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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

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Colloque - Hybridations, Immersions et Sensations dans l’activité physique et les pratiques corporelles


A la faculté du Sport, Université Henri Poincaré – Nancy Université,

16 – 17 juin 2011.

 

Organisation : Anne Sophie Sayeux (PAEDI, Université Blaise Pascal, Clermont 2), Olivier Sirost (CETAPS, Université Rouen), Bernard Andrieu (Faculté du sport, LHSP UMR 7117 CNRS Université Henri Poincaré, Nancy Université).

bernard.andrieu@staps.uhp-nancy.fr

A-sophie.SAYEUX@univ-bpclermont.fr

olivier.sirost@univ-rouen.fr

Argumentaire

Les usages sociaux du corps participent pleinement à la construction des savoirs, des techniques et des milieux dans lesquels ils se déploient. Pourtant, ils ont peu fait l’objet d’analyses à partir du point de vue du corps.

Il convient de rappeler que les cures de nature, tout comme la découverte des cœnesthésies s’accompagne de la montée des paradigmes empiristes et sensualistes. Les correspondances de Rousseau et Condillac, tout comme la relation de Burke à la compagnie des Indes orientales ou les travaux de Diderot et Berkeley sur les sens, ne sont pas étrangères à une mise en forme de la pratique. Les immersions dans la nature (aérothérapie, balnéothérapie, …) vont de pair avec une philosophie introspective du corps et de l’écoute de soi que l’on retrouve très tôt chez Burton ou Maine de Biran.

C’est aussi la saisie du vertige, du monstre ou du sauvage tapis au fond de soi qui guide la saisie de l’expérience sensible. L’esthétique du sublime à l’heure romantique favorise l’apprivoisement de la vacuité et le jeu avec les peurs. L’importance accordée à l’ambiance, au langage sensoriel, à l’impression esthétique témoigne ici également d’une tentative de saisie de la dimension sensible dans les usages du corps. Les thématiques de la mer ou de la montagne dans les œuvres romantiques, du désert chez les orientalistes ou du déjeuner sur l’herbe chez les impressionnistes mettent en image un faisceau d’expériences vécues et sensuelles.

Cette effervescence est tout aussi vivace dans les milieux éducatifs où la formation par l’expérience ou par le milieu devient progressivement un thème prisé des pédagogies nouvelles. De ce point de vue, il convient également de resituer des pédagogues tels que Dewey dans les perspectives adoptées par le pragmatisme. Le statut de l’expérience corporelle est alors directement injecté dans l’édification du connaître. Ces quelques rappels – non exhaustifs – situent l’objectif de ce colloque : appréhender les pratiques corporelles dans leurs évolutions et leurs actualités par le prisme des approches sensibles.

Il s’agit de regrouper autour de ces questions tant les avancées augurées par les historiens (de la nouvelle histoire à l’anthropologie sensorielle), les anthropologues (de l’anthropologie biologique à l’anthropologie sociale et culturelle), les sociologues (du pragmatisme aux phénoménologies) ou les philosophes.

Le colloque s’articulera autour de trois questions :

  1. 1-            Nouvelles technologies et corporéité

Comment l’intégration de la matière transforme les corps et nos sensibilités – L’interaction est incorporée par l’hybridation au point de transformer le vécu corporel, amélioré objectivement ou subjectivement par l’objet et la technique biotechnologique. Comment, par exemple, l’insertion de prothèse du genou ou de la hanche prend-elle la place de l’organe défaillant en restaurant la fonction articulatoire ?

 

  1. 1. 2-           Ecologie corporelle et pratiques immersives

Quels milieux d’immersion des corps sont privilégiés et que disent-ils sur notre présence au monde – S’il est d’usage de se « sentir bien dans son élément », en quoi, comment et pourquoi se sent-on bien dans les éléments naturels ? On peut s’interroger sur les sens mobilisés par les pratiques immersives, mais aussi sur les plaisirs des sens qu’elles procurent. Que recherchent donc les individus dans cette nature sensuelle ?

  1. 3-            Expériences vécues et formation corporelle

Comment se transmet l’expérience vécue – De quelle manière, une sensation pouvant être perçue d’un premier abord comme négative peut-elle être apprise et transmise comme étant positive ?  Il s’agit de comprendre en quoi l’apprentissage d’une activité corporelle peut transformer la « perception des effets ».

 

Jeudi 16 juin 2011

9h00 Ouverture Olivier Sirost (Université de Rouen), Anne-Sophie Sayeux (Université de Clermont Ferrand) et Bernard Andrieu (Université de Nancy)

 

Atelier 1 : Immersion (Présidence :Olivier Sirost)

 

9h30 Eric Doidy Sociologue, CR1 Institut National de la Recherche Agronomique LISTO AgroSup Dijon : L’expérience de soldats atteints de stress post-traumatique dans des fermes « bio ». Nouvelles attentes normatives envers le travail agricole.

10h00 Mathieu Duvignaud, NÓBREGA terezinha petrucia, UFRN  Groupe de recherche sur le corps et la culture du mouvement : BIOFEEDART Chiasme, corps, art, technologie et éducation

10h30 Lucas Guffanti, Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po Paris – Doctorant : De la perception du cadavre de l’indigent à sa gestion par les associations et les administrations.

 

Pause Café

11h15 Florian Lebreton Docteur en Sociologue, Université de Rennes : La formation corporelle du tracer. Du gymnase au béton, récit d’une expérience urbaine.

11h45Aurelie Michel Centre de Recherche sur les Médiations (CREM) Université Paul Verlaine-Metz : Corps et matrices naturelles : l’expérience d’une renaissance, la mise au monde d’une topographie corporelle singulière

 

12h15 Guillaume Routier ATER UFR APS Rennes 2 Université Européenne de Bretagne L’apnée en immersion libre face au processus sensible de construction identitaire

 

Pique Nique

 

14h00 Marion Richez Doctorante Philosophie Université de la Sorbonne Paris : HABITER SON CORPS, HABITER LE MONDE Ou comment se constitue une conscience écologique globale  à partir d’un rapport privilégié au corps propre

14h30 Annabelle Tallet (Docteure Sociologie Paris 5) : Corps extrêmes : déconstruction du corps et construction du sens en milieu Hip Hop et Techno

 

 

Atelier 2 : Sensation (présidence : Anne-Sophie Sayeux)

 

15h00  David Bihanic, Université d’Auvergne – Clermont-Ferrand 1, LETA-CREDE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Corps-médian Analyse phénoménologique de la notion de « milieu »  

 

15h30 Nicolas Commune Doctorant Laboratoire GRIS Université de Rouen : Ecoute du corps, santé et connaissances intuitives : Pratiquer l’ayurvéda: une intériorisation de la nature?

 

16h00 Marie Luce Gelard (MC Anthropologie Université Paris 5) : Le corps et l’environnement en contexte saharien : dessiccation et manière d’être

 

16h30 Clemence Coconnier ( Doctorante Sociologie, Université de Toulouse) : Toucher l’air comme expérience corporelle du vertige dans les arts du cirque

 

Pause Thé/café

17h15  Jeremy Damian (EMC2-LSG (UPMF-Grenoble 2 – EA 1967)Emotion-Médiation-Culture-Connaissance Université Pierre Mendès-France : L’expérience en partage : Les épreuves du corps pour qualifier ce qu’il en est de ce qu’il est en situation d’improvisation. Le cas de la pratique de la danse contact improvisation

 

17h45 Stephane Heas (MC HDR Sociologie, Univ de Rennes) : Des expériences et des expressions corporelles exceptionnelles

 

18h15 Aurelia Leon (Doctorante MODYSUniversité Lumière Lyon 2) : Pratiques de genre et féminismes insolents : de la place de l’expérience sensible dans la construction d’ontologies et de subjectivités dissidentes

 

 

Soirée Barbecue

 

Vendredi 17 juin  2011

 

9h00  Laurent Melito (Doctorant EHESS) : Une grammaire sensible des corps photographiés dans une forme de marchandisation

 

9h30 Guillaume Mariani (GEPECS Paris V) : Habiter les plis mobiles de l’océan: l’expérience

Sensible  de la glisse  dans les vagues

 

10h00 Biliana Fouilloux MC LEI/ER3S, L’Université de Lille 2 : L’éducation somatique et le danseur : « être bien dans son corps »

 

10h30 Celine Bryon-Portet (MCF science de l’information et de la communication Institut National Polytechnique – Université de Toulouse Chercheur au LERASS (Laboratoire d’Etudes et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales) EA 827) : L’expérience sensible du corps dans les rites maçonniques : enjeux et perspectives d’un enseignement symbolique et empirique

 

Pause Café

 

 

Atelier 3 : Hybridation (présidence : Bernard Andrieu)

11h15 Sophie Dalle-Nazebi, Sociologue, LISST  Université de Toulouse 2 SCIC WebSourd Pôle Recherche, Développement, Évaluation : Dialoguer avec des sourds, une expérience heuristique

 

11h45  Mathieu Quet & Patrick Trabal (CERSM – Université Paris Ouest Nanterre) : Expérimenter des usages à venir ? Le corps sportif à l’épreuve des nanobiotechnologies et les enjeux du dopage génétique.

 

12h15 Romuald Jean-Dit-Daniel, Dominique Cupa Laboratoire des Atteintes Somatiques et Identitaires (LASI),Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : Du vampire au Cyborg, Quand la sur-vie somatique et psychique est sus-pendue à une machine d’hémodialyse : Perspectives psychopathologiques chez le sujet en insuffisance rénale chronique

 

Pique Nique

 

14h00 Stéphane Marpot (M2, Anthropologie, Université Lumière Lyon 2) : Anthropologie des relations hommes-machines dans un laboratoire en neurorobotique. Hybridations biomécaniques et constitution du devenir social de l’androïde.

 

14h30 MARTIN-JUCHAT Fabienne, ZAMMOURI Hédi, Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication (GRESEC- EA) Grenoble Universités & PACTE – UMR Grenoble Universités –  La technologie comme révélateur de nos modes de présence : le cas des capteurs de mouvement

 

15h00 Eric Perera & Sylvain Rouanet (Laboratoire SantESiH  Staps Montpellier) : « Tu as signé pour en chier ! » : fabrique puritaine d’un corps body-buildé

 

Pause Thé Café

 

15h45  Alexandre Klein Doctorant Philosophie, LHSP Archives H. Poincaré/UMR 7117 CNRS Nancy Université – Université Nancy 2 : L’imaginaire du corps sensible comme nouvelle utopie de la santé

16h15  Florence Thurmes (2L2S-ERASE- Université de Metz) : Art et immersion

16h45 Marie-Aimée Lebreton MCF Art, Membre du CREM (centre de recherche sur les médiations) Université Paul Verlaine Metz, UFR Sciences Humaines et Arts : L’Esthétique comme évènement : Toucher le son.

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Marta de Menezes

Marta de Menezes (n. Lisboa, 1975) é licenciada em Belas Artes pela Universidade de Lisboa, e tem um mestrado em História de Arte e Cultura Visual pela Universidade de Oxford. Nos últimos anos tem vindo a explorar a interacção entre Arte e Biologia, trabalhando em institutos de investigação científica demonstrando que as tecnologias biológicas podem ser utilizadas como media para criação artística. Em 1999 Marta criou o seu primeiro projecto de arte biológica (Nature?) ao modificar o padrão das asas de borboletas vivas. Desde então tem utilizado diferentes técnicas biológicas incluíndo Ressonância Magnética Funcional do cérebro para criar retratos onde a mente pode ser observada (Functional Portraits, 2002); fragmentos de ADN fluorescentes para criar micro-esculturas no núcleo de células humanas (NucleArt, 2002); esculturas feitas com proteínas (Proteic Portrait, 2002), com ADN (Inner Cloud, 2003) ou com neurónios vivos (Tree of Knowledge, 2005). O trabalho da artista tem sido apresentado internacionalmente em exposições, publicações e palestras. Marta de Menezes é actualmente directora artística de Ectopia, o laboratório de experimentação artística no Instituto Gulbenkian de Ciência em Oeiras.

www.martademenezes.com

 


 



Body Nature, accostamento di due sostantivi in lingua inglese, rimanda alla natura intesa come corpo, ma anche al corpo in senso proprio, fatto di natura e in essa immerso, ossia agente vivente e comunicante nel mondo. I lavori in mostra si caratterizzano così per l’impiego, quasi esclusivo, di materiali biologici (DNA, proteine, cellule, batteri) intesi come medium. Interpellando le più recenti ricerche biotech, Neira e De Menezes intendono mostrare come il corpo sia di fatto accomunato al resto del vivente in virtù della comune componente organica. Se uomo e mondo condividono la stessa natura, il corpo non è altro che il filtro attraverso il quale interno ed esterno comunicano. 

Mentre la biologia e le biotecnologie, con gli ultimi sviluppi della chirurgia plastica e dell’ingegneria tessutale, fino a poco tempo fa erano utilizzate dagli artisti con intento provocatorio (Stelarc, Orlan), oggi costituiscono semplicemente lo strumento con cui esprimersi, e non il tema centrale affrontato. Filtrati dunque con gli strumenti tipici del laboratorio, propri della scienza, i loro sguardi sono narrazioni che parlano dell’esistenza, ossia dell’essere - attraverso il corpo biologico - in un preciso contesto. Proteic Portrait, installazione principale di Marta De Menezes (1975, Lisbona; alla sua prima presenza italiana) si presenta come vero e proprio atelier d’artistaluogo della creazione e della sperimentazione. Si tratta a tutti gli effetti di un laboratorio in cui si fondono esperienze artistiche e scientifiche, l’una funzionale all’altra nella creazione di mArta, ritratto proteico dell’artista. Lo studio dei meccanismi chimico-organici è anche la base di Functional Portrait, immagini registrate dalla risonanza magnetica del cervello dell’artista impegnata in una precisa attività. Uno scan-selfportrait, sempre realizzato attraverso l’impiego di strumentazioni mediche come l’RMN, è anche Somato Landscape di Dario Neira (1963, Torino) che restituisce un’immagine di sé “all’osso”, essenziale e organica, eppure ancora capace di raccontare le emozioni e l’intimità, anche psichica, del soggetto. In questa direzione, i lavori di Neira parlano di una terza natura, dimensione che costituisce l’unione di arte, scienza e sacro, poiché l’essere umano, conscio dei processi e dei meccanismi corporei, s’interroga da sempre sul mistero dell’esistenza e della morte. Nasce così, nella corte del PAV, Claustrum, installazione sonora sul mondo dello spirito che, conservato nel corpo e nella mente, si sviluppa artisticamente attraverso una narrazione frammentata, un percorso emotivo scandito da parole tratte da Le Ceneri di Gramsci e pronunciate dallo stesso Pasolini.

Nella serra, spazio principale del PAV, le opere di De Menezes e Neira sono accostate in modo da rintracciare una matrice comune, un’affinità che va al di là degli strumenti e dei soggetti che,  apparentemente simili, sfumano le categorie di genere maschile e femminile. La relazione dei lavori è infatti riscontrabile nell’attenta, quanto critica, visione della realtà, la stessa che spinge entrambi a indagare i problemi etici sollevati dalle pratiche mediche e scientifiche impiegate e, più in generale, il loro modo di inscriversi nella società.

press release

The binomial Body Nature refers to nature understood as a body, but also to the body in the normal meaning of the word, made up of nature and immersed in nature: a living and communicating agent in the world. Thus the works in the exhibition are characterised by the almost exclusive use of biological materials (DNA, proteins, cells, bacteria) as media. Bringing into play the most recent biotechnological research, Neira and De Menezes aim to underline how much the body has in common with the rest of the living world, thanks to their common organic components. If man and the world share the same nature, the body is none other than the filter through which inner and outer dimensions can communicate.

Until recently, artists used biology and the biotechnologies, for example the latest developments in plastic surgery and tissue engineering, for purposes of provocation (Stelarc, Orlan). But today these disciplines simply comprise a tool with which they express themselves, rather than the central theme of their works. Filtred through laboratory instruments typical of science, the worldviews they present are narrations that speak of existence, that is of being – through the biological body – in a precise context. Proteic Portrait, the principal installation by Marta De Menezes (1975, Lisbon; her first exhibition in Italy) is presented as an artist’s atelier, a place of creation and experimentation. It is a full-scale laboratory in which artistic experience meets scientific experience, and each is functional to the other to create mArta, a proteic portrait of the artist. The study of chemical and organic mechanisms also underlies Functional Portrait, recorded magnetic-resonance images of the artist’s brain as she engages in a specific activity. Again made using medical instruments such as NMR, Somato-Landscape by Dario Neira (1963, Turin) is a scan-selfportrait that offers an “minimal” self-image, essential and organic and yet still capable of narrating the subject’s emotions and intimity, including that of the psyche. In this same direction, Neira’s works tell of a third nature, a dimension that constitutes the union of art, science and the sacred, since human beings, aware of their body processes and mechanisms, have always wondered about the mysteries of existence and of death. Thus it is that, in the PAV courtyard, we find Claustrum, a sound installation on the world of the spirit that, conserved in the body and in the mind, develops artistically through a fragmented narration, an emotional progress marked out by words taken from Le Ceneri di Gramsci, read by Pasolini himself.

In the greenhouse, PAV’s main area, the works by De Menezes and Neira are flanked so as to weave a common matrix, an affinity that goes beyond tools and subjects that, apparently similar, blur the categories of male and female gender. The close relation between the works may be glimpsed from the artists’ vision of reality, as careful as it is critical, that pushes both of them to investigate the ethical problems raised by the medical and scientific practices used and, more in general, by the way in which they become part of society.

 


www.darioneira.com


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>>> Body Nature, accostamento di due sostantivi in lingua inglese, rimanda alla natura intesa come corpo, ma anche al corpo in senso proprio, fatto di natura e in essa immerso, ossia agente vivente e comunicante nel mondo. I lavori in mostra si caratterizzano così per l’impiego, quasi esclusivo, di materiali biologici (DNA, proteine, cellule, batteri) intesi come medium. Interpellando le più recenti ricerche biotech, Neira e De Menezes intendono mostrare come il corpo sia di fatto accomunato al resto del vivente in virtù della comune componente organica. Se uomo e mondo condividono la stessa natura, il corpo non è altro che il filtro attraverso il quale interno ed esterno comunicano.
>>> Mentre la biologia e le biotecnologie, con gli ultimi sviluppi della chirurgia plastica e dell’ingegneria tessutale, fino a poco tempo fa erano utilizzate dagli artisti con intento provocatorio (Stelarc, Orlan), oggi costituiscono semplicemente lo strumento con cui esprimersi, e non il tema centrale affrontato. Filtrati dunque con gli strumenti tipici del laboratorio, propri della scienza, i loro sguardi sono narrazioni che parlano dell’esistenza, ossia dell’essere - attraverso il corpo biologico - in un preciso contesto. Proteic Portrait, installazione principale di Marta De Menezes (1975, Lisbona; alla sua prima presenza italiana) si presenta come vero e proprio atelier d’artista, luogo della creazione e della sperimentazione. Si tratta a tutti gli effetti di un laboratorio in cui si fondono esperienze artistiche e scientifiche, l’una funzionale all’altra nella creazione di mArta, ritratto proteico dell’artista. Lo studio dei meccanismi chimico-organici è anche la base di Functional Portrait, immagini registrate dalla risonanza magnetica del cervello dell’artista impegnata in una precisa attività. Uno scan-selfportrait, sempre realizzato attraverso l’impiego di strumentazioni mediche come l’RMN, è anche Somato Landscape di Dario Neira (1963, Torino) che restituisce un’immagine di sé “all’osso”, essenziale e organica, eppure ancora capace di raccontare le emozioni e l’intimità, anche psichica, del soggetto. In questa direzione, i lavori di Neira parlano di una terza natura, dimensione che costituisce l’unione di arte, scienza e sacro, poiché l’essere umano, conscio dei processi e dei meccanismi corporei, s’interroga da sempre sul mistero dell’esistenza e della morte. Nasce così, nella corte del PAV, Claustrum, installazione sonora sul mondo dello spirito che, conservato nel corpo e nella mente, si sviluppa artisticamente attraverso una narrazione frammentata, un percorso emotivo scandito da parole tratte da Le Ceneri di Gramsci e pronunciate dallo stesso Pasolini.
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>>> Nella serra, spazio principale del PAV, le opere di De Menezes e Neira sono accostate in modo da rintracciare una matrice comune, un’affinità che va al di là degli strumenti e dei soggetti che,  apparentemente simili, sfumano le categorie di genere maschile e femminile. La relazione dei lavori è infatti riscontrabile nell’attenta, quanto critica, visione della realtà, la stessa che spinge entrambi a indagare i problemi etici sollevati dalle pratiche mediche e scientifiche impiegate e, più in generale, il loro modo di inscriversi nella società.
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>>> press release
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>>> The binomial Body Nature refers to nature understood as a body, but also to the body in the normal meaning of the word, made up of nature and immersed in nature: a living and communicating agent in the world. Thus the works in the exhibition are characterised by the almost exclusive use of biological materials (DNA, proteins, cells, bacteria) as media. Bringing into play the most recent biotechnological research, Neira and De Menezes aim to underline how much the body has in common with the rest of the living world, thanks to their common organic components. If man and the world share the same nature, the body is none other than the filter through which inner and outer dimensions can communicate.
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>>> Until recently, artists used biology and the biotechnologies, for example the latest developments in plastic surgery and tissue engineering, for purposes of provocation (Stelarc, Orlan). But today these disciplines simply comprise a tool with which they express themselves, rather than the central theme of their works. Filtred through laboratory instruments typical of science, the worldviews they present are narrations that speak of existence, that is of being – through the biological body – in a precise context. Proteic Portrait, the principal installation by Marta De Menezes (1975, Lisbon; her first exhibition in Italy) is presented as an artist’s atelier, a place of creation and experimentation. It is a full-scale laboratory in which artistic experience meets scientific experience, and each is functional to the other to create mArta, a proteic portrait of the artist. The study of chemical and organic mechanisms also underlies Functional Portrait, recorded magnetic-resonance images of the artist’s brain as she engages in a specific activity. Again made using medical instruments such as NMR, Somato-Landscape by Dario Neira (1963, Turin) is a scan-selfportrait that offers an “minimal” self-image, essential and organic and yet still capable of narrating the subject’s emotions and intimity, including that of the psyche. In this same direction, Neira’s works tell of a third nature, a dimension that constitutes the union of art, science and the sacred, since human beings, aware of their body processes and mechanisms, have always wondered about the mysteries of existence and of death. Thus it is that, in the PAV courtyard, we find Claustrum, a sound installation on the world of the spirit that, conserved in the body and in the mind, develops artistically through a fragmented narration, an emotional progress marked out by words taken from Le Ceneri di Gramsci, read by Pasolini himself.
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>>> In the greenhouse, PAV’s main area, the works by De Menezes and Neira are flanked so as to weave a common matrix, an affinity that goes beyond tools and subjects that, apparently similar, blur the categories of male and female gender. The close relation between the works may be glimpsed from the artists’ vision of reality, as careful as it is critical, that pushes both of them to investigate the ethical problems raised by the medical and scientific practices used and, more in general, by the way in which they become part of society.

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http://www.bibliosurf.com/IMG/arton22265.gif

 

S’inspirant des événements tragiques d’Haïti d’il y a un an, Marvin Victor signe le premier roman du séisme.

À 28 ans, Marvin Victor publie 'Corps mêlés', le premier grand roman du séisme. © D.R.

 

« Par une nuit de décembre, un vendredi, comme d’autres entrent au Séjour des morts, me raconta un jour ma marraine, ma tante, elle, la sage-femme par excellence, je sortis des entrailles peureuses et gluantes de ma mère que les gens du pays de Baie-de-Henne donnaient pour une mule – cette bête hybride, issue de l’accouplement d’une jument et d’un âne et qui, selon eux, met bas soit des mouches, soit des abeilles – considérant qu’au bout des nombreuses liaisons qu’ils lui prêtaient, elle ne parvenait pas à tomber enceinte. »

Ainsi débute le roman de l’Haïtien Marvin Victor. Corps mêlés* est son premier roman.

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Homosexuel agressé: 15 à 20 ans requis

L'avocat général a demandé jeudi de lourdes peines contre les bourreaux de Bruno Wiel lynché et laissé pour mort en 2006. Verdict attendu vendredi soir.

Bruno Wiel, la victime, à la cour d'assises du Val de Marne.

Bruno Wiel, la victime, à la cour d'assises du Val de Marne. 

Photo : Nicolas Richoffer / Metro

 

"Qualifiant les faits de "cas d'école" de la barbarie et de la violence homophobe, le ministère public a requis jeudi des peines de 15 à 20 ans de prison à l'encontre des quatre hommes jugés aux Assises du Val de Marne pour avoir torturé et tenté de donner la mort en 2006 à Bruno Wiel.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet, Julien, Yohan, Antoine et David quatre jeunes originaires de la cité des Grands Champs à Thiais (Val-de-Marne) avaient entraîné le jeune homosexuel rencontré près de Châtelet (Ier) dans un parc de Vitry-Seine où ils l'avaient "massacré" et laissé pour mort.

"La stratégie des accusés a été de faire croire que le hasard était le moteur de leur action, a souligné Benoist Hurel, avocat général. En réalité, le schéma criminel a consisté à se rendre dans le centre de Paris pour rencontrer un homosexuel et lui voler ses effets personnels."

Dépourvu de carte bleue, et avec quelques euros en poche, Bruno Wiel sera conduit dans "un des lieux les plus déserts du Val-de-Marne" où, après avoir été passé à tabac et sodomisé à l'aide d'un bâton, "il croupira pendant 30 heures sans espoir de secours".

"Ça a été très violent" avait dit Julien aux enquêteurs, "On prenait de l'élan pour le frapper, comme un ballon de foot" avait reconnu Yohan, "jusqu'à ce qu'il arrête de bouger" avait avoué Antoine. "Bruno Wiel est un miraculé, les violences qu'il a subies étaient destinées à le tuer, a insisté Benoist Hurel déplorant l'attitude des accusés après les faits. Pendant toutes ses heures, alors qu'ils savent que Bruno Wiel agonise, ils le laissent crever au milieu d'un parc !"

A la "question déterminante", le mobile était-il homophobe, le ministère public répond de toute évidence. "Les actes sur Bruno Wiel ont été commis en raison de son orientation sexuelle" a affirmé Benoist Hurel rappelant "l'épisode du bâton" et les déclarations des accusés aux enquêteurs : "on n'est pas des pédés", "tu voulais nous baiser, c'est nous qui allons te baiser".

Jamais, pendant les 1h40 de réquisitoire, les quatre accusés n'ont regardé l'avocat général, préférant fixer le sol. Ils seront fixés sur leur soir vendredi soir, tard".

 

http://www.metrofrance.com/metro-paris/homosexuel-agresse-15-a-20-ans-requis

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Corinne et Sophie ont saisi le Conseil constitutionnel. AFP

Corinne et Sophie ont saisi le Conseil constitutionnel. AFP

Pour Corinne et Sophie, ensemble depuis 15 ans, il est temps de légaliser le mariage homosexuel.

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/01/29/deux-femmes-determinees-1

 

 

« Le Pacs n’est pas adapté aux questions spécifiques des familles », explique Corinne Cestino, 50 ans, médecin pédiatre installée dans la Marne depuis 1997. Pour elle, « seul le mariage garantit le partage de l’autorité parentale, l’égalité des droits de succession et la garde des enfants pour la survivante en cas de décès ». « Et puis le mariage, c’est la consécration d’un amour, c’est aussi ce droit que nous réclamons », renchérit Sophie Hasslauer, artiste plasticienne de dix ans sa cadette.

Quand les deux femmes se sont rencontrées, il y a seize ans à Marseille, Sophie était mère d’une petite Émilie, aujourd’hui lycéenne à Reims.

« Après quelques années de vie commune, le désir d’enfant s’est imposé, nous voulions toutes deux une famille plus grande », confie Corinne, les yeux riant sous ses lunettes rondes.

Se pose alors la question de la méthode pour réaliser ce vœu. « Pour adopter, il aurait fallu mentir et se faire passer pour des mères célibataires, c’était hors de question », affirme Sophie.

Quatre enfants sont nés

« Notre couple est stérile, mais pas nous, on avait simplement besoin d’une assistance médicale pour être enceintes et fonder la famille que nous souhaitions », souligne la jeune femme : « La seule solution cohérente et honnête, c’était l’insémination en Belgique où cela est légal. » En 2001, Sophie donne naissance à des jumeaux, Virgile et Anatole. Quatre ans plus tard Corinne ajoute un petit Merlin à la famille qui s’est établie dans un ancien corps de ferme au cœur de Val-de-Vesle, village de quelque 600 habitants.

Quelques mois avant la naissance des jumeaux, le couple se pacse, mais la grossesse compliquée de Sophie leur fait appréhender les limites juridiques du Pacte civil de solidarité. « Sophie avait fait un testament pour nous léguer ses biens et demander que la garde des enfants me soit confiée, mais cela n’a pas de valeur légale. C’est là que l’idée du mariage s’est imposée », raconte la pédiatre.

S’ensuit une série de procédures judiciaires, qui, du procureur de la République jusqu’au juge des affaires familiales, se soldent toutes par un refus.

Un élu prêt à les marier

En mai 2010, elles déposent auprès du tribunal de grande instance de Reims une question prioritaire de constitutionnalité pour obtenir le droit au mariage.

« On ne se fait pas trop d’illusion sur la décision des Sages, mais notre question et sa médiatisation font avancer le débat », souligne Sophie.

« Les gens ont bien vu que nos enfants n’étaient pas différents des autres », ajoute-t-elle. « Si la loi permet le mariage homosexuel, nous l’appliquerons sans aucune difficulté », a fait savoir un élu de leur commune"

 

http://www.lalsace.fr

 

 

"Le mariage homosexuel est une question qui relève du législateur, et non du Conseil constitutionnel : tel est le sens de l'arrêt rendu, vendredi 28 janvier, par les Sages de la rue de Montpensier. Saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par deux femmes qui souhaitaient se marier, le Conseil a estimé que la Constitution n'imposait pas d'ouvrir le mariage aux couples de même sexe mais qu'elle ne l'interdisait pas non plus. "Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur", souligne l'arrêt.

Le Conseil avait été saisi par deux femmes qui avaient vainement tenté de s'unir à Reims. Elles remettaient en cause deux articles du code civil qu'elles jugeaient non conformes à la Constitution. Le premier est issu du code civil des Français promulgué en 1804 par Napoléon : l'officier d'état-civil, proclame-t-il, doit constater que les parties veulent se prendre pour "mari et femme". Le second trouve son origine dans un décret du 16 Ventôse an XI réformé en 2006 : reprenant une disposition héritée du droit canon, il fixe l'âge minimum des noces en utilisant l'expression "l'homme et la femme".

Pour Corinne C. et Sophie H, ces articles qui interdisent de facto le mariage aux couples de même sexe sont contraires au "droit de mener une vie familiale normale" garanti par le préambule de la Constitution de 1946. Cette objection a été écartée par le Conseil constitutionnel. "Ces articles ne font pas obstacle à la liberté des couples de même sexe de vivre en concubinage ou de bénéficier du cadre juridique du pacte civil de solidarité, souligne-t-il dans son arrêt. Le droit de mener une vie familiale normale n'implique pas le droit de se marier pour les couples de même sexe."

Les deux femmes estimaient en outre que ces articles violaient le principe d'égalité inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Là encore, le Conseil constitutionnel écarte leur argumentation. "Le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général", affirme l'arrêt. Les différences de situation entre les couples hétérosexuels et homosexuels peuvent donc, selon les Sages, justifier des différences de traitement".

Anne Chemin

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/28/mariage-homosexuel-le-conseil-constitutionnel

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Colloque international pluridisciplinaire

La santé, quel travail ! ?

Santé et maladie, entre définitions savantes et pratiques professionnelles 

Organisé par le réseau Germes-SHS

Groupe d’échanges et de recherches sur la médecine et la santé en sciences humaines et sociales

 

Reprenant la formule de René Leriche définissant la santé comme « la vie dans le silence des organes », Georges Canguilhem, d’une part en déduit qu’« il n’y a pas à proprement parler de science de la santé » et, d’autre part l’étend à « la vie dans la discrétion des rapports sociaux ». Ces deux propositions interrogent la possibilité pour les chercheurs et les professionnels de s’emparer du concept de santé pour en faire un objet du travail scientifique. La santé mérite ainsi d’être « travaillée » dans ses aspects dynamiques plutôt que d’être « étudiée » comme un « état de bien-être », telle que la définition de l’OMS tend à la figer.

 

C’est dans cette perspective que chercheurs en sciences humaines et sociales et professionnels de santé, réunis au sein du groupe Germes-SHS, organisent ce colloque pour tenter de saisir la complexité de la santé comme objet de définitions savantes et de pratiques professionnelles. Ce travail collectif de problématisation du concept de santé peut se penser à partir de deux entrées. La première privilégie une approche plus théorique de la santé, à la fois « idéal à atteindre » et objectif dépendant des contextes historiques, économiques et sociaux. La deuxième envisage la santé comme champ d’activités professionnelles et de politiques publiques.

 

 

Vendredi 25 mars

9 h 30 - 11 h 00 - Accueil des participants

Accueil par :

Claudine BURBAN, sage-femme enseignante à l’école de sages-femmes de Nantes

Allocutions de :

• Monsieur le président de la Région des Pays de la Loire ou son représentant

• Monsieur le président de l’université de Nantes ou son représentant

• John TOLAN, directeur de la MSH Ange-Guépin

Exposé introductif par Anne-Chantal HARDY

 

Séance plénière 1

11 h 00 - 12 h 30 - Table ronde : La santé, le normal et le pathologique

• Jean-Christophe WEBER, professeur de médecine interne, responsable de l’équipe « éthique et pratiques médicales », IRIST, EA 3424, ULP, Strasbourg,

• Dominique MEMMI, sociologue et politiste, directrice de recherche, CSU, UMR 7112, CNRS, Paris,

• Alain GIAMI, psychosociologue, directeur de recherche, équipe « Genre, santé sexuelle et reproductive », INSERM-CESP-U1018, Paris

 

Après-midi : sept ateliers en parallèle

 

14 h 00 - 17 h 30 - Atelier 1 : Santé et périnatalité - Présidents : Charles SUAUD, Jeanne BETHUYS

• Enrica BRACCHI, Infertilité, stérilité et infécondité : témoignages de parents « médicalement assistés » (Nantes)

Marie-Julia GUITTIER, Jocelyne BONNET, Graziella JARRABO, Michel BOULVAIN, Olivier IRION, Patricia HUDELSON, Diagnostic de présentation du siège et choix du mode d’accouchement : une étude qualitative sur le vécu des femmes (Genève)

• Samuele CAVALLI, Solène GOUILHERS, Claudine BURTON-JEANGROS, Bernice ELGER, « Docteur que feriez-vous à ma place ? » professionnels de la santé et processus de décision dans le suivi de la grossesse (Genève)

• Irène MAFFI, Division du travail et rapports de genre dans les maternités en Jordanie : quelques considérations sur les relations entre médecins, personnel soignant et parturientes (Lausanne)

• Jérôme CAMUS, Nathalie ORIA, L’encadrement des mères à la maternité : division du travail et tensions normatives (Amiens)

 

14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 2 : Dire la folie - Président : Cédric LE BODIC

• Parfait DTEMATIO AKANA, Une nosologie polémique : comment se dit la folie à Yaoundé ? (Yaoundé)

• Gilles BOURLOT, Savoir sur la maladie et sujet en souffrance (Nice)

• Armelle GRENOUILLOUX, Comment se disent les maladies mentales ? (Cholet)

 


14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 3 : Le travail : un indicateur de santé - Présidente : Hélène DESFONTAINES 

• Catherine CAVALIN, Sylvie CÉLÉRIER, Le travail, quelle santé ? (Noisy-le Grand)

• Guillaume LECOEUR, La diffusion du concept de stress dans l’évaluation et la gestion de la santé au travail : enjeux et perspectives (Paris)

• Claire DUTOT-BELLOUARD, Anne-Charlotte TAILLANDIER, Impacts du vieillissement de la population sur la santé des personnels soignants du secteur hospitalier ? (Arras)

 

14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 4 : La mixité professionnelle en santé - Président : Baptiste VIAUD

• Jean-Paul CANÉVET, Marion LASSALLE GIRARD, Les secrétaires médicales en médecine générale : une profession en quête de professionnalisation (Nantes)

• Lise MONNERAUD, La santé en mutation : quelle évolution des missions ? Quelle réorganisation des tâches dans l’action publique ? (Pessac)

• Hélène LECOMPTE, « Je suis l’école ! » : lorsque les institutions scolaire et médicale cohabitent… (Nantes)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 5 : Dire la maladie de l’enfant - Présidente : Hélène LECOMPTE

• Julien JUPILLE, Les usages du médicament : le cas de la prise en charge de l’hyperactivité chez l’enfant dans un centre hospitalo-universitaire à l’orientation cognitive (Nantes)

• Delphine KEPPENS, Les enjeux de la validation du parent de l’enfant obèse ou diabétique au professionnel médical (Paris)

• Albert YAO, Julie-Ghislaine SACKOU, Assemien BOA, Comment les professionnels de santé et les communautés disent-ils les maladies infantiles ? Enquête en zone péri-urbaine à Abidjan (Côte d’Ivoire) (Abidjan)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 6 : L’expert et le profane : discours et représentations - Président : Christian MERLE

• Christine JEOFFRION, Pauline DUPONT, Représentations sociales de la maladie : comparaison entre savoirs « experts » et savoirs « profanes » (Nantes)

• Sofiane BOUHDIBA, Le médicament en islam : représentation du médicament dans la société tunisienne (Tunis)

• Joël IPARA MOTEMA, Les récits de maladie à travers les trajectoires de santé à Kinshasa (Kinshasa)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 7 : Définir la santé par le « besoin » et la « qualité » - Président : François TUFFRAU

• Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, Philippe TESSIER, Maladie chronique, adaptation et qualité de vie subjective. Un regard croisé de la psychologie et de l’économie (Nantes)

• Philippe MASSON, Les notions de « besoins » et de « demande sociale » sont-elles utilisées dans le domaine de la santé ? L’exemple des affections de longue durée (Nantes)

• Fabio MARCODOPPIDO, De la première consultation au rapport d’un Observatoire régional de santé : petite histoire des traductions d’énoncés (Rome)

 


Samedi 26 mars

Matin : sept ateliers en parallèle

 

9 h 00 - 12 h 30 - Atelier 8 : La santé et ses facultés - Présidents : Rémy SENAND, Anne-Chantal HARDY

S’orienter dans les facultés de santé ?

• Marriane GADÉ, Le PCEM1 : une arme à double tranchant pour la profession de sage-femme (Saint-Nazaire)

• Cédric RAT, Caroline PERIER, Rémy SENAND, Quelle place pour l’histoire de vie des internes en médecine dans leur choix d’orientation professionnelle ? Une enquête auprès des internes de la faculté de médecine de Nantes en 2009 (Nantes)

Enseigner les SHS aux professionnels de santé

• Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, Un enseignement des « sciences humaines et sociales » pour les étudiants de médecine ou à quand la valorisation d’un curriculum caché ? (Nantes)

• Aude GIRIER, Quelle place pour la sociologie dans le nouveau programme de soins infirmiers ? (Paris)

Quel apport des SHS à la recherche en santé ?

• Jean-Paul CANÉVET, Cédric RAT, Vanessa CAPRON, Maud JOURDAIN, Rémy SENAND, Entre médecine et sciences humaines, le praticien-chercheur en médecine générale au cœur d’un défi épistémologique (Nantes)

• Didier LECORDIER, Que peut apporter la sociologie à la recherche en soins infirmiers ? (Nantes)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 9 : La santé a-t-elle un genre ? - Présidente : Annie DUSSUET

• Ludovic GAUSSOT, Nicolas PALIERNE, Approche savante, expériences profanes et relation thérapeutique dans les alcoolismes masculins et féminins (Poitiers)

• Isabelle HERVO-DESMEURE, Les étudiants hommes sages-femmes : entre reproduction des stéréotypes sexués et construction d’une identité professionnelle (Nantes)

• Stéphanie PACHE, La santé : un concept féministe ? (Lausanne)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 10 : Qu’est-ce que la « qualité » en santé ? Président : Philippe TESSIER

• Jorge MUÑOZ, Adeline RAYMOND, Les démarches qualité et la régulation interne des équipes (Brest)

• Anouk GREVIN, Le « travail » d’un établissement de santé avec les outils de gestion : récupérer des marges de manœuvre vitales (Nantes)

• Alexia JOLIVET, La certification ou apprendre le rôle d’expert de la qualité : une confrontation de figures de la qualité (Toulouse)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 11 : Comment traduire la souffrance en maladie ? - Présidente : Christine JEOFFRION

• Frédéric DUBAS, Comment se disent les maladies ? (Angers)

• Jérôme THOMAS, « Demandes décalées » et « patients-déchets » aux urgences de l’hôpital, quelle articulation entre la clinique et le politique ? (Lyon)

• Marta MAÏA, Dire la maladie et se retrouver entre soi. Les forums de discussion de l’internet sur les hépatites (Lisbonne)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 12 : Les profanes « professionnels » de santé - Présidente : Geneviève CRESSON

• Guillaume GRANDAZZI, Emmanuel BABIN, Le travail du care : les proches entre reconnaissance et invisibilité (Caen)

• Edmond MBALLA ELANGA, Le garde malade au cœur de l’organisation du système de santé au Cameroun (Yaoundé)

• Lionel POURTAU, Philippe AMIEL, Le travail bénévole dans la lutte contre le cancer : quelle nécessité ? Quel professionnalisme ? Le problème de l’âge (Villejuif)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 13 : L’organisation du travail en santé - Président : Mathieu DETCHESSAHAR

• Stéphanie GENTIL, Standardisation des pratiques hospitalières et gestion de l’aléa : le « travail d’articulation » au bloc opératoire, déterminants et obstacles (Nantes)

• Roxanne ROCA, Jean-Paul GENOLINI, Gérard NEYRAND, Les moments de négociation dans le jeu des interactions médecin-patient en consultation médicale (Toulouse)

• Véronique HABEREY-KNUESSI, L’engagement, moteur pour l’activité ou danger pour la santé (Neuchâtel)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 14 : Partage du travail et répartition des rôles - Présidente : Pascale MOULÉVRIER

• Baptiste FAUCHER, L’encadrement médical de la pratique sportive intensive : place et rôle des différents médecins auprès du sportif professionnel salarié (Nantes)

• Gabrielle LECOMTE-MENAHES, « Pluridisciplinarité » et réorganisation des services de santé au travail : comment les médecins se repositionnent-ils ? (Nantes)

• Séverine REY, Christine PIRINOLI, Mélanie BATTISTINI, Mixité des équipes soignantes et ségrégation horizontale : le partage de la pratique quotidienne comme révélateur du système de genre (Lausanne)

 

Séance plénière 2

14 h 00 - 16 h 00 - Table ronde : Le patient, le médecin et le système

• François-Xavier SCHWEYER, professeur de sociologie, École des hautes études en santé publique, Rennes

• Pierre BLAISE, médecin de santé publique, membre de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire

• 3e intervenant à confirmer

 

 

Le colloque a reçu le soutien de la Région des Pays de la Loire, du CNRS, de l’université de Nantes, de DCS (Droit et changement social), du Lemna (Laboratoire d’économie et de management de Nantes-Atlantique), de la faculté de médecine et de l’école de sages-femmes.

 

Comité d’organisation :

Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, département de sciences humaines et sociales, faculté de médecine, Nantes

Jean-Paul CANÉVET, département de médecine générale, Nantes

Hélène DESFONTAINES, IPSA, Angers

Annie DUSSUET, Cens, Nantes

Baptiste FAUCHER, DCS, Nantes

Anouck GREVIN, Lemna, Nantes

Sylvie GRUNVALD, DCS, Nantes

Anne-Chantal HARDY, DCS, Nantes

Isabelle HERVO, École de sages-femmes, Nantes

Christine JEOFFRION, LabECD, Nantes

Cédric LE BODIC, Germes-SHS, Nantes

Christian MERLE, UFR de sciences pharmaceutiques, Nantes

Sylvie MOREL, Cens, Nantes

Anne SARRAZIN, École de sages-femmes, Nantes

Rémy SENAND, département de médecine générale, Nantes

Philippe TESSIER, ERSSCa, Nantes

François TUFFREAU, Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire, Nantes

Baptiste VIAUD, Cens, Nantes.

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http://goqnotes.com/wp-content/uploads/2009/04/labor-of-love.jpg

 

 

Critique n° 764-765 : "Bodybuilding. L'évolution des corps"

Editions de Minuit, Février 2011
160 p. - 13,50 €
ISBN : 9782707321503

 

De récentes commémorations l'ont montré : il est peu de sujets scientifiques aussi brûlants que l'évolution et la querelle autour de Darwin est un feu de prairie qui n'est pas près de s'éteindre. Mais son écran de fumée tend à masquer les extraordinaires transformations (scientifiques, anthropologiques, sociales et morales) survenues dans ce qu'on peut appeler la « construction des corps ». C'est ce paysage bouleversé par de nouvelles théories, de nouvelles technologies et de nouvelles manières de vivre qu'explore ce numéro. Son titre, bodybuilding, est à prendre littéralement et dans tous les sens. La « prise de forme » dont il est question dans ces pages n'est pas seulement l'évolution, que les scientifiques travaillent à élucider : c'est aussi la transformation du corps à laquelle s'efforcent ou se soumettent tant de nos contemporains.


Présentation : Prendre forme
Thierry HOQUET : Beefcake. Corps gays hystériques et érotiques
Elsa DORLIN : Homme / Femme ©. Des technologies de genre à la géopolitique des corps
Beatriz Preciado, Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique
Patrice BLOUIN : Le corps sportif à l'ère de son épuisement
Xavier GUCHET : Nanotechnologies et prise de forme
Laurence HÉRAULT : Le mari enceint. Construction familiale et disposition corporelle
Thomas Beatie, Labor of Love. The Story of One Man's Extraordinary Pregnancy
Martine de GAUDEMAR : Métamorphoses organiques. Une approche monadologique
Judith BUTLER : « Le corps est hors de lui »
Entretien réalisé par Sylvie DUVERGER et Thierry HOQUET
Priscille TOURAILLE : L'indistinction sexe et genre, ou l'erreur constructiviste
Frank CÉZILLY : Morphologie, sélection et mythe du corps idéal
Thomas HEAMS : D'Arcy Thompson et les formes déjà prises
D'Arcy Thompson, Forme et Croissance
Antonine NICOGLOU : Expliquer la forme
Mary Jane West-Eberhard, Developmental Plasticity and Evolution
Silvia CAIANIELLO : Les modules de la variation. L'évo-dévo ou la nouvelle genèse des formes
Lucie LAPLANE : Le mystère de la genèse des individus
Jean-Jacques Kupiec, L'Origine des individus
Michel MORANGE : Les mirages de l'épigénétique
Eva Jablonka et Marion J. Lamb, Evolution in Four Dimensions. Genetic, Epigenetic, Behavioral, andSymbolic Variation in the History of Life

 

Url de référence :
http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=2666

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Journée d’étude – Disciplines du corps

 

Université de Toulouse-Le Mirail
Séminaire doctoral interdisciplinaire Genre
ARPEGE (MSHT) – LISST – FRAMESPA – UFR   HAA – PRISSMH-SOI UT3

Jeudi 17 février 2011

Maison de la Recherche, salle D 31

 

 

Journée d’étude organisée par Agnès Fine (directrice d’Etudes à l’EHESS, anthropologue, (LISST-UMR 5193), Christine Mennesson, (professeure, sociologie, PRISSMH-SOI UT3) et Sylvie Mouysset (professeure, histoire, FRAMESPA-UMR 5136).

Le corps discipliné constitue un champ de recherche aujourd’hui bien exploré en sciences sociales, d’Elias à Foucault, de Goffman à Giddens, de Le Goff à Corbin. Nous nous proposons de réfléchir à la fois sur les mécanismes d’obéissance corporelle dans le cadre d’institutions spécifiques (l’armée, le couvent, l’école de danse ou l’établissement sportif), mais aussi sur les logiques individuelles et contraignantes de transformation de soi. Historiens, sociologues, anthropologues et littéraires sont donc invités à croiser leurs regards à propos d’un thème certes fort vaste – « qu’est-ce qui n’est pas le corps ? » s’interroge Alain Corbin -, mais dont il s’agira ici de présenter quelques-unes des recherches les plus récentes ou en cours d’investigation.

Matin (9h30-12h30)

Christine MENNESSON, sociologue, PRISSMH-SOI, UT3
Corps, sports, genre : processus de socialisation et rapports de domination

Pierre Emmanuel SORIGNET, sociologue, PRISSMH-SOI, UT3
Danse et disciplines du corps

Danielle RIVES, historienne, LISST-CAS
Le corps en religion (XVIe-XXe siècle)

Monique MEMBRADO, sociologue, CNRS, LISST-CIEU, UTM
« Bien vieillir » : de la discipline à la négation des corps vieillissants, l’exemple du traitement
de la ménopause

Après-midi (14h-17h)

Nahema HANAFI, historienne, doctorante UTM – UNIL (Lausanne), FRAMESPA / IUHMSP
Corps urbains, oisifs et « efféminés » : le déracinement somatique comme discipline du corps
au XVIIIe siècle

Julie THOMAS, sociologue, STAPS, Université Paris XI-Orsay, ATER SANTESHI
Les usages du corps et du sport des filles engagées dans des filières masculines

Jeanne TEBOUL, anthropologue, doctorante UTM, LISST-CAS
Fonction de la discipline corporelle dans la formation du guerrier

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http://www.decitre.fr/gi/25/9782862276625FS.gif

Joy Sorman et Eric Lapierre
Photos de Jean-Claude Pattacini

Des 1 000 immeubles insalubres existant encore à Paris en 2001, indignes et dangereux pour la santé et le bien-être des habitants, il n’en restait quasiment plus en 2010. Mais il en reste... C’est dans ces îlots heureusement appelés à disparaître que Joy Sorman est allée voir de plus près ce que recouvre réellement ce terme d’insalubrité : Qui vit là ? Comment y vit-on ? Et pourquoi peut-il être difficile d’en partir malgré le délabrement généralisé, l’absence d’entretien, le non-respect des normes de sécurité, la promiscuité ? Joy Sorman raconte souvent, de manière prenante, le « non croyable » alors que Eric Lapierre trace l’histoire de cet état des lieux et les programmes successifs de réhabilitation.

Nouvelle collection : Mémoires urbaines
Paru le 20 janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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