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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

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"La souffrance physique dans l'Antiquité, théories et représentations" Revue Pallas, n°88. 

 


Jean-Christophe COURTIL et Jean-Marie PAILLER (coord.)

N° ISBN : 978-2-8107-0218-3
PRIX : 25.00 €
Format et nombre de pages : 16 x 24 cm - 276 p.

Parution le 14 juin 2012

Sommaire :
- Introduction (J.-Ch. Courtil)


I. Approches de la médecine antique


- Les voix de la douleur entre médecins et malades : le témoignage de l'Antiquité (Ph. Mudry)
- Souffrir pour être beau ? Sport et douleur dans les traités de Galien (E. Felsenheld)
- La représentation de la douleur animale chez les hippiatres latins (V. Gitton-Ripoll)


II. Corps souffrant et philosophie


- Quelques réfexions sur le châtiment dans les dialogues platoniciens (E. Jouet-Pastré)
- La mesure des affections dans l'épicurisme (F. Prost)
- Valetudinarius Seneca. Sénèque le Philosophe était-il un malade imaginaire ? (J.-Ch. Courtil)
- Le lieu de la douleur : le cinquième livre de la correspondance entre Fronton et Marc Aurèle (F. Le Blay)


III. La souffrance physique dans la littérature et les arts


- Approche littéraire et médicale de la souffrance physique dans La Pharsale de Lucain (S. Pétrone, V. Bonet)
- La représentation de la douleur dans la sculpture hellénistique (F. Queyrel)
- Le mal d'amour au Moyen Age : souffrance, mort et salut du poète (C. Noacco)








http://histoiresante.blogspot.ca/ 

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government.

Maya Nakanishi

Maya Nakanishi
The pictures taken by professional photographer Takao Ochi, shows an unclothed Nakanishi striking tasteful poses. Pic/AFP and TAKAO OCHI

Elle se dénude pour financer ses Jeux paralympiques

Maya Nakanishi est une jeune athlète japonaise qui a perdu une jambe à l’âge de 21 ans. Cette terrible épreuve, qui en a arrêté plus d’un, ne l’a pas empêché de rêver et de foncer! L’athlète paralympique a donc décidé de poser nue pour financer l’expérience qu’elle vivra prochainement à Londres!

http://fr-ca.sports.yahoo.com/photos/elle-se-d%C3%A9nude-pour-financer-ses-jeux-paralympiques-slideshow/

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Poetry and the Body (NeMLA 2013, 3/21-24, Boston)

Location:

Massachusetts, United States

Call for Papers Date:

2012-09-30

Date Submitted:

2012-06-01

Announcement ID:

194934

 

 

44th Annual Convention of the Northeast Modern Language Association (NeMLA) March 21-24, 2013 Boston, Massachusetts Host Institution: Tufts University Panel: Poetry and the Body This panel seeks papers that consider how poets represent bodies, how poetry is embodied by poets in performance, and/or how poetry may require an embodied experience of its audience. Topics may respond to theories of embodiment and material feminism; they may respond to any variety of related poetry. For example, feminist poets like Audre Lorde and Adrienne Rich made their bodily experiences of the world central to their poetry: race, gender, and sexuality are all intimately linked to the body. But Eliot's age-anxious Prufrock, Mark Doty's representations of bodies with AIDS, and contemporary performance poetry all address the centrality of embodiment to the poetic agenda. Poets portray living bodies, ill bodies, bodies under surveillance, bodies moving through space, bodies dying or dead. Tan Lin's ambient poetics even requires the reader of poetry to have an embodied experience. All related topics will are welcome.

Send 250-500 word abstracts to Kirsten Bartholomew Ortega at: kortega@uccs.edu.

DEADLINE: September 30, 2012

Please include with your abstract:
Name and Affiliation
Email address
Postal address
Telephone number
A/V requirements (if any; $10 handling fee required with registration)

www.nemla.org for more information about the convention

 

Kirsten Bartholomew Ortega
UCCS, Department of English
1420 Austin Bluffs Parkway
Colorado Springs, CO 80917
719-459-0225
Email: kortega@uccs.edu

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Transparences, 2e mode, depuis 2009
Autoportraits en mode viril
Dessin à main levée sur la peau, encre de Chine
Photographie argentique en noir et blanc
60 x 60 cm par photo
Contrecollage sur aluminium et châssis
Série de 21 personnages
8 poses par personnage
Toujours en cours
-       Remarque scénographique : cette série est très malléable dans une exposition puisque l’on peut proposer une sélection de personnages ou de poses différentes d’un même personnage.
Cette série compte parmi les travaux dits affleurants de l’artiste. Elle cumule les approches : dessin sur la peau, performance et photographie.
Parfois sous-titrées, Autoportraits en mode viril, les Transparences, 2e mode sont surtout une « auto » mise en scène de l’artiste dans une volonté d’appréhender toutes les facettes de sa création.
Les Transparences, 2e mode confrontent le corps biologique féminin aux figures de genre viril. Le résultat est simple et immédiat, les dessins sont des esquisses énergiques qui expriment un geste et ne doivent pas cacher le corps afin de bien identifier le sujet : la femme qui porte une barbe à l’encre de chine.                                                                                                                                                                       
Cette série est née d’une interrogation sur la construction sociale du corps et les relations qui en découlent entre les genres et les classes sociales. Elle pointe avec humour les figures de styles que sont les postures viriles typiques perçues par une femme. Critiques, mais dédramatisées et bienveillantes, les Transparences offrent une galerie, un inventaire, des représentations de la virilité. Elle rappelle ainsi la nature culturelle et la valeur de convention sociale de tous ces profils types.   
Cette série revendique sa pluridisciplinarité. Loin d’être anecdotiques, les dessins retracent uneexpérience plastique d’ordre performatif. Ils se jouent de la matière, ou plutôt des textures multiples du corps. Ils ne sont que croquis pour afficher et souligner les accidents rencontrés par le pinceau : reliefs de la chair, des os, pilosité… tout un terrain accidenté donc qui détermine ce résultat riche en « réserves », traits suspendus, inachevés.
Ce travail est réalisé sans assistant et sans recadrage au tirage. Il exige ainsi une grande rigueur et beaucoup de précision. Cette rigueur rappelle à l’artiste, qu’au-delà d’une performance réalisée en solitaire, il lui faut penser le temps de la rencontre avec le public et donc la forme définitive de la création.
Lorraine Alexandre, docteur en art et sciences de l'art mention arts plastiques, rattachée au CERAP, Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
 artiste plasticienne chercheuse, sa thèse, soutenue en 2008, s'intitule "Persona - La pratique des apparences comme acte de création"
Elle travaille essentiellement sur les modes de mises en scène et de réappropriations formelles du corps dans l'ensemble des arts.
Elle a publié un livre en 2011 grâce à Steven Bernas donc : "Les enjeux du portrait en art - étude des rapports modèle, portraitiste, spectateur", chez L'Harmattan (version remaniée de la 3e partie de sa thèse)
Elle a participé à plusieurs ouvrages collectifs, certains paraîtrons cette année, deux existent déjà : " Le lieu du genre", aux Presses de la Sorbonne Nouvelle  et "Corps et immersion", chez L'Harmattan.
Accessible directement sur internet : une intervention pour la journée d'étude du groupe genre à paris 1 en 2009
Un premier article en 2007 dans "La voix du regard n° 20" sur la censure etc...
Ici, quelques séries (trop rares) sont visibles sur mon blog.

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Histoire de l'éducation physique des femmes

Active Bodies: A History of Women's Physical Education in Twentieth-Century America

Martha H. Verbrugge is Presidential Professor in the Department of History at Bucknell University and the author of Able-Bodied Womanhood: Personal Health and Social Change in Nineteenth-Century Boston (OUP, 1988).
  • Hardcover: 400 pages
  • Publisher: Oxford University Press (May 23 2012)
  • Language: English
  • ISBN-10: 0195168798
  • ISBN-13: 978-0195168792
 During the twentieth century, opportunities for exercise, sports, and recreation grew significantly for most girls and women in the United States. Female physical educators were among the key experts who influenced this revolution. Drawing on extensive archival research, this book examines the ideas, experiences, and instructional programs of white and black female physical educators who taught in public schools and diverse colleges and universities, including coed and single-sex, public and private, and predominantly white or black institutions. Working primarily with female students, women physical educators had to consider what an active female could and should do in comparison to an active male. Applying concepts of sex differences, they debated the implications of female anatomy, physiology, reproductive functions, and psychosocial traits for achieving gender parity in the gym. Teachers' interpretations were contingent on where they worked and whom they taught. They also responded to broad historical conditions, including developments in American feminism, law, and education, society's changing attitudes about gender, race, and sexuality, and scientific controversies over the nature and significance of sex differences. While deliberating fairness for female students, white and black women physical educators also pursued equity for themselves, as their workplaces and nascent profession often marginalized female and minority personnel. Questions of difference and equity divided the field throughout the twentieth century; while some women teachers favored moderate views and incremental change, others promoted justice for their students and themselves by exerting authority at their schools, critiquing traditional concepts of "difference," and devising innovative curricula. Connecting the history of science, race and gender studies, American social history, and the history of sport, this book sheds new light on physical education's application of scientific ideas, the politics of gender, race, and sexuality in the domain of active bodies, and the enduring complexities of difference and equity in American culture.

http://histoiresante.blogspot.ca/

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Résumé

De 1999 à 2011, David Servan- Schreiber a rédigé de nombreuses chroniques pour Psychologies magazine. L’ensemble de ces articles complètent et illustrent les grandes découvertes qu’il a eu a cœur de transmettre dans Guérir et Anticancer, et continuent de nous faire entendre une voix profondément novatrice.

Peut-on soigner des traumatismes violents ? Soulager sans médicament la douleur physique ou les dépressions ? Peut-on se libérer du stress ? Aider son corps à mieux prévenir les maladies chroniques ? Dans une cinquantaine d’articles, en s’appuyant sur l’expérience bouleversante de ses patients, confrontés à toutes sortes de maux physiques ou de douleurs morales, David Servan-Schreiber revient sur l’importance des relations humaines, de la communication émotionnelle, de la méditation, de la nutrition et du sport pour prévenir et guérir les cancers, les maladies cardio-vasculaires, le mal-être ou les dépressions. Il nous explique aussi l’impact formidable de l’EMDR pour soigner les syndromes de stress post-traumatiques, les promesses de la thérapie par la lumière, le rôle indispensable des oméga-3, l’apport immense des médecines alternatives (acupuncture, homéopathie, phytothérapie…), la nécessité d’un travail sur le corps pour développer la cohérence cardiaque, préserver à la fois notre santé mentale et physique (yoga, méditation, taï-chi…). Des conseils faciles à suivre, sans effets secondaires, et aux résultats spectaculaires.
À travers ces pages se dessine la conviction fondamentale de David Servan-Schreiber : l’espoir se situe clairement dans la combinaison des thérapies conventionnelles et des thérapies complémentaires. Toutes les études le prouvent, dessinent une nouvelle médecine et une nouvelle psychologie positives, une théorie radicalement révolutionnaire des principes qui harmonisent les fonctions du corps. Une médecine qui est à portée de main de chacun d’entre nous…

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http://simplysociology.wordpress.com/2012/06/06/new-book-bio-objects-life-in-the-21st-century/

Increasing knowledge of the biological is fundamentally transforming what life itself means and where its boundaries lie. New developments in the biosciences – especially through the molecularisation of life – are (re)shaping healthcare and other aspects of our society. This cutting edge volume studies contemporary bio-objects, or the categories, materialities and processes that are central to the configuring of ‘life’ today, as they emerge, stabilize and circulate through society.

Examining a variety of bio-objects in contexts beyond the laboratory, Bio-Objects: Life in the 21st Century explores new ways of thinking about how novel bio-objects enter contemporary life, analysing the manner in which, among others, the boundaries between human and animal, organic and non-organic, and being ‘alive’ and the suspension of living, are questioned, destabilised and in some cases re-established.

Thematically organised around questions of changing boundaries; the governance and regulation of bio-objects; and changing social, economic and political relations, this book presents rich new case studies from Europe that will be of interest to scholars of science and technology studies, social theory, sociology and law.

Contents:   Introduction: bio-objects: exploring the boundaries of life, Andrew Webster; Part 1 Changing Boundaries of Human, Nonhuman and Society: Challenging bio-objectification; adding noise to transgenic silences, Tora Holmberg and Malin Ideland; Pluripotent promises: configurations of a bio-object, Lena Eriksson; Water – an exploration of the boundaries of bio-objects, Ragna Zeiss; Bio-objectification of clinical research patients: impacts on the stabilization of new medical technologies, Conor M.W. Douglas. Part 2 Governing Bio-Objects: Beasting biology: interspecies politics, Nik Brown; Comparing public engagement with bio-objects: implementing co-existence regimes for GM crops in Denmark, the UK and Germany, Janus Hansen; Governing hereditary disease in the age of autonomy: mutations, families and care, Aaro Tupasela; At the margins of life: making fetal life matter in trajectories of first trimester prenatal risk assessment (FTPRA), Nete Schwennesen. Part 3 Generative Relations: The fruit of love: the German IVF-embryo turning from abject into bio-object, Bettina Bock von Wülfingen; On why states still matter: in vitro fertilization embryos between laboratories and state authorities in Italy, Ingrid Metzler; Growing a cell in silico: on how the creation of a bio-object transforms the organisation of science, Niki Vermeulen; Genetic discrimination 2.0: the un/differentiating gene in insurance, Ine Van Hoyweghen; Still life? Frozen gametes, national gene banks and re-configuration of animality, Sakari Tamminen; Index.
About the Editor:  Niki Vermeulen, is Wellcome Research Fellow at the University of Manchester, Centre for the History of Science, Manchester, UK, Sakari Tamminen is an Academy of Finland postdoctoral researcher at the University of Helsinki, Finland and Andrew Webster is Professor of the Sociology of Science & Technology and Director of the Science and Technology Studies Unit at the University of York, UK.

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"Sans titre", Sant Jordi, Ibiza, 2008. Ce portolio est paru dans l'édition du 18 novembre de M Le magazine.
Crédits : Felix R. Cid /
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Sexe, drogues et techno à Ibiza : "l'expérience d'une marque et d'un ...

www.lemonde.fr/.../sexe-drogues-et-techno-a-ibiza-l-experience-d-u...
3 avr. 2012 – La plupart des gens viennent à Ibiza pour faire l'expérience d'une marque ... Yves Michaud, Ibiza mon amour, enquête sur l'industrialisation du plalsir
IBIZA MON AMOUR ; ENQUETE SUR L'INDUSTRIALISATION DU PLAISIR

"Yves Michaud, 67 ans, philosophe spécialiste de la culture, fondateur de l'Université de tous les savoirs, publie cette semaine un livre sur les fêtes d'Ibiza comme laboratoire des pratiques culturelles actuelles (Ibiza mon amour, NiL éditions).


Qu'est-ce que c'est, Ibiza ?

Yves Michaud : C'est une île en plis et en creux, dans laquelle plusieurs mondes coexistent à quelques kilomètres les uns des autres, de façon relativement séparée. Il y a celui de la fête, pour lequel 80 % des 2,4 millions de touristes officiellement enregistrés viennent chaque année. Ce monde existe la nuit comme le jour, grâce aux after-clubs et aux hôtels dotés de boîtes de nuits, qui tournent 24 heures sur 24. C'est celui des jeunes Anglaises venues de Birmingham en charter et des oligarques russes, entre autres.

A côté, on trouve un tourisme familial, modelé sur celui de la Costa Brava espagnole, et un tourisme de retraités, surtout allemands, modelé sur Majorque. Il y a encore quelques locaux, environ 50 000, qui mènent une vie relativement imperméable à tout cela, même s'ils en profitent. Il y a enfin un monde d'intellectuels, de peintres et d'écrivains, qui sont attirés par l'image de bohème de l'île.

 

C'est donc une espèce de marque commerciale ?

La plupart des gens viennent à Ibiza pour faire l'expérience d'une marque et d'un mythe. Cela fonctionne à peu près comme pour toute marque de luxe : Hermès a son sac Kelly, Vuitton sa malle transatlantique et Ibiza son mythe musical, celui de l'époque hippie fantasmée des années 1970, mâtiné de drogue et de liberté sexuelle.

C'est l'île de Calypso, sur laquelle Ulysse est prisonnier au début de l'Odyssée, une espèce de porte-avion situé hors de l'espace et du temps. Il suffit de regarder le nom des boîtes de nuit : l'Amnesia, fondée par un philosophe espagnol attiré par les drogues dans les années 1970, l'Eden, le Space, le DC10...

En quoi est-ce un laboratoire de nos pratiques culturelles ?

On retrouve la même logique à l'œuvre à Ibiza et dans l'industrie du luxe, qui vend non seulement des objets, mais de plus en plus d'expériences. On a ainsi remis en circulation un "train des maharadjas" en Inde : on peut y passer huit jours dans une bulle de luxe à traverser le Rajasthan, avec des éléphants, des tigres, etc. A l'Amnesia, quand on paye 5 000 euros une table dans le carré VIP première classe, qui en compte quatre, on achète une expérience.

Depuis les années 1980, le monde de l'art a lui aussi évolué de la production d'objets à la création de dispositifs de sensation, ce qu'on appelle des installations. L'art sert alors avant tout à donner du plaisir. Il se rattache au phénomène touristique à travers les festivals et les biennales. On constate aujourd'hui que derrière la notion d'esthétique, il y a toujours un vécu indéfinissable, impur, que la plupart des philosophes de l'esthétique ont voulu effacer.

A Ibiza, on retrouve ce goût général du bien-être : on baigne dans des "ambiances", des "environnements" lumineux et sonores très sophistiqués, décuplés pour beaucoup par les drogues, puisqu'environ 40 % des touristes en prennent. Une nuit à Ibiza, c'est une gigantesque installation, avec ses rituels, son temps distendu, fluide, dont vous êtes acteur : il faut que le public d'une boîte de nuit joue le jeu pour que la fête prenne.

 

En quoi cet hédonisme-là est-il nouveau ?

Il existe un hédonisme de la chance, formé à l'époque antique, lorsque le vin et les drogues étaient rares, la médecine hasardeuse, la vie exposée à toutes sortes de vicissitudes. Il repose sur la gestion du bon plaisir, lequel n'arrive pas tous les jours. Plus récemment, nous avons découvert le plaisir de la consommation d'objets, celui de Georges Perec et de Jean Baudrillard, puis un hédonisme du bien-être : le plaisir maîtrisé, garanti notamment par l'Etat-providence. Aujourd'hui, nous avons du plaisir par bulles : nous voulons des choses intenses et qui durent, des expériences lisses et fortes. Cela s'explique par la maîtrise grandissante que nous avons des conditions de l'existence, grâce à la science et à la médecine notamment.

Dans les années 1960, il était encore difficile d'entrer dans la bulle d'Ibiza : il fallait rejoindre Barcelone, puis prendre un bateau qui ne passait pas tous les jours. Aujourd'hui, vous pouvez partir en charter de Roissy avec le DJ David Guetta, qui a mixé dans plusieurs vols pour faire la promotion d'une compagnie aérienne. Arrivé à Ibiza, vous serez pris en charge par les hôtesses de votre hôtel, et vous déroulerez le fil de votre voyage, que vous aurez préparé en détail sur Internet, selon votre budget.

 

Quel jugement portez-vous sur ce plaisir ?

Je ne juge pas. Il est facile de dire que l'île s'est dénaturée en tombant dans l'industrie des plaisirs, après avoir été un havre de paix pour la bohème chic durant la première moitié du XXe siècle. Pourtant, dans les années 1930, Walter Benjamin est venu à Ibiza comme tout le monde : parce que la vie y était beaucoup moins chère qu'ailleurs. D'autres sont venus y cacher leurs plaisirs et leurs orientations politiques, ou encore y boire tout leur saoul.

Dans l'industrie d'Ibiza, aujourd'hui, je ne condamne que les risques d'addiction, qui sont plus élevés, puisque les plaisirs y sont reproductibles à l'infini, aisément. Il y a aussi un coût humain important : le couple emblématique de l'île est l'oligarque russe et son "escort girl".

 

Yves Michaud, Ibiza mon amour, enquête sur l'industrialisation du plaisir, NiL éditions, 351 p., 20€.

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JA PAGE 1

Silence et parole du corps

users.skynet.be/psychomotricite/.../folder%20A5)site-03-06-2011.pd...

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Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones. Syndicat National d'Union des Psychomotriciens. 41ème journées annuelles de thérapie

 

Silence et
parole du corps
... de l’alternance à la reliance
pour favoriser l’émergence
d’un devenir sujet
11, 12 et 13 octobre 2012
à Bruxelles
(Belgique)
Centre Culturel d’Uccle
w Vague après vague, respiration après respiration, dans un mouvement de
flux et de reflux, silence et parole se partagent l’espace-temps de la rencontre
psychomotrice. Entre inspiration et expiration, la parole du corps et la pensée
émergent du dialogue tonico-émotionnel.
« Le silence, dit D. Le Breton, n’est jamais le vide, mais le souffle entre les
mots, le court repli qui autorise la circulation du sens, l’échange des regards,
des émotions… ». Il ajoute : « Parler, c’est d’abord se taire ensemble pour
pouvoir s’écouter, comprendre les propos de l’autre, nourrir sa propre réponse.
Le silence n’est jamais pleinement perçu comme tel, il enracine la parole, la
nourrit comme d’un terreau. »
Où se situe le psychomotricien dans cette qualité d’écoute pour que l’autre
trouve sa place et puisse exister ? Quel regard lui adresser pour l’amener à
s’ouvrir, à s’installer dans l’instant de la rencontre où tout se lie et se délie, se
tisse et se dénoue ?

 

11-12 et 13 octobre 2012

www.snup.fr/download/JA_Bruxelles-2012-programme.pdf

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41èmes. Journées annuelles de thérapie psychomotrice. - BRUXELLES - .... Vous pouvez prendre les bus 38, 41, 43 et 98 et descendre square des Héros ou

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Histoire du suicide

S'abréger les jours:Le suicide au XVIIIe siècle

Dominique Godineau est professeure d’histoire moderne à l’Université Rennes 2. Elle a consacré de nombreuses études à l’histoire des femmes et de la Révolution française et a publié Citoyennes Tricoteuses. Les femmes du peuple à Paris pendant la Révolution (1988, Perrin, 2004) et Les femmes dans la société française, XVIe - XVIIIe siècle (Armand Colin, 2003).   

Broché: 336 pages
Editeur : Armand Colin (16 mai 2012)
ISBN-13: 978-2200249694

Si « le bonheur est une idée neuve en Europe », le suicide la précède de peu : ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’il est ainsi nommé et devient une question de société, débattue dans les salons, dans les confessionnaux et devant les tribunaux. Car ce sont bien des cadavres qui étaient traînés devant les cours de justice, promis par l’Église à la damnation éternelle, et condamnés par les officiers civils, à avoir la mémoire déshonorée, voire « supprimée ». Jugé un crime horrible, le suicide n’est momentanément dépénalisé qu’en 1791 sous le double effet de la déchristianisation révolutionnaire et de la sacro-sainte liberté qui guide désormais les pas des Citoyens, tels de nouveaux héros antiques. La mort volontaire n’est pas encore dans le grand vent du romantisme et elle se révèle inscrite dans le quotidien de l’ensemble de la société : hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres… Pour des questions d’honneur, de misère, de solitude, d’amour aussi… on « s’homicide soi-même », on « s’assassine », on « se défait soi-même » par le fer, le poison ou l’eau. En s’appuyant sur les rapports de police, les testaments, les anecdotes relatées par les gazettes ou les journaux privés, l’ouvrage redonne vie à ces morts et nous montre une humanité familière, touchante et complexe. Les très nombreux cas étudiés offrent au final un tableau d’une incroyable richesse de la sensibilité, des formes de sociabilité et des mentalités de ces Français de la fin de l’Ancien Régime et de l’Empire. 
http://histoiresante.blogspot.ca/

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