

L'avocat général a demandé jeudi de lourdes peines contre les bourreaux de Bruno Wiel lynché et laissé pour mort en 2006. Verdict attendu vendredi soir.

Bruno Wiel, la victime, à la cour d'assises du Val de Marne.

Bruno Wiel, la victime, à la cour d'assises du Val de Marne. 

Photo : Nicolas Richoffer / Metro

 

"Qualifiant les faits de "cas d'école" de la barbarie et de la violence homophobe, le ministère public a requis jeudi des peines de 15 à 20 ans de prison à l'encontre des quatre hommes jugés aux Assises du Val de Marne pour avoir torturé et tenté de donner la mort en 2006 à Bruno Wiel.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet, Julien, Yohan, Antoine et David quatre jeunes originaires de la cité des Grands Champs à Thiais (Val-de-Marne) avaient entraîné le jeune homosexuel rencontré près de Châtelet (Ier) dans un parc de Vitry-Seine où ils l'avaient "massacré" et laissé pour mort.

"La stratégie des accusés a été de faire croire que le hasard était le moteur de leur action, a souligné Benoist Hurel, avocat général. En réalité, le schéma criminel a consisté à se rendre dans le centre de Paris pour rencontrer un homosexuel et lui voler ses effets personnels."

Dépourvu de carte bleue, et avec quelques euros en poche, Bruno Wiel sera conduit dans "un des lieux les plus déserts du Val-de-Marne" où, après avoir été passé à tabac et sodomisé à l'aide d'un bâton, "il croupira pendant 30 heures sans espoir de secours".

"Ça a été très violent" avait dit Julien aux enquêteurs, "On prenait de l'élan pour le frapper, comme un ballon de foot" avait reconnu Yohan, "jusqu'à ce qu'il arrête de bouger" avait avoué Antoine. "Bruno Wiel est un miraculé, les violences qu'il a subies étaient destinées à le tuer, a insisté Benoist Hurel déplorant l'attitude des accusés après les faits. Pendant toutes ses heures, alors qu'ils savent que Bruno Wiel agonise, ils le laissent crever au milieu d'un parc !"

A la "question déterminante", le mobile était-il homophobe, le ministère public répond de toute évidence. "Les actes sur Bruno Wiel ont été commis en raison de son orientation sexuelle" a affirmé Benoist Hurel rappelant "l'épisode du bâton" et les déclarations des accusés aux enquêteurs : "on n'est pas des pédés", "tu voulais nous baiser, c'est nous qui allons te baiser".

Jamais, pendant les 1h40 de réquisitoire, les quatre accusés n'ont regardé l'avocat général, préférant fixer le sol. Ils seront fixés sur leur soir vendredi soir, tard".

 

http://www.metrofrance.com/metro-paris/homosexuel-agresse-15-a-20-ans-requis

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

 
 

Corinne et Sophie ont saisi le Conseil constitutionnel. AFP

Corinne et Sophie ont saisi le Conseil constitutionnel. AFP

Pour Corinne et Sophie, ensemble depuis 15 ans, il est temps de légaliser le mariage homosexuel.

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/01/29/deux-femmes-determinees-1

 

 

« Le Pacs n’est pas adapté aux questions spécifiques des familles », explique Corinne Cestino, 50 ans, médecin pédiatre installée dans la Marne depuis 1997. Pour elle, « seul le mariage garantit le partage de l’autorité parentale, l’égalité des droits de succession et la garde des enfants pour la survivante en cas de décès ». « Et puis le mariage, c’est la consécration d’un amour, c’est aussi ce droit que nous réclamons », renchérit Sophie Hasslauer, artiste plasticienne de dix ans sa cadette.

Quand les deux femmes se sont rencontrées, il y a seize ans à Marseille, Sophie était mère d’une petite Émilie, aujourd’hui lycéenne à Reims.

« Après quelques années de vie commune, le désir d’enfant s’est imposé, nous voulions toutes deux une famille plus grande », confie Corinne, les yeux riant sous ses lunettes rondes.

Se pose alors la question de la méthode pour réaliser ce vœu. « Pour adopter, il aurait fallu mentir et se faire passer pour des mères célibataires, c’était hors de question », affirme Sophie.

Quatre enfants sont nés

« Notre couple est stérile, mais pas nous, on avait simplement besoin d’une assistance médicale pour être enceintes et fonder la famille que nous souhaitions », souligne la jeune femme : « La seule solution cohérente et honnête, c’était l’insémination en Belgique où cela est légal. » En 2001, Sophie donne naissance à des jumeaux, Virgile et Anatole. Quatre ans plus tard Corinne ajoute un petit Merlin à la famille qui s’est établie dans un ancien corps de ferme au cœur de Val-de-Vesle, village de quelque 600 habitants.

Quelques mois avant la naissance des jumeaux, le couple se pacse, mais la grossesse compliquée de Sophie leur fait appréhender les limites juridiques du Pacte civil de solidarité. « Sophie avait fait un testament pour nous léguer ses biens et demander que la garde des enfants me soit confiée, mais cela n’a pas de valeur légale. C’est là que l’idée du mariage s’est imposée », raconte la pédiatre.

S’ensuit une série de procédures judiciaires, qui, du procureur de la République jusqu’au juge des affaires familiales, se soldent toutes par un refus.

Un élu prêt à les marier

En mai 2010, elles déposent auprès du tribunal de grande instance de Reims une question prioritaire de constitutionnalité pour obtenir le droit au mariage.

« On ne se fait pas trop d’illusion sur la décision des Sages, mais notre question et sa médiatisation font avancer le débat », souligne Sophie.

« Les gens ont bien vu que nos enfants n’étaient pas différents des autres », ajoute-t-elle. « Si la loi permet le mariage homosexuel, nous l’appliquerons sans aucune difficulté », a fait savoir un élu de leur commune"

 

http://www.lalsace.fr

 

 

"Le mariage homosexuel est une question qui relève du législateur, et non du Conseil constitutionnel : tel est le sens de l'arrêt rendu, vendredi 28 janvier, par les Sages de la rue de Montpensier. Saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par deux femmes qui souhaitaient se marier, le Conseil a estimé que la Constitution n'imposait pas d'ouvrir le mariage aux couples de même sexe mais qu'elle ne l'interdisait pas non plus. "Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur", souligne l'arrêt.

Le Conseil avait été saisi par deux femmes qui avaient vainement tenté de s'unir à Reims. Elles remettaient en cause deux articles du code civil qu'elles jugeaient non conformes à la Constitution. Le premier est issu du code civil des Français promulgué en 1804 par Napoléon : l'officier d'état-civil, proclame-t-il, doit constater que les parties veulent se prendre pour "mari et femme". Le second trouve son origine dans un décret du 16 Ventôse an XI réformé en 2006 : reprenant une disposition héritée du droit canon, il fixe l'âge minimum des noces en utilisant l'expression "l'homme et la femme".

Pour Corinne C. et Sophie H, ces articles qui interdisent de facto le mariage aux couples de même sexe sont contraires au "droit de mener une vie familiale normale" garanti par le préambule de la Constitution de 1946. Cette objection a été écartée par le Conseil constitutionnel. "Ces articles ne font pas obstacle à la liberté des couples de même sexe de vivre en concubinage ou de bénéficier du cadre juridique du pacte civil de solidarité, souligne-t-il dans son arrêt. Le droit de mener une vie familiale normale n'implique pas le droit de se marier pour les couples de même sexe."

Les deux femmes estimaient en outre que ces articles violaient le principe d'égalité inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Là encore, le Conseil constitutionnel écarte leur argumentation. "Le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général", affirme l'arrêt. Les différences de situation entre les couples hétérosexuels et homosexuels peuvent donc, selon les Sages, justifier des différences de traitement".

Anne Chemin

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/28/mariage-homosexuel-le-conseil-constitutionnel

.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Colloque international pluridisciplinaire

La santé, quel travail ! ?

Santé et maladie, entre définitions savantes et pratiques professionnelles 

Organisé par le réseau Germes-SHS

Groupe d’échanges et de recherches sur la médecine et la santé en sciences humaines et sociales

 

Reprenant la formule de René Leriche définissant la santé comme « la vie dans le silence des organes », Georges Canguilhem, d’une part en déduit qu’« il n’y a pas à proprement parler de science de la santé » et, d’autre part l’étend à « la vie dans la discrétion des rapports sociaux ». Ces deux propositions interrogent la possibilité pour les chercheurs et les professionnels de s’emparer du concept de santé pour en faire un objet du travail scientifique. La santé mérite ainsi d’être « travaillée » dans ses aspects dynamiques plutôt que d’être « étudiée » comme un « état de bien-être », telle que la définition de l’OMS tend à la figer.

 

C’est dans cette perspective que chercheurs en sciences humaines et sociales et professionnels de santé, réunis au sein du groupe Germes-SHS, organisent ce colloque pour tenter de saisir la complexité de la santé comme objet de définitions savantes et de pratiques professionnelles. Ce travail collectif de problématisation du concept de santé peut se penser à partir de deux entrées. La première privilégie une approche plus théorique de la santé, à la fois « idéal à atteindre » et objectif dépendant des contextes historiques, économiques et sociaux. La deuxième envisage la santé comme champ d’activités professionnelles et de politiques publiques.

 

 

Vendredi 25 mars

9 h 30 - 11 h 00 - Accueil des participants

Accueil par :

Claudine BURBAN, sage-femme enseignante à l’école de sages-femmes de Nantes

Allocutions de :

• Monsieur le président de la Région des Pays de la Loire ou son représentant

• Monsieur le président de l’université de Nantes ou son représentant

• John TOLAN, directeur de la MSH Ange-Guépin

Exposé introductif par Anne-Chantal HARDY

 

Séance plénière 1

11 h 00 - 12 h 30 - Table ronde : La santé, le normal et le pathologique

• Jean-Christophe WEBER, professeur de médecine interne, responsable de l’équipe « éthique et pratiques médicales », IRIST, EA 3424, ULP, Strasbourg,

• Dominique MEMMI, sociologue et politiste, directrice de recherche, CSU, UMR 7112, CNRS, Paris,

• Alain GIAMI, psychosociologue, directeur de recherche, équipe « Genre, santé sexuelle et reproductive », INSERM-CESP-U1018, Paris

 

Après-midi : sept ateliers en parallèle

 

14 h 00 - 17 h 30 - Atelier 1 : Santé et périnatalité - Présidents : Charles SUAUD, Jeanne BETHUYS

• Enrica BRACCHI, Infertilité, stérilité et infécondité : témoignages de parents « médicalement assistés » (Nantes)

Marie-Julia GUITTIER, Jocelyne BONNET, Graziella JARRABO, Michel BOULVAIN, Olivier IRION, Patricia HUDELSON, Diagnostic de présentation du siège et choix du mode d’accouchement : une étude qualitative sur le vécu des femmes (Genève)

• Samuele CAVALLI, Solène GOUILHERS, Claudine BURTON-JEANGROS, Bernice ELGER, « Docteur que feriez-vous à ma place ? » professionnels de la santé et processus de décision dans le suivi de la grossesse (Genève)

• Irène MAFFI, Division du travail et rapports de genre dans les maternités en Jordanie : quelques considérations sur les relations entre médecins, personnel soignant et parturientes (Lausanne)

• Jérôme CAMUS, Nathalie ORIA, L’encadrement des mères à la maternité : division du travail et tensions normatives (Amiens)

 

14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 2 : Dire la folie - Président : Cédric LE BODIC

• Parfait DTEMATIO AKANA, Une nosologie polémique : comment se dit la folie à Yaoundé ? (Yaoundé)

• Gilles BOURLOT, Savoir sur la maladie et sujet en souffrance (Nice)

• Armelle GRENOUILLOUX, Comment se disent les maladies mentales ? (Cholet)

 


14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 3 : Le travail : un indicateur de santé - Présidente : Hélène DESFONTAINES 

• Catherine CAVALIN, Sylvie CÉLÉRIER, Le travail, quelle santé ? (Noisy-le Grand)

• Guillaume LECOEUR, La diffusion du concept de stress dans l’évaluation et la gestion de la santé au travail : enjeux et perspectives (Paris)

• Claire DUTOT-BELLOUARD, Anne-Charlotte TAILLANDIER, Impacts du vieillissement de la population sur la santé des personnels soignants du secteur hospitalier ? (Arras)

 

14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 4 : La mixité professionnelle en santé - Président : Baptiste VIAUD

• Jean-Paul CANÉVET, Marion LASSALLE GIRARD, Les secrétaires médicales en médecine générale : une profession en quête de professionnalisation (Nantes)

• Lise MONNERAUD, La santé en mutation : quelle évolution des missions ? Quelle réorganisation des tâches dans l’action publique ? (Pessac)

• Hélène LECOMPTE, « Je suis l’école ! » : lorsque les institutions scolaire et médicale cohabitent… (Nantes)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 5 : Dire la maladie de l’enfant - Présidente : Hélène LECOMPTE

• Julien JUPILLE, Les usages du médicament : le cas de la prise en charge de l’hyperactivité chez l’enfant dans un centre hospitalo-universitaire à l’orientation cognitive (Nantes)

• Delphine KEPPENS, Les enjeux de la validation du parent de l’enfant obèse ou diabétique au professionnel médical (Paris)

• Albert YAO, Julie-Ghislaine SACKOU, Assemien BOA, Comment les professionnels de santé et les communautés disent-ils les maladies infantiles ? Enquête en zone péri-urbaine à Abidjan (Côte d’Ivoire) (Abidjan)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 6 : L’expert et le profane : discours et représentations - Président : Christian MERLE

• Christine JEOFFRION, Pauline DUPONT, Représentations sociales de la maladie : comparaison entre savoirs « experts » et savoirs « profanes » (Nantes)

• Sofiane BOUHDIBA, Le médicament en islam : représentation du médicament dans la société tunisienne (Tunis)

• Joël IPARA MOTEMA, Les récits de maladie à travers les trajectoires de santé à Kinshasa (Kinshasa)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 7 : Définir la santé par le « besoin » et la « qualité » - Président : François TUFFRAU

• Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, Philippe TESSIER, Maladie chronique, adaptation et qualité de vie subjective. Un regard croisé de la psychologie et de l’économie (Nantes)

• Philippe MASSON, Les notions de « besoins » et de « demande sociale » sont-elles utilisées dans le domaine de la santé ? L’exemple des affections de longue durée (Nantes)

• Fabio MARCODOPPIDO, De la première consultation au rapport d’un Observatoire régional de santé : petite histoire des traductions d’énoncés (Rome)

 


Samedi 26 mars

Matin : sept ateliers en parallèle

 

9 h 00 - 12 h 30 - Atelier 8 : La santé et ses facultés - Présidents : Rémy SENAND, Anne-Chantal HARDY

S’orienter dans les facultés de santé ?

• Marriane GADÉ, Le PCEM1 : une arme à double tranchant pour la profession de sage-femme (Saint-Nazaire)

• Cédric RAT, Caroline PERIER, Rémy SENAND, Quelle place pour l’histoire de vie des internes en médecine dans leur choix d’orientation professionnelle ? Une enquête auprès des internes de la faculté de médecine de Nantes en 2009 (Nantes)

Enseigner les SHS aux professionnels de santé

• Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, Un enseignement des « sciences humaines et sociales » pour les étudiants de médecine ou à quand la valorisation d’un curriculum caché ? (Nantes)

• Aude GIRIER, Quelle place pour la sociologie dans le nouveau programme de soins infirmiers ? (Paris)

Quel apport des SHS à la recherche en santé ?

• Jean-Paul CANÉVET, Cédric RAT, Vanessa CAPRON, Maud JOURDAIN, Rémy SENAND, Entre médecine et sciences humaines, le praticien-chercheur en médecine générale au cœur d’un défi épistémologique (Nantes)

• Didier LECORDIER, Que peut apporter la sociologie à la recherche en soins infirmiers ? (Nantes)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 9 : La santé a-t-elle un genre ? - Présidente : Annie DUSSUET

• Ludovic GAUSSOT, Nicolas PALIERNE, Approche savante, expériences profanes et relation thérapeutique dans les alcoolismes masculins et féminins (Poitiers)

• Isabelle HERVO-DESMEURE, Les étudiants hommes sages-femmes : entre reproduction des stéréotypes sexués et construction d’une identité professionnelle (Nantes)

• Stéphanie PACHE, La santé : un concept féministe ? (Lausanne)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 10 : Qu’est-ce que la « qualité » en santé ? Président : Philippe TESSIER

• Jorge MUÑOZ, Adeline RAYMOND, Les démarches qualité et la régulation interne des équipes (Brest)

• Anouk GREVIN, Le « travail » d’un établissement de santé avec les outils de gestion : récupérer des marges de manœuvre vitales (Nantes)

• Alexia JOLIVET, La certification ou apprendre le rôle d’expert de la qualité : une confrontation de figures de la qualité (Toulouse)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 11 : Comment traduire la souffrance en maladie ? - Présidente : Christine JEOFFRION

• Frédéric DUBAS, Comment se disent les maladies ? (Angers)

• Jérôme THOMAS, « Demandes décalées » et « patients-déchets » aux urgences de l’hôpital, quelle articulation entre la clinique et le politique ? (Lyon)

• Marta MAÏA, Dire la maladie et se retrouver entre soi. Les forums de discussion de l’internet sur les hépatites (Lisbonne)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 12 : Les profanes « professionnels » de santé - Présidente : Geneviève CRESSON

• Guillaume GRANDAZZI, Emmanuel BABIN, Le travail du care : les proches entre reconnaissance et invisibilité (Caen)

• Edmond MBALLA ELANGA, Le garde malade au cœur de l’organisation du système de santé au Cameroun (Yaoundé)

• Lionel POURTAU, Philippe AMIEL, Le travail bénévole dans la lutte contre le cancer : quelle nécessité ? Quel professionnalisme ? Le problème de l’âge (Villejuif)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 13 : L’organisation du travail en santé - Président : Mathieu DETCHESSAHAR

• Stéphanie GENTIL, Standardisation des pratiques hospitalières et gestion de l’aléa : le « travail d’articulation » au bloc opératoire, déterminants et obstacles (Nantes)

• Roxanne ROCA, Jean-Paul GENOLINI, Gérard NEYRAND, Les moments de négociation dans le jeu des interactions médecin-patient en consultation médicale (Toulouse)

• Véronique HABEREY-KNUESSI, L’engagement, moteur pour l’activité ou danger pour la santé (Neuchâtel)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 14 : Partage du travail et répartition des rôles - Présidente : Pascale MOULÉVRIER

• Baptiste FAUCHER, L’encadrement médical de la pratique sportive intensive : place et rôle des différents médecins auprès du sportif professionnel salarié (Nantes)

• Gabrielle LECOMTE-MENAHES, « Pluridisciplinarité » et réorganisation des services de santé au travail : comment les médecins se repositionnent-ils ? (Nantes)

• Séverine REY, Christine PIRINOLI, Mélanie BATTISTINI, Mixité des équipes soignantes et ségrégation horizontale : le partage de la pratique quotidienne comme révélateur du système de genre (Lausanne)

 

Séance plénière 2

14 h 00 - 16 h 00 - Table ronde : Le patient, le médecin et le système

• François-Xavier SCHWEYER, professeur de sociologie, École des hautes études en santé publique, Rennes

• Pierre BLAISE, médecin de santé publique, membre de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire

• 3e intervenant à confirmer

 

 

Le colloque a reçu le soutien de la Région des Pays de la Loire, du CNRS, de l’université de Nantes, de DCS (Droit et changement social), du Lemna (Laboratoire d’économie et de management de Nantes-Atlantique), de la faculté de médecine et de l’école de sages-femmes.

 

Comité d’organisation :

Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, département de sciences humaines et sociales, faculté de médecine, Nantes

Jean-Paul CANÉVET, département de médecine générale, Nantes

Hélène DESFONTAINES, IPSA, Angers

Annie DUSSUET, Cens, Nantes

Baptiste FAUCHER, DCS, Nantes

Anouck GREVIN, Lemna, Nantes

Sylvie GRUNVALD, DCS, Nantes

Anne-Chantal HARDY, DCS, Nantes

Isabelle HERVO, École de sages-femmes, Nantes

Christine JEOFFRION, LabECD, Nantes

Cédric LE BODIC, Germes-SHS, Nantes

Christian MERLE, UFR de sciences pharmaceutiques, Nantes

Sylvie MOREL, Cens, Nantes

Anne SARRAZIN, École de sages-femmes, Nantes

Rémy SENAND, département de médecine générale, Nantes

Philippe TESSIER, ERSSCa, Nantes

François TUFFREAU, Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire, Nantes

Baptiste VIAUD, Cens, Nantes.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://goqnotes.com/wp-content/uploads/2009/04/labor-of-love.jpg

 

 

Critique n° 764-765 : "Bodybuilding. L'évolution des corps"

Editions de Minuit, Février 2011
160 p. - 13,50 €
ISBN : 9782707321503

 

De récentes commémorations l'ont montré : il est peu de sujets scientifiques aussi brûlants que l'évolution et la querelle autour de Darwin est un feu de prairie qui n'est pas près de s'éteindre. Mais son écran de fumée tend à masquer les extraordinaires transformations (scientifiques, anthropologiques, sociales et morales) survenues dans ce qu'on peut appeler la « construction des corps ». C'est ce paysage bouleversé par de nouvelles théories, de nouvelles technologies et de nouvelles manières de vivre qu'explore ce numéro. Son titre, bodybuilding, est à prendre littéralement et dans tous les sens. La « prise de forme » dont il est question dans ces pages n'est pas seulement l'évolution, que les scientifiques travaillent à élucider : c'est aussi la transformation du corps à laquelle s'efforcent ou se soumettent tant de nos contemporains.


Présentation : Prendre forme
Thierry HOQUET : Beefcake. Corps gays hystériques et érotiques
Elsa DORLIN : Homme / Femme ©. Des technologies de genre à la géopolitique des corps
Beatriz Preciado, Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique
Patrice BLOUIN : Le corps sportif à l'ère de son épuisement
Xavier GUCHET : Nanotechnologies et prise de forme
Laurence HÉRAULT : Le mari enceint. Construction familiale et disposition corporelle
Thomas Beatie, Labor of Love. The Story of One Man's Extraordinary Pregnancy
Martine de GAUDEMAR : Métamorphoses organiques. Une approche monadologique
Judith BUTLER : « Le corps est hors de lui »
Entretien réalisé par Sylvie DUVERGER et Thierry HOQUET
Priscille TOURAILLE : L'indistinction sexe et genre, ou l'erreur constructiviste
Frank CÉZILLY : Morphologie, sélection et mythe du corps idéal
Thomas HEAMS : D'Arcy Thompson et les formes déjà prises
D'Arcy Thompson, Forme et Croissance
Antonine NICOGLOU : Expliquer la forme
Mary Jane West-Eberhard, Developmental Plasticity and Evolution
Silvia CAIANIELLO : Les modules de la variation. L'évo-dévo ou la nouvelle genèse des formes
Lucie LAPLANE : Le mystère de la genèse des individus
Jean-Jacques Kupiec, L'Origine des individus
Michel MORANGE : Les mirages de l'épigénétique
Eva Jablonka et Marion J. Lamb, Evolution in Four Dimensions. Genetic, Epigenetic, Behavioral, andSymbolic Variation in the History of Life

 

Url de référence :
http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=2666

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Journée d’étude – Disciplines du corps

 

Université de Toulouse-Le Mirail
Séminaire doctoral interdisciplinaire Genre
ARPEGE (MSHT) – LISST – FRAMESPA – UFR   HAA – PRISSMH-SOI UT3

Jeudi 17 février 2011

Maison de la Recherche, salle D 31

 

 

Journée d’étude organisée par Agnès Fine (directrice d’Etudes à l’EHESS, anthropologue, (LISST-UMR 5193), Christine Mennesson, (professeure, sociologie, PRISSMH-SOI UT3) et Sylvie Mouysset (professeure, histoire, FRAMESPA-UMR 5136).

Le corps discipliné constitue un champ de recherche aujourd’hui bien exploré en sciences sociales, d’Elias à Foucault, de Goffman à Giddens, de Le Goff à Corbin. Nous nous proposons de réfléchir à la fois sur les mécanismes d’obéissance corporelle dans le cadre d’institutions spécifiques (l’armée, le couvent, l’école de danse ou l’établissement sportif), mais aussi sur les logiques individuelles et contraignantes de transformation de soi. Historiens, sociologues, anthropologues et littéraires sont donc invités à croiser leurs regards à propos d’un thème certes fort vaste – « qu’est-ce qui n’est pas le corps ? » s’interroge Alain Corbin -, mais dont il s’agira ici de présenter quelques-unes des recherches les plus récentes ou en cours d’investigation.

Matin (9h30-12h30)

Christine MENNESSON, sociologue, PRISSMH-SOI, UT3
Corps, sports, genre : processus de socialisation et rapports de domination

Pierre Emmanuel SORIGNET, sociologue, PRISSMH-SOI, UT3
Danse et disciplines du corps

Danielle RIVES, historienne, LISST-CAS
Le corps en religion (XVIe-XXe siècle)

Monique MEMBRADO, sociologue, CNRS, LISST-CIEU, UTM
« Bien vieillir » : de la discipline à la négation des corps vieillissants, l’exemple du traitement
de la ménopause

Après-midi (14h-17h)

Nahema HANAFI, historienne, doctorante UTM – UNIL (Lausanne), FRAMESPA / IUHMSP
Corps urbains, oisifs et « efféminés » : le déracinement somatique comme discipline du corps
au XVIIIe siècle

Julie THOMAS, sociologue, STAPS, Université Paris XI-Orsay, ATER SANTESHI
Les usages du corps et du sport des filles engagées dans des filières masculines

Jeanne TEBOUL, anthropologue, doctorante UTM, LISST-CAS
Fonction de la discipline corporelle dans la formation du guerrier

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.decitre.fr/gi/25/9782862276625FS.gif

Joy Sorman et Eric Lapierre
Photos de Jean-Claude Pattacini

Des 1 000 immeubles insalubres existant encore à Paris en 2001, indignes et dangereux pour la santé et le bien-être des habitants, il n’en restait quasiment plus en 2010. Mais il en reste... C’est dans ces îlots heureusement appelés à disparaître que Joy Sorman est allée voir de plus près ce que recouvre réellement ce terme d’insalubrité : Qui vit là ? Comment y vit-on ? Et pourquoi peut-il être difficile d’en partir malgré le délabrement généralisé, l’absence d’entretien, le non-respect des normes de sécurité, la promiscuité ? Joy Sorman raconte souvent, de manière prenante, le « non croyable » alors que Eric Lapierre trace l’histoire de cet état des lieux et les programmes successifs de réhabilitation.

Nouvelle collection : Mémoires urbaines
Paru le 20 janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Appel à communications
Le Groupe d’échanges et de recherches sur la médecine et la santé en Sciences humaines et sociales (GERMES-SHS) et la Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin organisent un colloque pluridisciplinaire ouvert aux chercheurs en scienceshumaines et sociales et aux professionnels de santé sur le thème :


LA SANTÉ, QUEL TRAVAIL !?
Santé et maladie, entre définitions savantes et pratiques professionnelles
à Nantes, les 25 et 26 Mars 2011


Reprenant la formule de René Leriche définissant la santé comme « la vie dans le silence des organes », Georges Canguilhem, d’une part en déduit qu’« il n’y a pas à proprement parler de science de la santé » et, d’autre part l’étend à « la vie dans la discrétion des rapports sociaux ». Ces deux propositions interrogent la possibilité pour les chercheurs et les professionnels de s’emparer du concept de santé pour en faire un objet du travail scientifique. La santé mérite ainsi d’être « travaillée » dans ses aspects dynamiques plutôt que d’être « étudiée » comme un « état de bienêtre », telle que la définition de l’OMS tend à la figer.


C’est dans cette perspective que chercheurs en sciences humaines et sociales et professionnels de santé, réunis au sein du groupe Germes-SHS, lancent cet appel à communications afin de susciter des échanges autour de leurs travaux respectifs sur « la santé », saisie dans ses dimensions théoriques et pratiques.


Ce travail de problématisation commune du concept de santé s’organise autour de deux axes. Le premier privilégie une approche plus conceptuelle de la santé, à la fois « idéal à atteindre » et objectif dépendant des contextes historiques, économiques et sociaux. Dans le deuxième axe la santé est
comprise comme champ d’activités professionnelles et de politiques publiques.


C’est autour de ce découpage nécessaire pour tenter de saisir la complexité de la santé comme objet de définitions savantes et comme pratique professionnelle que se tiendra ce colloque. Il permettra des échanges pluridisciplinaires lors d’ateliers organisés autour des thématiques proposées au sein de chaque axe.


Axe 1 : La santé, quel travail !


Ce premier axe interroge la santé en tant qu’objet dynamique dont s’emparent chercheurs et professionnels afin de mener une réflexion sur les processus de définition et de recomposition de la santé comme champ problématique.

Devant l’ampleur de la question, quatre thématiques seront privilégiées : la santé comme « besoin », les formes d’évaluation de la santé, les modes d’expression des maladies en tant que « santé perdue », et les outils de production de santé, pensés à partir de la notion de remède. Ces questions donnent lieu aujourd’hui à la production d’outils de mesure à partir desquels une standardisation des critères tend à s’imposer. Il est nécessaire de les interroger, tant dans leur mise en oeuvre que dans les effets sociaux et économiques de leur application.


1.a. La santé peut-elle se définir en termes de « besoins » ?


La notion de « besoin » oriente les politiques publiques en matière de santé, qu’il s’agisse de l’établissement des budgets de fonctionnement et des effectifs des professionnels de santé ou encore des campagnes sanitaires. Mais ces choix s’appuient-ils véritablement sur une évaluation préalable des besoins de santé ou la référence aux besoins de santé est-elle purement incantatoire ? Beaucoup d’auteurs considèrent que les besoins de santé n’ont pas de limite, alors que les ressources financières du système de santé sont par nature contingentées, conduisant les autorités sanitaires à mettre en place une instrumentation destinée à évaluer les besoins de santé, afin de rechercher systématiquement la meilleure efficience possible du système. Comment passe-t-on du concept de « besoin de santé » à celui « d’évaluation des besoins de santé » ? Quels sont les outils créés et mobilisés par les différents acteurs ? Par ailleurs, qu’est-ce qui crée les « besoins de santé » : est-ce l’explosion des techniques, les changements de pratiques ou la « demande » sociale ? Du côté des patients, la santé correspond-elle à un besoin variant selon la profession, l’âge, les représentations, la culture ou les possibilités d’accès au système de soins ?


1.b. La santé peut-elle s’évaluer ?


L’évaluation de la santé, qu’il s’agisse de celle d’une personne, de groupes de personnes ou de populations entières, est aujourd’hui devenue un exercice courant que mettent en pratique différents acteurs depuis les soignants, les chercheurs de diverses disciplines – médicales, de santé publique et des sciences humaines telles que la psychologie, l’économie et la philosophie pour n’en citer que quelques-unes – jusqu’aux institutions internationales à l’instar de l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais qu’entend-t-on par l’évaluation de la santé ? A quelles motivations et à quelles finalités cette pratique cherche-t-elle à répondre ? Quels sont les acteurs (ou points de vue), les outils mobilisés et les indicateurs utilisés pour évaluer la santé et à quels fondements théoriques et principes méthodologiques ces derniers se rattachent-ils ? Enfin, comment les évaluations sont-elles utilisées et quels impacts ont-elles sur les pratiques, les politiques et, plus généralement, sur les décisions concernant la santé et le système de soins ?


1.c. Comment se disent les maladies ?


Cette question s'entend à la fois du côté du patient qui dit sa maladie et du soignant qui traduit ce dire en discours médical. Car la maladie existe d'abord par des sensations corporelles qui dépassent un seuil de tolérance ou par un mal être (inquiétude, angoisse, rumination…) qui n’est plus supportable. Au prix de quel travail cognitif et psychique, et selon quels déterminismes sociaux ces ressentis deviennent-ils des paroles porteuses d’une plainte ? Et à travers quels filtres scientifiques, normatifs, ou personnels et subjectifs le médecin va-t-il traduire ces plaintes pour en faire un objet médical ? Les approches dites alternatives obéissent-elles aux mêmes types de déterminismes médicaux et non-médicaux pour s'approprier les plaintes ? Comment les SHS éclairent-elles le dire et le vécu de la maladie en fonction de leurs angles d’approche respectifs ?


1.d. Qu’est-ce qu’un « remède » ?


La rectification des désordres provoqués par la maladie s’opère par le biais de « remèdes », des plus anciens aux plus modernes, visant au retour à « la santé ». Mais la santé peut-elle réellement se recouvrer ? Quelle place prennent les médicaments et autres « remèdes » dans les représentations dela santé ? La vocation d’un remède est-elle uniquement physiologique et peut-on inscrire la démarche « diagnostic - prescription – délivrance - administration du remède » comme rituel de guérison ? Le médicament comme moyen de retrouver la santé peut être défini à la fois comme un « principe actif », comme un objet de consommation ou comme support d’une relation thérapeutique.


Cela pose la question des diverses significations accordées, par les patients et par les professionnels de santé, à la notion de remède.


Axe 2 : La santé, quel travail ?


Au-delà des constructions théoriques et/ou normatives du concept, la santé est l’objet de pratiques quotidiennes au cours desquelles des institutions, des organisations du travail et des professionnels mettent en oeuvre une expertise et posent des actes relevant d’un champ spécifique. Objet d’un travail construit à travers un système de formation, organisé dans des lieux dédiés où la division du travail structure les possibles de chacun, normalisé par des standards opérationnels qui font débat et créent des tensions, la santé se définit aussi à travers le travail de ses praticiens. Un travail qui suppose des prises de décision dont les conditions, aussi, font débat.


2.a. Quelles formations pour quels professionnels de santé ?


Le passage des facultés de santé au système LMD est l’occasion d’interroger les enjeux actuels de la formation des professionnels de santé, autour de trois axes de questionnement : quels sont les effets de l’uniformisation du recrutement des professions médicales par le concours classant de la première année ? En quoi le système de formation actuel, puis à venir, instaure-t-il des liens ou produit-il des clivages entre les différentes professions de santé ? La filiarisation des troisièmes cycles devra déboucher sur des productions de recherche : en dehors de la recherche biomédicale, quelles recherches sur « la santé » peuvent produire les professionnels impliqués dans ces parcours, quelle peut être la place des SHS et quelles en sont l’originalité et la spécificité ? Des propositions portant sur d’autres systèmes, en particulier Européens, seront bienvenues.


2.b. Quelle organisation du travail ?


Le travail de santé présente des particularités organisationnelles, tant en termes de temps, et notamment de temps de travail (horaires variables, astreintes, gardes de nuit ou du week-end), que d’espaces (à l’hôpital, en cabinet ou à domicile) et du fait des composantes relationnelles (interactions
soignant-soigné, coopération ou concurrence entre les différents professionnels) qu’il implique nécessairement. On s’intéressera à ces différentes formes d’organisation et à leurs répercussions tant individuelles que collectives : quelle répartition des tâches entre professionnels de santé et selon les organisations ? Une réflexion pourra aussi être menée sur les qualifications et compétences des acteurs de santé. On s’interrogera en particulier sur les modes de division sociale, morale et sexuelle des tâches qui distinguent professionnels et profanes, et hiérarchisent l’espace médical. Dans ce contexte de forte expertise, quelles places pour les profanes ?


2.c. Quels sont les effets produits par les normes de gestion et de rationalisation surle travail des soignants ?


On parle de plus en plus d’« industrialisation des soins » : on gère à présent des flux continus de patients, avec des outils de plus en plus perfectionnés. Les tâches des professionnels sont de plus en plus circonscrites par des procédures et des protocoles. De nouveaux rôles apparaissent, plus organisationnels, tenant en particulier à la régulation du travail. L’activité est désormais orientée et temporalisée par des préoccupations de gestion relayées par la direction et provenant des tutelles. Quels compromis sont trouvés entre standardisation et singularité, entre stratégie gestionnaire et
exigences de la prise en charge du patient, entre tâches de soins et tâches administratives ? Comment les soignants s'approprient-ils, ou pas, ces nouvelles fonctions, non directement liées à la santé ?


2.d. Comment se prend une décision médicale ?


Interroger les conditions dans lesquelles sont prises les décisions médicales ouvre deux principaux champs. Quelles contraintes pèsent de « l’extérieur » sur le praticien (normes professionnelles, pressions de l'industrie, politiques publiques, etc.) et quels sont leurs effets sur l’autonomie des praticiens de santé et sur la qualité des soins ? De manière plus circulaire, peut-on parler d’un réel partage de cette décision, entre des praticiens diversement formés, exerçant dans des contextes spécifiques, et des patients inégalement armés pour une telle discussion ? Qu’est-ce qu’une « bonne » décision médicale, compte-tenu des conditions sociales d’existence et du poids des biographies sur les rôles et les stratégies développés par chacun des acteurs ?


Comité d’organisation
Angélique Bonnaud-Antignac, Maître de conférences en psychologie, Département de sciences
humaines et sociales, Faculté de médecine, Nantes
Jean-Paul Canévet, Médecin généraliste, Maître de conférences associé, Département de médecine
générale, Nantes
Hélène Desfontaines, Maître de conférences en sociologie, IPSA, Angers
Annie Dussuet, Maître de conférences en sociologie, CENS, Nantes
Baptiste Faucher, Doctorant en droit, DCS, Nantes
Anouck Grevin, Doctorante en gestion, LEMNA, Nantes
Sylvie Grunvald, Maître de conférences en droit, DCS, Nantes
Anne-Chantal Hardy, Chargée de recherche CNRS en sociologie, DCS, Nantes
Isabelle Hervo, Formatrice Sages-femmes, Ecole de sages-femmes, Nantes
Christine Jeoffrion, Maître de conférences en psychologie, LabECD, Nantes
Cédric Le Bodic, Docteur en psychologie, Ingénieur de recherche, Germes-SHS, Nantes
Christian Merle, Professeur de pharmacie galénique, UFR de sciences pharmaceutiques, Nantes
Sylvie Morel, Doctorante en sociologie, CENS, Nantes
Anne Sarrazin, Directrice de l’école de sages-femmes, Nantes
Rémy Senand, Médecin généraliste, Professeur associé, Directeur du département de médecine
générale, Nantes
Philippe Tessier, Docteur en économie de la santé, ERSSCa, Nantes
François Tuffreau, Directeur adjoint de l’Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire,
Nantes
Baptiste Viaud, Docteur en sociologie, CENS, Nantes
Merci d’envoyer vos propositions de communications, orales ou affichées avant le 15 novembre
2010 par mail à :
Cédric Le Bodic
MSH Ange-Guépin
cedric.le-bodic@univ-nantes.fr
02 40 48 39 60
Celles-ci devront tenir en une page maximum et préciser l’axe et la thématique dans lesquels elles
s’inscrivent. La réponse aux propositions sera transmise aux auteurs avant le 1er décembre 2010.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782738125064.jpg

 

 

Comment des structures fonctionnelles aussi complexes que les virus et les réseaux de neurones émergent-elles ? Découlent-elles nécessairement d'un projet intentionnel, voire d'une volonté providentielle ? Ou bien ces ensembles complexes sont-ils capables de s'organiser eux-mêmes ? Henri Atlan tente, dans ce livre, de répondre à cette question fondamentale.
Démontrant ici toute la richesse du concept d'auto-organisation, il fait apparaître les limites des modèles informatiques adoptés par la génétique depuis des décennies ; il fait émerger de nouvelles méthodes scientifiques pour modéliser le réel ; il bouleverse la façon dont inné et acquis se distinguent, se combinent et s'articulent. D'une redéfinition complète de la cellule à une analyse révolutionnaire des actions volontaires et à une nouvelle conception de l'unité entre le corps et l'esprit, Henri Atlan nous ouvre ici de nouvelles perspectives pour penser la complexité du vivant et de l'humain.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.editions-eres.com/couvertures/img300dpi/2676.jpg

 

 

Vient de paraître aux éditions érès 

 

Sous la direction de Yolande Arnault, Patrick Ben Soussan et Didier Blaise 

Chimères 

Des psys en onco-hématologie et greffe allogénique

 

En librairie  -  Pour en savoir plus

 

Dans la mythologie grecque, la Chimère est une créature fantastique ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de dragon, qui crache du feu et dévore les humains. Au figuré, elle désigne un projet vain, impossible à réaliser, une utopie, une figure imaginaire. En génétique, un organisme possédant deux ou plusieurs génotypes distincts : ainsi, dans le champ de la greffe de mœlle, le receveur devient une chimère, constitué de ses propres cellules hématopoïétiques et de ceux du donneur. Cet ouvrage réunit psychologues, psychiatres, psychanalystes et hématologues, cancérologues, tous praticiens d'hématologie et de greffe pour une réflexion polyphonique sur les incidences psychiques de ces soins hautement techniques qui provoquent de multiples bouleversements tant physiques que psychoaffectifs sur le malade et sa famille.

 

Chimères
Des psys en onco-hématologie et greffe allogénique
Yolande ARNAULT (ed) - Patrick BEN SOUSSAN (ed) - Didier BLAISE (ed)


Co-Auteurs : Bernard ANDRIEU - Jacques ASCHER - Henri-pierre BASS - Catherine CORDONNIER - Edouardo mario c DE PEREIRA - Gilles FROISSART - Delphine HURTAUX - Jean-pierre JOUET - Caroline LALLAU-MULLER - Sylvie LEBRETON-MAZEAUD - Karyne MARTIN - Chantal NODOT - Alice POLOMENI - Bernard RIO - Nathalie SALETTE - Frederique TOPALL-RABANES - Francoise WEIL-HALPERN -

©2011
Ailleurs du corps -L'- - collection dirigée par Patrick Ben Soussan

Voir les commentaires