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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

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 Vierge au lapin de Le Titien


ÉROTISME PAÏEN, ÉROTISME BIBLIQUE
SOUS LA DIRECTION DE FRANÇOIS FÉLIX & PHILIPPE GROSOS
En méditant de façon croisée le Banquet de
Platon et le texte biblique du Cantique des
Cantiques, ce volume propose une étude
comparée des traditions hellénique et chrétienne
quant au concept d’érotisme. Si le terme d’éros
est certes grec, reste à comprendre quel sens il
peut déjà avoir pour les Grecs eux-mêmes. Or si
c’est dans le Banquet de Platon qu’il trouve sa
formulation la plus complète, c’est aussi à partir
de ce texte, en sa réception savante comme en
ses reprises et ses parodies, que la conception
grecque de l’érotisme ne va cesser de
s’entremêler à l’héritage chrétien. De la
Renaissance à la psychanalyse du XXe siècle en
passant par Kierkegaard et bien d’autres encore,
l’érotisme platonicien, donc grec, du Banquet a
ainsi fait irruption dans des pensées sinon
chrétiennes, du moins de l’époque chrétienne.
Quant au Cantique des Cantiques, il a donné
naissance à d’innombrables interprétations, tant
juives que chrétiennes, et ne cesse aujourd’hui
encore de fasciner par l’intelligence de
l’érotisme qu’il déploie. Aussi s’agit-il bien là
de deux textes fondateurs de notre culture,
laquelle est, bien que différemment, irriguée par
ces deux sources. Les croiser revient ainsi à
interroger conjointement les traditions grecque,
donc païenne, et chrétienne, et ainsi à méditer
notre conception moderne de l’érotisme.
Je commande __ exemplaires de Erotisme païen, érotisme biblique au prix de 19 €
(frais de port inclus)
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Avec « Atomic Overlook« , le photographe Clay Lipsky se penche sur les années 50, les années inconscientes de l’atome, où les touristes étaient même autorisés à assister aux essais nucléaires comme à des feux d’artifices géants, en respectant une « safe zone ».

 

CLAY LIPSKY : PHOTO

www.krop.com/goclaygo/ - Traduire cette page
SEASIDE; FADING LIGHT; Habana Noir; los angles; macro / space; LANDESCAPES; musings; INCONCRETE; BEACHDAZE; BYWAYS; Atomic Overlook ...

ATOMIC OVERLOOK | CLAY LIPSKY

atomic-overlook.com/ - 

 

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Pierre Bourdieu : images d’Algérie, une affinité élective / Ouvrage conçu par Franz Schulteis et Christine Frisinghelli. – Actes Sud, 2003. – 221 p.

 

“Le regard d’ethnologue compréhensif que j’ai pris sur l’Algérie, j’ai pu le prendre sur moi-même, sur les gens de mon pays, sur mes parents, sur l’accent de mon père, de ma mère, et récupérer tout ça sans drame, ce qui est un des grands problèmes de tous les intellectuels déracinés, enfermés dans l’alternative du populisme ou au contraire de la honte de soi liée au racisme de classe. J’ai pris sur des gens très semblables aux kabyles, des gens avec qui j’ai passé mon enfance, le regard de compréhension obligé qui définit la discipline ethnologique. La pratique de la photographie, d’abord en Algérie, puis en Béarn, a sans doute beaucoup contribué, en l’accompagnant, à cette conversion du regard qui supposait – je crois que le mot n’est pas trop fort -, une véritable conversion. La photographie est en effet une manifestation de la distance de l’observateur qui enregistre et qui n’oublie pas ce qu’il enregistre (ce qui n’est pas toujours facile dans les situations familières, comme le bal), mais elle suppose aussi toute la proximité du familier, attentif et sensible aux détails imperceptibles que la familiarité lui permet et lui enjoint d’appréhender et d’interpréter sur-le-champ (ne dit-on pas de quelqu’un qui se conduit bien, amicalement, qu’il est “attentionné” ?), à tout cet infiniment petit de la pratique qui échappe souvent à l’ethnologue le plus attentif. Elle est liée au rapport que je n’ai cessé d’entretenir avec mon objet dont je n’ai jamais oublié qu’il s’agissait de personnes, sur lesquelles je portais un regard que je dirais volontiers, si je ne craignais pas le ridicule, affectueux, et souvent attendri.” (Extrait tiré de Pierre Bourdieu : Ein soziologischer Selbstversuch, Francfort, Surkhamp, 2002.)

Pierre Bourdieu : Images d'Algérie, une affinité élective Une sélection de 150 tirages noir et blanc pris par le sociologue Pierre Bourdieu en Algérie entre 1958 et 1961.Tours | France | 16|06|2012 > 04|11|2012

www.jeudepaume.org/pdf/...rnal_PierreBourdieu.pdf

Château de Tours - Jeu de Paume
25, avenue André-Malraux, 37000 Tours, France
Renseignements : 02 47 70 88 46 /// mardi à vendredi 14 h-18 h / samedi et dimanche 14 h 15-18 h /// Entrée : plein tarif : 3 € / tarif réduit : 1,50 €

À l'occasion de la célébration du 50 e anniversaire des accords d'Évian, qui mirent fin à la guerre d'Algérie, le Jeu de Paume présente au Château de Tours une sélection de cent cinquante tirages noir et blanc issus des clichés pris par le sociologue Pierre Bourdieu dans ce pays entre 1958 et 1961. Si une infime partie de ces images servit d'illustration aux publications de l'auteur, la plupart d'entre elles, enfouies pendant quatre décennies dans des cartons, ne furent dévoilées au public qu'après sa mort, au moment de la première présentation de cette exposition en 2003. Elles témoignent d'un voyage initiatique et d'une conversion profonde pour Pierre Bourdieu.
Résultant des recherches qu'il mena dans un pays en plein conflit, ces archives photographiques, abordées ici à la lumière de son approche scientifique, sont mises en regard d'extraits choisis parmi les entretiens et écrits du sociologue ("Le Déracinement", "Travail et travailleurs en Algérie", "Algérie 60" ou encore "Le Sens pratique"). Ce dialogue entre images et textes permet ainsi d'appréhender son regard naissant sur le monde social et de retracer une aventure singulière qui fut déterminante pour l'ensemble de sa carrière.

Pierre Bourdieu. <br /> Images d'Algérie. Une affinité élective | Jeu ...

www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1510...6

Tweet. Pierre Bourdieu. Images d'Algérie. Une affinité élective. Au Château de Tours. du 16 juin au 04 novembre 2012. Le 18 mars 2012 a été célébré le 50e .

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La Vème BI

Actualités

le 25 juillet, vient de paraître :  L'éducation du corps à l'école. Mouvements, normes et pédagogies 1881 - 2011. Sous la direction de Cécile Ottogalli-Mazzacavallo et Philippe Liotard.

http://www.afraps.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ous pouvez vous les procurer en envoyant ce bon de commande à :

Gilles Bui-Xuân, 230 chemin des Térébinthes, 34830, CLAPIERS

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Nombre d’exemplaires : …………………….. X 25 € = …………………. ( + frais de port : 5,62€ pour 1 ouvrage, 7,60€ pour 2 ouvrages et 10,60€ pour 3 ouvrages et plus.) Accompagné d’un chèque à l’ordre de : AFRAPS, Banque Postale n° 1084-49 L Clermont-Ferrand.

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310 pages / 21 x 15 cm / 2012 / 22 
ISBN-13 : 978-2-7297-0846-7
SODIS : F240688

Lire Monique Wittig aujourd'hui

De (auteur) :
Benoît AUCLERC
Yannick CHEVALIER
  COLLECTIF

Monique Wittig fut à la fois l'auteur d'une oeuvre romanesque importante, une militante engagée dès l'origine dans le mouvement de libération des femmes, et une théoricienne prônant un féminisme matérialiste qui remet en cause, à partir du point de vue lesbien, « la pensée straight ». Reconnu et étudié depuis longtemps déjà à l'étranger, et notamment aux États-Unis où elle a vécu, son travail d'écriture, inextricablement lié à une activité militante et à une exigence théorique, restait à approfondir en France.
Lire Monique Wittig, c'est interroger les rapports entre façons d'écrire, façons de parler et façons d'agir, tels qu'ils se manifestent dans ses textes mêmes : c'est ce que propose ce livre, qui réunit des contributions d'universitaires issues de différents champs disciplinaires, de militantes, d'écrivain.
Pour qui en effet se refuse à penser que la littérature appartienne aux arts décoratifs, pour qui pense qu'au contraire peuvent s'élaborer dans l'écriture des pratiques susceptibles d'être réappropriées et que le travail sur le langage est le lieu même où peuvent se former une pensée et une politique, alors « lire Monique Wittig aujourd'hui » s'impose.

Benoît Auclerc et Yannick Chevalier ont participé à l'édition du « Chantier littéraire » de Monique Wittig, paru dans la présente collection (PUL /Éditions iXe, 2010).
Benoît Auclerc est maître de conférences en littérature à l'Université Lyon 3. Il travaille sur la réception et les relations entre littérature et politique.
Yannick Chevalier est maître de conférences en stylistique française à l'Université Lumière Lyon 2. Ses travaux portent sur l'articulation entre langue et genre.

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séminaire du CEIMA - Université de Bretagne Occidentale

www.univ-brest.fr/ceima/activities%20cadres.htm

Colloque international Humain, Post-humain ..... la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, Université de Bretagne Occidentale, UBO, Brest

 

 

Colloque international
« Les frontières de l’humain et le post-humain / Mapping Humanity and the Post-human »

Brest, Faculté Victor Segalen

5-7 septembre 2012

Ce colloque international entend explorer les modes de représentations de l’humain à l’aube du post-humain. Même si les confrontations entre un homme organique (ou naturel) et des êtres artificiels remontent au début du XIXè siècle, c’est avant tout la période contemporaine que ce colloque privilégiera aussi bien dans les arts textuels que visuels. La période charnière pour dater les prémisses de la réflexion contemporaine sur le post-humain est celle de l'après seconde guerre mondiale. On voit alors apparaître la possibilité d'une mort globale de l'humanité. Les progrès technologiques n'ont pas cessé depuis et les champs d'exploration de la technique se sont ouverts au vivant, avec l’apparition des biotechnologies. L’automate a cédé la vedette au cyborg, au clone et à l’intelligence artificielle.

Se repose ainsi la question de la définition de la personne et de l’espèce humaine. L’humain semble pouvoir désormais s'écrire et se dire par l'absence et le creux, par ce qu'il n'est pas, ne devrait pas pouvoir être ou ne sera plus. Dans une société qui évolue vers un dépassement de la mesure humaine et du corps humain (qu’il soit genré ou non), le reflet du même peut se révéler totalement autre et donc encore plus menaçant. Par ailleurs, le pouvoir du virtuel sur le réel marque profondément des auteurs et artistes contemporains qui ont recours à l'imaginaire pour illustrer les dérives d'une société qui fonctionnerait par référence à l'image et à l’illusion. La résistance des corps – individuels mais aussi collectifs – s'inscrit alors dans une réflexion politique et philosophique sur une persistance possible de l'humain.

Du gothique au fantastique post-moderne, de la fiction spéculative aux dystopies récentes, les failles des sociétés post-industrielles successives permettent d’explorer l'au-delà des frontières de l’humain et de révéler la menace qui pèse sur ce dernier. Depuis les écrits de Foucault sur le « biopouvoir », les approches socio-philosophiques de Baudrillard, Jameson, Virilio, Badiou et Nancy montrent une fragilisation de l'humain et la menace d'un possible effacement de ce dernier dans un monde où la nature même du réel est remise en question. Au cours des dernières décennies, de nombreux textes sont par ailleurs venus complexifier la réflexion sur l’humain en le mettant en regard d’une post-humanité. Le « manifeste » de Donna Haraway, les écrits de Fukuyama ou de Dominique Lecourt, les polémiques déclenchées par Peter Sloterdijk et ses Règles pour le parc humain sont d’autres symptômes d’une réflexion sur des mutations possibles de l’espèce qui pourraient bien remettre en question une représentation (commune?) de l’humain.

Les propositions de communication pourront s'ancrer dans différents contextes socioculturels et tenter de mettre en relief les aspects ontologiques, épistémologiques, éthiques, esthétiques, économiques ou politiques qui alimentent la réflexion sur les frontières de l’humain à l’aube du post-humain.

Conférences plénières : Peter Childs (University of Gloucestershire), Thierry Hoquet (Université Paris Ouest), Gaïd Girard (Université de Bretagne Occidentale)

 

Programme

Lieu : Faculté Victor Ségalen, Université de Bretagne occidentale, Salle des thèses (C-219)
*L'ordre des communications pourraient être sujet à changement

Mercredi/Wednesday 5-9-2012

13h30 Accueil
13h45 Ouverture du colloque

14h-16h Atelier Construire le post-humain
Présidence de séance : Hélène Machinal

  • Maylis Rospide (Montpellier 3), « Contre une alopécie de la pensée : de la résilience “humaniste” chez Will Self »
  • Jean-François Chassay (UQAM), « The Secret d’Eva Hoffman : quand le clonage sert un roman d’apprentissage »
  • Isabelle Boof (Lille 3), « Le post humain et l'espace feuilleté : médias géolocalisés et hypertexte dans et à partir de Spook Country de William Gibson »
  • Elaine Després (UBO/UQAM), « Quand l’humanité diverge : la spéciation des post-humains »


16h-16h30 Pause (C-206)

16h30-18h Atelier Plasticités post-humaines
Présidence de séance : Jean-François Chassay

  • Xavier Lambert (Toulouse 2), « Le post-humain : perspective ou impasse? »
  • Carole Hoffmann (Toulouse 2), « L'humain : impasse ou transition ? »
  • Cindy Robin (Toulouse 2), « À quoi ressemblera l’humain demain? » 



Jeudi/Thursday 6-9-2012

8h45 Accueil

9h-10h Conférence-plénière Littérature
Peter Childs (Gloucester), « After Sight : Further Visions of the Future Anterior »

10h-12h15 Atelier Variations post-humaines 
Présidence de séance :  Paloma Bravo et Sylvie Crinquand

  • Sylvie Crinquand (U. Bourgogne), « Retour vers l’humain : présences de John Keats dans Hypérion et La Chute dʼHypérion, de Dan Simmons »
  • William Stephenson (Chester), « Timothy Leary and the Trace of the Post-Human »
  • Mélanie Joseph-Villain (U. Bourgogne), « Un post-humain post-apartheid? Moxyland et Zoo City de Lauren Beukes »
  • Priscilla Wind (UFC), « La crispation de l’être dans le théâtre d’Elfriede Jelinek : paroles  scéniques aux frontières de l’humain »


12h15-13h45 Déjeuner

14h-15h Conférence-plénière Cinéma - Gaïd Girard (UBO)

15h-16h30 Atelier Le post-humain à l’écran
Présidence de séance : Gaïd Girard

  • Medhi Achouche (Grenoble 3), « “More human than human”, ou l’évolution de la figure et de la définition du post-humain dans la science-fiction hollywoodienne »
  • François-Ronan Dubois (Grenoble 3), « L’imperfection au fondement de l’humanité : l’imaginaire, la mort et l'irrationnel dans le nouveau Doctor Who. »
  • Myriam Rondet-LeBec (UBS), « La figure du post-humain au regard de la dystopie cinématographique »


16h30-17h Pause (C-206)

17h-18h30 Atelier Réseaux et post-humanité
Présidence de séance : Sylvie Crinquand

  • Roger Bautier (Paris 13), « Les frontières de l’humain dans l’analyse des réseaux de communication »
  • Arnaud Regnaud (Paris 8), « Patchwork Girl de Shelley Jackson, ou le spectre d’une mémoire dés/incarnée »
  • Roger Bozzetto (ex-Marseilles), « ...un visage de sable »


20h Dîner du colloque


Vendredi/Friday 7-9-2012


8h45 Accueil

9h-10h Conférence-plénière Philosophie
Thierry Hoquet (Paris Ouest), « Cyborg double face »

10h15-12h15 Atelier Conceptualiser le post-humain
Présidence de séance : Hélène Machinal

  • Pierre Cassou-Noguès (Paris 8), « L’homme télégraphié »
  • Sylvie Allouche (Bristol/Paris 1), « Encore au bord de la prison des sens... pour une exploration de l’aisthèsis extrahumaine »
  • Pierre Lenel (CNRS) et Marina Maestrutti (Paris 1), « Compagnons d’espèce et altérités non humaines : pensée posthumaine et critique de l’anthropocentrisme »
  • Mathieu Quet (EHESS), « Technoservitude ou bio-esclavage? La post-humanité vue par les groupes de contestation des sciences »


12h15-13h45 Déjeuner

14h-15h Conférence-plénière Écriture - Ken McLeod (auteur)

15h-16h Atelier Avenirs de l’humain
Présidence de séance : Pierre Cassou-Noguès

  • Thierry Robin (UBO), « M. Houellebecq et R. Kurzweil, vers le post-humain, le transhumain ou... l’inhumain? Visions de l’avenir de l’Homme dans Les particules élémentaires et La possibilité d’une île »
  • Susanah Ellis (Oxford), « Communautés (im)mortelles? La politique post-humaine à l’oeuvre dans les textes de M. Houellebecq »


16h-16h30 Pause (C-206)

16h30-17h30 Atelier Aporie du post-humain
Présidence de séance : Thierry Robin

  • Matthieu Freyheit (UHA/UQAM), « Cyberespace et traversabilité : y a-t-il un humain derrière la toile? »
  • Frédérique Mengard (UBO), « La notion de “supraliminaire” chez Günther Anders : comment penser le déclin et la renaissance de Prométhée à l’ère technologique »


17h30 Conclusion
18h Clôture du colloque

Comité d’organisation : Hélène Machinal, organisatrice, Gaïd Girard, co-organisatrice, Annick Cossid, responsable du CEIMA (affilié à l’HCTI, EA 4249).
Comité scientifique : Hélène Machinal, Pierre Cassou-Noguès, Jean-François Chassay, Paloma Bravo, Sylvie Crinquand, Laurence Gaida, Gaïd Girard.

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Rentrée littéraire 2012 : Marie Edith Cypris, « Mémoires d'une transsexuelle »

 Marie Edith Cypris, « Mémoires d'une transsexuelle »

Né dans un corps d'homme qui n'est pas le sien, Marc va lutter durant trente ans pour devenir Marie. Opérée en 2007, Marie Edith Cypris revient sur le parcours semé d'embûches de sa transsexualité. Non sans humour et beaucoup de pédagogie, elle raconte dans « Mémoires d'une transsexuelle » la difficulté et la douleur de changer de corps et de devenir enfin soi-même. Entretien.

© DR

 

Rentrée littéraire 2012 : Marie Edith Cypris ... - Terrafemina

www.terrafemina.com › Culture Livres

il y a 6 jours – Né dans un corps d'homme qui n'est pas le sien, Marc va lutter durant trente ans pour devenir Marie. Opérée en 2007, Marie Edith Cypris ..

 

Terrafemina : Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de ce livre ? Est-ce une démarche d’introspection ou la volonté de montrer la transsexualité de « l’intérieur » pour mieux faire comprendre cette démarche ?

Marie Edith Cypris : Ce qui m’a décidée à écrire ce texte c’est le désir de témoigner de ce parcours, de partager cette expérience où j’apparais tantôt brave, tantôt minable, mais jamais lâchée par la volonté acharnée qui est le pivot de toute ma démarche. Même si le vœu de changer de sexe apparaît parfois chancelant, on ne résiste pas à la persistance de cet appel du destin : tel est l’état de santé psychique dont j’ai voulu rendre compte. Il y a aussi effectivement la volonté de livrer avec honnêteté un regard de l’intérieur, autrement dit la tentative d’offrir au lecteur la possibilité de saisir au mieux ce qu’est la « condition transsexuelle ».

 

Tf : Pouvez-vous revenir sur votre démarche personnelle et les obstacles que vous avez rencontrés pour changer de sexe ?

M.E.C. : Les obstacles que j’ai rencontrés sont nombreux. D’abord, il y a le fait qu’à la fin des années soixante-dix il n’y avait pas Internet et que le parcours médical était tenu dans une telle confidentialité, qu’il était presque impossible d’en connaître l’existence. Du coup, la plupart des transsexuelles n’avaient d’autre moyen que la prostitution pour se payer des interventions à l’étranger. Je n’étais pas partante pour un tel parcours. Il y a aussi l’environnement social qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne vous encourage pas à vous lancer dans cette aventure : tout le monde vous identifie comme un homme et vous attend en tant que tel, on n’a que faire de votre embarrassante conviction qu’on qualifie de délirante… Enfin, il y a le fait que votre volonté ne peut pas tout, il vous faut bénéficier d’une situation financière et professionnelle favorable.

Tf : Votre conversion a été effective en 2007, vous aviez alors 49 ans. Mais, comme vous le racontez dans votre livre, vous avez pris conscience dès l’âge de 18 ans du fait que vous étiez une « femme emprisonnée dans un corps d’homme ».

M.E.C. : La prise de conscience de cet état est constituée de plusieurs étapes successives, qui vont crescendo en terme de puissance du ressenti : j’appelle cela un cheminement vers « l’autodiagnostic ». D’un trouble assez imprécis vers douze ans, il s’est déployé chez moi dans toute son ampleur vers dix-huit ans. Lorsque l’on se découvre « prisonnière » de ce corps masculin, mais qu’on a compris qu’on ne serait jamais un homme, qu’on ne pourra pas fournir le moindre effort pour l’être sans que cela nous cause une douleur terrible, c’est l’enfer… Détester être un homme, désirer être une femme, là se tient le yin et le yang de l’état transsexuel.

Tf : Quelles ont été les grandes étapes vers la « transformation » ?

M.E.C. : Ce que je qualifierais de grandes étapes, ce sont toutes les modifications corporelles qui se sont succédé et qui m’ont fait avancer vers un corps toujours plus proche de l’autre sexe.  L’élaboration d’une harmonie entre anatomie, look féminin et conduites sous-tendues. Ces étapes, en ce qui me concerne, sont l’hormonothérapie, l’épilation définitive, la chirurgie plastique du visage et la pose de prothèses mammaires. L’événement le plus marquant étant l’intervention chirurgicale de transformation génitale. C’est elle qui en plus conditionne la reconnaissance par les tribunaux pour l’obtention du changement d’état civil. De fait, l’arrivée d’une panoplie complète de papiers en adéquation avec votre « vraie » identité (carte d’identité, permis de conduire, carte vitale, diplôme, etc.) constitue le terminus de ce périple. La sérénité, enfin…

Tf : Comment s’est passée la découverte de votre sexualité et vie amoureuse en tant que femme ?

M.E.C. : Les premiers pas en quête d’une sexualité avec ce corps de femme, dans mon cas, ont d’emblée fait apparaître un paradoxe : je suis à la fois ménopausée et en pleine puberté ! Cela du fait de mon âge : cette sensation n’est en effet pas ressentie par une jeune transsexuelle de vingt ans… Sinon les rencontres sont aussi épicées que pour les femmes « biologiques », à savoir que l’on peut rencontrer des hommes qui ne sont intéressés que par le sexe (ce qui n’est pas le type d’homme que je recherche : je veux un vrai petit copain…) et que le prince charmant reste tout aussi improbable !

Tf : Vous avez quitté votre emploi en tant que Marc et êtes revenue en tant que femme, sous votre prénom Marie : comment votre retour à la vie quotidienne s’est-il passé ?

M.E.C. : Ai-je eu de la chance, où ai-je eu celle que je méritais, c’est la question que pose mon retour au quotidien dans la vie professionnelle, sous mon prénom Marie et mon corps métamorphosé. Cette chance c’est celle que j’ai eue que mon employeur accepte que je revienne à l’hôpital à mon même poste d’aide-soignante, avec une qualité d’accueil exemplaire. Pour autant, il s’agissait là d’une ultime étape sociale, car je devais dès lors fuir tous ceux qui avaient connu Marc : ce rappel dans leur regard était insoutenable. Du coup, j’ai postulé dans une clinique où je suis arrivée en tant que femme, vierge de tout passé. Pendant un certain temps, quand je quittais la clinique après une journée de douze heures à être nommée et considérée comme Marie, je pleurais jusqu’à l’entrée du métro...

Tf : Vous dénoncez de façon très franche les associations transsexuelles et leurs revendications. Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans ces associations ?

M.E.C. : Je n’adhère pas à la plupart des revendications des associations de transsexuels pour une raison simple : elles se déploient sous l’égide de la victimisation. Elles portent souvent un discours agressif envers les institutions chargées de la prise en charge des transsexuels. Leur posture victimaire est l’étendard d’un militantisme qui exige que le changement de sexe devienne une formalité aussi simple que changer sa couleur de cheveux. Aussi, elles invectivent la société pour obtenir que changer de sexe soit un droit de l’homme et de la femme en France. Dans cette lutte se joue ce que ces associations voudraient obtenir par-dessus tout : être pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour tous les frais médicaux de transformation, sans évaluation médicale ! D’autre part, elles tapent du pied pour que les tribunaux accordent le changement d’état civil à tous les « trans », y compris à ceux qui n’ont pas souhaité de transformation génitale, voire certains qui n’ont pas pris d’hormones et qui demeurent des hommes en capacité de bander et de féconder… Bien entendu je ne suis pas d’accord avec ces positions.

« Mémoires d’une transsexuelle. La belle au moi dormant », de Marie Edith Cypris, éditions puf, 26 euros.

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Le corps inachevé

 

"Quand j’étais petite fille, je lisais au lit jusqu’à midi les samedis et dimanches. Mon père m’avait surnommée « la Comtesse de Ségur », faisant de moi sur-le-champ, pour mon pur enchantement, une écrivaine! J’allais, moi aussi, écrire des livres…

Que de détours, parfois, pour revenir au point de départ! De longues études, des années de pratique en tant que psychologue… Puis, un beau jour, au mitan de la vie et au tournant du siècle, on décide de tout quitter : les patients, le statut d’aidant, la sécurité d’emploi, la pression de l’institution et la fameuse caisse de retraite, pour une certaine lenteur dont on doit certes payer le prix. Travail à la pige et simplicité volontaire, ceci sans toutefois éprouver la moindre amertume ni le plus petit regret, parce que s’ouvre alors un univers tellement plus vaste que celui auquel on s’accrochait. Ainsi, à quarante- cinq ans, je me suis retrouvée assise à ma fenêtre jusqu’à midi, les jeudis, vendredis, samedis, dimanches, avec ma plume et mon cahier… Toute petite dans le paysage, minuscule sous le ciel et pourtant si éparpillée dans l’espace et dans le temps. Si légère, presque transparente face à la multitude, mais plus vivante que jamais. Comme si m’arrêter pour l’écrire rendait chaque parcelle d’existence plus réelle.

J’habite en Gaspésie, une région rurale du Québec. Je vis dans une petite maison en location, face à la mer. C’est au rythme des marées que s’est écrit Miettes de moi. À partir du corps et au son de l’esprit. À la frontière entre la vague et l’air, entre la peau et les mots. Du creux d’une cellule où l’univers entier semblait parfois vouloir se nicher. Dans le silence et dans la solitude. Sans savoir si ces humeurs corporelles, ces rencontres avec le vide, avec la guerre ou les fourmis allaient un jour être lues… Sans savoir si ces transactions intemporelles, ces particules d’univers en suspension risquaient un tant soit peu de rejoindre d’autres humains dans leur propre façon d’habiter leur corps ou dans leur manière d’appartenir à cette humanité… Le poète est un être seul. Irrémédiablement seul, mais à la fois si perméable à ce qui vit tout autour de lui et bien plus loin encore.

La poésie m’apparait comme lieu de rencontre entre l’univers intérieur et l’univers extérieur. Elle a cette faculté de replacer les petites planètes dans mon corps, tout en me resituant dans le monde. De même pour le lecteur, qui à sa façon et à chaque lecture laisse se reconstruire en lui la réalité. Car s’il appartient au poète d’évoquer l’implicite, c’est au lecteur d’écrire les silences entre les vers et de s’y bercer, découvrant ainsi un palier à mi-étage entre deux pensées… Cet espace parallèle auquel nous prêtons d’ordinaire si peu attention dans le flux de l’action, de la peur et des obligations.

Et voilà qu’un fil se tend entre soi et autrui. La poésie nous réinsère dans ce même puzzle infini, à jamais inachevé. La poésie rassemble et, j’en suis convaincue, la poésie soigne le monde. Un poème par jour au journal télévisé et la terre ne tournerait-elle pas un plus rondement?

Monsieur le Président de la Bibliothèque Nationale de France, Monsieur le Chancelier de l’Institut, Monsieur le Président, Madame la directrice et membres de la Fondation L?A Finances pour la poésie, membres du jury, Mesdames et Messieurs,

C’est un immense honneur d’être accueillie parmi vous ce soir. Je suis extrêmement reconnaissante à la Fondation pour cet encouragement à poursuivre mon travail d’écriture poétique. Soyez assurés que je continuerai de m’y consacrer avec toute l’attention qu’il est possible de porter à l’existence dans tous ses replis.

Je tiens à souligner la présence inestimable d’un mentor au cours de mon cheminement en poésie. J’exprime donc à Monsieur Michel Pleau, Prix du Gouverneur général du Canada en 2008, ma profonde gratitude. À la fois par son œuvre littéraire et par les ateliers de création qu’il anime, Monsieur Pleau se révèle un véritable allumeur de poésie au Québec.

Je remercie aussi de tout coeur Monsieur Robert Giroux, éditeur et directeur littéraire de la maison Triptyque, d’avoir accueilli une auteure « à vocation tardive », venant du lointain. L’équipe de Triptyque, à Montréal, se joint à moi pour souhaiter longue vie à votre initiative qui contribue à faire en sorte que la poésie continue d’ouvrir un sentier vers l’âme, en ce siècle où l’immense flot d’information technique se doit de céder la place, et ce, de plus en plus, à la respiration de l’indicible.

Merci infiniment."

Joanne Morency

 

Discours de remerciement de Joanne Morency - Fondation LA ...

www.fondationpoesie.fr/Fondation/.../Discours-de-Joanne-Morency

30 sept. 2010 – Discours de Joanne Morency le 30 septembre 2010 ... Elle a cette faculté de replacer les petites planètes dans mon corps, tout en me resituant dans ... La poésie nous réinsère dans ce même puzzle infini, à jamais inachevé.

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  Enfanter l'inhumain 

 

http://dl.dropbox.com/u/58042848/Enfanter%20l%27inhumain.pdf

 

Enfanter l’inhumain. Le refus du vivant  

 

Ollivier Dyens

Éditions Triptyque Essai

Nous ne sommes pas humains, nous ne sommes pas autonomes, nous n’avons aucune volonté propre. Nous émergeons, vivons, perdurons grâce à des collectivités de bactéries, d’insectes, de machines. Tels des insectes sociaux, nous créons des « nids », des « toiles », des « fourmilières » que nous appelons villes, machines, civilisations, non pas simplement parce que nous en ressentons génétiquement le besoin, mais bien parce que ces structures nous ordonnent de le faire. Nous ne sommes que mécanismes à la solde de l’évolution.

Enfanter l’inhumain amène donc à repenser la structure de l’humain en proposant un modèle nouveau, celui de la stigmergie, cette dernière étant la dépendance étonnante qui lie toile et araignée. Telle l’araignée et sa toile, l’humain et ses bactéries, ses villes et ses technologies s’influencent et se créent mutuellement.

Nous vivons en effet dans un monde où langage, représentations, technologies ; où densité, surproduction et insensé ; où virus, bactéries, collectivités nous donnent vie, nous mènent et nous guident, tout en nous invitant à agir comme catalyseur de leur émergence. Nos mains créent, puis se meuvent sous l’emprise de ces phénomènes.

Ollivier Dyens invite le lecteur à reformuler de façon fondamentale sa conception de l’humain et de l’humanisme et à poser son regard vers les structures étonnantes, mi-biologiques, mi-artificielles, qui fondent le matériau du vivant.

 

Ollivier Dyens est vice-recteur adjoint aux études à l’Université Concordia. Il est l’auteur de dix livres dont deux parus aux Éditions VLB, Chair et Métal: Évolution de l’homme, la technologie prend le relais (2000, Prix du meilleur essai de la Société des écrivains canadiens, section Montréal, publié en anglais chez MIT Press) et Les Murs des planètes suivi de La Cathédrale aveugle (2002), finaliste pour le prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire. Plus récemment, il a fait paraître La Condition inhumaine (Flammarion, 2008) et Là où dorment les crapauds (Triptyque, 2008).

En librairie le 29 août

essai, 179 p., 25 $

ISBN: 978-2-89031-784-0

e-pub : 978-2-89031-785-7

PDF : 978-2-89031-786-4

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rentrée littéraire flammarion. Olivier Adam : "Les Lisières"

Margaux Fragoso

Tigre, tigre !

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie Darrieussecq

Résumé

 

Par une belle journée d’été, Margaux Fragoso rencontre Peter Curran à la piscine de son quartier, et ils commencent à jouer. Elle a sept ans ; il en a cinquante-et-un. Quand Peter l’invite chez lui avec sa mère, la petite fille découvre un paradis pour enfants composé d’animaux exotiques et de jeux. Peter endosse alors progressivement, insidieusement, le rôle d’ami, puis de père et d’amant. Charmeur et manipulateur, Peter s’insinue dans tous les aspects de la vie de Margaux, et transforme l’enfant affectueuse et vive en une adolescente torturée. Lyrique, profond et d’une limpidité hypnotique, Tigre, tigre ! dépeint d’une manière saisissante les forces opposées de l’emprise et de la mémoire, de l’aveu et du déni, et questionne nos capacités de guérison. Un récit extraordinaire qui dévoile de l’intérieur la pensée d’une jeune fille au bord de la chute libre.

 

Tiger, Tiger: What is the point of reading this memoir of abuse ...

www.guardian.co.uk/.../debate-tiger-tiger-book - Traduire cette page
27 Mar 2011 – But the most troubling thing by far is the attitude of its author, Margaux Fragoso, who is determined to spare us absolutely nothing, and so ...

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