Familles et corps
Publié le mardi 08 janvier 2013 par Loïc Le Pape
Résumé
Annonce
Famille et corps : identité et transmission. Revue Recherches Familiales n° 11, janvier 2014
Fréquemment, le corps est perçu et conçu comme le substrat matériel de l’individu, voire dans certaines cultures comme le support matériel d’une entité immatérielle. Le corps serait ainsi, par essence, individuel. Il se distingue ainsi de toute entité collective, notamment de la famille.
Pourtant, nous pouvons adopter une analyse inverse et estimer qu’au contraire les relations, et interactions, entre famille et corps sont multiples : le corps produit la famille, tandis que la famille façonne le corps.
A titre d’exemple, l’étude de trois dimensions du corps permet de soutenir cette analyse.
Le corps comme gène
Si l’on adopte un point de vue « biologique », la famille, dans sa dimension « filiation », se transmet et se reproduit par les gènes. Dans quelle mesure toutefois cette dimension génétique fait-elle famille ? Dans les droits européens par exemple, les différences sont marquées : le droit allemand permet d’établir une filiation ou de modifier une filiation sur présentation d’une simple « preuve » génétique ; le droit français en revanche fait primer – ou tout du moins considère également fortement – la notion d’engagement initial que constituent le mariage (avec la présomption de paternité), la reconnaissance et la possession d’état. En bref, dans le droit français, une filiation ne peut être établie sur présentation de tests génétiques, surtout si cet établissement « casse » une filiation antérieure, que dans des conditions fortement encadrées (demande de test par le juge, délais, etc.).
Dans l’imaginaire, aussi, cette notion de gène fait sens. Elle remplace la notion de « sang » (« être du même sang » ; rappelons d’ailleurs que « parents de sang » est toujours une notion du Code civil français). En France, des familles qui valorisent fortement dans la filiation la notion d’engagement initial, d’éducation, etc. ne négligent pas pour autant cette dimension génétique. Par exemple, des parents qui s’engagent dans un processus d’assistance médicale à la procréation (AMP) avec donneur, demandent couramment pour le second enfant le même donneur que pour le premier (demande qui n’est pas satisfaite dans le droit français), afin que leurs enfants soient ainsi plus « frères » et « sœurs ». Des enfants issus de ces AMP réclament également un accès à leurs origines puisque, entre autres, ils craignent d’avoir des relations sexuelles et affectives avec de potentiels frères et sœurs génétiques. La notion d’inceste, dans les esprits, n’est donc pas que sociale et anthropologique ; elle est aussi génétique.
Le corps comme sexe
Les études de genre ont permis une grande avancée dans la réflexion sur le corps. Elles dévoilent notamment tous les processus de construction sociale d’une distinction entre les sexes. Etre homme et femme n’est pas qu’une « donnée naturelle », physique, c’est aussi – et avant tout ? – une construction sociale et culturelle. « On ne naît pas femme, on le devient » affirmait Simone de Beauvoir…
Parallèlement, cette dimension « sexe » demeure. La distinction sexuelle fait toujours sens, notamment dans le domaine de la famille. Comme le gène, le sexe fait famille ; à l’inverse, la famille contribue fortement aux distinctions de genre.
L’identité repose toujours, dans la plupart des pays, sur cette distinction de sexe. Dans les états-civils ou les documents d’identité, le sexe est toujours indiqué. Dans le domaine familial, ces pays distinguent aussi souvent le père de la mère, y compris dans le registre fondateur de l’identité, l’état-civil. De rares pays ont aboli cette distinction, pour la remplacer par le terme générique et asexué de « parent » (par exemple en Espagne). De nombreux pays distinguent également les sexes dans les formes juridiques d’union, notamment du mariage. La distinction de sexe marque donc toujours le droit de la famille, dans son volet « union » comme dans son volet « filiation ».
Toutefois, quelle est sa « force » sur le plan anthropologique, psychologique ou social ? En bref, est-ce que la distinction « père » ou « mère », « fils de » ou « fille de », « époux » ou « épouse » est toujours signifiante ? Est-ce que cette distinction est performative, dans les institutions comme dans les pratiques ? Certes, les analyses de « genre » nous permettent de comprendre en quoi ces pratiques et structures sont socialement et culturellement construites. Mais, est-ce que la connaissance de ce processus de construction délégitime totalement, pour expliquer les références comme les pratiques, la référence au sexe ? Au nom de l’égalité et de la non-discrimination, la distinction des sexes doit-elle (selon les auteurs mais aussi les acteurs et les bénéficiaires) être supprimée de tout texte de loi ou administratif ? Dans le domaine professionnel, cette distinction tend à perdre sa légitimité. Mais dans le domaine de la famille, qu’en est-il ? Par exemple, la paternité signifie-t-elle la même chose que la maternité ? Au nom d’un « nécessaire » accompagnement maternel du nourrisson, faudrait-il par exemple, accorder des droits ou accompagnements spécifiques aux mères lors de la grossesse ou lors des premiers mois de la naissance, qui reposeraient sur des considérations autres que strictement médicales ?
Le corps physique
Le corps est aussi un arrangement d’organes complémentaires qui donnent une apparence. Cette troisième dimension est fortement liée aux deux premières. La constitution et les apparences physiques découlent entre autres de son sexe et d’un héritage génétique. Toutefois, le contexte dans lequel ce corps prend forme, contexte environnemental, social, etc. module aussi ce physique. Comme la famille fait partie de ce contexte, elle influence aussi fortement les paramètres physiques de l’individu.
Prenons en exemple : les comportements alimentaires. La plupart des comportements de l’enfant et une partie des comportements de l’adulte sont inculqués par sa famille, ses parents la plupart du temps. Or, ces comportements ont une influence certaine sur sa santé, son apparence physique, son corps… La famille modèle le corps.
Prenons un autre exemple : les « marqueurs identitaires corporels ». Certes, selon une analyse commune, dans les sociétés occidentales, que ce soient sous la forme de coiffures, de tatouages, piercings et autres implants, le corps devient l’objet d’une personnification singulière, le support d’une affirmation identitaire originale, la marque d’une individualisation de l’individu social. Toutefois, dans d’autres sociétés, les « marques corporelles », telles que la scarification, les excisions ou les circoncisions, marquent par le corps une appartenance sociale, religieuse, ethnique, sexuelle voire familiale. Peut-être d’ailleurs que cette fonction de « marqueur identitaire familial » s’observe, comme héritage culturel ou comme innovation, dans les sociétés occidentales.
Les articles proposés pourront ainsi étudier l’une de ces dimensions du corps : le gène, le sexe, le physique. Sur la base d’études juridiques, sociales, médicales, psychologiques, anthropologiques, ils chercheront à montrer en quoi l’une le gène et/ou le sexe, aujourd’hui « fait famille ». Ils pourront aussi s’attacher à montrer en quoi le corps est modelé par la famille et en quoi la famille modèle ce même corps.
Tous les articles proposés doivent donc s’articuler autour de ces deux thèmes : « corps » (dans sa dimension génétique, sexuée ou physique) et « famille ». Ils peuvent se fonder sur une étude de cas ou sur des comparaisons, sur un terrain « hexagonal » ou « étranger », sur des statistiques ou sur des entretiens et de l’observation, etc. Dans tous les cas, la méthode utilisée devra être explicitée.
Les articles entièrement rédigés sont à proposer au Comité de lecture de Recherches Familiales. Envoyer votre article (fichier en format word ou rtf) par courrier électronique à recherches.familiales@unaf.fr
- Un accusé de réception vous sera envoyé.
- La revue paraîtra en janvier 2014.
Indications techniques
- 1- Article :
- 30 000 caractères, notes de bas de page et espaces compris. L’article doit être accompagné d’un résumé de 700 à 900 caractères, espaces compris.
- 2- Références :
- Ne pas utiliser le système américain (nom de l’auteur et page entre parenthèses), mais le système « français » de référence intégrale en note de bas de page.
- 3- Notes de bas de page :
- Utiliser ce système de renvoi de note de bas de page (Tout article ne respectant pas ces indications devra être modifié par l’auteur) :
- Jacques COMMAILLE, François de SINGLY (dir.), The European Family. The Family Question in the European Community, Londres, Springer, 1997.
- Pierre COURTIOUX, Olivier THEVENON, « Les politiques familiales dans l’Union européenne et la Stratégie de Lisbonne : quelques enseignements de l’expérience française », Horizons stratégiques, n° 4, pp. 176-195, 2007, p. 180.
- Gösta ESPING-ANDERSEN (dir.), Why we Need a New Welfare State, Oxford, Oxford University Press, 2002.
- Utiliser ce système de renvoi de note de bas de page (Tout article ne respectant pas ces indications devra être modifié par l’auteur) :
Nous vous rappelons également que vous pouvez nous proposer des articles « hors thème » (30 000 signes) pour la partie « Travaux », ainsi que des notes de lecture « Vient de paraître » ou des notes de lecture croisées, portant sur un même ouvrage, dans la partie « Discussion » (8 000 signes). Pour ces notes de lecture publiées dans cette dernière partie, nous demanderons une réponse à l’auteur de l’ouvrage.
- Sophie ARBORIO (Université de Nancy)
- Benoît BASTARD (CNRS)
- Thierry BLÖSS (Université d’Aix-Marseille)
- Didier BRETON (Université de Strasbourg )
- Vincent CARADEC (Université de Lille III)
- Vincenzo CICCHELLI (Université Paris Descartes)
- Céline CLÉMENT (Université Paris Nanterre)
- Beate COLLET (Université Paris-Sorbonne)
- Isabelle CORPART (Université de Haute-Alsace)
- Yvan DROZ (IHEID Genève)
- Yann FAVIER (Université de Savoie)
- Françoise LEBORGNE UGUEN (Université de Bretagne Occidentale)
- Béatrice LECESTRE-ROLLIER (Université Paris Descartes)
- Guillemette LENEVEU (UNAF)
- Lynda LOTTE (CNRS/CERMES)
- Antoine MATH (IRES)
- Michel MESSU (Université de Nantes)
- Gérard NEYRAND (CIMERSS, Université de Toulouse III)
- Marc-Olivier PADIS (Revue ESPRIT)
- Catherine PUGEAULT-CICCHELLI (Université Paris Descartes)
- Wilfried RAULT (INED)
- Thierry de ROCHEGONDE (Cercle freudien)
- Gilles SERAPHIN (ONED - "Recherches Familiales")
- Anne THEVENOT (Université de Strasbourg)
Catégories
- Sociologie (Catégorie principale)
- Sociétés > Ethnologie, anthropologie > Anthropologie sociale
- Sociétés > Études du politique > Sciences politiques
- Sociétés > Sociologie > Étude des genres
- Sociétés > Ethnologie, anthropologie > Anthropologie culturelle
- Sociétés > Histoire > Histoire des femmes
- Sociétés > Sociologie > Sociologie de la santé
Dates
- mercredi 15 mai 2013
Mots-clés
- famille, corps, gène, sexe, genre
Contacts
- Gilles Séraphin
courriel : recherches [dot] familiales [at] unaf [dot] fr
URLS de référence
Source de l'information
- Gilles Séraphin
courriel : recherches [dot] familiales [at] unaf [dot] fr
Pour citer cette annonce
« Familles et corps : entre identité et transmission », Appel à contribution , Calenda, Publié le mardi 08 janvier 2013, http://calenda.org/234168
Anthropotechny
What is Anthropotech?
The project team runs the Anphicon (Anthropotech + Philosophy) conference series, which begins in January 2013. The aim of these conferences is to explore the fundamental philosophical and ethical issues that are at stake in the debates surroundingAnthropotech.
THANKS TO ALL THE PARTICIPANTS FOR MAKING ANPHICON 1 AND THE 'SHOULD STUDENTS TAKE SMART DRUGS' EVENT A SUCCESS. AUDIO RECORDINGS OF THE TALKS WILL BE UP SOON!
Join a panel of philosophers, psychologists, bioethicists and educators for a open debate and discussion on the ethical issues surrounding the use of smart drugs.
Panel members include: Chris Alford (UWE), Sylvie Allouche (Bristol), Michael Hauskeller (Exeter), Alex McKeown (Bristol), Ruud Ter Meulen (Bristol), Pete Moore (author ofEnhancing Me - the hope and hype of human enhancement), and Ben Johnson (Graphic Science)
UWE Press Release 3 January 2013
The use of various ‘smart drugs’ amongst secondary school and university students is on the rise – nearly 25% of students at some American universities report having used ‘smart drugs’ to help them study and improve grades. Most often this means the off-label use of prescription pharmaceuticals like Rittalin, Adderol, or Modafinil, normally prescribed for conditions like ADHD and narcolepsy. These drugs have been shown to increase concentration, attention span, and working memory capacity. But what are the risks and ethical issues involved? Is it fair that some students have access to expensive medications while others don’t? Do short-term gains outweigh possible long-term risks from the use of these pharmaceuticals? Is there a risk of ‘cognitive homogenisation’ from the use of such drugs?
A panel of philosophers, bioethicists, psychologists, and educators will debate these and related issues in a ‘Question Time’ style format, with active participation from the public encouraged.
The event is free of charge but registration is required
Beyond the conference, if you want to stay in touch with our project, you can check our website http://www.anthropotech.org.uk/, follow us on Twitter https://twitter.com/Anthropotech1 or subscribe to the AntS mailing list http://tech.groups.yahoo.com/group/ants-list/
Corps et voix
- jeudi 13 juin 2013
- 9h30-19h00
- salle de cinéma
Le colloque international Corps et voix : repenser le politique au prisme des pratiques musicales et dansées s’inscrit dans le cadre d’un festival sur les liens entre musique, danse et engagement.
Il interrogera plus particulièrement : le rapport des États aux cultures «nationales» et à la question des minorités, les enjeux autour des territoires et de leur investissement par les pratiques corporelles et musicales, le lien particulier entre musique et parole militante à travers le chant ou encore la question d’une efficacité politique spécifique de la musique et de la danse.
Black portraiture(s)
- 17 – 20 janvier 2013
- les 19 et 20 janvier au musée du quai Branly
- théâtre Claude-Lévi-Strauss et salle de cinéma
- pour s'inscrire :http://blackportraitures.eventbrite.com/
Organisateurs :
New York University
Tisch School of the Arts and Institute of African-American Affairs
Harvard University
W. E. B. Du Bois Institute for African and African American Research
École des hautes études en sciences sociales/Institut de recherche pour le développement
Centre d'études africaines
Partenaires de la conférence
Centre d’études africaines (EHESS/IRD)
Cornell University, Department of History of Art and Visual Studies
Ecole nationale supérieure des beaux-arts
Fondation de la Maison des sciences de l'homme
Ford Foundation and the Institute for International Education
Goethe Institut, Angola
Goethe Institut, Afrique du Sud
Harvard University, W. E. B. Du Bois Institute
Institut Français d'Afrique du Sud
K’a Yéléma Productions
New York University, Clive Davis Department of Recorded Music
New York University, Department of Photography & Imaging
New York University, Department of Social and Cultural Analysis
New York University, Global Research Initiatives, Office of the Provost
New York University Paris
Standard Bank en Afrique du Sud
Studio Museum de Harlem
Université Paris Diderot - Paris 7
Ambassade des Etats Unis à Paris
Paris, scène culturelle internationale incontournable, très influente en Occident tant sur le monde des arts que sur les notions de modernité, s’est avérée être le lieu idéal pour la
conférence, Black Portraiture(s) : La représentation du corps Noir en Occident. Cette conférence est la 5e d’une série organisée depuis 2004 par Harvard University et New York University. Du
19ème siècle à nos jours, Black Portraiture(s) a pour objectif d’explorer les différents concepts de fabrication et outils d'auto-représentation ainsi que la notion d'échange à travers le
regard, dans les domaines des arts plastiques et visuels, de la littérature, de la musique, de la mode et des archives.
Comment sont exposées ces images, à la fois positives et négatives, qui définissent, reproduisent, et transforment la représentation du corps Noir ? Pourquoi et comment le corps Noir est-il
devenu un produit négociable sur le marché mondial et quelle en est sa légitimité ? Tout aussi essentiel, quelles sont les réponses et les implications ? Comment la représentation du corps
Noir pourrait-elle être libératrice tant pour le porteur de cette image que pour le regardant ? L’image du noir peut-elle être « déracialisée » afin d’encourager le regroupement culturel et
favoriser la ré-appropriation et une expression diversifiée au-delà des limites de la race ?
Bien que la représentation et la description des personnes noires ont le plus souvent été dominées par des approches faites à partir de la race et la sexualité, la manière dont le corps Noir
a été imaginé en Occident a toujours été un espace riche en termes d’observations et de contestations.
Black Portraiture(s) s’appuie sur les travaux et pensées d’écrivains, d’académiciens, d’artistes plasticiens et visuels et de commissaires d’art, parmi les plus influents aujourd'hui ou
émergents. Cette conférence permettra aussi d’ouvrir une large discussion sur la place de l'Afrique dans l'imaginaire populaire. Il est important de noter que ce projet a bénéficié d’une
exceptionnelle collaboration.
Exhibitions of Body
Public Exhibitions of the Body from 1700 to the Present
From the eighteenth century to the present, public exhibitions of human anatomy have proved popular with a wide range of audiences, being marketed as both educational and entertaining. In Anatomy as Spectacle, Elizabeth Stephens takes us on a tour of freak shows, anatomical Venuses, museums doubling as dubious sex clinics, and the recent Body Worlds display, tracing the fascinating history of these exhibitions that gained popularity alongside the professionalization of medicine and rise of the popular spectacle
Du boudoir à la Révolution
ISBN : 978-2-7489-0177-1
224 pages
12 x 21 cm
20.00 euros
Nouvelle édition augmentée & actualisée
Si Du boudoir à la Révolution revient sur tous ces thèmes, qu’il replace dans leur contexte de production et de réception, ce court essai incisif croise les personnages de fiction avec la biographie de Laclos (jeune capitaine, époux puis révolutionnaire jacobin et enfin officier de Napoléon), pour mettre à jour les qualités intellectuelles et le contenu même de la pensée d’un écrivain immergé dans une époque d’expérimentation des questions morales et politiques qui continue de questionner les nôtres.
Les écrits sur Les Liaisons dangereuses sont évidement nombreux (sans parler des interprétations cinématographiques, théâtrales, etc.) et certains sont d’une valeur intellectuelle et d’une érudition incontestables. Mais la majeure partie de ces études ont un style très académique et une approche quelque peu technique « comme si le contenu passionnant du roman devait être compensé par le caractère cryptique et abscons des commentaires qu’il inspire ». S’appuyant sur tout qui permet de rendre au mieux la vision personnelle de Laclos (histoire, biographie, philosophie, critique littéraire, fiction), l’auteure développe un récit accessible aux lecteurs qui sont simplement intéressés par la littérature (ou par l’amour) et par la politique sans disposer pour autant de connaissances particulières sur l’histoire du XVIIIe siècle et sur les théories littéraires".
La mer autour de nous
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Wildproject Editions
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Broché
- Paru le : 05/09/2012
Le paradis entre les jambes
Ma vie s’est trouvée prise là-dedans à un moment crucial de son histoire et, bien que l’autoscopie me répugne, je dois me regarder au contact de ces circonstances. »
il y a 2 jours – Il n'y a pas beaucoup d'autres moyens d'entamer une recension du Paradis entre mes jambes que d'en délivrer le pitch à plat, dans sa
Demain Berlin
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Demain Berlin |
| Oscar Coop-Phane | |
| Roman | |
| 2013 | |
| 12 x 17 cm | |
| 176 pages | |
| 16 euros | |
| isbn 978-2-36339-020-2 | |
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sortie le 16 janvier 2013
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| > Lire le premier chapitre | |
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À propos du livre
Tobias, Armand, Franz, ils sont trois. Atterris à Berlin un peu par hasard en quête d’un nouveau départ, la ville va leur offrir une nouvelle normalité, presque une nouvelle
famille. La vie paraît simple, les filles fument dans les cafés, on parle pendant des heures, dans toutes les langues, on peint, on écrit un peu, on cherche un lit pour la nuit. Et quand
on est seul, qu’il neige dehors, on peut toujours danser jusqu’à l’épuisement au Berghain-panoramabar. Il y fait chaud, on croise un ami, on avale quelque chose pour vivre plus fort et on
oublie le passé, on s’oublie. C’est bon. On a trouvé notre nouvelle famille. Les druffis, c’est comme ça qu’on nous appelle. Oscar Coop-Phane, né en 1988, signe avec Demain Berlin le roman d’une génération, la sienne.
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Presse
Je préfère l'écrire noir sur blanc pour être mieux compris: Oscar Coop-Phane est la révélation littéraire de l'année. Quelle entrée en littérature ! Prix de Flore pour son premier
roman l'an dernier, le voici qui confirme son talent avec un texte festif et noir .
Ce deuxième roman confirme son auteur parmi les romanciers qui compteront, qui comptent déjà. [...] Ce qui d'ores et déjà l'intronise parmi les premiers de la classe de notre
paysage littéraire ? Le style, dont suinte à chaque ligne cette fiction piégée.
Épris d'une littérature qu'il a bien digérée, Oscar Coop-Phane possède déjà une petite musique bien à lui, un sens évident du récit et un goût prononcé pour le spleen, les dérives et
les illusions perdues. De quoi lui assurer un bel avenir. |
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Les bas-fonds
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Les Bas - Fonds - Histoire D'un Imaginaire de Dominique Kalifa - Livre ...
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www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-les-bas-fonds...il y a 6 jours – ... matin parce qu'il publie ces jours-ci un livre intitulé Les Bas Fonds, un titre ... Le sous-titre de l'ouvrage est éclairant : histoire d'un imaginaire
