Jean Marc Roberts
9 Mars 2013 , Rédigé par leblogducorps.over-blog.com
Deux vies valent mieux qu'une © Flammarion
Deux vies valent mieux qu'une est très court, à peine une centaine de pages et dégorge de vie et de soleil alors que c'est le livre d'un homme qui est à l'hôpital et qui affronte une terrible maladie.
C'est superbe, drôle, émouvant, sacrément vivant. Un homme ramasse ses souvenirs, nous les tend comme des fleurs, c'est très personnel, et en même temps c'est universel, ça touche tout le monde, comme le parfum des belles choses que nous réserve la vie.
Célèbre écrivain et éditeur, qui a publié son premier roman à 18 ans, lauréat du prix Renaudot, patron des édition stocks, est très talentueux et précoce, un peu sale gosse doté d'un humour dévastateur, un séducteur aussi. Jean-Marc Roberts marche à l'affectif, et raconte comment, un jour, il se retrouve à l'hosto à cause d'une tumeur.
C'est le livre de quelqu'un qui est pressé de vivre encore, et qui ramasse ses souvenirs comme les grains de sable qui se logeaient entre ses doigts de pied, les étés d'adolescence dans ce sud de l'Italie, après la plage et la baignade avec deux jolis morceaux, Amalia et Mariella, qu'il n'a pas osé toucher.
Tous les vivants devraient lire ce livre. Ils se plaindraient moins, auraient envie de faire l'amour, de relire Thomas Mann, d'aller caresser le sable brûlant de Calabre, de penser à leur oncle, aux petits pains à la sardine, aux filles qu'ils n'ont pas osé caresser et ça les rendrait - et ça les rendra - heureux.
Deux vies valent mieux qu'une, chez Flammarion, sort le 13 avril.
"Deux vies valent mieux qu'une", de Jean-Marc Roberts - France Info