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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

Publié le par leblogducorps.over-blog.com


Thierry Pillon - Le corps à l'ouvrage.

Le Mot de l'éditeur : Le corps à l'ouvrage

Le travail au quotidien, à la mine, en usine ou en atelier, est une expérience qui s’inscrit dans le corps et le marque, parfois avec violence. L’apprentissage des gestes et des postures, la maîtrise du rythme ou le vertige de la vitesse le forment en le pliant aux habitudes. La lumière, le bruit, la chaleur le plongent dans un univers de sensations envahissantes. À l’épreuve d’objets, d’outils ou de substances dangereuses, il garde trace de blessures, de maladies, d’accidents. Enfin, le contact avec les autres, la promiscuité des odeurs et des humeurs, mais aussi l’exhibition de la virilité et les jeux de séduction, lui assignent un espace de perceptions intimes. 
Pour restituer au plus près ce corps à l’ouvrage, Thierry Pillon a utilisé une étonnante série de récits, de témoignages et d’autobiographies rédigés depuis le début du xxe siècle. Ils sont précis, troublants, terribles par moments. On y découvre, par exemple, ces jeunes mineurs qui restent seuls au bal tant ils transpirent noir, le piquant irritant des cristaux sur la peau des femmes dans une usine de sucre, les métaphores guerrières pour dire le bruit, mais aussi la beauté des usines et leur silence à l’arrêt des machines, la provocation insolente des blagues sexuelles ou le besoin de caresse de ces corps meurtris. 
Attentif et rigoureux, Thierry Pillon analyse à la fois les continuités et les ruptures dues aux changements techniques ou aux évolutions des sensibilités. C’est tout un monde ouvrier en mouvement qui s’incarne sous sa plume.

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Image1
Cachez ce corps que je ne saurais voir ? 
Les sciences sociales face à la question du "biologique"

deux journées d'études dans le cadre du cycle "dimension sexuée de la vie sociale" (resp: I. Théry et A. Martial)
ouvertes au public
à l'EHESS
salle de réunion
La Vieille Charité
2 rue de la charité
MARSEILLE

jeudi 10 mai 2012 de 11h30 à 17h30 :  Le corps sexué dans l'Assistance Médicale à la Procréation, nouvelles données de terrain
vendredi 11 mai 2012 de 9h30 à 17h30 : Renouveler l'approche du corps contemporain, cinq auteurs pour un débat
"Cachez ce sein..." On pourrait penser que la célèbre formule de Tartuffe n'est plus d'actualité.. Et pourtant, les débats de ces dernières années ont montré que la place faite au corps dans les études de genre est loin d'être évidente et que refuser de voir le corps peut être une vraie tentation, et parfois même une véritable revendication.  
D'un côté, on a vu se développer comme jamais une sociologie, une anthropologie, une histoire du corps, et en particulier du corps sexué. Les approches relationnelles centrées sur les modalités sexuées/genrées des pratiques sociales du corps se sont beaucoup développées. Elles renouvellent la compréhension des institutions, rites et cérémonies qui, aujourd'hui comme autrefois, mais  de façon très différente et avec des valeurs de référence radicalement différentes "produisent" socialement les identités sexuées masculines, féminines et transgenres. 
De l'autre côté, il existe dans les études de genre comme dans le débat public, une nouvelle tendance à dé-socialiser le corps et à le faire disparaître de la pensée en le qualifiant de "biologique" : pensons aux expressions comme  sexe biologique, parent biologique,  enfant biologique
Analyser la dimension éminemment sociale de la filiation obligerait-il à dénier le corps et à ne pas reconnaître la socialité éminente de pratiques aussi évidemment corporelles que celle de "faire" un enfant ? Quelle conception implicite de la personne doit-on apercevoir dans les approches qui tendent à disqualifier (et naturaliser) le corps  en l'assimilant à un simple substrat biologique ? Comment l'égalité de sexes modifie-t-elle nos visions des corps sexués et quels dilemmes peut-on percevoir aujourd'hui ?
Pour approfondir ces questions, 
le JEUDI 10 MAI  de 11h30 à 17h30 nous présenterons les premiers résultats de l'enquête "LES ASYMETRIES MASCULIN/FEMININ DANS L'ASSISTANCE MEDICALE  LA PROCREATION" que l'EHESS mène dans les services hospitaliers de Marseille depuis deux ans.
Interventions de Anne Sophie GIRAUD, Manon VIALLE, Luis SAGAON TEYSSIER et Irène THERY et une comparaison avec l'AMP au Québec par Marie Blanche TAHON.
Le VENDREDI 11 MAI de 9h à 18h nous recevrons cinq auteurs dont les travaux portent sur l'ici et maintenant de nos sociétés contemporaines, et renouvellent les analyses  du corps sexué/genré en sciences sociales  en liant très étroitement enquête empirique et réflexion théorique.
A chacun, nous avons demandé de nous présenter ses travaux les plus récents en les reprenant sous cet angle : qu'apportent-ils à une réflexion critique sur les usages du mot "biologique"  dans la société et en sciences sociales ?
Dominique MEMMI,  directrice d'études au CNRS, vient de publier La seconde vie des bébés morts, Editions de l'EHESS, 2011.
Martine GROSS , ingénieure d'études au CNRS, qui vient de publier Choisir la paternité gay, ed. Eres, 2012.
Baptiste COULMONT, maître de conférences à l'Université Paris 8,  qui vient de publier Sociologie des prénoms , ed.  La découverte, 2011, et rédige actuellement un rapport sur les changements de prénom.
Laurence HERAULT, maîtresse de conférences  à l'Université d'Aix-Marseille, qui a publié de nombreux articles sur les processus  transgenres et l'expérience transgenre de la parenté
Marie-Blanche TAHON, professeure à l'Université d'Ottawa,  auteur de Sociologie des rapports de sexe, Presses universitaires d'Ottawa, 2005. 
Leurs interventions seront suivies d'un débat avec Agnès MARTIAL, chargée de recherche au CNRS, et Irène THERY , directrice d'études à l'EHESS, sur le thème : "Y a t-il un sens à parler d'une "biologisation" de la filiation ? "

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Body hacking : Pirater son corps et redéfinir l’humain

 

Présentation de l'éditeur

A la croisée du "hacking" et du transhumanisme, le body
hacking est un mouvement qui prend une véritable ampleur.
Ces adeptes se surnomment eux-mêmes "biopunks", "bio-
hackers" ou "selftranshumanistes". Ce sont parfois des
rebelles, rejetant les schémas établis, parfois de simples
explorateurs du champ des possibles. Leur point commun : ils
ont implanté dans leur corps de nouveaux composants en
mixant le biologique et l’électronique, pour développer de
nouveaux sens, éprouver des sensations nouvelles. Ce livre
part à la rencontre de ces individus qui ont entrepris une
démarche qui nous interpelle sur l’avenir de l’humain. Il
montre que ce mouvement s’inscrit dans la logique de
modifications corporelles plus anciennes et bien établies
(tatouages, piercing, chirurgie esthétique, etc.), mais va bien
plus loin et entraîne surtout des conséquences bien plus
profondes. Il explique que ces transformations (body hacking)
n’ont pas de caractère esthétique : elles visent à enrichir les
sens ou à doter le corps de fonctionnalités nouvelles.


http://www.stevehaworth.com
Ces "pirates de l’humain" utilisent la technologie pour modifier
leur corps, en redéfinir les contours ou les fonctions, avec pour
effet de repousser les limites de l’humain. L’auteur répond
également à toutes les questions que ce mouvement soulève, à
la croisée des sciences, de la religion et des lois, nous forçant à
repenser l’avenir et les limites de l’être humain. Notre corps
nous appartient-il vraiment, au point d’en altérer le
fonctionnement ou d’y adjoindre de nouvelles fonctions ?
Pourquoi des individus, qui poussent la logique de liberté
individuelle à son paroxysme, entreprennent sur eux-mêmes
des modifications physiques ? Quels sont les dangers inhérents
à cette démarche ? Comment ce mouvement évoluera-t-il ?
Quelles sont ses conséquences à long terme ?

Biographie de l'auteur

Cyril Fiévet, ingénieur, journaliste et auteur, traite de
l'innovation et de l'impact des technologies sur la société
depuis une quinzaine d'années. Rédacteur en chef de plusieurs
magazines, il a contribué ces dernières années à InternetActu,
Le monde de l'Intelligence, Comment ça marche, et a été
correspondant en France du magazine américain Small Times.
Il fut également le traducteur de l’ouvrage Everyware d’Adam
Greenfield. Body hacking est son sixième livre.

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LE CORPS DES AFRICAINES DÉCRIT PAR DES ROMANCIÈRES AFRICAINES

Bernard Ekome Ossouma
Femmes Africaines
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION LITTÉRATURE ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES QUESTIONS DE GENRE AFRIQUE NOIRE


A travers un corpus varié, représentatif de divers espaces de l'histoire et de la géographie littéraires africaines, l'auteur aborde le destin romanesque de l'objet étudié : le corps féminin.

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CORPS, ÉTHIQUE ET FONCTION ÉDUCATIVE

La différence en question
Xavier Gallut
Savoir et formation - Genre et éducation
EDUCATION SANTÉ, MÉDECINE HANDICAP TRAVAIL SOCIAL


Il s'agit de faire du corps le point de départ d'une réflexion destinée à éclairer les enjeux à l'oeuvre dans le rapport à l'autre, lorsque celui-ci présente un handicap. Pourquoi le corps est-il source de préoccupation permanente ? Quels sont les enjeux relatifs à la corporéité dans l'action éducative ? Pourquoi l'apparence a-t-elle tant d'importance ? Que nous révèle ce "souci" du corps ? Cette étude s'adresse particulièrement aux professionnels de l'éducation spécialisée travaillant auprès des personnes handicapées, aux psychologues et aux formateurs en travail social.

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Jeanette Winterson

Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?

  • Olivier (Editions de l')

  • Broché

  • Paru le : 03/05/2012

Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? Etrange question, à laquelle Jeanette Winterson répond en menant une existence en forme de combat. Dès l'enfance, il faut lutter : contre une mère adoptive sévère, qui s'aime peu et ne sait pas aimer. Contre les diktats religieux ou sociaux. Et pour trouver sa voie. Ce livre est une autobiographie guidée par la fantaisie et la férocité, mais c'est surtout l'histoire d'une quête, celle du bonheur.
"La vie est faite de couches, elle est fluide, mouvante, fragmentaire", dit Jeanette Winterson. Pour cette petite fille surdouée issue du prolétariat de Manchester, l'écriture est d'abord ce qui sauve. En racontant son histoire, Jeanette Winterson adresse un signe fraternel à toutes celles - et à tous ceux - pour qui la liberté est à conquérir.

 

     
   

Ecrit sur le corps

 

Amazon.co.uk

Written on The Body is a tender dissection of erotic love. The prose is like a poem, lush with wit and imagery, but behind the luxuriant relish of the words, there is a scalpel-sharp cut of emotions. Love and longing are the wounds through which Winterson's imagery flows. The novel begins with regret: "Why is the measure of love loss? It hasn't rained in three months ... The grapes have withered on the vine." The narrator is also suffering from a heart-stricken drought. She is grieving for the loss of her true love, Louise.

Louise has flowing Pre-Raphaelite hair, and a body besieged by leukaemia, her cells waging war: "here they come, hurtling through the bloodstream trying to pick a fight." But Louise is not dead, merely abandoned by the narrator with the best of intentions. As the lament continues, striking in its beauty and dazzling inventiveness, more of the love story is revealed. The narrator has been a female Lothario, falling in love, and out again, swaggering like Mercutio. But then she meets Louise, married to Elgin--"very eminent, very dull, very rich"--and is hopelessly, helplessly smitten: "I didn't only want Louise's flesh, I wanted her bones, her blood, her tissues, the sinews that bound her together." Elgin persuades her to leave for the good of Louise's health, and all is undone.

Winterson does not shy away from grief, or joy. She has acutely described how love can transform a life, but also destroy it too. But, for Winterson, where there is love there is hope: "I stretch out my hand and reach the corners of the world ... I don't know if this is a happy ending but here we are let loose in open fields." Eithne Farry

From Publishers Weekly

This fourth effort from British writer Winterson ( Sexing the Cherry ) is a high-concept erotic novelette, a Vox for the postmarital crowd. The narrator, a lifelong philanderer ("I used to think marriage was a plate-glass window just begging for a brick"), has fallen in love with Louise, a pre-Raphaelite beauty. Louise is unhappily married to a workaholic cancer researcher, so the narrator leads her into a sexually combative affair. This scenario seems obvious enough, but Winterson never reveals whether the narrator is male or female. Rather, she teases readers out of their expectations about women and men and romance: Louise calls the narrator "the most beautiful creature male or female that I have ever seen," and the narrator observes, "I thought difference was rated to be the largest part of sexual attraction but there are so many things about us that are the same." When the narrator breaks off the affair after learning that Louise has cancer--only her husband can cure her--the work turns into a eulogy for lost love. Winterson manipulates gender expertly here, but her real achievement is her manipulation of genre : the capacious first-person narration, now addressed to the reader, now to the lover, enfolds aphorisms, meditations on extracts from an anatomy textbook, and essayistic riffs on science, virtual reality and the art of fiction ("I don't want to reproduce, I want to create something entirely new"). "It's as if Louise never existed," the narrator observes, "like a character in a book. Did I invent her?" One wonders, as Winterson intends, and then wonders some more. For Louise--and the narrator's love for her--never seems quite real; in this cold-hearted novel love itself, however eloquently expressed, is finally nothing more than a product of the imagination.
Copyright 1992 Reed Business Information, Inc. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Corps - revue interdisciplinaire

 

Ce nouveau numéro de CORPS poursuit la confrontation et la mise en perspective des travaux en sciences humaines et sociales et ceux en sciences de la vie.

Le numéro s'ouvre sur deux entretiens avec des spécialistes du corps :
Régine Detambel, écrivaine participant à l'Oulipo et s'attachant dans ses ouvrages aux traces des événements et du temps sur la peau, notamment.
Éric Fassin, sociologue, qui s'intéresse notamment à la manière dont se réalise la subjectivation des normes publiques, en montrant que le corps est un territoire politique et comment il est l'objet d'assignations.

Les deux dossiers centraux " Corps des affects " (dirigé par Nicoletta Diasio et Virgine Vinel) et " Corps en migrations " (dirigé par Chantal Crenn et Simona Tersigni), chacun composé de huit textes de spécialistes, s'articulent autour de la nouvelle notion de " milieu corporel ", qui implique adaptations, émotions et réorganisations de soi parmi les autres.

 

CNRS Editions

www.cnrseditions.fr/

Informations sur la société, catalogue des ouvrages et périodiques, nouveautés et vente en ligne.

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mardi 24 avril 2012

 

un dossier complet à ce thème(http://www.cahiers-pedagogiques.com/No497-Le-corps-a-l-ecole.html), , ainsi que celui de l'éducation physique et sportive (http://www.cahiers-pedagogiques.com/Developper-des-competences-en-EPS.html),

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Le corps point par point

Pendant mes années de pratique en tant que médecin généraliste, j'ai souvent été confronté à des patients qui consultaient en me disant : " J'ai mal là" »., l'interprétation du nom chinois et la signification du point nous permettent de comprendre notre histoire personnelle et familiale et d'entrer en communication avec nos tensions, nos points douloureux. Chaque point correspond à un besoin, un blocage ou une blessure.decine traditionnelle chinoise et la médecine nouvelle, ce livre dévoile aux médecins, vétérinaires, acupuncteurs, énergéticiens, ostéopathes et patients les liens entre l'énergétique et la symbolique du corps.

 

Cette rencontre entre la médecine nouvelle et la tradition chinoise était nécessaire pour mettre l’accent sur l’importance de vivre en harmonie et en accord avec la nature et soi-même. Ce livre propose une interprétation et par conséquent une nouvelle manière de concevoir l’individu dans son ensemble. Il fournit des informations permettant à chacun de prendre conscience de ses maux. Il n’est en aucun cas conçu comme un manuel d’automédication. Il s’adresse à un public non initié et se veut accessible au plus grand nombre.

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Colloque international

                    

« Archéologie de l’esclavage colonial »

09/05/12 - 11/05/12

9h30-17h30

 

Théâtre Claude Lévi-Strauss 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

En français et en anglais avec traduction simultanée.

 

Colloque organisé par l’Inrap,
le Comité pour la mémoire et l’histoire et de l’esclavage,

le ministère de le Culture et de la Communication,
et le musée du quai Branly

 

 

                 

 

 

 

 

Dans le cadre de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition, le 10 mai 2012, le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, le ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national de recherches archéologiques préventives et le musée du quai Branly organisent le colloque international Archéologie de l’esclavage colonial les 9, 10 et 11 mai 2012 au théâtre Claude Lévi-Strauss.

 

Autour d’une trentaine de spécialistes étrangers et français, ce rendez-vous est l’occasion de faire le point sur les avancées récentes de la connaissance de la traite, de l’esclavage et du marronnage dans le domaine de l’archéologie.

 

Confrontant études de cas et synthèses sur l’archéologie de l’esclavage aux États-Unis, à Cuba, en Colombie, au Brésil, aux Antilles, au Cap-Vert, au Sénégal, au Ghana, en Afrique-du-Sud, en Afrique de l’Est, à La Réunion et à l’Ile Maurice, ce rendez-vous propose une meilleure prise en compte du patrimoine archéologique du système esclavagiste, de sa conservation et de sa mise en valeur.

 

 

 

 

 

 

L’histoire de l’esclavage a connu ces dernières années un développement important. Mais les apports de l’archéologie de la période coloniale à la connaissance du système esclavagiste sont encore mal partagés. Pourtant, l’archéologie joue un rôle décisif pour documenter les conditions de vie des esclaves, leurs habitats, les établissements où ils furent asservis – souvent détruits mais dont subsistent les fondations –, les enclaves du marronnage, les rites d’inhumation, l’état sanitaire des défunts, leur âge, leur sexe, etc. Les archives du sol apportent des informations sans équivalent : les archives écrites, lorsqu’elles existent, sont pour la plupart univoques – émanant de l’État, des négriers ou des propriétaires. En étudiant la culture matérielle des esclaves, l’archéologie – et en particulier, depuis une vingtaine d’années, l’archéologie préventive – contribue de façon décisive aux recherches sur l’esclavage colonial. La traite, l’habitat, la vie quotidienne, le marronnage ou les pratiques funéraires bénéficient ainsi d’une documentation nouvelle.

Des fouilles récentes au Brésil, en Afrique de l’Est, en Afrique du Sud et au Ghana, ainsi que des recherches sous-marines livrent des données importantes sur la traite négrière.

Si les quartiers d’esclaves – les rues « cases-nègres » – ont presque tous disparu, ils « survivent » dans le sol à l’état de structures archéologiques dont l’étude est d’un grand intérêt historique. Des travaux en Louisiane, à Cuba, aux Antilles françaises, au Brésil et au Cap-Vert renouvellent la documentation sur l’habitat et la culture matérielle des esclaves.

Plus difficile à appréhender en archéologie, le marronnage est aujourd’hui étudié aux États-Unis, à Cuba, au Brésil, à La Réunion et à l’île Maurice.

L’étude des « cimetières » aux États-Unis, en Guadeloupe, en Martinique ou à La Réunion fournit des informations remarquables sur les conditions d’inhumation des esclaves et sur les pathologies caractéristiques de populations asservies (carences, dégradations de la dentition, infections, maladies dégénératives…).

 

Confrontant études de cas et synthèses sur l’archéologie de l’esclavage aux Etats-Unis, à la Barbade, à Cuba, au Brésil, aux Antilles françaises, au Cap-Vert, en Afrique de l’Est, du Sud et de l’Ouest, à La Réunion et à l’Ile Maurice, ce colloque fera le point sur les avancées récentes de la connaissance de la traite, de l’esclavage et du marronnage, et proposera une meilleure prise en compte du patrimoine archéologique du système esclavagiste, de sa conservation et de mise en valeur.

 


 

* Programme détaillé

 

Programmation en cours – Rendez-vous et intervenants susceptibles de légères modifications

 

Mercredi 09/05/2012 – Matin

 

9h30 : Introductions par Stéphane Martin, président du musée du quai Branly, et Jean-Paul Jacob, président de l’Inrap

 

 

États et enjeux de l’archéologie de l’esclavage colonial

 

Séance présidée par Theresa A. Singleton, Maxwell School of Syracuse University

 

10h : Mise en perspective, par Françoise Vergès, Comité pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage

 

10h30 : Présence-absence : tendances récentes de l’archéologie et de la mémoire de l’esclavage

par Alessandra Cummins, The Barbados Museum and Historical Society

 

11h : Pause

 

11h15 : Les sources archéologiques pour l’étude de l’esclavage à Cuba et aux Caraïbes

par Lourdes S. Domínguez González, Colegio de San Gerómino, La Havane

 

11h45 : L’archéologie de l’esclavage dans le domaine français

par Sylvie Jérémie, Inrap

 

12h15 : Discussion

 

 

Mercredi 09/05/2012 – Après-midi

 

Vestiges de la traite négrière

 

Séance présidée par Laurella Rinçon, direction générale des Patrimoines, ministère de la Culture et de la Communication 

 

14h30 : Archéologie de la traite en Afrique de l’Est

par Chapurukha M. Kusimba, The Field Museum, Chicago

 

15h : Perspectives et enjeux de la fouille des navires négriers

par Max Guérout, Groupe de recherche en archéologie navale

 

15h30 : À la recherche du Valongo, le quai des esclaves à Rio de Janeiro au 19e  siècle.

par Tania Andrade Lima, Museu Nacional de l’Universidade Federal do Rio de Janeiro

 

16h: Pause

 

16h15 : Enjeux de l’archéologie de l’esclavage colonial en Colombie

par Luz Adriana Maya Restrepo, Universidad de los Andes, Bogóta

 

16h45 : Quelques perspectives sur l’archéologie, la cosmologie et les rituels du passé africain à partir du cas de Yikpabongo en pays Koma au nord du Ghana

par Benjamin Kankpeyeng, Université du Ghana, Legon

 

17h15 : La fouille sous-marine du navire négrier hollandais Meermin et le Southern African Slave Wrecks project 

par Jaco Boshoff, Iziko Museums, Le Cap

 

17h15 : Discussion

 

Jeudi 10/05/2012 – Après-midi

 

L’habitat et la culture matérielle

 

Séance présidée par Frédéric Régent, Université de Paris I

 

14h30 : Vivre entouré de murs : archéologie d’une communauté d’esclaves à Cuba

par Theresa A. Singleton, Maxwell School of Syracuse University

 

15h : Le système colonial en Guyane, données archéologiques

par Nathalie Cazelles, université de Paris I

 

15h30 : Esclaves et missionnaires au Cap Vert

par Chris Evans, University of Cambridge

 

16h : Pause

 

16h15 : The President’s House à Philadelphie : la liberté, l’esclavage et la création d’une nouvelle nation

par Jed Levin, National Park Service, Philadelphie

 

16h45 : De la découverte d’un cimetière d’esclaves à la création d’un service d’archéologie à La Réunion

par Edouard Jacquot, service régional de l’Archéologie, DRAC de La Réunion, Saint-Denis

 

17h15 : Archéologie du contrôle social et religieux dans La Plantation Magnolia à Natchitoches Parish, Louisiane

par Kenneth Brown, University of Houston, Texas

 

17h45 : Les rues «  cases nègres » aux Antilles et en Guyane

par Kenneth Kelly, University of South Carolina

 

18h15: Discussion

 

Vendredi 11/05/2012 – Matin

 

Indices du marronnage

 

Séance présidée par André Delpuech, musée du quai Branly

 

9h30 : La résistance des esclaves au Brésil : archéologie et histoire

par Lùcio Menezes Ferreira, université fédérale de Pelotas

 

10h : Le petit marronnage, une adaptation épisodique dans l'océan Indien : données de  terrain et pertinence globale

par Amitava Chowdhury, Queen’s University, Kingston, Ontario

 

10h30 : Le foyer de Harriet Tubman : une tradition afro-américaine de la conquête de la liberté et de l’action sociale

par Douglas V. Armstrong, Syracuse University

 

11h : Pause

 

11h15 : Un site de marronnage à Palmares au 17e siècle

par Pedro Paulo Abreu Funari, université de Campinas, Brésil

 

11h45 : Archéologie du marronnage à La Réunion : l’exemple de la « vallée secrète » dans le cirque de Cilaos à la Réunion

par Anne-Laure Dijoux, université de Paris I

 

12h15 : Discussion

 


Vendredi 11/05/2012 – Après-midi

 

Archéologie des « cimetières » d’esclaves

 

Séance présidée par Jean Paul Jacob, Inrap

 

14h30 : L’esclave dans la société coloniale. Les cimetières de Guadeloupe, un champ d’investigation privilégié par Thomas Romon, Inrap

 

15h : L’African Burial Ground de New York : d’un cimetière oublié du 17e siècle à un monument national

par Michael Blakey, Institute for Historical Biology, College of William and Mary, Williamsburg, Virginie

 

15h30 : Conditions de vie, conditions de mort : le cimetière de l’Anse Sainte-Marguerite en Guadeloupe par Patrice Courtaud, CNRS

 

16h : Le cimetière d’esclaves de Torcy en Guyane

Catherine Rigeade, Inrap

 

Discussion

 

16h45 : Conclusion par Ibrahima Thioub, Université Cheikh Anta Diop, Dakar

 

 

Programmation : André Delpuech, musée du quai Branly ; Laurella Rinçon, direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture et de la Communication ; Paul Salmona, Inrap ; Anne-Christine Taylor, musée du quai Branly ; Françoise Vergès, CPMHE.

 

Coordination : Martine Scoupe, Inrap ; Anna Gianotti Laban, musée du quai Branly.

 

 

Anna Gianotti Laban

Responsable de la coordination des manifestations scientifiques

Département de la recherche et de l’enseignement

*musée du quai Branly

01 56 61 70 24

anna.laban@quaibranly.fr

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