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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

fis, concepts et enjeux du XXIe siècle

Anthropologie & Santé N°1
Numéro coordonné par Aline Sarradon-Eck

Le premier numéro d’Anthropologie & Santé rend compte de quelques-unes des lignes de force du débat engagé lors des Assises de l’Anthropologie de la Santé organisées par Amades (Toulouse, 18 septembre 2009). Ces assises ont porté sur les transformations et mutations contemporaines des objets, des pratiques méthodologiques et des conditions d'exercice de la recherche en anthropologie de la santé. Les contributeurs de ce numéro interrogent, chacun à leur manière, les possibilités d’adaptation de l’anthropologie de la santé aux mondes contemporains et sa capacité à se réformer sans perdre de vue les “fondamentaux” de la discipline.

 

http://anthropologiesante.revues.org/

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CORPS ET INTERCORPOEREITE EN ESPACES PUBLICS

Journée Corps et intercorporéité en espaces publics co-organisée à Lyon par Yves Winkin, Anne Jarrigeon et Rachel Thomas

Réseau international Ambiances, 30 mars 2010, ENS-LSH 

http://www.ambiances.net/index.php/fr/seminaires/159-ambiances-urbaines-en-partage

 

CORPS ET INTERCORPOREITE EN ESPACES PUBLICS

 

Synthèse de la journée du 30 mars 2009 – ENS LSH Lyon

Séminaire « ambiances urbaines en partage : les expériences du dépaysement »

 

par Rachel THOMAS

 

 

 

 

"L’inflation des travaux sur le corps dans le champ des sciences humaines et sociales rend visible la multiplicité des points de vue sur le sujet et donne à comprendre sa complexité. Du corps social au corps objet, du corps imagé au corps marqué, du corps outil au corps émotionnel…, tout un pan de la recherche tente en effet de saisir, dans le sillage des thèses fondatrices de l’anthropologie sociale et culturelle, les différentes facettes de cet instrument majeur de notre rapport au monde. Le propos de cette journée de réflexion dédiée au corps et à l’intercorporéité en espaces publics était ainsi aussi partiel et particulier que ces multiples travaux. Son objectif consistait à ébaucher les prémisses d’une réflexion sur les rapports entre ambiances et culture, à partir d’une problématisation de la question du corps dans l’espace public urbain : comment s’élabore, s’exprime et se partage, de manière souvent implicite, une culture sensible particulière, entendue provisoirement comme des manières d’être, d’éprouver et de vivre ensemble la ville ? comment mon corps témoigne-t-il, autrement dit, de ma relation aux autres et du partage des cadres sensibles quotidiens ?

Pour tenter de répondre à ces questions, deux voies de réflexion furent proposées aux intervenants. La première, explicite et commune aux trois journées de séminaire, consistait à s’emparer de la thématique du dépaysement – définie en amont comme « une brèche dans les habitudes perceptives », comme « une mise en défaut d’un rapport de familiarité avec le monde » (JP.Thibaud) - pour mieux appréhender la plasticité des corps en ville, les manières de bouger et d’interagir avec autrui dans l’espace public urbain. La seconde, implicite, proposait de s’interroger sur les apports possibles d’une anthropologie à la fois modale et sensible pour appréhender théoriquement et empiriquement cette thématique du corps et de l’intercorporéité en espaces publics. La relecture des travaux de François Laplantine (G. Chelkoff, Y. Winkin), leur discussion en présence de l’auteur et surtout leur résonance avec les réflexions sur la notion d’ambiance permet aujourd’hui que soient exposés quelques préalables à une nouvelle approche du corps et de l’intercorporéité en espaces publics qui prête attention aux « infimes modulations de la sensibilité » (Laplantine, 2002).

 

Si la recherche sur les ambiances architecturales et urbaines commence à s’intéresser au rôle des cultures sensibles dans les manières de percevoir et d’agir en ville, elle s’interroge encore peu sur la manière dont ces cultures non seulement modèlent les cadres sensibles de la vie quotidienne mais aussi s’incarnent dans des manières de bouger, dans des modes d’expression et de relation à autrui partagés. Or, l’intérêt porté aux modalités d’expression des corps dans l’espace public urbain, à leurs rapports respectifs, à leurs transformations, à leurs productions sensorielles, à leurs mises en mouvement dans l’espace public urbain… peut constituer non seulement une voie d’analyse pertinente de ces rapports entre ambiance et culture mais aussi un moyen heuristique de penser la dimension synesthésique de l’expérience urbaine. La mise en jeu du corps dans la vie urbaine, de ce point de vue, ne saurait être prise en compte seulement à partir du modèle de la communication interpersonnelle et des stratégies de présentation de soi si bien décrites par Erving Goffman. De la même manière, sa compréhension ne peut être réduite ni au faire du corps, à ces actions pratiques, à la description des diverses « techniques du corps » (Mauss, 1950) qui la sous-tendent, ni à celle d’indices supposés reproduire une forme de façonnage du social (Jarrigeon, 2004). L’intérêt porté aux processus de mise en jeu du corps dans la vie urbaine conduit d’abord et nécessairement à construire ce que l’on pourrait appeler provisoirement une esthétique de la vie urbaine, c’est-à-dire une forme de connaissance du monde urbain actuel qui s’attache moins à comprendre les manières de percevoir et de donner sens à l’environnement sensible qu’à saisir les manières de le sentir et de l’éprouver. Cette première posture de recherche en appelle immédiatement une seconde, qui consiste à réaffirmer le caractère premier du corps dans l’appréhension de l’environnement, des objets et des êtres qui nous entourent. Plus qu’une simple enveloppe cutanée, plus qu’une construction symbolique, le corps est à considérer comme participant et agent premier de notre action commune dans et sur la ville, comme fondement même de notre culture sensible et de notre rapport aux ambiances urbaines. Formulé autrement, le corps est un moyen d’expérimenter, de dire et de rendre intelligible le monde et les cultures sensibles à l’œuvre au quotidien. « Mon corps n’est pas seulement un objet parmi tous les autres objets, un complexe de qualités sensibles parmi d’autres, il est un objet sensible à tous les autres, qui résonne pour tous les sons, vibre pour toutes les couleurs, et qui fournit aux mots leur signification primordiale par la façon dont il les accueille. Le corps (…) est cet étrange objet qui utilise ses propres parties comme symbolique générale du monde et par lequel en conséquence nous pouvons « fréquenter » ce monde, le « comprendre » et lui trouver une signification » (Merleau-Ponty, 1945, p. 273-274).

En prise, ancrés dans le quotidien, engagés dans les multiples situations qui rythment et font la vie urbaine, ces corps - tantôt cachés, tantôt exhibés - toujours en torsion et en tension (A. Pecqueux, A. Chêne) - opèrent sur divers registres qu’il s’agit alors de saisir : le registre de l’alternance des apparences (que décrivent aussi bien F. Laplantine et Y. Winkin à propos des interactions physiques entre Japonais qu’A. Jarrigeon à propos du « travail des apparences » en public), celui de la simultanéité de la présence et de l’absence (observé par A. Pecqueux chez les auditeurs-baladeurs ou A. Chêne chez les danseurs de free-party), celui de l’oscillation entre engagement et désengagement (abordé par S. Tessier lors de son travail avec les enfants des rues au Brésil ou encore par R. Thomas lorsqu’elle observe les modes de cheminement des personnes handicapées)… . Plastiques, adaptables, ces corps modèlent en retour et dans une réflexivité quasi permanente avec autrui, les cadres sensibles de leur quotidien, régulant leur emprise, produisant aussi quelques indices visibles des transformations sensibles à l’œuvre en ville à une époque donnée.

 

Cette hypothèse d’un enracinement corporel, voire charnel (Thomas, 2006, 2007) de l’expérience urbaine pose cependant un certain nombre de problèmes épistémologique et empirique. L’un d’entre eux est qu’il touche à de l’implicite, à du non verbalisable, à une dimension finalement pré-réflexive de l’expérience urbaine. S’interroger sur le corps, outre s’interroger sur sa mise en mouvement, sur ses postures, sur les divers registres gestuels et sensibles du rapport à l’autre ou à l’environnement, c’est aussi questionner des sensations, des impressions, des affects, des humeurs… à peine palpables, souvent éphémères, difficiles à exprimer par le langage. Or, comment observer, dire et décrire cet indicible du corps en espaces publics ? peut-on se passer de médiations ou plus justement quelles médiations mettrent en place ? Un autre problème causé par cette hypothèse d’un enracinement corporel de l’expérience urbaine a trait au fait qu’il renvoie à la dimension temporelle de cette expérience, et plus précisément à l’enchevêtrement de deux formes de temps : celui, d’une part, du temps long et linéaire de l’histoire urbaine et de l’évolution des cadres sensibles au cours des âges et des transformations de la ville ; celui, d’autre part, du temps court, parfois saccadé ou éphémère, de la circulation des corps dans l’espace public urbain, de leurs mouvements, de leurs rencontres, des gestuelles et postures répétées et plus ou moins synchronisées… . Or, comment penser à la fois cette place des temps dans l’expérience urbaine et comment l’articuler à une réflexion sur le corps et l’intercorporéité en espace publics ? Ou formulé autrement, comment penser ces mouvements des corps dans leur fugacité, dans leur capacité à dessiner des tendances évolutives de la société aussi bien que dans leur répétition et leur continuité ?

 

Le dialogue instauré, au cours de cette journée, entre la problématique des ambiances architecturales et urbaines et les travaux de François Laplantine ouvre des pistes stimulantes. La première concerne la nécessité de mettre en œuvre une approche modale de cette question du corps et de l’intercorporéité, et plus largement de la question du sentir dans l’espace public urbain. En cela, cette proposition fait écho au positionnement des membres fondateurs du Cresson et constitue un préalable à toute étude du sensible et des rapports entre ambiance et culture. Formulé autrement, il s’agit davantage de s’intéresser aux processus (de construction, de circulation, de reproduction, d’adaptabilité, de réappropriation, de partage, de déstabilisation…) des manières d’être et de bouger en ville, à leur articulation, à leurs modulations, à leur transformation dans le temps … plutôt que de chercher à en expliquer les motifs en morcelant le corps et ses rythmes en unités discrètes. « Le corps est toujours en transformation, en mouvement. Il est impossible de le stabiliser sémiologiquement en unités de sens découpées dans un continuum » (F. Laplantine). Cette perspective modale conduit alors François Laplantine à proposer deux types d’épistémologie.

La première, qui répond à la préoccupation de « dire le corps », concerne une épistémologie de la traduction et rend nécessaire le recours à la médiation. Elle repose sur deux principes majeurs : la nécessité de « tourner autour du corps » plutôt que de l’aborder de front pour éviter le double écueil de le « chosifier » et de reconduire la coupure corps/esprit si souvent maintenue ; la nécessité aussi de recourir à d’autres langages (celui de la danse chez A. Chêne, de l’architecture chez G. Chelkoff, du cinéma chez F. Laplantine, de la vidéo et/ou de la photographie chez A. Jarrigeon, de la déficience chez A. Pecqueux et R. Thomas…) pour développer des répertoires descriptifs porteurs de ces arrières-fond culturels et sensibles qui sous-tendent l’expérience urbaine.

La seconde attitude induite par une approche modale du corps et de l’intercorporéité en espaces publics procède d’une épistémologie de la continuité du rythme. Il s’agit là de se situer dans une logique de l’alternance qui permette de prendre soin de son sujet (c’est-à-dire de prendre le temps de s’en imprégner) tout en décentrant systématiquement et périodiquement les points de vue mis en œuvre pour l’aborder. Il s’agit aussi de favoriser la réflexivité du chercheur en questionnant tour à tour ses catégories interprétatives et les manières dont elles circulent. De ce point de vue, l’expérience du dépaysement, parce qu’elle a non seulement « la capacité à faire remonter le sensible à la surface de l’expérience » (JP. Thibaud) mais aussi parce qu’elle place l’individu dans une posture de l’entre, semble constituer une perspective méthodologique pertinente pour appréhender cette question du corps et de l’intercorporéité en espaces publics. Le dépaysement recouvre en effet des formes d’expérience diverses qui, toutes, conduisent à une mise en question du rapport de familiarité à l’environnement et de l’ancrage au monde. « Perte momentanée des repères de la vie quotidienne » (JP. Thibaud), « dissolution progressive des stéréotypes » (F. Laplantine), dérangement / déstabilisation des routines perceptives et interprétatives routinières (Y. Winkin, A. Jarrigeon), étrangeté / incongruité de soi face à une situation ou un espace-temps donné (A. Chêne, S. Tessier, R. Thomas), le dépaysement place l’individu, comme le chercheur, dans un mouvement permanent d’engagement et de distance, d’implication et de repli, d’accord et de décalage. Pour le premier – l’anonyme urbain – la situation de dépaysement interroge alors l’ordinaire de son rapport au monde. En remettant en cause ces évidences tacites du quotidien, elle révèle d’une part en quoi la quotidienneté est probablement ce qui constitue en amont notre expérience sensible de la ville, d’autre part en quoi cette quotidienneté n’est jamais prédonnée mais constituée précisément par ce rapport sensible que nous entretenons jour après jour avec le monde. Pour le second – le chercheur, l’ethnographe – la situation de dépaysement met alors autant en question les schémas interprétatifs classiques que les tentatives d’universalisation de l’expérience urbaine. Parce qu’elle instaure des biais dans la connaissance du monde, parce qu’elle rend le chercheur attentif aux « processus de formation et de transformation du sensible » (G. Chelkoff), parce qu’elle rend possible une forme de « désapprentissage » de la réalité, la situation de dépaysement rend visible et intelligible les éléments et processus implicites à l’œuvre au quotidien. Or ce n’est probablement qu’à ces deux conditions – osciller entre l’immersion familière et le dépaysement et s’interroger aussi bien sur la manière dont se construit réciproquement notre rapport sensible au monde que sur la manière dont se partage au quotidien une culture sensible commune - qu’une esthétique des formes de vie urbaine peut être aujourd’hui menée".

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Réseau thématique 17
Gestion politique du corps et des populations
Responsables :
Dominique Memmi (CNRS - CSU)
Gilles Raveneau (Université de Paris Ouest Nanterre, LESC, CeRSM)
Emmanuel Taïeb (Institut d’Études Politiques de Grenoble, PACTE)
Descriptif : Fondé en 2003, dès la création de l’Association Française de Sociologie,
le Réseau thématique 17 s’intéresse à la dimension somatique des agents sociaux et
à la façon dont elle est administrée par le monde social, et plus spécifiquement, par
les institutions. Le réseau vise ainsi à réfléchir aux renouvellements contemporains
qui ont affecté la régulation publique des usages du corps humain et l’administration
des populations dans leur rapport à leur santé et à leur devenir physique. Au
Congrès 2006 de l’AFS, le Réseau a examiné les transformations politiques à
l’oeuvre dans le rapport au mourir, des soins palliatifs à l’euthanasie, et des
nouveaux rituels funéraires à la législation sur les cendres des défunts. Puis, du
rapport au cadavre et plus généralement à la matérialité corporelle en fin de vie, le
RT 17 a déplacé son intérêt vers les objets suscitant le dégoût. Après une première
Journée d’études en janvier 2008 à la MSH à Paris, intitulée « Humeurs et dégoût :
du dispositif à l’institution », où il s’agissait d’analyser les dispositifs institutionnels et
politiques chargés d’encadrer les humeurs ou excrétions du corps jugées
dégoûtantes, la réflexion a porté sur la régulation institutionnelle du dégoût. Les
sessions du Réseau, lors du Congrès 2009, portaient sur le « dégoût d’institution »,
soit le rôle joué par les institutions lorsqu’elles ont à administrer des corps, des
populations et des individus suscitant socialement dégoût, répulsion ou réprobation.
Si la première journée d’étude avait privilégié une approche anthropologique, la
suivante ambitionnait de travailler davantage dans une perspective de sociologie et
de science politique. Dans ces disciplines, la question du corps n’a en effet pas
toujours la légitimité qui lui revient et une recherche sur le dégoût peut susciter
d’autant plus de résistances qu’elle porte à l’extrême l’attention à la matérialité et à la
réactivité corporelles. Un premier bilan de ce travail est en cours de publication : un
numéro de la revue Ethnologie Française (2011-1), intitulé « Anatomie du dégoût »,
paraîtra début 2011.
Entreprenant de généraliser la réflexion induite par le travail accompli par le réseau
jusqu’ici, l’appel à communications pour le Congrès 2011 porte sur les
métamorphoses du rapport du monde social et des institutions à l’organicité et au
biologique.
Contacts :
dominique.memmi@csu.cnrs.fr
gilles.raveneau@mae.u-paris10.fr
emmanuel.taieb@iep-grenoble.fr
Appel à communication pour le 4e Congrès de l’AFS
Grenoble, 5 - 8 juillet 2011
Réseau thématique 17
Gestion politique du corps et des populations
Les métamorphoses du biologique.
La tension entre attirance et répulsion pour le « naturel » : des normes aux
dispositifs institutionnels.
L’« arrangement » entre maîtrise technicienne et médicale du corps et
valorisation du naturel et de l’organicité n’a cessé d’évoluer dans l’histoire. Il renvoie
à une tension, un équilibre paradoxal, entre nécessité de contrôler la dimension
biologique du corps individuel, sa dimension organique, ses excrétions, ses
débordements, c’est-à-dire sa massive présence corporelle ; et nécessité de revenir
à la nature, à une authenticité perdue dans la société urbaine et industrielle, et de
rendre aux individus leur rapport censément perdu à leur corporéité et leur
environnement. Dans les années 1960-1970, cet arrangement s’est traduit ainsi à la
fois par une injonction au contrôle de la procréation et de la mort (évacuation
hygiéniste des cadavres, « déni de la mort », etc.), en même temps que par un retour
hédoniste à la nature (accouchement naturel, naturisme, début de la production
« bio », retour à la terre et discours « écologique » au sens large).
Quarante ans après, quelles formes prend cet arrangement ? On assiste à de
nouvelles invites institutionnelles et sociales à retrouver la nature mais elles
accompagnent de fortes tendances inverses. L’invitation à contempler l’organicité
des sujets (recours croissant à la thanatopraxie, présentation et photographie des
cadavres), n’entrave pas la forte croissance du recours à la crémation et à la
dispersion des cendres. La valorisation du tout « bio » flanque l’ardente obligation à
la pasteurisation de nos vies quotidiennes – lavages de mains, port de masques
médicaux, nourriture sous plastique – portée notamment par les politiques publiques
de santé. Ou encore, certes sur un tout autre terrain apparemment, l’adhésion
enthousiaste aux filiations choisies (adoptions, familles recomposées, parrainages)
et à l’artificialité (procréation médicalement assistée) s’accompagne désormais d’une
aspiration à reconstituer sa filiation biologique (pour les enfants adoptés, ceux nés
sous X, et aujourd’hui, ceux nés d’un don de gamètes).
Il s’agira ici de repérer cette tension dans ses formes tant historiques (XVIIIe-
XXIe siècles) que contemporaines, en s’appuyant sur des situations et des objets
concrets, des interactions, des pratiques et des discours normatifs déterminés,
portés par des professionnels spécifiques, dont les professionnels de la politique. Le
rôle particulier – et souvent très actif – joué en cette matière par les institutions
méritera aussi d’être analysé.
L’attention devrait être portée à l’analyse des espaces sociaux, des gestes, des
postures, des aménagements concrets que dictent chacune des tendances
contradictoires de cet arrangement, mais aussi leur essai de réconciliation. L’analyse
des affects mobilisés autour de ces arrangements (« goût » pour le bio, attirance
pour l’allaitement, « beauté » des morts, mais « dégoût », à l’inverse, pour une
organicité trop appuyée, etc.) sera tout particulièrement bienvenue. Tout comme la
mise en valeur des formes historiques – et sans doute socialement situées – les plus
stabilisées de compromis entre ces tendances contradictoires (valorisation de
l’enfant, mais sans handicap ; exposition du cadavre, mais esthétisé ; manger à
satiété mais manger « bio »). Car à travers ces compromis, ce qui se négocie ici
c’est la place toujours mouvante et disputée que nos cultures accordent à la nature.
Autant de questions que nous souhaitons voir traitées dans la diachronie autant
que possible et à l’aide de données empiriques attestées, c’est-à-dire à travers
l’analyse de pratiques effectives ou de corpus bien délimités de discours.
Les démarches faisant appel à plusieurs disciplines seront les bienvenues.
Les propositions de communication (3000 signes maximum, espaces compris)
présenteront le ou les thèmes auxquels se rattache leur intervention, l’objet de la
recherche, le questionnement et la problématique, le terrain, les catégories et le
nombre de personnes interrogées (ou à défaut, les corpus systématiques de sources
sur lesquels ils s’appuient si ce travail n’est pas lié à un terrain).
Les propositions comprendront les éléments suivants dans l’ordre
d’apparition :
• Nom, prénom du/des auteur-e-s
• Fonction et institution de rattachement
• Adresse mail
• Titre de la communication
• 5 mots clés
• Proposition de communication (3000 signes maximum espaces compris)
• Titre et résumé de la proposition (1500 signes espaces compris)
Les propositions doivent être adressées simultanément sous fichier word et rtf à :
Dominique Memmi (dominique.memmi@csu.cnrs.fr), Gilles Raveneau
(gilles.raveneau@mae.u-paris10.fr), et Emmanuel Taïeb (emmanuel.taieb@iepgrenoble.
fr) au plus tard pour le 7 janvier 2011.
Les propositions seront sélectionnées en fonction de leur qualité scientifique et de
l’originalité du matériau empirique mobilisé. Les réponses aux propositions que nous
auront reçues seront envoyées à la mi février 2011. Les résumés (1500 signes) des
propositions acceptées figureront dans le volume édité pour le congrès.
Nous vous remercions de bien vouloir :
1- indiquer en objet de votre message : AFS-RT17 proposition congrès
2- nommer votre fichier de la façon suivante : nom-congrès AFS 2011.doc
Pour toute question ou problème, Emmanuel Taïeb se met aimablement à votre
disposition : (Emmanuel Taïeb <emmanuel.taieb@iep-grenoble.fr>).
Attention : Le Congrès se tiendra du 5 au 8 juillet 2011 à Grenoble. La participation
au Congrès est payante, et les frais de déplacement et d’hébergement sont à la
charge de l’intervenant, mais une prise en charge financière est prévue pour les
étudiants et chômeurs sur demande auprès des organisateurs du congrès

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Le transit des corps

De Philippe Lévy

Editeur : Balland
Parution le : 9 Novembre 2010
ISBN : 978-2-3531-5091-5
EAN13 : 9782353150915
C'est une plongée dans la vie quotidienne hospitalière, et une découverte de ses figures ; une hypocondriaque cocasse, une gamine à la dérive aux urgences, une pauvre vieille abandonnée de tous, une jeune femme en lutte contre le cancer, un alcoolique brutal, un interne gaffeur, une infirmière mythique, un chirurgien tout-puissant...tous dévoilent leurs peurs, leur grandeur, leur bassesse parfois.

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Aurélie Martinez et Totoche Prod vous invite

  
au vernissage de l'exposition "Contemplation de la chair"
Peintures & photographies d' Aurélie Martinez.
 
le Vendredi 3 Décembre à 19h
au Zig-Zag café - 73 Crs de l'Argonne - Bordeaux - Tram B St Nicolas

Exposition du 4 au 22 décembre, ouvert tous les jours (sauf le lundi), de 18h à 2h00.
 
                                                                                                                                  
       
Pour sa première exposition personnelle, Aurélie Martinez, Docteur en arts (Histoire, Théorie, Pratique), affirme sa fascination pour la chair
qu'elle palpe, contemple, photographie, filme et peint. Sous cet épiderme, Aurélie Martinez examine la graisse ou l'anatomie interne du corps.
Lorsque cette peau devient unifiante, elle y fait se fusionner des corps. Des anatomies monstrueuses naissent de ces unions cutanées.
Les identités, les sexes, des morceaux de corps se mélangent. La monstruosité peut aussi apparaitre lors de l'observation du vieillissement
de la chair. Elle se plisse, s'affaisse, devient plastique.
                                                                                                                                  
 
Et puis... tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Totoche Prod sans jamais oser le demander
sur le nouveau site de l'association: www.totocheprod.fr

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http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2010/11/sentiment-de-la-chair-224x300.jpg

 

 

Un premier film fort et dérangeant sur le sentiment amoureux et la passion du corps humain. Roberto Garzelli, qui a été assistant monteur sur des films de Marco Ferreri, scrute l’histoire d’amour et de folie, au plus près, de manière quasi naturaliste. Un beau film, singulier et sincère. Sortie le 29 décembre 2010.

What it is: Medical illustration major Helena (Annabelle Hettmann) falls into an intense love affair with Benoit (Thibault Vinçon), a doctor who shares her obsession with the human body. It’s just the kind of relationship that could lead to some strange behavior in pursuit of ultimate intimacy.

Réalisateur : Roberto Garzelli
Acteurs : Thibault Vinçon, Annabelle Hettmann, Pascal Nzonzi, Emmanuel Salinger, Claudia Tagbo, Pierre Moure
Long-métrage
Genres : Fiction
Sous-genres : Comédie dramatique
Langue de tournage : Français
Nationalité : 100% français (France)
Sortie en France : 29/12/10
Durée : 1h 31mn
Etat d'avancement : Sortie à venir
Site officiel : www.lesentimentdelachair-lefilm.com
Production déléguée : Stella Films
Distribution France : Zelig Films Distribution
Exportation/Ventes internationales : Colifilms Diffusion

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http://www.cornellpress.cornell.edu/cup_detail.taf?ti_id=3095


Séminaire "FOUCAULT ET LE SEXE REPRODUCTEUR"
>
>
> Le Centre d'études du Vivant a le plaisir de vous convier à la séance
> inaugurale du séminaire "Foucault et le sexe reproducteur" organisé par
> Pénélope Deutscher, professeure à Northwestern University
> (Evanston/Chicago) dans le cadre du séminaire Sexualités et genre IV
> dirigé par Monique David-Menard

 

Penelope Deutscher specializes in twentieth-century and contemporary French philosophy and philosophy of gender. She studied in Paris with Sarah Kofman (DEA, University of Paris 1) before completing her PhD at the University of NSW under Genevieve Lloyd. Her main publications include Yielding Gender: Feminism, Deconstruction and the History of Philosophy (Routledge 1997); A Politics of Impossible Difference: The Later Work of Luce Irigaray (Cornell University Press, 2002), How to Read Derrida (Granta/Norton 2006), and The Philosophy of Simone de Beauvoir: Ambiguity, Conversion, Resistance (Cambridge University Press, 2008).

She is co-editor with Kelly Oliver of Enigmas: Essays on Sarah Kofman (Cornell University Press, 1999), and, with Françoise Collin of Repenser le politique: l'apport du féminisme, an anthology of French translations of contemporary Anglo-American women political philosophers (Paris: Campagne première /Les cahiers du grif, 2004.). She also guest edited for Hypatia: A Journal of Feminist Philosophy the special issue 'Contemporary French Women Philosophers' (15:4, 2000). Other areas of special interest include theories of genealogy and biopolitics (Nietzsche, Foucault, Agamben).

She has been awarded a Humboldt Research Fellowship (2007-8), a Distinguished Fellowship at the Institute of Advanced Study, Durham University, UK (2007); a N.S.W. Residency Expatriate Scientists Award at the University of Sydney (2005); and an Australian Research Council Large Grant (1999-2001).

>
> Les jeudis 9 et 16 décembre 2010 de 12h à 14h salle RH02B du bâtiment
> Buffon - 4 rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Halle - Paris 13°- M°
> Bibliothèque F.Mitterand.
>
>" Le projet prend comme problème de départ le statut du couple malthusien
> dans lHistoire de Sexualité, I : La Volonté de savoir . Présenté par
> Foucault comme une des quatre unités stratégiques du 18ième siècle par
> lesquelles les mécanismes de savoir et de pouvoir se sont centrés sur
> le sexe, le couple malthusien peut aussi être travaillé comme un nœud
> liant deux trajectoires foucauldiennes, la biopolitique (vecteur de la
> gouvernementalité et de lintensification de la vie) et le sexe
> (vecteur de refus de lhypothèse répressive). Cette lecture de
> lHistoire de la Sexualité I à travers le prisme du couple malthusien
> ne devrait pas déformer le texte, mon hypothèse est que ce prisme a au
> contraire des résultats inattendus et féconds.


> LHistoire de la Sexualité I peut être lue selon plusieurs perspectives
> : a) dans son débat avec la psychanalyse, ou bien b) dans son débat
> avec ceux qui prennent le sujet sexuel comme point dorigine pour la
> revendication des droits, ou bien c) comme le texte clé pour la
> formation ultérieure des études de biopolitique, d) il peut entrer
> aussi dans un quatrième dialogue avec lhistoire de la reproduction et
> les enjeux biopolitiques de cette histoire. On revisitera également la
> question du rapport complexe entre le sexe et la vie dans le texte,
> et des points de croisement de ces vecteurs.


> Je propose comme hypothèse ceci : bien que le sexe reproducteur, et la
> vie reproductrice aient lun et lautre peu dimportance explicite dans
> lHistoire de la Sexualité I, cest néanmoins le sexe reproducteur qui
> est le noud, la notion-clef liant chez Foucault la vie au sens
> biopolitique et le sexe.

> Je prends cela comme point de départ pour redonner un statut à la femme
> reproductrice (en tant quélément du couple malthusien) comme vecteur
> inattendu dans lHistoire de la Sexualité I, dans la <> au sens
> biopolitique, plus précisément dans le noud entre biopolitique et
> thanatopolitique. Ces thèmes ont été repris et transformés après
> Foucault - notamment, celui de la vie précaire chez Judith Butler,
> celui du seuil et de la zone dinstinction chez Agamben, et celui de la
> vie immune et auto-immune selon Roberto Esposito".
>
> Points de repères :
> Butler, J. Ce qui fait une vie : Essai sur la violence, la guerre et le
> deuil (2010)
> Foucault, M. Il faut défendre la société (1997)
> Butler, J. Vie précaire : Les pouvoirs du deuil et de la violence après
> le 11 septembre (2005)
> Esposito, R. Communauté, immunité, biopolitique (2010)
> Esposito, R., Burgat, F., Löwy, I., et Rapp. R., Tumultes, N° 26 :
> La fabrication de l'humain : Tome 2, Techniques et politiques de la vie
> et de la mort.
> Foucault, M. Histoire de la sexualité (1976)

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L’intelligence des corps
Journées d’études pluridisciplinaires
Université Paris Ouest Nanterre – ED 139
16 déc. 2010 | 17 déc. 2010 | 5 jan. 2011
Organisation : P.-L. BOULANGER, A. CUKIER, M. SCHUMM.


PROGRAMME PREVISIONNEL


Journée du 16 décembre (anthropologie)
9h00 Accueil et café.
9h30 Marion Schumm (Université de Nanterre, Doctorante en philosophie),
« Une autre genèse de l’intelligence : Husserl et Blumenberg. »
10h30 Étienne Bimbenet (Université Lyon 3, Anthropologie philosophique),
« L'intentionnalité corporelle : la moitié d'un programme. »
11h30 Pause café
11h45 David Le Breton (Université de Strasbourg, Anthropologie),
« Expériences de la douleur. »
12h45 Déjeuner.
14h45 Mathilde Lequin (Université de Nanterre, Doctorante en philosophie),
« L'intelligence du corps pré-humain : quelques pistes philosophiques ouvertes par
l'interprétation paléoanthropologique des fossiles d'hominidés. »
15h45 Jean-Claude Monod (CNRS, Philosophie allemande)
« Cercle de l'action, optique passive et réflexion humaine : de Gehlen à Blumenberg. »


Journée du 17 décembre (action et perception)
9h00 Accueil et café.
9h30 Pierre-Laurent Boulanger (Université de Nanterre, Doctorant en philosophie)
« Ce qu’il faut faire pour comprendre. Aptitudes sensorimotrices et contenu conceptuel. »
10h30 Michel Kreutzer (Université de Nanterre, Éthologie),
Titre à préciser.
11h30 Pause café
11h45 Bernard Andrieu (Université de Nancy, Staps et Philosophie),
« Une intelligence intercorporelle ? Une eco-sensibilité pour la préd’action. »
12h45 Déjeuner.
14h30 Valentina Ragno (Université de Nanterre, Doctorante en philosophie),
« L'intelligence dans l'absence. Pour une critique de la "métaphysique de la présence"
corporelle. »
15h30 Jean-Sébastien Hardy (Université de Paris IV, Doctorant en philosophie),
« La co-constitution ergonomique du mouvement et de la chose. Perspective
phénoménologique sur la motricité. »
16h30 Pause café
16h45 Frédéric Pouillaude (Université de Paris IV, Philosophie esthétique),
« L’alternative de la proprioception et du sens : danse et quotidienneté. »
Journée du 5 janvier (émotions et relations sociales)
9h00 Accueil et café.
9h30 Alexis Cukier (Université de Nanterre, Doctorant en philosophie),
« Empathie et contrôle social : intelligence et management des affects au travail »
10h30 Omar Zanna (Université de Rennes)
« Douleurs corporelles et interactions sociales. »
11h30 Pause café
11h45 Loïc Wacquant (Université de Berkeley, Sociologie),
« L’habitus comme intelligence incorporée. »
12h45 Déjeuner.
14h30 Bernard Rimé (Université de Louvain, Psychologie),
« L’empathie dans le partage social de l’émotion. »
15h30 Robert Damien (Université de Nanterre, Philosophie)
« L’autorité corporelle ou la naissance des dieux. »
16h45 Pause café
16h45 Anne-Marie Moulin (CNRS, Philosophie de la médecine)
« Intelligibilité et intelligence du corps : l'approche immunologique. »
17h45 Alain Berthoz (Collège de France, Physiologie de l’action et de la perception)
Titre à préciser.

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Le Laboratoire junior "Enquête sur l'homme vivant : biologie, philosophie, pratiques artistiques (EHVI)" a le plaisir de recevoir Pierre ANCET, MCF de Philosophie à l'Université de Bourgogne, qui donnera une conférence sur le thème :


 
La perception des corps jugés monstrueux
(monstres, handicap et tératologie)

 
Cette conférence aura lieu le Vendredi 10 décembre, de 14h30 à 16h30, en F 113 (ENS de Lyon, site Descartes, 1er étage du Bâtiment Formation)

Résumé de la conférence :
 « L'indi–vidu dont le corps est jugé mons–trueux inter–roge les normes, normes bio–lo–gi–ques et normes socia–les, sur–tout lorsqu'il naît au sein de l?espèce humaine. Il n'est pas en effet de pire mons–truo–sité que celle qui s'appuie sur une cer–taine proxi–mité avec l'obser–va–teur. Mais cette proxi–mité engen–dre toute une série de réac–tions de défense, qui per–met–tent de réflé–chir de manière contem–po–raine à la façon dont nous envi–sa–geons le grave han–di–cap phy–si–que ou la défi–gu–ra–tion. Le rap–port aux corps jugés mons–trueux en Occident sera envi–sagé à tra–vers des réfé–ren–ces à la téra–to–lo–gie scien–ti–fi–que des XIXe et XXe siè–cles, contem–po–raine de l?appa–ri–tion des gran–des exhi–bi–tions popu–lai–res des corps (comme le cirque Barnum aux USA). Nous nous appuie–rons sur de nom–breu–ses images d'époque pour réflé–chir à l'évolution de ce regard. »


Axes de recherche de Pierre ANCET:
 

  • La question des normes, à travers l'articulation normes sociales / normes biologiques
  • L'expérience du corps vécu ou corps propre, et sa perturbation face au corps difforme ou jugé monstrueux et face au grave handicap physique
  • Bioéthique et philosophie de la médecine : autour de la personne âgée et de la personne handicapée
  • Histoire des sciences biologiques et de la tératologie expérimentale

http://www.decitre.fr/gi/74/9782100543274FS.gif

 

 

Publications de Pierre ANCET :

  • Phénoménologie  du  corps  mons–trueux,  Paris,  Presses Universitaires  de  France,  coll.  « science,  his–toire  et  société », novem–bre 2006, ouvrage de 178 pages
  • « Le besoin de savoir (l?accès au dos–sier médi–cal per–son–na–lisé) » in DUGUET (A.M.) (dir.) Données Médicales et Dossier Médical de Santé. Séminaire d?Actualité du Droit Médical, Études @hos–pi–ta–liè–res, Bordeaux, 2006, p. 49-64.
  • « Les normes et la liberté du sujet », in Normes et pro–cé–du–res. La santé entre mena–ces et oppor–tu–ni–tés, Groupe Euro Cos, Paris, Éditions de Santé, 2006, p. 141-149.
  • « Les fon–de–ments théo–ri–ques de l?obser–va–tion des mons–tres dans l??uvre d?Etienne Geoffroy Saint-Hilaire », Cahiers Philosophiques, CNDP, Paris, 2006, p. 23-38.
  • « Le trai–te–ment anti–cipé des crises sani–tai–res », in La Santé média–ti–sée Groupe Euro Cos, Paris, Éditions de Santé, 2007



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http://noelpecout.blog.lemonde.fr/filescropped/511_329_415/2009/10/hygeia-health-magazine-november-1933-11209865182.1254693754.jpg

www.abookman.com/magazineshygeia.htm

 

 

Body and Mind in the History of Medicine and Health

 

European Association for the History of Medicine and Health (EAHMH)

2011 Biennial Conference

Utrecht, The Netherlands

1-4 September 2011

 

Co-organized by the Descartes Centre for the History and Philosophy of Sciences and the Humanities and by the University Medical Centre Utrecht.

 

Keynote speakers: Floris Cohen, Jacalyn Duffin, Annemaire Mol and Roger Smith

 

Deadline for proposals: 1 December 2010

 

Call for Papers

 

The EAHMH welcomes submissions for its biennial meeting, to be held in Utrecht, The Netherlands from 1-4 September 2011.  In the city whose name is closely linked to Rene Descartes, the Association welcomes abstracts on the general theme 'Body and Mind in the History of Medicine and Health'.

This theme encompasses research in any area where body and mind (and their

interaction) were pivotal subjects in the creation of concepts, practices and institutions in the lived experience of health and disease, but papers on any history of medicine topic will be considered.  Papers addressing recent debates concerning historiography and/or methodology are especially welcomed.  Papers dealing with the teaching of medical history in a concrete way, as well as incorporating personal experiences, are also invited.  It is hoped that a special session may be organized on the teaching of medical history.  Submissions relating to all historical periods and all regions are welcome, as are submissions from non-members.

 

Abstracts should not exceed one page and should include information concerning the scientific question examined, the sources and approach used and the (preliminary) results.  Abstracts should contain a title and the speaker's contact information (name, affiliation, address and email address).  In addition to single paper proposals, proposals for sessions including three or four papers are also invited.  All papers in pre-arranged sessions will be judged according to their individual merits.

 The Scientific Board of the EAHMH reserves the right to rearrange sessions in the light of proposals received.  Individual paper presentations will be limited to 20 minutes, allowing for 10 minutes of discussion.  Please submit all proposals for papers and sessions to EAHMHconference2011@umcutrecht.nl no later than 1 December 2010.

 

For further information, please see our website, http://www.eahmh.net 

 

Awards

 

The EAHMH is offering an award of EUR 500 for the best paper presented at the Utrecht conference by a PhD student The EAHMH is offering an award of EUR 3000 for the best medical history monograph published in the four years preceding the Utrecht conference.

 

For further details of the awards, please visit our website, http://www.eahmh.net 

 

 

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