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La santé, quel travail ! ?

28 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

Colloque international pluridisciplinaire

La santé, quel travail ! ?

Santé et maladie, entre définitions savantes et pratiques professionnelles 

Organisé par le réseau Germes-SHS

Groupe d’échanges et de recherches sur la médecine et la santé en sciences humaines et sociales

 

Reprenant la formule de René Leriche définissant la santé comme « la vie dans le silence des organes », Georges Canguilhem, d’une part en déduit qu’« il n’y a pas à proprement parler de science de la santé » et, d’autre part l’étend à « la vie dans la discrétion des rapports sociaux ». Ces deux propositions interrogent la possibilité pour les chercheurs et les professionnels de s’emparer du concept de santé pour en faire un objet du travail scientifique. La santé mérite ainsi d’être « travaillée » dans ses aspects dynamiques plutôt que d’être « étudiée » comme un « état de bien-être », telle que la définition de l’OMS tend à la figer.

 

C’est dans cette perspective que chercheurs en sciences humaines et sociales et professionnels de santé, réunis au sein du groupe Germes-SHS, organisent ce colloque pour tenter de saisir la complexité de la santé comme objet de définitions savantes et de pratiques professionnelles. Ce travail collectif de problématisation du concept de santé peut se penser à partir de deux entrées. La première privilégie une approche plus théorique de la santé, à la fois « idéal à atteindre » et objectif dépendant des contextes historiques, économiques et sociaux. La deuxième envisage la santé comme champ d’activités professionnelles et de politiques publiques.

 

 

Vendredi 25 mars

9 h 30 - 11 h 00 - Accueil des participants

Accueil par :

Claudine BURBAN, sage-femme enseignante à l’école de sages-femmes de Nantes

Allocutions de :

• Monsieur le président de la Région des Pays de la Loire ou son représentant

• Monsieur le président de l’université de Nantes ou son représentant

• John TOLAN, directeur de la MSH Ange-Guépin

Exposé introductif par Anne-Chantal HARDY

 

Séance plénière 1

11 h 00 - 12 h 30 - Table ronde : La santé, le normal et le pathologique

• Jean-Christophe WEBER, professeur de médecine interne, responsable de l’équipe « éthique et pratiques médicales », IRIST, EA 3424, ULP, Strasbourg,

• Dominique MEMMI, sociologue et politiste, directrice de recherche, CSU, UMR 7112, CNRS, Paris,

• Alain GIAMI, psychosociologue, directeur de recherche, équipe « Genre, santé sexuelle et reproductive », INSERM-CESP-U1018, Paris

 

Après-midi : sept ateliers en parallèle

 

14 h 00 - 17 h 30 - Atelier 1 : Santé et périnatalité - Présidents : Charles SUAUD, Jeanne BETHUYS

• Enrica BRACCHI, Infertilité, stérilité et infécondité : témoignages de parents « médicalement assistés » (Nantes)

Marie-Julia GUITTIER, Jocelyne BONNET, Graziella JARRABO, Michel BOULVAIN, Olivier IRION, Patricia HUDELSON, Diagnostic de présentation du siège et choix du mode d’accouchement : une étude qualitative sur le vécu des femmes (Genève)

• Samuele CAVALLI, Solène GOUILHERS, Claudine BURTON-JEANGROS, Bernice ELGER, « Docteur que feriez-vous à ma place ? » professionnels de la santé et processus de décision dans le suivi de la grossesse (Genève)

• Irène MAFFI, Division du travail et rapports de genre dans les maternités en Jordanie : quelques considérations sur les relations entre médecins, personnel soignant et parturientes (Lausanne)

• Jérôme CAMUS, Nathalie ORIA, L’encadrement des mères à la maternité : division du travail et tensions normatives (Amiens)

 

14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 2 : Dire la folie - Président : Cédric LE BODIC

• Parfait DTEMATIO AKANA, Une nosologie polémique : comment se dit la folie à Yaoundé ? (Yaoundé)

• Gilles BOURLOT, Savoir sur la maladie et sujet en souffrance (Nice)

• Armelle GRENOUILLOUX, Comment se disent les maladies mentales ? (Cholet)

 


14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 3 : Le travail : un indicateur de santé - Présidente : Hélène DESFONTAINES 

• Catherine CAVALIN, Sylvie CÉLÉRIER, Le travail, quelle santé ? (Noisy-le Grand)

• Guillaume LECOEUR, La diffusion du concept de stress dans l’évaluation et la gestion de la santé au travail : enjeux et perspectives (Paris)

• Claire DUTOT-BELLOUARD, Anne-Charlotte TAILLANDIER, Impacts du vieillissement de la population sur la santé des personnels soignants du secteur hospitalier ? (Arras)

 

14 h 00 - 15 h 30 - Atelier 4 : La mixité professionnelle en santé - Président : Baptiste VIAUD

• Jean-Paul CANÉVET, Marion LASSALLE GIRARD, Les secrétaires médicales en médecine générale : une profession en quête de professionnalisation (Nantes)

• Lise MONNERAUD, La santé en mutation : quelle évolution des missions ? Quelle réorganisation des tâches dans l’action publique ? (Pessac)

• Hélène LECOMPTE, « Je suis l’école ! » : lorsque les institutions scolaire et médicale cohabitent… (Nantes)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 5 : Dire la maladie de l’enfant - Présidente : Hélène LECOMPTE

• Julien JUPILLE, Les usages du médicament : le cas de la prise en charge de l’hyperactivité chez l’enfant dans un centre hospitalo-universitaire à l’orientation cognitive (Nantes)

• Delphine KEPPENS, Les enjeux de la validation du parent de l’enfant obèse ou diabétique au professionnel médical (Paris)

• Albert YAO, Julie-Ghislaine SACKOU, Assemien BOA, Comment les professionnels de santé et les communautés disent-ils les maladies infantiles ? Enquête en zone péri-urbaine à Abidjan (Côte d’Ivoire) (Abidjan)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 6 : L’expert et le profane : discours et représentations - Président : Christian MERLE

• Christine JEOFFRION, Pauline DUPONT, Représentations sociales de la maladie : comparaison entre savoirs « experts » et savoirs « profanes » (Nantes)

• Sofiane BOUHDIBA, Le médicament en islam : représentation du médicament dans la société tunisienne (Tunis)

• Joël IPARA MOTEMA, Les récits de maladie à travers les trajectoires de santé à Kinshasa (Kinshasa)

 

16 h 00 - 17 h 30 - Atelier 7 : Définir la santé par le « besoin » et la « qualité » - Président : François TUFFRAU

• Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, Philippe TESSIER, Maladie chronique, adaptation et qualité de vie subjective. Un regard croisé de la psychologie et de l’économie (Nantes)

• Philippe MASSON, Les notions de « besoins » et de « demande sociale » sont-elles utilisées dans le domaine de la santé ? L’exemple des affections de longue durée (Nantes)

• Fabio MARCODOPPIDO, De la première consultation au rapport d’un Observatoire régional de santé : petite histoire des traductions d’énoncés (Rome)

 


Samedi 26 mars

Matin : sept ateliers en parallèle

 

9 h 00 - 12 h 30 - Atelier 8 : La santé et ses facultés - Présidents : Rémy SENAND, Anne-Chantal HARDY

S’orienter dans les facultés de santé ?

• Marriane GADÉ, Le PCEM1 : une arme à double tranchant pour la profession de sage-femme (Saint-Nazaire)

• Cédric RAT, Caroline PERIER, Rémy SENAND, Quelle place pour l’histoire de vie des internes en médecine dans leur choix d’orientation professionnelle ? Une enquête auprès des internes de la faculté de médecine de Nantes en 2009 (Nantes)

Enseigner les SHS aux professionnels de santé

• Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, Un enseignement des « sciences humaines et sociales » pour les étudiants de médecine ou à quand la valorisation d’un curriculum caché ? (Nantes)

• Aude GIRIER, Quelle place pour la sociologie dans le nouveau programme de soins infirmiers ? (Paris)

Quel apport des SHS à la recherche en santé ?

• Jean-Paul CANÉVET, Cédric RAT, Vanessa CAPRON, Maud JOURDAIN, Rémy SENAND, Entre médecine et sciences humaines, le praticien-chercheur en médecine générale au cœur d’un défi épistémologique (Nantes)

• Didier LECORDIER, Que peut apporter la sociologie à la recherche en soins infirmiers ? (Nantes)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 9 : La santé a-t-elle un genre ? - Présidente : Annie DUSSUET

• Ludovic GAUSSOT, Nicolas PALIERNE, Approche savante, expériences profanes et relation thérapeutique dans les alcoolismes masculins et féminins (Poitiers)

• Isabelle HERVO-DESMEURE, Les étudiants hommes sages-femmes : entre reproduction des stéréotypes sexués et construction d’une identité professionnelle (Nantes)

• Stéphanie PACHE, La santé : un concept féministe ? (Lausanne)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 10 : Qu’est-ce que la « qualité » en santé ? Président : Philippe TESSIER

• Jorge MUÑOZ, Adeline RAYMOND, Les démarches qualité et la régulation interne des équipes (Brest)

• Anouk GREVIN, Le « travail » d’un établissement de santé avec les outils de gestion : récupérer des marges de manœuvre vitales (Nantes)

• Alexia JOLIVET, La certification ou apprendre le rôle d’expert de la qualité : une confrontation de figures de la qualité (Toulouse)

 

9 h 00 - 10 h 30 - Atelier 11 : Comment traduire la souffrance en maladie ? - Présidente : Christine JEOFFRION

• Frédéric DUBAS, Comment se disent les maladies ? (Angers)

• Jérôme THOMAS, « Demandes décalées » et « patients-déchets » aux urgences de l’hôpital, quelle articulation entre la clinique et le politique ? (Lyon)

• Marta MAÏA, Dire la maladie et se retrouver entre soi. Les forums de discussion de l’internet sur les hépatites (Lisbonne)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 12 : Les profanes « professionnels » de santé - Présidente : Geneviève CRESSON

• Guillaume GRANDAZZI, Emmanuel BABIN, Le travail du care : les proches entre reconnaissance et invisibilité (Caen)

• Edmond MBALLA ELANGA, Le garde malade au cœur de l’organisation du système de santé au Cameroun (Yaoundé)

• Lionel POURTAU, Philippe AMIEL, Le travail bénévole dans la lutte contre le cancer : quelle nécessité ? Quel professionnalisme ? Le problème de l’âge (Villejuif)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 13 : L’organisation du travail en santé - Président : Mathieu DETCHESSAHAR

• Stéphanie GENTIL, Standardisation des pratiques hospitalières et gestion de l’aléa : le « travail d’articulation » au bloc opératoire, déterminants et obstacles (Nantes)

• Roxanne ROCA, Jean-Paul GENOLINI, Gérard NEYRAND, Les moments de négociation dans le jeu des interactions médecin-patient en consultation médicale (Toulouse)

• Véronique HABEREY-KNUESSI, L’engagement, moteur pour l’activité ou danger pour la santé (Neuchâtel)

 

11 h 00 - 12 h 30 - Atelier 14 : Partage du travail et répartition des rôles - Présidente : Pascale MOULÉVRIER

• Baptiste FAUCHER, L’encadrement médical de la pratique sportive intensive : place et rôle des différents médecins auprès du sportif professionnel salarié (Nantes)

• Gabrielle LECOMTE-MENAHES, « Pluridisciplinarité » et réorganisation des services de santé au travail : comment les médecins se repositionnent-ils ? (Nantes)

• Séverine REY, Christine PIRINOLI, Mélanie BATTISTINI, Mixité des équipes soignantes et ségrégation horizontale : le partage de la pratique quotidienne comme révélateur du système de genre (Lausanne)

 

Séance plénière 2

14 h 00 - 16 h 00 - Table ronde : Le patient, le médecin et le système

• François-Xavier SCHWEYER, professeur de sociologie, École des hautes études en santé publique, Rennes

• Pierre BLAISE, médecin de santé publique, membre de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire

• 3e intervenant à confirmer

 

 

Le colloque a reçu le soutien de la Région des Pays de la Loire, du CNRS, de l’université de Nantes, de DCS (Droit et changement social), du Lemna (Laboratoire d’économie et de management de Nantes-Atlantique), de la faculté de médecine et de l’école de sages-femmes.

 

Comité d’organisation :

Angélique BONNAUD-ANTIGNAC, département de sciences humaines et sociales, faculté de médecine, Nantes

Jean-Paul CANÉVET, département de médecine générale, Nantes

Hélène DESFONTAINES, IPSA, Angers

Annie DUSSUET, Cens, Nantes

Baptiste FAUCHER, DCS, Nantes

Anouck GREVIN, Lemna, Nantes

Sylvie GRUNVALD, DCS, Nantes

Anne-Chantal HARDY, DCS, Nantes

Isabelle HERVO, École de sages-femmes, Nantes

Christine JEOFFRION, LabECD, Nantes

Cédric LE BODIC, Germes-SHS, Nantes

Christian MERLE, UFR de sciences pharmaceutiques, Nantes

Sylvie MOREL, Cens, Nantes

Anne SARRAZIN, École de sages-femmes, Nantes

Rémy SENAND, département de médecine générale, Nantes

Philippe TESSIER, ERSSCa, Nantes

François TUFFREAU, Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire, Nantes

Baptiste VIAUD, Cens, Nantes.

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"Bodybuilding. L'évolution des corps"

28 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://goqnotes.com/wp-content/uploads/2009/04/labor-of-love.jpg

 

 

Critique n° 764-765 : "Bodybuilding. L'évolution des corps"

Editions de Minuit, Février 2011
160 p. - 13,50 €
ISBN : 9782707321503

 

De récentes commémorations l'ont montré : il est peu de sujets scientifiques aussi brûlants que l'évolution et la querelle autour de Darwin est un feu de prairie qui n'est pas près de s'éteindre. Mais son écran de fumée tend à masquer les extraordinaires transformations (scientifiques, anthropologiques, sociales et morales) survenues dans ce qu'on peut appeler la « construction des corps ». C'est ce paysage bouleversé par de nouvelles théories, de nouvelles technologies et de nouvelles manières de vivre qu'explore ce numéro. Son titre, bodybuilding, est à prendre littéralement et dans tous les sens. La « prise de forme » dont il est question dans ces pages n'est pas seulement l'évolution, que les scientifiques travaillent à élucider : c'est aussi la transformation du corps à laquelle s'efforcent ou se soumettent tant de nos contemporains.


Présentation : Prendre forme
Thierry HOQUET : Beefcake. Corps gays hystériques et érotiques
Elsa DORLIN : Homme / Femme ©. Des technologies de genre à la géopolitique des corps
Beatriz Preciado, Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique
Patrice BLOUIN : Le corps sportif à l'ère de son épuisement
Xavier GUCHET : Nanotechnologies et prise de forme
Laurence HÉRAULT : Le mari enceint. Construction familiale et disposition corporelle
Thomas Beatie, Labor of Love. The Story of One Man's Extraordinary Pregnancy
Martine de GAUDEMAR : Métamorphoses organiques. Une approche monadologique
Judith BUTLER : « Le corps est hors de lui »
Entretien réalisé par Sylvie DUVERGER et Thierry HOQUET
Priscille TOURAILLE : L'indistinction sexe et genre, ou l'erreur constructiviste
Frank CÉZILLY : Morphologie, sélection et mythe du corps idéal
Thomas HEAMS : D'Arcy Thompson et les formes déjà prises
D'Arcy Thompson, Forme et Croissance
Antonine NICOGLOU : Expliquer la forme
Mary Jane West-Eberhard, Developmental Plasticity and Evolution
Silvia CAIANIELLO : Les modules de la variation. L'évo-dévo ou la nouvelle genèse des formes
Lucie LAPLANE : Le mystère de la genèse des individus
Jean-Jacques Kupiec, L'Origine des individus
Michel MORANGE : Les mirages de l'épigénétique
Eva Jablonka et Marion J. Lamb, Evolution in Four Dimensions. Genetic, Epigenetic, Behavioral, andSymbolic Variation in the History of Life

 

Url de référence :
http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=2666
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Disciplines du corps

28 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

Journée d’étude – Disciplines du corps

 

Université de Toulouse-Le Mirail
Séminaire doctoral interdisciplinaire Genre
ARPEGE (MSHT) – LISST – FRAMESPA – UFR   HAA – PRISSMH-SOI UT3

Jeudi 17 février 2011

Maison de la Recherche, salle D 31

 

 

Journée d’étude organisée par Agnès Fine (directrice d’Etudes à l’EHESS, anthropologue, (LISST-UMR 5193), Christine Mennesson, (professeure, sociologie, PRISSMH-SOI UT3) et Sylvie Mouysset (professeure, histoire, FRAMESPA-UMR 5136).

Le corps discipliné constitue un champ de recherche aujourd’hui bien exploré en sciences sociales, d’Elias à Foucault, de Goffman à Giddens, de Le Goff à Corbin. Nous nous proposons de réfléchir à la fois sur les mécanismes d’obéissance corporelle dans le cadre d’institutions spécifiques (l’armée, le couvent, l’école de danse ou l’établissement sportif), mais aussi sur les logiques individuelles et contraignantes de transformation de soi. Historiens, sociologues, anthropologues et littéraires sont donc invités à croiser leurs regards à propos d’un thème certes fort vaste – « qu’est-ce qui n’est pas le corps ? » s’interroge Alain Corbin -, mais dont il s’agira ici de présenter quelques-unes des recherches les plus récentes ou en cours d’investigation.

Matin (9h30-12h30)

Christine MENNESSON, sociologue, PRISSMH-SOI, UT3
Corps, sports, genre : processus de socialisation et rapports de domination

Pierre Emmanuel SORIGNET, sociologue, PRISSMH-SOI, UT3
Danse et disciplines du corps

Danielle RIVES, historienne, LISST-CAS
Le corps en religion (XVIe-XXe siècle)

Monique MEMBRADO, sociologue, CNRS, LISST-CIEU, UTM
« Bien vieillir » : de la discipline à la négation des corps vieillissants, l’exemple du traitement
de la ménopause

Après-midi (14h-17h)

Nahema HANAFI, historienne, doctorante UTM – UNIL (Lausanne), FRAMESPA / IUHMSP
Corps urbains, oisifs et « efféminés » : le déracinement somatique comme discipline du corps
au XVIIIe siècle

Julie THOMAS, sociologue, STAPS, Université Paris XI-Orsay, ATER SANTESHI
Les usages du corps et du sport des filles engagées dans des filières masculines

Jeanne TEBOUL, anthropologue, doctorante UTM, LISST-CAS
Fonction de la discipline corporelle dans la formation du guerrier

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L'inhabitable

28 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://www.decitre.fr/gi/25/9782862276625FS.gif

Joy Sorman et Eric Lapierre
Photos de Jean-Claude Pattacini

Des 1 000 immeubles insalubres existant encore à Paris en 2001, indignes et dangereux pour la santé et le bien-être des habitants, il n’en restait quasiment plus en 2010. Mais il en reste... C’est dans ces îlots heureusement appelés à disparaître que Joy Sorman est allée voir de plus près ce que recouvre réellement ce terme d’insalubrité : Qui vit là ? Comment y vit-on ? Et pourquoi peut-il être difficile d’en partir malgré le délabrement généralisé, l’absence d’entretien, le non-respect des normes de sécurité, la promiscuité ? Joy Sorman raconte souvent, de manière prenante, le « non croyable » alors que Eric Lapierre trace l’histoire de cet état des lieux et les programmes successifs de réhabilitation.

Nouvelle collection : Mémoires urbaines
Paru le 20 janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA SANTÉ, QUEL TRAVAIL !?

28 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

Appel à communications
Le Groupe d’échanges et de recherches sur la médecine et la santé en Sciences humaines et sociales (GERMES-SHS) et la Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin organisent un colloque pluridisciplinaire ouvert aux chercheurs en scienceshumaines et sociales et aux professionnels de santé sur le thème :


LA SANTÉ, QUEL TRAVAIL !?
Santé et maladie, entre définitions savantes et pratiques professionnelles
à Nantes, les 25 et 26 Mars 2011


Reprenant la formule de René Leriche définissant la santé comme « la vie dans le silence des organes », Georges Canguilhem, d’une part en déduit qu’« il n’y a pas à proprement parler de science de la santé » et, d’autre part l’étend à « la vie dans la discrétion des rapports sociaux ». Ces deux propositions interrogent la possibilité pour les chercheurs et les professionnels de s’emparer du concept de santé pour en faire un objet du travail scientifique. La santé mérite ainsi d’être « travaillée » dans ses aspects dynamiques plutôt que d’être « étudiée » comme un « état de bienêtre », telle que la définition de l’OMS tend à la figer.


C’est dans cette perspective que chercheurs en sciences humaines et sociales et professionnels de santé, réunis au sein du groupe Germes-SHS, lancent cet appel à communications afin de susciter des échanges autour de leurs travaux respectifs sur « la santé », saisie dans ses dimensions théoriques et pratiques.


Ce travail de problématisation commune du concept de santé s’organise autour de deux axes. Le premier privilégie une approche plus conceptuelle de la santé, à la fois « idéal à atteindre » et objectif dépendant des contextes historiques, économiques et sociaux. Dans le deuxième axe la santé est
comprise comme champ d’activités professionnelles et de politiques publiques.


C’est autour de ce découpage nécessaire pour tenter de saisir la complexité de la santé comme objet de définitions savantes et comme pratique professionnelle que se tiendra ce colloque. Il permettra des échanges pluridisciplinaires lors d’ateliers organisés autour des thématiques proposées au sein de chaque axe.


Axe 1 : La santé, quel travail !


Ce premier axe interroge la santé en tant qu’objet dynamique dont s’emparent chercheurs et professionnels afin de mener une réflexion sur les processus de définition et de recomposition de la santé comme champ problématique.

Devant l’ampleur de la question, quatre thématiques seront privilégiées : la santé comme « besoin », les formes d’évaluation de la santé, les modes d’expression des maladies en tant que « santé perdue », et les outils de production de santé, pensés à partir de la notion de remède. Ces questions donnent lieu aujourd’hui à la production d’outils de mesure à partir desquels une standardisation des critères tend à s’imposer. Il est nécessaire de les interroger, tant dans leur mise en oeuvre que dans les effets sociaux et économiques de leur application.


1.a. La santé peut-elle se définir en termes de « besoins » ?


La notion de « besoin » oriente les politiques publiques en matière de santé, qu’il s’agisse de l’établissement des budgets de fonctionnement et des effectifs des professionnels de santé ou encore des campagnes sanitaires. Mais ces choix s’appuient-ils véritablement sur une évaluation préalable des besoins de santé ou la référence aux besoins de santé est-elle purement incantatoire ? Beaucoup d’auteurs considèrent que les besoins de santé n’ont pas de limite, alors que les ressources financières du système de santé sont par nature contingentées, conduisant les autorités sanitaires à mettre en place une instrumentation destinée à évaluer les besoins de santé, afin de rechercher systématiquement la meilleure efficience possible du système. Comment passe-t-on du concept de « besoin de santé » à celui « d’évaluation des besoins de santé » ? Quels sont les outils créés et mobilisés par les différents acteurs ? Par ailleurs, qu’est-ce qui crée les « besoins de santé » : est-ce l’explosion des techniques, les changements de pratiques ou la « demande » sociale ? Du côté des patients, la santé correspond-elle à un besoin variant selon la profession, l’âge, les représentations, la culture ou les possibilités d’accès au système de soins ?


1.b. La santé peut-elle s’évaluer ?


L’évaluation de la santé, qu’il s’agisse de celle d’une personne, de groupes de personnes ou de populations entières, est aujourd’hui devenue un exercice courant que mettent en pratique différents acteurs depuis les soignants, les chercheurs de diverses disciplines – médicales, de santé publique et des sciences humaines telles que la psychologie, l’économie et la philosophie pour n’en citer que quelques-unes – jusqu’aux institutions internationales à l’instar de l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais qu’entend-t-on par l’évaluation de la santé ? A quelles motivations et à quelles finalités cette pratique cherche-t-elle à répondre ? Quels sont les acteurs (ou points de vue), les outils mobilisés et les indicateurs utilisés pour évaluer la santé et à quels fondements théoriques et principes méthodologiques ces derniers se rattachent-ils ? Enfin, comment les évaluations sont-elles utilisées et quels impacts ont-elles sur les pratiques, les politiques et, plus généralement, sur les décisions concernant la santé et le système de soins ?


1.c. Comment se disent les maladies ?


Cette question s'entend à la fois du côté du patient qui dit sa maladie et du soignant qui traduit ce dire en discours médical. Car la maladie existe d'abord par des sensations corporelles qui dépassent un seuil de tolérance ou par un mal être (inquiétude, angoisse, rumination…) qui n’est plus supportable. Au prix de quel travail cognitif et psychique, et selon quels déterminismes sociaux ces ressentis deviennent-ils des paroles porteuses d’une plainte ? Et à travers quels filtres scientifiques, normatifs, ou personnels et subjectifs le médecin va-t-il traduire ces plaintes pour en faire un objet médical ? Les approches dites alternatives obéissent-elles aux mêmes types de déterminismes médicaux et non-médicaux pour s'approprier les plaintes ? Comment les SHS éclairent-elles le dire et le vécu de la maladie en fonction de leurs angles d’approche respectifs ?


1.d. Qu’est-ce qu’un « remède » ?


La rectification des désordres provoqués par la maladie s’opère par le biais de « remèdes », des plus anciens aux plus modernes, visant au retour à « la santé ». Mais la santé peut-elle réellement se recouvrer ? Quelle place prennent les médicaments et autres « remèdes » dans les représentations dela santé ? La vocation d’un remède est-elle uniquement physiologique et peut-on inscrire la démarche « diagnostic - prescription – délivrance - administration du remède » comme rituel de guérison ? Le médicament comme moyen de retrouver la santé peut être défini à la fois comme un « principe actif », comme un objet de consommation ou comme support d’une relation thérapeutique.


Cela pose la question des diverses significations accordées, par les patients et par les professionnels de santé, à la notion de remède.


Axe 2 : La santé, quel travail ?


Au-delà des constructions théoriques et/ou normatives du concept, la santé est l’objet de pratiques quotidiennes au cours desquelles des institutions, des organisations du travail et des professionnels mettent en oeuvre une expertise et posent des actes relevant d’un champ spécifique. Objet d’un travail construit à travers un système de formation, organisé dans des lieux dédiés où la division du travail structure les possibles de chacun, normalisé par des standards opérationnels qui font débat et créent des tensions, la santé se définit aussi à travers le travail de ses praticiens. Un travail qui suppose des prises de décision dont les conditions, aussi, font débat.


2.a. Quelles formations pour quels professionnels de santé ?


Le passage des facultés de santé au système LMD est l’occasion d’interroger les enjeux actuels de la formation des professionnels de santé, autour de trois axes de questionnement : quels sont les effets de l’uniformisation du recrutement des professions médicales par le concours classant de la première année ? En quoi le système de formation actuel, puis à venir, instaure-t-il des liens ou produit-il des clivages entre les différentes professions de santé ? La filiarisation des troisièmes cycles devra déboucher sur des productions de recherche : en dehors de la recherche biomédicale, quelles recherches sur « la santé » peuvent produire les professionnels impliqués dans ces parcours, quelle peut être la place des SHS et quelles en sont l’originalité et la spécificité ? Des propositions portant sur d’autres systèmes, en particulier Européens, seront bienvenues.


2.b. Quelle organisation du travail ?


Le travail de santé présente des particularités organisationnelles, tant en termes de temps, et notamment de temps de travail (horaires variables, astreintes, gardes de nuit ou du week-end), que d’espaces (à l’hôpital, en cabinet ou à domicile) et du fait des composantes relationnelles (interactions
soignant-soigné, coopération ou concurrence entre les différents professionnels) qu’il implique nécessairement. On s’intéressera à ces différentes formes d’organisation et à leurs répercussions tant individuelles que collectives : quelle répartition des tâches entre professionnels de santé et selon les organisations ? Une réflexion pourra aussi être menée sur les qualifications et compétences des acteurs de santé. On s’interrogera en particulier sur les modes de division sociale, morale et sexuelle des tâches qui distinguent professionnels et profanes, et hiérarchisent l’espace médical. Dans ce contexte de forte expertise, quelles places pour les profanes ?


2.c. Quels sont les effets produits par les normes de gestion et de rationalisation surle travail des soignants ?


On parle de plus en plus d’« industrialisation des soins » : on gère à présent des flux continus de patients, avec des outils de plus en plus perfectionnés. Les tâches des professionnels sont de plus en plus circonscrites par des procédures et des protocoles. De nouveaux rôles apparaissent, plus organisationnels, tenant en particulier à la régulation du travail. L’activité est désormais orientée et temporalisée par des préoccupations de gestion relayées par la direction et provenant des tutelles. Quels compromis sont trouvés entre standardisation et singularité, entre stratégie gestionnaire et
exigences de la prise en charge du patient, entre tâches de soins et tâches administratives ? Comment les soignants s'approprient-ils, ou pas, ces nouvelles fonctions, non directement liées à la santé ?


2.d. Comment se prend une décision médicale ?


Interroger les conditions dans lesquelles sont prises les décisions médicales ouvre deux principaux champs. Quelles contraintes pèsent de « l’extérieur » sur le praticien (normes professionnelles, pressions de l'industrie, politiques publiques, etc.) et quels sont leurs effets sur l’autonomie des praticiens de santé et sur la qualité des soins ? De manière plus circulaire, peut-on parler d’un réel partage de cette décision, entre des praticiens diversement formés, exerçant dans des contextes spécifiques, et des patients inégalement armés pour une telle discussion ? Qu’est-ce qu’une « bonne » décision médicale, compte-tenu des conditions sociales d’existence et du poids des biographies sur les rôles et les stratégies développés par chacun des acteurs ?


Comité d’organisation
Angélique Bonnaud-Antignac, Maître de conférences en psychologie, Département de sciences
humaines et sociales, Faculté de médecine, Nantes
Jean-Paul Canévet, Médecin généraliste, Maître de conférences associé, Département de médecine
générale, Nantes
Hélène Desfontaines, Maître de conférences en sociologie, IPSA, Angers
Annie Dussuet, Maître de conférences en sociologie, CENS, Nantes
Baptiste Faucher, Doctorant en droit, DCS, Nantes
Anouck Grevin, Doctorante en gestion, LEMNA, Nantes
Sylvie Grunvald, Maître de conférences en droit, DCS, Nantes
Anne-Chantal Hardy, Chargée de recherche CNRS en sociologie, DCS, Nantes
Isabelle Hervo, Formatrice Sages-femmes, Ecole de sages-femmes, Nantes
Christine Jeoffrion, Maître de conférences en psychologie, LabECD, Nantes
Cédric Le Bodic, Docteur en psychologie, Ingénieur de recherche, Germes-SHS, Nantes
Christian Merle, Professeur de pharmacie galénique, UFR de sciences pharmaceutiques, Nantes
Sylvie Morel, Doctorante en sociologie, CENS, Nantes
Anne Sarrazin, Directrice de l’école de sages-femmes, Nantes
Rémy Senand, Médecin généraliste, Professeur associé, Directeur du département de médecine
générale, Nantes
Philippe Tessier, Docteur en économie de la santé, ERSSCa, Nantes
François Tuffreau, Directeur adjoint de l’Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire,
Nantes
Baptiste Viaud, Docteur en sociologie, CENS, Nantes
Merci d’envoyer vos propositions de communications, orales ou affichées avant le 15 novembre
2010 par mail à :
Cédric Le Bodic
MSH Ange-Guépin
cedric.le-bodic@univ-nantes.fr
02 40 48 39 60
Celles-ci devront tenir en une page maximum et préciser l’axe et la thématique dans lesquels elles
s’inscrivent. La réponse aux propositions sera transmise aux auteurs avant le 1er décembre 2010.

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Le vivant post-génomique

26 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782738125064.jpg

 

 

Comment des structures fonctionnelles aussi complexes que les virus et les réseaux de neurones émergent-elles ? Découlent-elles nécessairement d'un projet intentionnel, voire d'une volonté providentielle ? Ou bien ces ensembles complexes sont-ils capables de s'organiser eux-mêmes ? Henri Atlan tente, dans ce livre, de répondre à cette question fondamentale.
Démontrant ici toute la richesse du concept d'auto-organisation, il fait apparaître les limites des modèles informatiques adoptés par la génétique depuis des décennies ; il fait émerger de nouvelles méthodes scientifiques pour modéliser le réel ; il bouleverse la façon dont inné et acquis se distinguent, se combinent et s'articulent. D'une redéfinition complète de la cellule à une analyse révolutionnaire des actions volontaires et à une nouvelle conception de l'unité entre le corps et l'esprit, Henri Atlan nous ouvre ici de nouvelles perspectives pour penser la complexité du vivant et de l'humain.

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Chimères

25 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://www.editions-eres.com/couvertures/img300dpi/2676.jpg

 

 

Vient de paraître aux éditions érès 

 

Sous la direction de Yolande Arnault, Patrick Ben Soussan et Didier Blaise 

Chimères 

Des psys en onco-hématologie et greffe allogénique

 

En librairie  -  Pour en savoir plus

 

Dans la mythologie grecque, la Chimère est une créature fantastique ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de dragon, qui crache du feu et dévore les humains. Au figuré, elle désigne un projet vain, impossible à réaliser, une utopie, une figure imaginaire. En génétique, un organisme possédant deux ou plusieurs génotypes distincts : ainsi, dans le champ de la greffe de mœlle, le receveur devient une chimère, constitué de ses propres cellules hématopoïétiques et de ceux du donneur. Cet ouvrage réunit psychologues, psychiatres, psychanalystes et hématologues, cancérologues, tous praticiens d'hématologie et de greffe pour une réflexion polyphonique sur les incidences psychiques de ces soins hautement techniques qui provoquent de multiples bouleversements tant physiques que psychoaffectifs sur le malade et sa famille.

 

Chimères
Des psys en onco-hématologie et greffe allogénique
Yolande ARNAULT (ed) - Patrick BEN SOUSSAN (ed) - Didier BLAISE (ed)


Co-Auteurs : Bernard ANDRIEU - Jacques ASCHER - Henri-pierre BASS - Catherine CORDONNIER - Edouardo mario c DE PEREIRA - Gilles FROISSART - Delphine HURTAUX - Jean-pierre JOUET - Caroline LALLAU-MULLER - Sylvie LEBRETON-MAZEAUD - Karyne MARTIN - Chantal NODOT - Alice POLOMENI - Bernard RIO - Nathalie SALETTE - Frederique TOPALL-RABANES - Francoise WEIL-HALPERN -

©2011
Ailleurs du corps -L'- - collection dirigée par Patrick Ben Soussan

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Julie Atlas Muz

24 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://2.bp.blogspot.com/_WbG2D44D-O0/TLiJ4kkfm4I/AAAAAAAAAxU/iPngW1t1Fus/s1600/DSC04811.JPG

http://3.bp.blogspot.com/_WbG2D44D-O0/TLiJ81h16yI/AAAAAAAAAxY/LHevMV-Q1Bs/s1600/DSC04816.JPG

 

http://www.julieatlasmuz.com

 

"Artist Statement
Through the power of dance I tell stories that are beautiful, political, and emotional, with a bold and theatrical irreverence. I use humor, positive sexuality, and glamour to address serious topics in a playful manner.

My performances range from short solos to full-length, large-scale extravaganzas, but the three things I strive for in every show are: developed content, an evident love of the audience and a strong physical and visual presence. I employ showmanship, original costumes, and every conceivable type of stagecraft to immerse the spectators in a thought-provoking, interactive and entertaining experience.

I consider myself a renegade performer whose work reaches across genres, venues, demographics and tax brackets to champion the notion that performance in any context can challenge beliefs and change behavior.

Bio
Julie Atlas Muz, one of the most acclaimed and prolific conceptual performers and choreographers in New York, sucker punches the boundaries between performance art, dance and burlesque with dark, twisted, come-hither performances that have secured her place in the underworld of nightlife as well as the bastion of the art world. On any given night in New York City, you can see Julie Atlas Muz peeling off the outlandish costumes she dons, covered in fake blood in the basement of a gay bar or co-hosting America’s Favorite Burlesque Gameshow This or That! on public access--in essence, expressing her bawdy, irreverent and unexpected sense of humor.  Muz has presented her work at P.S. 122, HERE, The Performing Garage and Art at St. Anne’s Warehouse, chashama, LaMama, The Kitchen, and Dixon Place.  Late at night you can see Julie Atlas Muz perform regularly in New York at the Galapagos, The Slipper Room, The VaVaVoom Room The Coral Room, the Marquis, Mo’ Pitkins House of Satisfaction, Rififfi and a host of other locations.  Muz has been awarded Artist- in-Residency status from Chashama (2002), Joyce Soho (2001), Mondo Conne Artist-in-Residency at Dixon Place (2000) and Movement Research Artist-in-Residence (1998-99).  2004 Whitney Biennial Artist and a 2005 Valencia Bienal Artist.

A true Gemini, Muz has enjoyed the honor of working with a wide variety of artists in many different capacities.  Muz excels in working with children in theatrical contexts such as Pink Inc., Chashama, and The Hudson River Park Conservancy.  In film, Muz has worked with Wallace Shawn, Greg Pak, Steve Staso, Michael Moore Pavol Liska and recently appeared in Law and Order as a lap dancer. Muz has danced for award-winning choreographers Sarah Michelson, Sally Silvers, Cydney Wilkes and others".

Booking and Contact Info
Julie can be contacted directly at iloveyou@julieatlasmuz.com.

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Du corps aux étoiles

23 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://photos.hexagone.tv/0000006135/photos/La%20m%C3%A9decine%20ancienne,%20du%20corps%20aux%20%C3%A9toiles%20011110.jpg

 

La médecine ancienne, du corps aux étoiles est un ouvrage écrit par Gérald d'Andiran, édité en novembre 2010 aux éditions Puf

 

LA MÉDECINE ANCIENNE, DU CORPS AUX ÉTOILES

JUSQU’AU 30 JANVIER 2011


L’art de guérir à travers les millénaires, entre observations cliniques et représentations symboliques



La nouvelle exposition de la Fondation Martin Bodmer invite à suivre le parcours de l’art de guérir d’un triple point de vue : historique, scientifique et artistique. De la mythologie jusqu’aux conceptions du XVIIe siècle, la trame du savoir et du savoir-faire se tisse au contact d’influences très diverses. Entre continuité et rupture, progrès et échecs, chaque époque, par sa contribution aux soins du corps et à la préservation de la vie, s’est révélée créative.

Quatre années d’enquête

C’est à une découverte des origines de l’art médical que le grand public est convié, ainsi que les médecins et les scientifiques. La pratique, l’expérience, l’observation constituent une science, mais elles ont aussi leur répondant dans l’art, la philosophie et la littérature. La médecine de notre temps peut s’enrichir de son histoire et de sa diversité. Grâce au travail de quatre années du Dr Gérald d’Andiran, commissaire scientifique de l’exposition, la Fondation Martin Bodmer a pu associer à ce projet trente-cinq institutions suisses et internationales, et sept collectionneurs privés. 250 œuvres sont ainsi présentées; quatre-vingts d’entre elles pour la première fois en Suisse dont une vingtaine n’avaient jamais été prêtées.


Entre eau primordiale et mélancolie

La visite de l’exposition permet de découvrir aussi bien le réel que l’imaginaire de l’art de soigner. Elle conduit de l’Antiquité aux Temps Modernes, en suivant d’abord, dans sa première partie, la chronologie : Mésopotamie, Egypte, Grèce, autour d’Hippocrate, Rome, autour de Galien, puis l’Orient perse, arabe, nestorien. Le Moyen Âge ensuite, avec les encyclopédies qui recueillent la tradition, avec l’alchimie, reçue du monde arabe, les vertus de l’eau primordiale, la conception de l’homme zodiacal, mais aussi avec la naissance des hôpitaux, la médecine populaire, l’attention portée à l’âme et au corps, la mélancolie, les images de la mort et l’art de mourir, en repartant de l’Egypte, viennent clore la première section.

Barthélemy l’Anglais (c. 1190 – 1272), Liber de proprietatibus rerum,, XVe siècle (c. 1445 – 1450) ©Bibliothèque nationale de France, Paris

Harvey et la naissance de la médecine moderne

La seconde partie de l’exposition présente la pharmacopée tirée des herbiers grecs, latins et médiévaux. En faisant le tour, on aborde la question du diagnostic et du pronostic, par l’examen du sang et des urines, et la lecture des astres. La chirurgie forme l’autre grand volet de cette partie qui se prolonge avec les vitrines consacrées à l’apparition des grands fléaux. Enfin la dernière partie aborde les fondements de la médecine moderne que l’on doit aux grandes figures de la Renaissance, Fracastor pour l’infectiologie, Vésale pour l’anatomie, Fernel pour la physiologie et la pathologie, Paré pour la chirurgie, Paracelse pour la chimie médicale. Elle s’achève avec William Harvey, la circulation du sang et la naissance du rationalisme médical au 17e siècle.


PUBLICATIONS :

Catalogue La médecine ancienne, du corps aux étoiles. Couverture cartonnée, 592 pages, 450 reproductions photographiques, 100 contributeurs
scientifiques.
• Edition en français : Fondation Martin Bodmer (Cologny) - Presses universitaires de France (Paris)
• Edition en anglais : Fondation Martin Bodmer (Cologny) - Schwabe A.G. (Bâle)

 

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http://www.sortir.ch/get-data/event-image/big/5391.jpg
Après les pratiques médico-chirurgicales des anciennes Égypte et Mésopotamie, les origines de la médecine moderne sont évoquées, ainsi que la transmission du savoir médical de l'Antiquité grecque : par les Nestoriens, les mondes arabe et juif, et les copistes des monastères. Au Moyen Âge, l'herbier médiéval atteste l'attachement à la nature les astres et l'Homme zodiacal président à la saignée. Diverses influences modulent l'art de soigner : conceptions religieuses, symbolisme et arithmologie, magie, philosophie naturelle, physique des éléments, connaissances expérimentales et enseignement. Parallèlement à la science des proportions, l'anatomie réinventée devient quête et expression de beauté. Basée sur la tradition, la médecine des XVIe et XVIIe siècles est placée sous l'influence de la Renaissance. Hors du temps, la médecine asiatique est abordée dans sa diversité et sa philosophie.

 

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Post-humains, trans-humain, et hybridations

22 Janvier 2011 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com

http://www.insidesocal.com/modernmyth/Transhuman%20GN.jpg

 

 

Writer: Jonathan Hickman
Artist: J.M. Ringuet


Welcome to the future, where the post-human body of your dreams is available...for a modest price. This story chronicles the rise of two rival companies, Humonics Inc. and Chimeracorp, who are competing to deliver the next wave of human evolution to the public, each with a different focus. The initial product that Humonics initially offers is based in technology (a prosthetic hand attachment with basic household attachments that has room for better upgrades), while Chimeracorp tinkers with a pharmaceutical concoction that gives its recipient a biological enhancement.

The whole story plays out like a combination of a Michael Moore documentary and a VH1 "Behind The Music" episode. While the main focus of the story is on who comes out on top of the branding battle, the real fun comes from seeing the results of Chimeracorp's experiments. Their first batch of test subjects, a group of chimpanzees, end up with superpowers like telepathy, retractable claws and optic blasts (the X-Chimps!), and end up escaping from their cages. When their human test subjects (the ones that ended up with useful enhancements, anyway) get into superhero costumes and get sent out to recapture the chimp test subjects, it turns out about as well as the canoe trip in the movie "Deliverance".

Of the three graphic novels by Hickman, Transhuman is the one that has the most traditional comic book-style art and layout. Ringuet's artwork is just as gritty as Hickman's in The Nightly News and Pax Romana, but with a little more of a cartoonish bent. The story is a little more tongue-in-cheek than Hickman's other works, but the ending is probably the most subversive and unsettling (yet hilarious) out of all of his books. Be sure to look for the single-panel shout-out to Grant Morrison's WE3 when they show the test subjects from Humonics.

 

 

Pour la Revue Chimères n°75 – Date limite : fin février

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Le prochain numéro de Chimères tentera de dresser une cartographie critique et clinique de ces différentes voies, entre post-humains, trans-humain, et hybridations proposant de mélanger biologie et technologie, cybernétique et corporéité.

Trans-humain, post-humain, cyber.machin : bien des rengaines, les unes catastrophistes, les autres exaltant la venue d’un surhomme technologique, au lieu de réfléchir sur les transformations réelles et sociales de nos affects, de notre clinique politique. La technologie ambiante fait partie intégrante de nos paysages sociaux, et il n’existe pas « une » subjectivité humaine indépendante des dispositifs techniques dans lesquels nous vivons. Ces processus industriels agissent sur nos modes de perception, d’agir, de communiquer, entretiennent également notre fascination, mêlant la techno-science à de nouvelles formes de biopouvoir.
Les lobbys transhumanistes sont en plein essor, des laboratoires prospèrent et reçoivent des fonds colossaux pour développer des dispositifs inédits (la gérontechnologie, surveillance à distance des personnes âgées) ou des technologies à la pointe de l’armement (exosquelettes, robots militaires, auto-réparation du soldat, etc.).
En parallèle, la cybernétique, la PNL, la psychologie cognitive, prennent de plus en plus d’ascendant et redéfinissent la psyche contemporaine à partir des mêmes paradigmes techno-scientifiques. Les sectes, scientologues, Raël, etc, misent également sur cet avenir et recrutent en jouant de ce fond de commerce post-humain.
Si le post-humain ou le trans-humain servent à réintroduire le progrès par la fenêtre, nous nous inscrivons dans une autre perspective, celle de l'hybridation. Elle pose le problème du mixte nature-technique, et de ses enjeux politiques, moins une perfectibilité technique qu'une immersion dans un corps-réseau. Cette connexion de la subjectivité ne place pas le sujet dans la machine (Ipod, portables, twitter, facebook) ni la machine dans le corps (nanorobot, implants, prothèses, puces, Wii Fit) mais inaugure une insertion du sujet dans un mouvement de subjectivation sous la forme de variations multiples du soi. La multitechnicité du corps contemporain définit une pluripotentialité (cellules souches, recalibration des images du corps, modification du schéma corporel) en faisant découvrir au sujet de nouveaux modes de performativités. Le queer, les technotesto, le dopage, le métissage, la mixité sexuelle, l'interdisciplinarité numérique créent de nouvelles aptitudes dont le sujet s'ignorait capable tant le déterminisme idéologique des habitus limite chacune(e) dans des techniques du corps contenantes plutôt qu'émergentes.

http://www.revue-chimeres.fr/

 

SéminaireVendredi 4 février
de 10h à 14hSalle B2215, Quai Claude Bernard 69007 Lyon

organisé dans le cadre d’un partenariat entre le
Centre de recherche et d’études anthropologiques (CREA)
de l’université Lumière Lyon 2, le Centre de Neuroscience
Cognitive (CNC) de l’Institut des Sciences cognitives et la
Faculté de Philosophie de l'Université Jean Moulin Lyon 3
Programme :


Etienne Bimbenet (Université Jean Moulin Lyon 3)
Rien de ce qui est post-humain n'est étranger au corps humain
Mauro Carbone (Université Jean Moulin Lyon 3)
Le post-humain, la chair et le renversement du platonisme
Jean-Philippe Pierron (Université Jean Moulin Lyon 3)
Le post-humain : Humain, trop humain ?
Jean-Jacques Wunenburger (Université Jean Moulin Lyon 3)
L'archipel imaginaire du corps virtuel

 

Contact : Valentina Tirloni
Coordinatrice Scientique
IRPhiL EA 4187-Institut de Recherches
Philosophiques de Lyon,
Université Jean Moulin Lyon 3
18, rue Chevreul - 69007 Lyon
tél. 04.78.78.73.94 - fax 04.78.78.72.27
valentina.tirloni@univ-lyon3.fr
Programme téléchargeable sur le site :
irphil.univ-lyon3.fr

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