Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.decitre.fr/gi/25/9782862276625FS.gif

L'inhabitable, c'est l'habitat indigne, celui où l'insalubrité se décline sous toutes ses formes - délabrement généralisé, absence d'entretien, non-respect des normes de sécurité, promiscuité, danger pour la santé et le bien-être des habitants...
Il y a dix ans, Paris comptait encore plusieurs centaines de ces immeubles. Aujourd'hui, il n'en reste quasiment plus. C'est dans ces îlots heureusement appelés à disparaître que Joy Sorman est allée voir de plus près qui vit là et comment. Au fil de ses rencontres, de ces histoires de vie qui suivent la géographie des lieux, elle dresse le tableau saisissant d'une réalité sociale souvent à peine " croyable ".
Au regard de ce témoignage, Eric Lapierre, architecte et urbaniste, retrace l'histoire de cet habitat et celle des programmes successifs de réhabilitation.

 

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Andres Serrano - A History of Sex (The Kiss)


 

 

Appel à contribution – L’exploration du corps dans les Arts

Colloque 
du 
8
 et 
9
 décembre 
2011

Association
 Les Têtes
 Chercheuses

Déjà un sujet incontournable des représentations classiques, le corps reste un terrain d’exploration pour les différents médiums artistiques du XXIe siècle. Cette constance dans sa représentation fait du corps un thème fédérateur et riche en références. Ce colloque, organisé par l’association Les Têtes Chercheuses les 8 et 9 décembre 2011, cherchera à réfléchir, par le truchement de nos sujets de thèse, à l’exploration du corps dans les arts. L’originalité de cette manifestation réside dans son organisation. Mis en place par et pour des doctorants et des jeunes chercheurs en Lettres, Langues, Linguistique et Arts, il sera l’occasion de croiser les pratiques, de mêler les approches disciplinaires, en somme de déplier les possibilités qu’offre le corps dans un médium artistique. Nous souhaitons faire de ce colloque un espace de rencontres et d’échanges dynamiques nourri par la confrontation de recherches à la pointe de l’actualité avec la pratique artistique. Ainsi, des professionnels invités nous présenteront leurs créations autour du corps et une table ronde entre
praticiens et universitaires clôturera ces journées de rencontres. Doctorants et jeunes chercheurs (ayant soutenu leur thèse depuis 5 ans maximum) sont ici invités à se saisir de la thématique du corps, compris dans une acception très large. Les critères de sélection proposés ci-dessous sont ouverts afin de faire place à l’inattendu. Il s’agira moins de dresser un inventaire des différentes représentations du corps à travers les arts que de privilégier une analyse capable non seulement de mettre à jour l’inscription du corps dans le médium artistique, mais également de rendre compte des interactions qui s’opèrent entre le corps et le médium. Le corps est alors envisagé tout autant comme incarnation concrète que comme idéologie.

AXE 1 : CORPS SCIENTIFIQUE
En prenant le corps humain ou animal pour objet d’étude photographique à la fin du XIXe siècle, Edward Muybridge et Jules Marey ont non seulement participé aux progrès de l’exploration scientifique du corps, mais ont surtout initié un virage dans l’histoire des représentations. D’autre part, le corps, du point de vue médical, physiologique, se révèle être le truchement sans lequel la parole ne pourrait naître.  Que peuvent les arts pour la « norme » des corps ? Que peuvent les arts pour l’étude du corps ?
AXE 2 : CORPS PERSONNAGE
Parfois, le corps ne fait plus qu’un avec un personnage et devient, dans une sorte d’antonomase, un « Rambo », « un Marlon Brando ». Une posture (la Marianne), une corpulence (le Petit et le Gros dans le cinéma burlesque) transforment le corps en figure, en symbole. En outre, certaines pratiques artistiques amènent à penser l’autre comme une présence dématérialisée et l’incarnation ne passe plus nécessairement par le corps.  Que dire du corps qui se fait « signature » d’un personnage ? Quels sont les enjeux du corps pour la construction de la persona d’un acteur ? Comment l’art prend-il en charge cette disparition des corps ? Comment envisager, donner un visage à l’absence du corps ?

AXE 3 : CORPS DU PUBLIC
Pris en compte du point de vue social, le corps est aussi celui du récepteur de l’art. Au théâtre, le public est parti prenante du spectacle, intervenant plus ou moins selon le type de théâtre et de spectacle représenté. Si, comme le souligne Denis Guénoun, au cinéma, être seul dans la salle est une chance, cela n’est pas le cas au théâtre, moins encore à un concert. Le corps du spectateur s’envisage aussi dans la déambulation muséale. Que dire du corps du spectateur ? Statique ou mouvante comment la spectature s’inscrit-elle dans le lieu de représentation ou d’exposition ? Comment envisager la foule des corps, qu’est-ce que la « masse » ?
Axe 4 : CORPS PHYSIQUE
Nombre d’images aujourd’hui nous montrent un corps retravaillé, manipulé, objectivé. Jouant avec les codes du genre, sexe, race, religion, etc., les arts explorent la question de l’identité. Prenons pour exemple les photographies de Claude Cahun ou de David Lachapelle qui procèdent, chacun à leur manière, au brouillage des identités ; ou à l’inverse le film du coréen Chan-wook Park, I’m a Cyborg, But That’s OK, qui expose le corps vers un non-lieu physique. Aux antipodes de cette stylisation du corps, la représentation, chère à Bakhtine, de la déchéance dans les arts de la scène et de l’image serait aussi à explorer, notamment la réappropriation et la réinterprétation de la notion de « bas corporel » par un artiste contemporain tel que le photographe américain Andres Serrano.  Comment le physique participe-t-il de la construction de l’identité ? Y a-t-il un « excès » de corps ? Quels sont les enjeux d’un corps déconstruit par l’œuvre d’art ? Lorsque la chair se fait matière, que dire de l’effet d’haptique ?

Axe 5 : CORPS MÉDIUM

Les pratiques artistiques sont nombreuses à utiliser le corps comme outil de leur création. Les travaux de Pipo Delbono ou de Marina Abramovic montrent le corps comme élément de l’œuvre artistique et revendiquent un corps « réel ». La recherche d’une fusion entre l’image, l’écriture et le corps fait parfois de celui-ci un moyen direct d’expression, parfois le support de l’œuvre, comme dans la pratique du tatouage. De quoi le corps se fait-il le véhicule dans l’œuvre artistique ? Que dire du corps « support », du corps « écran » de l’oeuvre? Que dire du corps qui se fait espace du spectacle ?

Date 
limite d’envoi
 de 
la
 proposition :
 La 
proposition
 de
 communication
 pour
 le
 colloque,
 d’une
 quinzaine
 de
 lignes
 maximum,
 accompagnée
 d’une
 notice
 biographique
 (Université
 d’attache
 et 
département, 
sujet 
de 
thèse 
et 
directeur 
de 
recherche), 
doit 
être 
envoyée 
au 
plus
 tard 
pour 
le 30 
avril

 2011, 
à
 groupe.doctoral@gmail.com

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.elcuerpodescifrado.com/images/descifrado_nuevo_01a.jpg

 

www.elcuerpodescifrado.com
CONVOCAN AL
V CONGRESO INTERNACIONAL DE, CIENCIAS, ARTES Y
HUMANIDADES
EL CUERPO DESCIFRADO
Las prácticas corporales en la busqueda
de la belleza
Del 25 al 28 de octubre 2011
México, D.F.
La reflexión que se propone para la discusión en el V Congreso Internacional
de Ciencias, Artes y Humanidades, pone en juego el entendimiento del cuerpo humano en su multidemensionalidad; aspira a lograr un saber no parcelado, no dividido, no reduccionista (o biología o cultura) que al mismo tiempo, muestre la importancia de conocer el cuerpo, no como una totalidad o completud, sino desde su complejidad. Es por eso que en este contexto interesa discutir la posibilidad de desestabilizar la dicotomía cuerpo-mente para así, desarmar las otras dicotomías concatenadas a ésta y revelar el carácter contingente y no necesario de su arreglo, más aún, enfatizar que el carácter convencional de dichas dicotomías, encubre ladimensión del poder que logra mantenerlas bajo cierto orden.


Los patrones estéticos que transitan de la “superficialidad” de la moda y lo que ella implica, hacia las prácticas de belleza (depilación, maquillaje, cabello) y las transformaciones corporales (cirugía estética) que buscan alcanzar un ideal de belleza impuesto. El interés por estudiar este tipo de prácticas es analizar y comprender las formas que adquieren la discriminación y exclusión por raza, etnia, edad,discapacidad, en un contexto en el que el discurso dominante se refiere al  reconocimiento y aceptación del “otro”. Este aspecto es fundamental debido a que precisamente en la imposición de los modelos de belleza se advierte una de las mayores expresiones de la violencia (simbólica y real) así como una de las más
importantes paradojas de las sociedades contemporáneas donde la tendencia es a homogeneizar a los sujetos y donde la distancia entre la “normalidad” y la“anormalidad” es abismal.


Es necesario considerar en ese contexto diversas prácticas corporales que
expresan claramente estos aspectos: a) la del disciplinamiento del cuerpo (gimnasia,medicina, educación); b) la de los patrones estéticos (raza, prácticas de belleza,moda); c) la de la sexualidad (identidades sexuales, pornografía, prostitución), d) la dela violencia, la mortificación, la tortura y la guerra; e) la referida a la subversión, a ladisidencia y a la protesta.


En todas ellas se expresan de manera implícita esos elementos que determinan el sentido que adquiere la belleza y las expectativas cada vez máscomplejas y difíciles de alcanzar que se presentan en los contextos contemporáneos.
 

Formas de participación
Serán bajo las siguientes modalidades:
• Ponente:
o Enviara propuesta libre de ponencia que el comité asignará a las mesas
correspondientes, se registrará y pagará cuota de inscripción. Tendrán
acceso a todas las conferencias y mesas redondas, así como también a
los materiales y eventos organizados por el comité. El ponente
respetará el día y la hora que le sean asignados para presentar su
trabajo.
• Asistente con constancia:
o Se registrará, pagará cuota de inscripción, tendrá acceso a todas las
conferencias y mesas redondas, así como también a los materiales y
eventos organizados por el comité.
• Asistente libre:
o Se registrará, tendrá acceso a todas las conferencias y mesas
redondas, así como también a los eventos organizados por el comité.
• Simposio:
o Podrán presentarse simposios constituidos por hasta ocho ponencias y
un coordinador, quien se encargará de enviar la propuesta de simposio
y en su momento las ponencias para la elaboración de las memorias. El
registro se hará de manera individual, pagarán su cuota de inscripción
y tendrán acceso a todas las conferencias y mesas redondas, así como
también a los materiales y eventos organizados por el comité.
o Las ponencias que integren un simposio serán dictaminadas de manera
individual y en el contexto del simposio.
o El coordinador del simposio verificará que los asistentes se registren en
tiempo y forma indicados por el comité organizador.
Los(as) interesados(as) deberán enviar un resumen única y exclusivamente a
la siguiente dirección electrónica cuerpodescifrado@yahoo.com.mx, con una extensión
de 150 a 300 palabras con letra 12 times o arial a espacio sencillo en las fechas
www.elcuerpodescifrado.com
establecidas en la presente circular. El resumen deberá informar acerca del proyecto
de investigación, obra artística o literaria del cual forma parte.
Dicho resumen irá acompañado por los datos del ponente de la siguiente
manera:
Nombre
Apellidos
Grado académico y especialidad
Adscripción institucional del ponente
Ciudad
País
Correo electrónico
Línea temática en la que propone se incluya su ponencia
Breve resumen curricular (no más de 300 palabras) que detalle antecedentes en el
abordaje de la temática planteada.
No se considerarán los trabajos que no incluyan la información completa como
ha sido solicitada.
No se aceptarán ponencias de más de dos autores y un máximo de dos
ponencias por autor.
El comité académico evaluará la pertinencia de los trabajos propuestos, tanto
por la temática a tratar, como por el enfoque disciplinar de los mismos. Se
considerarán resultados de investigación, reflexiones teóricas, etnografías y avances
de tesis, así como análisis literarios y obras artísticas. Una vez aceptada la ponencia,
se informará a los participantes para que la envíen íntegra en los plazos asignados, de
lo contrario no podrá ser incluida en el CD de las memorias del congreso.
Calendario
Envío de resumen 24 de enero al 30 de mayo de 2011
Aviso de aceptación de ponencias 20 al 30 de junio de 2011
Fecha límite para presentar ponencias
completas y ser incluidas en las memorias del
congreso (CD)
26 de agosto de 2011
Inscripciones de ponentes y asistentes con
constancia
13 de junio al 26 de agosto de 2011
Programa definitivo en la página web A partir del 03 de octubre
Inscripción de asistentes sin ponencia 13 de junio al 14 de octubre de
2011



COORDINACIÓN GENERAL
Dra. Elsa Muñiz García
Departamento de Humanidades
División de Ciencias Sociales y Humanidades
Universidad Autónoma Metropolitana – Xochimilco, México
Dr. Mauricio List Reyes
Facultad de Filosofía y Letras
Colegio de Antropología Social
Benemérita Universidad Autónoma de Puebla, México

CONVOCANTES


Universidad Autónoma Metropolitana-Xochimilco,
Benemérita Universidad Autónoma de Puebla, Universidad
Autónoma de Barcelona (España), La Cifra Editorial
www.elcuerpodescifrado.com

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com
http://www.decitre.fr/gi/44/9782738106544FS.gif
Séminaire – Corps, Techniques et Société
Mardi 8 février 2011 : Regards
Horaire : 16h00-18h30
Lieu : CETCOPRA – Université Paris 1, 17, rue de Tolbiac. 75013 Paris. 5ème étage
(RER C ou Métro ligne 14, bus 62 ou 89)
La prochaine séance du séminaire « Corps, Techniques et Société » (GT41/AFS) aura lieu mardi 8 février sur le thème des « regards ». Monique Sicard et Ermelinde Malcotte présenteront leurs travaux.
Vous trouverez ci-dessous l’annonce du séminaire et toutes les informations pratiques.

Monique Sicard (ITEM – CNRS)
« Photo-graphies » : corps et appareils / XIX-XX-XXIème siècles
Nous proposons une analyse critique et mise en débat du dépassement du regard porté sur les corps sous l’emprise des technologies de la vision.  Le point de départ paradigmatique sera fourni par l’usage de la chambre photo-graphique chez les physiologistes du XIXe siècle. A partir de là, nous nous autoriserons toute plongée dans le passé, mais également toute projection dans l’avenir d’une médecine et d’un corps devenus 2.0. Nous décrirons les modalités et évaluerons les conséquences de ces dépassements du regard : rematiérisation, déplacement (effets travelling) des objets, des méthodes et des appareils, mises à distance et rapprochements (effets zoom) des corps eux-mêmes. Ces réflexions théoriques prennent appui sur des exemples précisément décrits. Ainsi, Duchenne, Marey seront les porte-paroles d’une valorisation extrême de l’objectivité (élimination de l’observateur, effet de surface). L’imagerie du XXe siècle (radiographie, IRM, échographie), celui de la nouvelle intimité d’un corps devenu appareil. En rappels du passé, sera évoqué le paradoxe d’une mise à distance par une physiologie du contact chez Descartes et les physiologistes des XVIIe – XVIIIe siècle, sous l’emprise de la mécanique et de l’optique. Enfin, dans un monde contemporain devenu « many to many », le « Google pour tous » sera le modèle de l’émergence d’un corps collectif. Chaque fois, ces déplacements du regard sont le symptôme d’une rupture radicale sans abandon jamais de ce qui précède. ?Nous soulèverons pour conclure le paradoxe d’un corps désormais connu dans ses profondeurs mais fondamentalement devenu image, évoquant la question politique de l’effet de surface né de l’emprise photo-graphique ; celle, contradictoire mais simultanée, d’une parole-image conférée aux sans-voix.

Ermelinde Malcotte (Université Paris X Nanterre)
Enjeux de l’invisible : nanotoxicologie et biopolitique
L’anthropologie n’a cessé d’interroger la normativité humaine et le fait que l’homme, ce vivant particulier, ait une plasticité, une labilité qui lui est propre. La question du dépassement, ou plutôt du déplacement, se trouve au cœur des problèmes soulevés par l’analyse des effets sanitaires et environnementaux des nanomatériaux. Nous proposerons de tracer l’histoire de la nanotoxicologie. Cette nouvelle discipline, qui étudie les risque associés à l’exposition de l’environnement et des populations humaines aux nanomatériaux, met en évidence la manière singulière qu’a le vivant humain de se rapporter à son milieu. Qui se traduit notamment par une incidence croissante du nombre de personnes souffrant d’une hypersensibilité bronchique. Nous discuterons de la pertinence du cadre conceptuel qu’ouvre la notion foucaldienne de biopolitique, et de l’intérêt de revenir à la philosophie de Canguilhem, qui permet d’opérer un déplacement par rapport à la gestion traditionnelle des risques et au principe de précaution. L’histoire de la nanotoxicologie fait en effet apparaître que le point névralgique des risques n’est pas tant une affaire de protection que de savoir quels types de relations nous sommes capables de nouer avec les nanomatériaux, et quelle redéfinition de la santé se trouve impliquée dans les politiques sanitaires qui accompagnent ces interactions.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Colloque - Hybridations, Immersions et Sensations dans l’activité physique et les pratiques corporelles


A la faculté du Sport, Université Henri Poincaré – Nancy Université,

16 – 17 juin 2011.

 

Organisation : Anne Sophie Sayeux (PAEDI, Université Blaise Pascal, Clermont 2), Olivier Sirost (CETAPS, Université Rouen), Bernard Andrieu (Faculté du sport, LHSP UMR 7117 CNRS Université Henri Poincaré, Nancy Université).

bernard.andrieu@staps.uhp-nancy.fr

A-sophie.SAYEUX@univ-bpclermont.fr

olivier.sirost@univ-rouen.fr

Argumentaire

Les usages sociaux du corps participent pleinement à la construction des savoirs, des techniques et des milieux dans lesquels ils se déploient. Pourtant, ils ont peu fait l’objet d’analyses à partir du point de vue du corps.

Il convient de rappeler que les cures de nature, tout comme la découverte des cœnesthésies s’accompagne de la montée des paradigmes empiristes et sensualistes. Les correspondances de Rousseau et Condillac, tout comme la relation de Burke à la compagnie des Indes orientales ou les travaux de Diderot et Berkeley sur les sens, ne sont pas étrangères à une mise en forme de la pratique. Les immersions dans la nature (aérothérapie, balnéothérapie, …) vont de pair avec une philosophie introspective du corps et de l’écoute de soi que l’on retrouve très tôt chez Burton ou Maine de Biran.

C’est aussi la saisie du vertige, du monstre ou du sauvage tapis au fond de soi qui guide la saisie de l’expérience sensible. L’esthétique du sublime à l’heure romantique favorise l’apprivoisement de la vacuité et le jeu avec les peurs. L’importance accordée à l’ambiance, au langage sensoriel, à l’impression esthétique témoigne ici également d’une tentative de saisie de la dimension sensible dans les usages du corps. Les thématiques de la mer ou de la montagne dans les œuvres romantiques, du désert chez les orientalistes ou du déjeuner sur l’herbe chez les impressionnistes mettent en image un faisceau d’expériences vécues et sensuelles.

Cette effervescence est tout aussi vivace dans les milieux éducatifs où la formation par l’expérience ou par le milieu devient progressivement un thème prisé des pédagogies nouvelles. De ce point de vue, il convient également de resituer des pédagogues tels que Dewey dans les perspectives adoptées par le pragmatisme. Le statut de l’expérience corporelle est alors directement injecté dans l’édification du connaître. Ces quelques rappels – non exhaustifs – situent l’objectif de ce colloque : appréhender les pratiques corporelles dans leurs évolutions et leurs actualités par le prisme des approches sensibles.

Il s’agit de regrouper autour de ces questions tant les avancées augurées par les historiens (de la nouvelle histoire à l’anthropologie sensorielle), les anthropologues (de l’anthropologie biologique à l’anthropologie sociale et culturelle), les sociologues (du pragmatisme aux phénoménologies) ou les philosophes.

Le colloque s’articulera autour de trois questions :

  1. 1-            Nouvelles technologies et corporéité

Comment l’intégration de la matière transforme les corps et nos sensibilités – L’interaction est incorporée par l’hybridation au point de transformer le vécu corporel, amélioré objectivement ou subjectivement par l’objet et la technique biotechnologique. Comment, par exemple, l’insertion de prothèse du genou ou de la hanche prend-elle la place de l’organe défaillant en restaurant la fonction articulatoire ?

 

  1. 1. 2-           Ecologie corporelle et pratiques immersives

Quels milieux d’immersion des corps sont privilégiés et que disent-ils sur notre présence au monde – S’il est d’usage de se « sentir bien dans son élément », en quoi, comment et pourquoi se sent-on bien dans les éléments naturels ? On peut s’interroger sur les sens mobilisés par les pratiques immersives, mais aussi sur les plaisirs des sens qu’elles procurent. Que recherchent donc les individus dans cette nature sensuelle ?

  1. 3-            Expériences vécues et formation corporelle

Comment se transmet l’expérience vécue – De quelle manière, une sensation pouvant être perçue d’un premier abord comme négative peut-elle être apprise et transmise comme étant positive ?  Il s’agit de comprendre en quoi l’apprentissage d’une activité corporelle peut transformer la « perception des effets ».

 

Jeudi 16 juin 2011

9h00 Ouverture Olivier Sirost (Université de Rouen), Anne-Sophie Sayeux (Université de Clermont Ferrand) et Bernard Andrieu (Université de Nancy)

 

Atelier 1 : Immersion (Présidence :Olivier Sirost)

 

9h30 Eric Doidy Sociologue, CR1 Institut National de la Recherche Agronomique LISTO AgroSup Dijon : L’expérience de soldats atteints de stress post-traumatique dans des fermes « bio ». Nouvelles attentes normatives envers le travail agricole.

10h00 Mathieu Duvignaud, NÓBREGA terezinha petrucia, UFRN  Groupe de recherche sur le corps et la culture du mouvement : BIOFEEDART Chiasme, corps, art, technologie et éducation

10h30 Lucas Guffanti, Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po Paris – Doctorant : De la perception du cadavre de l’indigent à sa gestion par les associations et les administrations.

 

Pause Café

11h15 Florian Lebreton Docteur en Sociologue, Université de Rennes : La formation corporelle du tracer. Du gymnase au béton, récit d’une expérience urbaine.

11h45Aurelie Michel Centre de Recherche sur les Médiations (CREM) Université Paul Verlaine-Metz : Corps et matrices naturelles : l’expérience d’une renaissance, la mise au monde d’une topographie corporelle singulière

 

12h15 Guillaume Routier ATER UFR APS Rennes 2 Université Européenne de Bretagne L’apnée en immersion libre face au processus sensible de construction identitaire

 

Pique Nique

 

14h00 Marion Richez Doctorante Philosophie Université de la Sorbonne Paris : HABITER SON CORPS, HABITER LE MONDE Ou comment se constitue une conscience écologique globale  à partir d’un rapport privilégié au corps propre

14h30 Annabelle Tallet (Docteure Sociologie Paris 5) : Corps extrêmes : déconstruction du corps et construction du sens en milieu Hip Hop et Techno

 

 

Atelier 2 : Sensation (présidence : Anne-Sophie Sayeux)

 

15h00  David Bihanic, Université d’Auvergne – Clermont-Ferrand 1, LETA-CREDE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Corps-médian Analyse phénoménologique de la notion de « milieu »  

 

15h30 Nicolas Commune Doctorant Laboratoire GRIS Université de Rouen : Ecoute du corps, santé et connaissances intuitives : Pratiquer l’ayurvéda: une intériorisation de la nature?

 

16h00 Marie Luce Gelard (MC Anthropologie Université Paris 5) : Le corps et l’environnement en contexte saharien : dessiccation et manière d’être

 

16h30 Clemence Coconnier ( Doctorante Sociologie, Université de Toulouse) : Toucher l’air comme expérience corporelle du vertige dans les arts du cirque

 

Pause Thé/café

17h15  Jeremy Damian (EMC2-LSG (UPMF-Grenoble 2 – EA 1967)Emotion-Médiation-Culture-Connaissance Université Pierre Mendès-France : L’expérience en partage : Les épreuves du corps pour qualifier ce qu’il en est de ce qu’il est en situation d’improvisation. Le cas de la pratique de la danse contact improvisation

 

17h45 Stephane Heas (MC HDR Sociologie, Univ de Rennes) : Des expériences et des expressions corporelles exceptionnelles

 

18h15 Aurelia Leon (Doctorante MODYSUniversité Lumière Lyon 2) : Pratiques de genre et féminismes insolents : de la place de l’expérience sensible dans la construction d’ontologies et de subjectivités dissidentes

 

 

Soirée Barbecue

 

Vendredi 17 juin  2011

 

9h00  Laurent Melito (Doctorant EHESS) : Une grammaire sensible des corps photographiés dans une forme de marchandisation

 

9h30 Guillaume Mariani (GEPECS Paris V) : Habiter les plis mobiles de l’océan: l’expérience

Sensible  de la glisse  dans les vagues

 

10h00 Biliana Fouilloux MC LEI/ER3S, L’Université de Lille 2 : L’éducation somatique et le danseur : « être bien dans son corps »

 

10h30 Celine Bryon-Portet (MCF science de l’information et de la communication Institut National Polytechnique – Université de Toulouse Chercheur au LERASS (Laboratoire d’Etudes et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales) EA 827) : L’expérience sensible du corps dans les rites maçonniques : enjeux et perspectives d’un enseignement symbolique et empirique

 

Pause Café

 

 

Atelier 3 : Hybridation (présidence : Bernard Andrieu)

11h15 Sophie Dalle-Nazebi, Sociologue, LISST  Université de Toulouse 2 SCIC WebSourd Pôle Recherche, Développement, Évaluation : Dialoguer avec des sourds, une expérience heuristique

 

11h45  Mathieu Quet & Patrick Trabal (CERSM – Université Paris Ouest Nanterre) : Expérimenter des usages à venir ? Le corps sportif à l’épreuve des nanobiotechnologies et les enjeux du dopage génétique.

 

12h15 Romuald Jean-Dit-Daniel, Dominique Cupa Laboratoire des Atteintes Somatiques et Identitaires (LASI),Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : Du vampire au Cyborg, Quand la sur-vie somatique et psychique est sus-pendue à une machine d’hémodialyse : Perspectives psychopathologiques chez le sujet en insuffisance rénale chronique

 

Pique Nique

 

14h00 Stéphane Marpot (M2, Anthropologie, Université Lumière Lyon 2) : Anthropologie des relations hommes-machines dans un laboratoire en neurorobotique. Hybridations biomécaniques et constitution du devenir social de l’androïde.

 

14h30 MARTIN-JUCHAT Fabienne, ZAMMOURI Hédi, Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication (GRESEC- EA) Grenoble Universités & PACTE – UMR Grenoble Universités –  La technologie comme révélateur de nos modes de présence : le cas des capteurs de mouvement

 

15h00 Eric Perera & Sylvain Rouanet (Laboratoire SantESiH  Staps Montpellier) : « Tu as signé pour en chier ! » : fabrique puritaine d’un corps body-buildé

 

Pause Thé Café

 

15h45  Alexandre Klein Doctorant Philosophie, LHSP Archives H. Poincaré/UMR 7117 CNRS Nancy Université – Université Nancy 2 : L’imaginaire du corps sensible comme nouvelle utopie de la santé

16h15  Florence Thurmes (2L2S-ERASE- Université de Metz) : Art et immersion

16h45 Marie-Aimée Lebreton MCF Art, Membre du CREM (centre de recherche sur les médiations) Université Paul Verlaine Metz, UFR Sciences Humaines et Arts : L’Esthétique comme évènement : Toucher le son.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Marta de Menezes

Marta de Menezes (n. Lisboa, 1975) é licenciada em Belas Artes pela Universidade de Lisboa, e tem um mestrado em História de Arte e Cultura Visual pela Universidade de Oxford. Nos últimos anos tem vindo a explorar a interacção entre Arte e Biologia, trabalhando em institutos de investigação científica demonstrando que as tecnologias biológicas podem ser utilizadas como media para criação artística. Em 1999 Marta criou o seu primeiro projecto de arte biológica (Nature?) ao modificar o padrão das asas de borboletas vivas. Desde então tem utilizado diferentes técnicas biológicas incluíndo Ressonância Magnética Funcional do cérebro para criar retratos onde a mente pode ser observada (Functional Portraits, 2002); fragmentos de ADN fluorescentes para criar micro-esculturas no núcleo de células humanas (NucleArt, 2002); esculturas feitas com proteínas (Proteic Portrait, 2002), com ADN (Inner Cloud, 2003) ou com neurónios vivos (Tree of Knowledge, 2005). O trabalho da artista tem sido apresentado internacionalmente em exposições, publicações e palestras. Marta de Menezes é actualmente directora artística de Ectopia, o laboratório de experimentação artística no Instituto Gulbenkian de Ciência em Oeiras.

www.martademenezes.com

 


 



Body Nature, accostamento di due sostantivi in lingua inglese, rimanda alla natura intesa come corpo, ma anche al corpo in senso proprio, fatto di natura e in essa immerso, ossia agente vivente e comunicante nel mondo. I lavori in mostra si caratterizzano così per l’impiego, quasi esclusivo, di materiali biologici (DNA, proteine, cellule, batteri) intesi come medium. Interpellando le più recenti ricerche biotech, Neira e De Menezes intendono mostrare come il corpo sia di fatto accomunato al resto del vivente in virtù della comune componente organica. Se uomo e mondo condividono la stessa natura, il corpo non è altro che il filtro attraverso il quale interno ed esterno comunicano. 

Mentre la biologia e le biotecnologie, con gli ultimi sviluppi della chirurgia plastica e dell’ingegneria tessutale, fino a poco tempo fa erano utilizzate dagli artisti con intento provocatorio (Stelarc, Orlan), oggi costituiscono semplicemente lo strumento con cui esprimersi, e non il tema centrale affrontato. Filtrati dunque con gli strumenti tipici del laboratorio, propri della scienza, i loro sguardi sono narrazioni che parlano dell’esistenza, ossia dell’essere - attraverso il corpo biologico - in un preciso contesto. Proteic Portrait, installazione principale di Marta De Menezes (1975, Lisbona; alla sua prima presenza italiana) si presenta come vero e proprio atelier d’artistaluogo della creazione e della sperimentazione. Si tratta a tutti gli effetti di un laboratorio in cui si fondono esperienze artistiche e scientifiche, l’una funzionale all’altra nella creazione di mArta, ritratto proteico dell’artista. Lo studio dei meccanismi chimico-organici è anche la base di Functional Portrait, immagini registrate dalla risonanza magnetica del cervello dell’artista impegnata in una precisa attività. Uno scan-selfportrait, sempre realizzato attraverso l’impiego di strumentazioni mediche come l’RMN, è anche Somato Landscape di Dario Neira (1963, Torino) che restituisce un’immagine di sé “all’osso”, essenziale e organica, eppure ancora capace di raccontare le emozioni e l’intimità, anche psichica, del soggetto. In questa direzione, i lavori di Neira parlano di una terza natura, dimensione che costituisce l’unione di arte, scienza e sacro, poiché l’essere umano, conscio dei processi e dei meccanismi corporei, s’interroga da sempre sul mistero dell’esistenza e della morte. Nasce così, nella corte del PAV, Claustrum, installazione sonora sul mondo dello spirito che, conservato nel corpo e nella mente, si sviluppa artisticamente attraverso una narrazione frammentata, un percorso emotivo scandito da parole tratte da Le Ceneri di Gramsci e pronunciate dallo stesso Pasolini.

Nella serra, spazio principale del PAV, le opere di De Menezes e Neira sono accostate in modo da rintracciare una matrice comune, un’affinità che va al di là degli strumenti e dei soggetti che,  apparentemente simili, sfumano le categorie di genere maschile e femminile. La relazione dei lavori è infatti riscontrabile nell’attenta, quanto critica, visione della realtà, la stessa che spinge entrambi a indagare i problemi etici sollevati dalle pratiche mediche e scientifiche impiegate e, più in generale, il loro modo di inscriversi nella società.

press release

The binomial Body Nature refers to nature understood as a body, but also to the body in the normal meaning of the word, made up of nature and immersed in nature: a living and communicating agent in the world. Thus the works in the exhibition are characterised by the almost exclusive use of biological materials (DNA, proteins, cells, bacteria) as media. Bringing into play the most recent biotechnological research, Neira and De Menezes aim to underline how much the body has in common with the rest of the living world, thanks to their common organic components. If man and the world share the same nature, the body is none other than the filter through which inner and outer dimensions can communicate.

Until recently, artists used biology and the biotechnologies, for example the latest developments in plastic surgery and tissue engineering, for purposes of provocation (Stelarc, Orlan). But today these disciplines simply comprise a tool with which they express themselves, rather than the central theme of their works. Filtred through laboratory instruments typical of science, the worldviews they present are narrations that speak of existence, that is of being – through the biological body – in a precise context. Proteic Portrait, the principal installation by Marta De Menezes (1975, Lisbon; her first exhibition in Italy) is presented as an artist’s atelier, a place of creation and experimentation. It is a full-scale laboratory in which artistic experience meets scientific experience, and each is functional to the other to create mArta, a proteic portrait of the artist. The study of chemical and organic mechanisms also underlies Functional Portrait, recorded magnetic-resonance images of the artist’s brain as she engages in a specific activity. Again made using medical instruments such as NMR, Somato-Landscape by Dario Neira (1963, Turin) is a scan-selfportrait that offers an “minimal” self-image, essential and organic and yet still capable of narrating the subject’s emotions and intimity, including that of the psyche. In this same direction, Neira’s works tell of a third nature, a dimension that constitutes the union of art, science and the sacred, since human beings, aware of their body processes and mechanisms, have always wondered about the mysteries of existence and of death. Thus it is that, in the PAV courtyard, we find Claustrum, a sound installation on the world of the spirit that, conserved in the body and in the mind, develops artistically through a fragmented narration, an emotional progress marked out by words taken from Le Ceneri di Gramsci, read by Pasolini himself.

In the greenhouse, PAV’s main area, the works by De Menezes and Neira are flanked so as to weave a common matrix, an affinity that goes beyond tools and subjects that, apparently similar, blur the categories of male and female gender. The close relation between the works may be glimpsed from the artists’ vision of reality, as careful as it is critical, that pushes both of them to investigate the ethical problems raised by the medical and scientific practices used and, more in general, by the way in which they become part of society.

 


www.darioneira.com


>>>
>>> Body Nature, accostamento di due sostantivi in lingua inglese, rimanda alla natura intesa come corpo, ma anche al corpo in senso proprio, fatto di natura e in essa immerso, ossia agente vivente e comunicante nel mondo. I lavori in mostra si caratterizzano così per l’impiego, quasi esclusivo, di materiali biologici (DNA, proteine, cellule, batteri) intesi come medium. Interpellando le più recenti ricerche biotech, Neira e De Menezes intendono mostrare come il corpo sia di fatto accomunato al resto del vivente in virtù della comune componente organica. Se uomo e mondo condividono la stessa natura, il corpo non è altro che il filtro attraverso il quale interno ed esterno comunicano.
>>> Mentre la biologia e le biotecnologie, con gli ultimi sviluppi della chirurgia plastica e dell’ingegneria tessutale, fino a poco tempo fa erano utilizzate dagli artisti con intento provocatorio (Stelarc, Orlan), oggi costituiscono semplicemente lo strumento con cui esprimersi, e non il tema centrale affrontato. Filtrati dunque con gli strumenti tipici del laboratorio, propri della scienza, i loro sguardi sono narrazioni che parlano dell’esistenza, ossia dell’essere - attraverso il corpo biologico - in un preciso contesto. Proteic Portrait, installazione principale di Marta De Menezes (1975, Lisbona; alla sua prima presenza italiana) si presenta come vero e proprio atelier d’artista, luogo della creazione e della sperimentazione. Si tratta a tutti gli effetti di un laboratorio in cui si fondono esperienze artistiche e scientifiche, l’una funzionale all’altra nella creazione di mArta, ritratto proteico dell’artista. Lo studio dei meccanismi chimico-organici è anche la base di Functional Portrait, immagini registrate dalla risonanza magnetica del cervello dell’artista impegnata in una precisa attività. Uno scan-selfportrait, sempre realizzato attraverso l’impiego di strumentazioni mediche come l’RMN, è anche Somato Landscape di Dario Neira (1963, Torino) che restituisce un’immagine di sé “all’osso”, essenziale e organica, eppure ancora capace di raccontare le emozioni e l’intimità, anche psichica, del soggetto. In questa direzione, i lavori di Neira parlano di una terza natura, dimensione che costituisce l’unione di arte, scienza e sacro, poiché l’essere umano, conscio dei processi e dei meccanismi corporei, s’interroga da sempre sul mistero dell’esistenza e della morte. Nasce così, nella corte del PAV, Claustrum, installazione sonora sul mondo dello spirito che, conservato nel corpo e nella mente, si sviluppa artisticamente attraverso una narrazione frammentata, un percorso emotivo scandito da parole tratte da Le Ceneri di Gramsci e pronunciate dallo stesso Pasolini.
>>>
>>> Nella serra, spazio principale del PAV, le opere di De Menezes e Neira sono accostate in modo da rintracciare una matrice comune, un’affinità che va al di là degli strumenti e dei soggetti che,  apparentemente simili, sfumano le categorie di genere maschile e femminile. La relazione dei lavori è infatti riscontrabile nell’attenta, quanto critica, visione della realtà, la stessa che spinge entrambi a indagare i problemi etici sollevati dalle pratiche mediche e scientifiche impiegate e, più in generale, il loro modo di inscriversi nella società.
>>>
>>> press release
>>>
>>> The binomial Body Nature refers to nature understood as a body, but also to the body in the normal meaning of the word, made up of nature and immersed in nature: a living and communicating agent in the world. Thus the works in the exhibition are characterised by the almost exclusive use of biological materials (DNA, proteins, cells, bacteria) as media. Bringing into play the most recent biotechnological research, Neira and De Menezes aim to underline how much the body has in common with the rest of the living world, thanks to their common organic components. If man and the world share the same nature, the body is none other than the filter through which inner and outer dimensions can communicate.
>>>
>>> Until recently, artists used biology and the biotechnologies, for example the latest developments in plastic surgery and tissue engineering, for purposes of provocation (Stelarc, Orlan). But today these disciplines simply comprise a tool with which they express themselves, rather than the central theme of their works. Filtred through laboratory instruments typical of science, the worldviews they present are narrations that speak of existence, that is of being – through the biological body – in a precise context. Proteic Portrait, the principal installation by Marta De Menezes (1975, Lisbon; her first exhibition in Italy) is presented as an artist’s atelier, a place of creation and experimentation. It is a full-scale laboratory in which artistic experience meets scientific experience, and each is functional to the other to create mArta, a proteic portrait of the artist. The study of chemical and organic mechanisms also underlies Functional Portrait, recorded magnetic-resonance images of the artist’s brain as she engages in a specific activity. Again made using medical instruments such as NMR, Somato-Landscape by Dario Neira (1963, Turin) is a scan-selfportrait that offers an “minimal” self-image, essential and organic and yet still capable of narrating the subject’s emotions and intimity, including that of the psyche. In this same direction, Neira’s works tell of a third nature, a dimension that constitutes the union of art, science and the sacred, since human beings, aware of their body processes and mechanisms, have always wondered about the mysteries of existence and of death. Thus it is that, in the PAV courtyard, we find Claustrum, a sound installation on the world of the spirit that, conserved in the body and in the mind, develops artistically through a fragmented narration, an emotional progress marked out by words taken from Le Ceneri di Gramsci, read by Pasolini himself.
>>>
>>> In the greenhouse, PAV’s main area, the works by De Menezes and Neira are flanked so as to weave a common matrix, an affinity that goes beyond tools and subjects that, apparently similar, blur the categories of male and female gender. The close relation between the works may be glimpsed from the artists’ vision of reality, as careful as it is critical, that pushes both of them to investigate the ethical problems raised by the medical and scientific practices used and, more in general, by the way in which they become part of society.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

http://www.bibliosurf.com/IMG/arton22265.gif

 

S’inspirant des événements tragiques d’Haïti d’il y a un an, Marvin Victor signe le premier roman du séisme.

À 28 ans, Marvin Victor publie 'Corps mêlés', le premier grand roman du séisme. © D.R.

 

« Par une nuit de décembre, un vendredi, comme d’autres entrent au Séjour des morts, me raconta un jour ma marraine, ma tante, elle, la sage-femme par excellence, je sortis des entrailles peureuses et gluantes de ma mère que les gens du pays de Baie-de-Henne donnaient pour une mule – cette bête hybride, issue de l’accouplement d’une jument et d’un âne et qui, selon eux, met bas soit des mouches, soit des abeilles – considérant qu’au bout des nombreuses liaisons qu’ils lui prêtaient, elle ne parvenait pas à tomber enceinte. »

Ainsi débute le roman de l’Haïtien Marvin Victor. Corps mêlés* est son premier roman.

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Homosexuel agressé: 15 à 20 ans requis

L'avocat général a demandé jeudi de lourdes peines contre les bourreaux de Bruno Wiel lynché et laissé pour mort en 2006. Verdict attendu vendredi soir.

Bruno Wiel, la victime, à la cour d'assises du Val de Marne.

Bruno Wiel, la victime, à la cour d'assises du Val de Marne. 

Photo : Nicolas Richoffer / Metro

 

"Qualifiant les faits de "cas d'école" de la barbarie et de la violence homophobe, le ministère public a requis jeudi des peines de 15 à 20 ans de prison à l'encontre des quatre hommes jugés aux Assises du Val de Marne pour avoir torturé et tenté de donner la mort en 2006 à Bruno Wiel.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet, Julien, Yohan, Antoine et David quatre jeunes originaires de la cité des Grands Champs à Thiais (Val-de-Marne) avaient entraîné le jeune homosexuel rencontré près de Châtelet (Ier) dans un parc de Vitry-Seine où ils l'avaient "massacré" et laissé pour mort.

"La stratégie des accusés a été de faire croire que le hasard était le moteur de leur action, a souligné Benoist Hurel, avocat général. En réalité, le schéma criminel a consisté à se rendre dans le centre de Paris pour rencontrer un homosexuel et lui voler ses effets personnels."

Dépourvu de carte bleue, et avec quelques euros en poche, Bruno Wiel sera conduit dans "un des lieux les plus déserts du Val-de-Marne" où, après avoir été passé à tabac et sodomisé à l'aide d'un bâton, "il croupira pendant 30 heures sans espoir de secours".

"Ça a été très violent" avait dit Julien aux enquêteurs, "On prenait de l'élan pour le frapper, comme un ballon de foot" avait reconnu Yohan, "jusqu'à ce qu'il arrête de bouger" avait avoué Antoine. "Bruno Wiel est un miraculé, les violences qu'il a subies étaient destinées à le tuer, a insisté Benoist Hurel déplorant l'attitude des accusés après les faits. Pendant toutes ses heures, alors qu'ils savent que Bruno Wiel agonise, ils le laissent crever au milieu d'un parc !"

A la "question déterminante", le mobile était-il homophobe, le ministère public répond de toute évidence. "Les actes sur Bruno Wiel ont été commis en raison de son orientation sexuelle" a affirmé Benoist Hurel rappelant "l'épisode du bâton" et les déclarations des accusés aux enquêteurs : "on n'est pas des pédés", "tu voulais nous baiser, c'est nous qui allons te baiser".

Jamais, pendant les 1h40 de réquisitoire, les quatre accusés n'ont regardé l'avocat général, préférant fixer le sol. Ils seront fixés sur leur soir vendredi soir, tard".

 

http://www.metrofrance.com/metro-paris/homosexuel-agresse-15-a-20-ans-requis

Voir les commentaires

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

 
 

Corinne et Sophie ont saisi le Conseil constitutionnel. AFP

Corinne et Sophie ont saisi le Conseil constitutionnel. AFP

Pour Corinne et Sophie, ensemble depuis 15 ans, il est temps de légaliser le mariage homosexuel.

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/01/29/deux-femmes-determinees-1

 

 

« Le Pacs n’est pas adapté aux questions spécifiques des familles », explique Corinne Cestino, 50 ans, médecin pédiatre installée dans la Marne depuis 1997. Pour elle, « seul le mariage garantit le partage de l’autorité parentale, l’égalité des droits de succession et la garde des enfants pour la survivante en cas de décès ». « Et puis le mariage, c’est la consécration d’un amour, c’est aussi ce droit que nous réclamons », renchérit Sophie Hasslauer, artiste plasticienne de dix ans sa cadette.

Quand les deux femmes se sont rencontrées, il y a seize ans à Marseille, Sophie était mère d’une petite Émilie, aujourd’hui lycéenne à Reims.

« Après quelques années de vie commune, le désir d’enfant s’est imposé, nous voulions toutes deux une famille plus grande », confie Corinne, les yeux riant sous ses lunettes rondes.

Se pose alors la question de la méthode pour réaliser ce vœu. « Pour adopter, il aurait fallu mentir et se faire passer pour des mères célibataires, c’était hors de question », affirme Sophie.

Quatre enfants sont nés

« Notre couple est stérile, mais pas nous, on avait simplement besoin d’une assistance médicale pour être enceintes et fonder la famille que nous souhaitions », souligne la jeune femme : « La seule solution cohérente et honnête, c’était l’insémination en Belgique où cela est légal. » En 2001, Sophie donne naissance à des jumeaux, Virgile et Anatole. Quatre ans plus tard Corinne ajoute un petit Merlin à la famille qui s’est établie dans un ancien corps de ferme au cœur de Val-de-Vesle, village de quelque 600 habitants.

Quelques mois avant la naissance des jumeaux, le couple se pacse, mais la grossesse compliquée de Sophie leur fait appréhender les limites juridiques du Pacte civil de solidarité. « Sophie avait fait un testament pour nous léguer ses biens et demander que la garde des enfants me soit confiée, mais cela n’a pas de valeur légale. C’est là que l’idée du mariage s’est imposée », raconte la pédiatre.

S’ensuit une série de procédures judiciaires, qui, du procureur de la République jusqu’au juge des affaires familiales, se soldent toutes par un refus.

Un élu prêt à les marier

En mai 2010, elles déposent auprès du tribunal de grande instance de Reims une question prioritaire de constitutionnalité pour obtenir le droit au mariage.

« On ne se fait pas trop d’illusion sur la décision des Sages, mais notre question et sa médiatisation font avancer le débat », souligne Sophie.

« Les gens ont bien vu que nos enfants n’étaient pas différents des autres », ajoute-t-elle. « Si la loi permet le mariage homosexuel, nous l’appliquerons sans aucune difficulté », a fait savoir un élu de leur commune"

 

http://www.lalsace.fr

 

 

"Le mariage homosexuel est une question qui relève du législateur, et non du Conseil constitutionnel : tel est le sens de l'arrêt rendu, vendredi 28 janvier, par les Sages de la rue de Montpensier. Saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par deux femmes qui souhaitaient se marier, le Conseil a estimé que la Constitution n'imposait pas d'ouvrir le mariage aux couples de même sexe mais qu'elle ne l'interdisait pas non plus. "Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur", souligne l'arrêt.

Le Conseil avait été saisi par deux femmes qui avaient vainement tenté de s'unir à Reims. Elles remettaient en cause deux articles du code civil qu'elles jugeaient non conformes à la Constitution. Le premier est issu du code civil des Français promulgué en 1804 par Napoléon : l'officier d'état-civil, proclame-t-il, doit constater que les parties veulent se prendre pour "mari et femme". Le second trouve son origine dans un décret du 16 Ventôse an XI réformé en 2006 : reprenant une disposition héritée du droit canon, il fixe l'âge minimum des noces en utilisant l'expression "l'homme et la femme".

Pour Corinne C. et Sophie H, ces articles qui interdisent de facto le mariage aux couples de même sexe sont contraires au "droit de mener une vie familiale normale" garanti par le préambule de la Constitution de 1946. Cette objection a été écartée par le Conseil constitutionnel. "Ces articles ne font pas obstacle à la liberté des couples de même sexe de vivre en concubinage ou de bénéficier du cadre juridique du pacte civil de solidarité, souligne-t-il dans son arrêt. Le droit de mener une vie familiale normale n'implique pas le droit de se marier pour les couples de même sexe."

Les deux femmes estimaient en outre que ces articles violaient le principe d'égalité inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Là encore, le Conseil constitutionnel écarte leur argumentation. "Le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général", affirme l'arrêt. Les différences de situation entre les couples hétérosexuels et homosexuels peuvent donc, selon les Sages, justifier des différences de traitement".

Anne Chemin

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/28/mariage-homosexuel-le-conseil-constitutionnel

.

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog