Mannequins au naturel
2 mai 2012 – Le photographe français Stéphane Coutelle dévoile les coulisses du mannequinat dans son livre ShoeBox studio.
« L’HUMANITÉ », UNE EXPOSITION INCARNISTE
« L’HUMANITÉ », UNE EXPOSITION INCARNISTE
http://www.expo-volterra.com/page/fr/exposition.php
« L’humanité » est une exposition collective thématique, regroupant des artistes contemporains qui ont en commun une représentation de l’humain axée sur l’expression corporelle et charnelle. Cette tendance picturale pourrait être hâtivement qualifiée de néo-expressionniste.
Néanmoins, elle semble excéder le cadre de la filiation à l’expressionnisme allemand du début du XXème siècle. La représentation formelle cède le pas à la création d’univers originaux, moins inspirés par l’onirisme, plus concrets, plus crus. Il ne s’agit plus d’une figuration désacralisée, mais d’une inversion des valeurs, d’un retournement du corps humain en tant que sujet, comme on retournerait un gant à l’envers. La chair et le corps ne deviennent plus seulement l‘objet du propos artistique, ils le fondent en soi. A l’extrême, le corps devient le support et le matériau même de l’œuvre : c’est l’objet des performances d’Olivier de Sagazan et des vidéos de Lionel Gillet. L’œuvre s’incarne dans le corps. La chair devient verbe.
Comment expliquer l’émergence de ce type d’art, pourquoi inspire-t-il autant d’artistes aujourd’hui en Europe de l’Ouest ? Que signifie-t-il ?
Certes, ces nouveaux artistes s’inscrivent dans la lignée directe de Francis Bacon et de Lucian Freud. Mais ils sont avant tout le produit d’un contexte historique.
En 2012, que savons-nous du monde et de son histoire ?
Tout et rien. Tout, parce que les nouvelles technologies de l’information, internet, la télévision, nous inondent de millions d’images, qui par leur multiplicité et leurs contradictions, nous déconnectent de la stricte réalité. Les possibilités de communication sont théoriquement illimitées, mais restent virtuelles ; dans les sociétés occidentales, la solitude est le plus souvent le lot du quotidien.
Les jeunes générations actuelles de l’Europe de l’Ouest n’ont pas vécu la guerre. Mais elles en sont le produit, et le spectateur… Le produit historique de deux guerres mondiales et de la Shoah ; le spectateur permanent d’actes d’une violence inouïe, avec le développement du terrorisme et la multiplication de conflits armés, parfois limitrophes !... et pourtant mis à distance par la banalisation de l’ultra-médiatisation d’une part, la similitude avec les images de fiction d’autre part. Dans l’inconscient collectif, les images sont mixées, répétées, assénées avec tant de virulence qu’elles en sont finalement déshumanisées.
La fin du XXème siècle en Europe de l’Ouest marque aussi la fin des idéologies : chute des régimes communistes, désaffection du socialisme au profit de la social-démocratie, agonie du christianisme. Le monde est gouverné par la finance, dont dépendent la fois l’économie et la politique. La mondialisation accélère les phénomènes d’urbanisation à outrance et de désertification des campagnes. Le citoyen est seul, livré à lui-même dans un environnement souvent hostile, dont il a de plus en plus de difficulté à déchiffrer les codes. Assailli d’informations et d’images contradictoires, ayant perdu toute confiance dans les instances politiques et syndicales, il se retranche dans un individualisme de survie et paraît préoccupé uniquement par la satisfaction de ses besoins à court terme, dictés par les dernières tendances marketing : confort, jeunesse et beauté du corps, bien-être physique - à travers la démocratisation du sport et la multiplication des centres de Wellness - , vêtements de marque, automobiles clinquantes… tandis que la cellule familiale se délite et que les anciens agonisent entre eux dans les maisons de retraites.
En dehors du contexte socio-économique, un autre élément semble être moteur dans l’émergence de cette nouvelle tendance artistique « incarniste ». Il prend sa source dans une des avancées technologiques majeures du XXème siècle, avec les progrès de la chirurgie : chirurgie réparatrice, greffes d’organes, fécondation in-vitro, chirurgie esthétique. Ces succès de la chirurgie sont fortement médiatisés. Le corps était déjà devenu l’enjeu économique essentiel, à travers la consommation. Les progrès de la chirurgie accroissent encore ce rôle du corps, devenu central. Dans le flot d’images dont nous sommes quotidiennement abreuvés se succèdent ainsi les transplantations d’organes, les greffes de visage, les massacres des guerres civiles, les liftings… toute une dialectique du corps, du visage et de l’identité, conduisant à une dichotomie psychotique dans l’appréhension du corps humain, entre sa vulnérabilité extrême d’une part et le refus non assumé de sa déchéance et de sa mortalité d’autre part.
Les idéaux de beauté de la fin du XXème siècle viennent renforcer cette vision schizophrénique du corps humain : grâce aux outils logiciels, le marketing met en scène des visages et des anatomies parfaits, présentés comme modèles absolus au public consommateur. L’apparence de la jeunesse devient un Diktat. L’enfance est progressivement sexualisée. Ainsi le corps, qui se doit d’être jeune et beau, devient aussi un objet de consommation.
A travers la représentation qu’ils font des corps et des visages, en révélant leur fragilité, leur laideur, parfois leur monstruosité ; en les transformant, en les défigurant, les artistes contemporains « incarnistes » se révoltent contre une injonction économique. Ils basculent nos repères et nous proposent une réflexion sur l’évolution de la civilisation occidentale. Leur propos se situe avant tout dans la sphère spirituelle. L’influence de l’art religieux sur leurs travaux est souvent présente.
Les artistes « incarnistes » luttent ainsi contre la déshumanisation et l’aseptisation d’une société cloîtrée dans ses certitudes factices, et font le choix de l’émotion, en en montrant les failles, les exclus, les rebuts et la souffrance, universelle. Leur art est quelquefois âpre, parfois violent ; il nous prend à la gorge et ne nous lâche plus.
Exposer le corps, dehors, dedans, dissoudre les identités, briser les masques en brouillant les visages, creuser les chairs, déguiser, corrompre, transfigurer… autant de stratégies pour tenter de
re-lier la chair de l’humain et sa spiritualité perdue. L’art ici est un combat, loin des spéculations financières et des institutions culturelles officielles.
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Sport de haut niveau : où finit le corps, où commence la machine ?
A moins d’une énorme surprise, Oscar Pistorius ne reviendra pas des Jeux olympiques de Londres avec une médaille.
Engagé dans l’épreuve d’athlétisme du relais 4 x 400 m, le sprinteur sud-africain, aux performances plus qu’honnêtes sur la distance (sous les 46’’), sans toutefois tutoyer les sommets, devrait se contenter d’un rôle de figuration.
Qu’importe : il aura l’occasion d’étancher sa soif de performances quelques jours plus tard, à Londres, toujours, cette fois lors des jeux Paralympiques.
Oscar Pistorius sera le grand favori du 100 m, du 200 m et du 400 : distances sur lesquelles il est le tenant du titre.
Agé de 25 ans, Pistorius est un cas à part dans le monde du sport de haut niveau.
Amputé des 2 jambes -suite à une malformation- quelques mois seulement après sa naissance, venu sur le tard à l’athlétisme (il a 17 ans), le jeune homme, équipé de prothèses en fibres de carbone, va très vite surclasser ses rivaux handicapés, et revendiquer le droit de courir avec les valides. Un droit qui lui sera longtemps refusé, pour concurrence déloyale, ses prothèses étant censées lui donner un avantage sur ses concurrents.
Bernard Andrieu et Stéphane Proia I.Diakité ©Radio France
Ce n’est plus le cas désormais.
Oscar Pistorius l’a appris il y a tout juste une semaine : à Londres, il pourra courir aux côtés des valides.
Une présence aux JO passionnante à plus d’un titre : par sa portée symbolique pour les personnes handicapées ; mais aussi et surtout par les questions universelles que soulève cet athlète si particulier, involontairement chargé de redéfinir à lui seul les nouvelles frontières de l’humain.
« Sport de haut niveau : où finit le corps, où commence la machine ? »
C’est notre sujet du jour :
Invité(s) :
Bernard Andrieu, professeur en épistémologie du corps et des pratiques corporelles à l'Université Nancy 1
Stéphane Proia, psychologue, clinicien et psychothérapeute
Eric de Léséleuc, maître de conférences à l'Université Montpellier 1
Thème(s) : Idées| Sciences| Sport
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Document(s)
La Fête à pleins bords. Bayonne : fêtes de rien, soif d'absolu
rien, soif d’absolu
Philippe Joron La Fête à pleins bords. Bayonne:
fêtes de rien, soif d'absolu (CNRS Éditions)
avec préface de Michel Maffesoli.
Joyeuse ou tragique, la fête rappelle à chacun des expériences parfois indicibles ou inavouables. Nécessaire, elle maintient en chacun de nous un désir d’être-ensemble, de dépense, de relâchement que la vie productive, celle de nos contraintes et performances quotidiennes, ne saurait juguler. Commémorative, elle fabrique des histoires partagées, même lorsque son sens ou son origine sont perdus ou dévoyés. Et, en ces temps de crise où semble se charpenter une nouvelle économie de l’exis- tence, son accomplissement paraît plus indispensable encore.
Les fêtes de Bayonne s’inscrivent ainsi dans des pratiques et des men- talités tout à la fois locales et universelles dont la concrétude acharnée exprime la chair fébrile des communions dionysiaques. Faire la fête, c’est d’abord ici faire les fêtes : parmi les siens, avec les autres, pendant des jours et des nuits ou pour quelques heures, en quête de ces instants où l’on tente d’étreindre l’éternité et de s’y fondre. Cette facture festive si particulière, partagée entre constance et variabilité, plonge chaque année, durant cinq jours d’août, une ville moyenne sous les flots tumultueux de centaines de milliers de festayres venus de tout bord et de tout horizon, de Navarre, de France et d’ailleurs, de l’enfance et de l’âge d’homme, de tous les milieux socio-culturels, travestis pour l’occasion en frères et sœurs de fête, sous les couleurs rouge et blanc de l’habit basque et du vin.
La Fête à pleins bords est la première analyse sociologique des fêtes de Bayonne, insérée dans une théorie générale de la vie improductive, au travers de laquelle le lecteur pourra reconnaître ses propres aspirations et expériences en matière d’effervescence festive.
Guillaume Baychelier
site de l’artiste / artist’s website: http://www.baychelier.net/
L'Alleluiah
En 2012 sera célébré le cinquantenaire de la disparition de Georges Bataille. À cette occasion sont prévues plusieurs publications, dont notamment, aux Éditions Lignes : Préface à la transgression, de Michel Foucault (1963) ; Bataille cosmique, premier essai publié du jeune chercheur Mong-Hy, détaillant de façon inédite l’intérêt porté par Georges Bataille aux découvertes scientifiques de son temps, et l’influence qu’eurent ces dernières sur sa propre pensée (avril 2012) ; de Georges Bataille, dans la série de rééditions conduite par Lignes depuis plusieurs années : La Souveraineté (mars 2012) et L’Alleluiah (Catéchisme de Dianus) (avril 2012), deux textes essentiels trop peu lus, qui font suite à celles, toujours disponibles, de La Structure psychologique du fascisme (2009) ; Discussion sur le péché (2010) et La Notion de dépense (2011) et L’Anus solaire & Sacrifices (2011)
« Préface à la transgression » de Michel Foucault. Présentation de Francis Marmande
Éditions Lignes, Paris / Fécamp 2012, 64 p., parution le 16 février
Présentation de l’éditeur : Paru en 1963 dans la revue Critique, une année après la mort de Georges Bataille, ce texte d’hommage du jeune Michel Foucault inaugure la postérité de Georges Bataille
en tant que philosophe
Ouvrages de Georges Bataille disponibles aux Éditions Lignes
Signalons également l’édition en poche de l’ouvrage de référence de Michel Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre (Gallimard, coll. « Tel », avril 2012)
« L’amour d’un être mortel » de Georges Bataille
Rue des Cascades (éditions à Ménilmontant), parution avril 2012, 40 p.
Thèmes : Intense texte philosophique de Georges Bataille sur l’amour et la communauté des amants, écrit en 1951 pour la remarquable revue internationale de littérature Botteghe Oscure, animée à
Rome, de 1948 à 1959, par Marguerite Caetani
Bataille, cinquante ans après
Revue des Deux Mondes, Mai 2012
L'etoffe de la modernité
Affiche de l'exposition, maquette de costume de Kenzo Takada (1999) et tutu de Christian Lacroix (1987)© OnP/ Julien Benhamou/Coll. BnF/ BmO
Catalogue L'Etoffe de la modernité
L'Etoffe de la modernité, Costumes du XXème siècle à l'Opéra de Paris.
Catalogue publié sous la direction de Mathias Auclair et Christophe Ghristi.
La passion pour le costume de théâtre ne date pas d'aujourd'hui. Bien au contraire, elle est déjà une fureur pendant tout le XIXème siècle. Ainsi, en 1878, l'Exposition universelle consacre quelques uns de ses espaces au costumes et, en 1880, le critique musical Adolphe Julien en fait l'historique dans un important ouvrage. A cette époque encore, les ateliers (costumes et décors) de l'Opéra de Paris sont célèbres dans toute l'Europe et les nouvelles productions deploient le faste qu'aucune autre scène ne peut concurrencer. Les grands ouvrages de Gounod, Wagner, Verdi, Massenet et Saint-Saëns sont l'occasion pour les artisans de l'Opéra de montrer un incomparable savoir-faire. Tout au long du XXème siècle et de ses révolutions esthétiques, les ateliers s'adaptent aux nouvelles modes, aux nouvelles méthodes, aux nouvelles technologies et assimilent l'art des plus grands artistes qui dessinent les costumes des chanteurs et danseurs de l'Opéra de Paris : Fernand Leger, Jean Carzou, André Masson, Marc Chagall, Yves Saint Laurent, Christian Lacroix, Kenzo ...
Kenzo Takada, maquette de costume de la reine de nuit dans La flûte enchantée 1999 © OnP/ Julien Benhamou/Coll. BnF/ BmO
Exposition Bibliothèque-Musée de l’Opéra
Palais Garnier – entrée à l’angle des rues Scribe et Aubert, Paris 9e
Tous les jours de 10h à 17h, du 19 juin au 30 septembre 2012 (sauf fermetures exceptionnelles)
Footballeuses voilées aux JO
Une nouvelle règle autorise, depuis juillet, le port du voile pour les joueuses de football dans toutes les compétitions. Pour Annie Sugier, auteur de "Femmes voilées aux Jeux olympiques", ni le sport ni les femmes n’ont à y gagner.
Le hijab (voile islamique) gagne du terrain. Notamment sur les terrains de football. Le 5 juillet, l'International Football Association Board (Ifab), seul organe autorisé à modifier les règles du football, a autorisé le port du voile aux joueuses dans les compétitions de la Fédération internationale de Football (Fifa).
Jusqu'à présent, les autorités du ballon rond l’interdisaient en invoquant des risques de blessures au cou ou à la tête pour les joueuses. En 2011, l'interdiction du voile avait contraint l'équipe féminine d'Iran à se retirer des éliminatoires pour les Jeux olympiques et trois Jordaniennes à quitter leur sélection.
Le prince Ali de Jordanie, vice-président de la Fifa pour l'Asie et demi-frère du roi Abdallah II, se félicite de la décision de la Fifa. "Je pense que le hijab ne doit pas empêcher la participation des femmes musulmanes aux Jeux olympiques (...). Les Jeux seront une grande opportunité pour les femmes arabes et musulmanes de montrer leurs capacités", a-t-il déclaré en juillet à l'AFP.
Cette nouvelle suscite une vive polémique à moins de trois semaines du début des Jeux de Londres. De nombreux pays du Golfe ont exprimé leur satisfaction ainsi que l'ONU, qui y voit un progrès "permett[ant] de faire disparaître une barrière". De leurs côtés, les associations féministes dénoncent une régression de la condition des sportives. C'est notamment le cas d'Annie Sugier, présidente de la Ligue internationale des droits de la Femme et auteur du livre "Femmes voilées aux Jeux olympiques".
FRANCE 24 : Comment accueillez-vous cette nouvelle loi ?
Annie Sugier : J’estime qu’elle ne respecte pas du tout le principe de neutralité dans le sport, selon lequel les athlètes laissent leurs convictions politiques et religieuses aux vestiaires ! Cette mesure est contraire à la règle 4 de la FIFA et à l’article 50 de la Charte olympique, qui indique qu’ "aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique".
Il faut savoir que la FIFA avait jusqu’à présent résisté aux pressions du monde arabe. Je suis révoltée du fait que l'instance contourne les règlements en arguant que le voile est "un signe culturel et non religieux". Cela implique que les Jeux olympiques ne sont plus synonymes de trêve olympique.
F24 : Est-ce que cette décision peut servir la cause des femmes en se basant sur le principe que "mieux vaut une femme voilée que pas de femmes du tout" aux Jeux olympiques ?
A. S. : Je reste persuadée que ni le sport ni les femmes n’ont quelque chose à y gagner. On est en train de tuer le travail des pionnières musulmanes comme Nawal El-Moutawakel, première femme musulmane à avoir remporté une médaille d'or aux Jeux olympiques de Los Angeles [400 mètres haies, en 1984]. Je pense aussi à Hassiba Boulmerka, la première Algérienne qui a offert une médaille d'or olympique à son pays à Barcelone [1 500 mètres, en 1992]. Il faut savoir que beaucoup de jeunes athlètes qui leur ont succédé respectent le règlement du CIO [Comité international olympique] malgré les menaces des intégristes. Menacée de mort pour avoir couru en short, Hassiba Boulmerka avait dû partir s’entraîner à Cuba. Accepter cette loi, c’est oublier le combat de chacune d’entre elles…
F24 : Que pensez-vous de la position du CIO ?
A.S. : Le CIO a toujours été hypocrite sur ce sujet. Dès 1996, une athlète iranienne, porte-drapeau de son pays, arborait pour la première fois un voile dans un stade olympique. Le comité n’avait rien dit… Aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, quatorze délégations comptaient des athlètes voilées dans leurs rangs.
Par le passé, le CIO a pourtant sanctionné le non-respect des principes de la Charte olympique : l’Afrique du Sud a été exclue pour cause d’apartheid racial. Lors des JO de Mexico en 1968, les athlètes noirs américains, Tommie Smith et Johan Carlos ont été exclus à vie pour avoir manifesté leur soutien au mouvement des Blacks Panthers. Enfin, le président du CIO Jacques Rogge s’est permis d’interdire aux athlètes français de porter un badge en signe de protestation contre les violations des droits de l'Homme en Chine sur lequel était inscrit un message pourtant extrait de la Charte du CIO.
Le problème c’est que le silence du CIO, qui est censé défendre l’universalité du sport, apparaît comme un soutien au monde de la ségrégation. Ces athlètes voilées ne sont que des esclaves à travers le symbole ! J’espère que certaines auront le courage de refuser de le porter prétextant que c’est contraire aux valeurs olympiques.
Le CIO a trahi le serment olympique ! C’est pourquoi une délégation du collectif "Londres 2012 : Justice pour les femmes" se rendra à Londres le 25 juillet pour enterrer symboliquement la Charte olympique.
Body Peace Treaty
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Au tour de Julia Bluhm de faire la Une de tous les magazines. La jeune américaine de 14 ans a gagné son combat contre l'utilisation abusive des retouches photo dans le magazine Seventeen. En partenariat avec l'association Spark, qui lutte contre la sexualisation des femmes et des filles, l'ado avait lancé une pétition le 19 avril pour dénoncer ce procédé dans Seventeen. "C’est un magazine populaire chez mes copines et de nombreuses adolescentes, expliquait-elle. S’ils acceptent de publier une série photo sans retouche chaque mois, ils pourraient lancer une tendance et permettre à des filles de mon âge de se sentir mieux dans leur corps". |
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Les retouches abusives peuvent "mener à des troubles de l'alimentation, à des régimes, à la dépression, à avoir une mauvaise image d'elles-mêmes", ajoutait la jeune fille. Julia Bluhm a rencontré un franc succès : 80 000 signatures, et une couverture médiatique importante (le New York Times lui avait tiré le portrait en mai dernier, Le Monde aussi).
il y a 4 jours – Petite révolution dans le monde du magazine féminin. Seventeen, publication très prisée des adolescentes américaines, a décidé de ne plus .
Imagining gender equality in the fantasy world
Julia Bluhm is 14 years old. Sick of seeing photo and after photo of teens photoshopped in Seventeen Magazine, she started an on line petition asking the magazine to feature just one authentic picture a month.
Yesterday, Bluhm took her petition and its going on 50,000 signatures to Seventeen’s office in New York City. Though Seventeen met with Julia, they refused to grant her request. Here is what the magazine had to say about Julia’s petition:
We’re proud of Julia for being so passionate about an issue — it’s exactly the kind of attitude we encourage in our readers — so we invited her to our office to meet with editor in chief Ann Shoket this morning. They had a great discussion, and we believe that Julia left understanding that Seventeen celebrates girls for being their authentic selves, and that’s how we present them. We feature real girls in our pages and there is no other magazine that highlights such a diversity of size, shape, skin tone and ethnicity.






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