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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

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Avec le xxie siècle, semble émerger un genre nouveau, celui de l’Homme trace.

Jamais dans l’histoire de l’humanité, les outils technologiques n’ont été aussi nombreux et aussi efficaces non seulement pour communiquer, mais aussi enregistrer les moindres faits et gestes du quotidien. Il s’ensuit une forme de traçabilité humaine qui suscite les inquiétudes les plus déraisonnables et des questionnements éthiques, légitimes et inédits, qui touchent aux notions mêmes d’intimité et de liberté.

Observant et analysant certaines des traces les plus exemplaires de l’homme contemporain, les spécialistes réunis ici placent ces interrogations primordiales en perspective. Dépassant l’illusoire évidence de la « trace », ces chercheurs, issus de champs disciplinaires variés (sciences de la communication, sociologie, informatique, psychologie, linguistique, mais aussi géographie et anthropologie), traitent le sujet sous des angles divers, déconstruisent la notion de trace et en dégagent un nouveau paradigme. Émerge ainsi l’absolue nécessité de mettre en rapport le contexte de production de la trace, celui de sa réception et de son interprétation.

Une exploration contemporaine de la nature fondamentale de l’Homme.

 

humaines > Communication > Le corps communicant

Béatrice Galinon-Mélénec - Le corps communicant. Le XXIe siècle, civilisation du corps ?
Le corps communicant a été un champ de recherche trop peu développé au XXe siècle car nécessitant une approche interdisciplinaire.
Cette approche caractérise les sciences de l'information et de la communication depuis leur institutionnalisation, ce qui leur donne une position privilégiée quant à l'analyse des pratiques du corps. Pour saisir toute la complexité du sens des pratiques corporelles, des chercheurs en sciences humaines et sociales se sont réunis, afin de mettre en corrélation les logiques sociales de construction et d'appropriation des messages corporels, le tout situé dans des contextes à enjeux à la fois différenciés et fortement reliés.
Dans cette perspective, il convient de considérer les pratiques du corps comme des lieux privilégiés de l'expression d'un rapport individu / société toujours situé culturellement dans une époque donnée.

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dansez, dansez sinon nous sommes perdus

Pina (3D) - Un film de Wim Wenders

Avec le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch

France, Allemagne / 2011

Sortie en salles : 6 avril 2011

 

Presseheft PINA wenders pina bausch

Official International Trailer :

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The Other Hollywood

The Other Hollywood

Legs McNeil, Jennifer Osborne


Avec The Other Hollywood, Legs McNeil et Jennifer Osborne se saisissent d'un sujet central de notre société, mais un sujet dont personne n'ose ou souhaite entendre par­ler: la pornographie. Sous-titre de l'ouvrage : L'Histoire du porno américain par ceux qui l'ont fait. Démultipliées à l'infini et toutes semblables, ces femmes s'imposent à nous, peuvent jaillir à tout instant au hasard d'une page Internet… La pornographie est omniprésente, mondia­lisée. Mais d'où vient-elle ? Les auteurs livrent une réponse à travers un vrai roman noir de la société américaine contemporaine. Avec ses brutes, ses truands, ses pin-up, ses agents du F.B.I., des flics véreux, ses parrains, ses starlettes naïves… Les décors ? La New York tapageuse des années 60 et 70, les bas-fonds de Miami, une Californie rayonnante et, bien sûr, Hollywood-Babylone. L'histoire de la pornographie américaine se confond avec celle de l'Amérique, des années 50 à nos jours. Un empire qui naît, s'épanouit et crève d'avoir trop rêvé. La libération sexuelle, la vague hippie, le triomphe par le nombre des baby-boomers et un climat politique instable favorisent la circulation des premiers films pornos… sous le manteau. La production et la diffusion sont d'abord assurées par de petits mafieux, avant que ce commerce ne devienne de plus en plus lucratif. Les plus grands parrains de tout le pays ne décident de se répartir le gâteau. En plein âge d'or du porno, au moment où Gorge profonde fait scandale, le F.B.I. décide d'intervenir avec les grands moyens, en l'occurrence par l'infiltration d'agents. Bientôt, l'industrie pornographique représente des centaines de millions de dollars et, tandis que le gouvernement républicain jure d'avoir sa peau, déferlent overdoses, sida, suicides, meurtres…
Traduit de l'anglais par Claire Debru.

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9782758803942

UN GOUT DE TERRE

Un goût de terre
Vers une cosmosensation
Bernard Andrieu
Préface de Jean Corneloup 
Ed Atlantica Séguier, 2011

 


Etre terrien suffit-il pour être terrestre ? Avoir les pieds sur terre produit bien un sens du terrain avec le sentiment de trouver son identité dans ce qui serait son terroir.


La Terre est vivante : tremblement de terre, produits bio, retour à la terre, bain de boue, marche, jardin communautaire…, autant d’expériences sensorielles du terrain, du territoire et du terroir. Retrouver le goût originel de la terre a été une utopie du retour à la terre avant de devenir un mode de vie écologique. Face au développement industriel de l’agronomie, les alternatives à une restauration du goût de terre engagent une culture biologique de la terre. Nous pouvons désormais faire corps avec la terre.


Bernard Andrieu, philosophe, est professeur d’épistémologie du corps et des pratiques corporelles à la faculté du sport de Nancy Université. Il est Directeur des Archives Alfred Binet et de la revue Recherches & éducation. Il anime le blog du corps.

 

ECOLOGIE CORPORELLE

L'écologie corporelle
Bernard Andrieu
Préface Olivier Sirost et Jean Corneloup
Éd Atlantica, Musée National du Sport 2011


EcologieCorporelle__2_En plein soleil, Prendre l’air, Bien dans l’eau et Un goût de terre, autant d’expériences sensorielles de l’écologie corporelle !


Se déplacer à pied, prendre l’air, transformer l’énergie solaire, s’enfoncer dans la terre, se trouver bien dans l’eau, prendre le goût de terre des produits sont autant de modes d’écologiser son corps au quotidien. Si le corps éprouve en lui l’effet des éléments sans les subir, l’interaction avec la nature ne pourra plus nous isoler de la nécessaire restauration écologique de l’environnement.


Aucune conférence mondiale ne remplacera la conscience corporelle de notre interaction quotidienne avec les éléments, car l’écologie corporelle est réflexive et sensorielle. Restons en contact avec le soleil, respirons les courants d’air, goûtons les produits de la terre et découvrons la vie dans l’eau ! Mais en reliant les éléments ensemble dans notre vécu corporel.


Bernard Andrieu, philosophe, est professeur d’épistémologie du corps et des pratiques corporelles à la faculté du sport de Nancy Université.Il est Directeur des Archives Alfred Binet et de la revue Recherches & éducation. Il anime le blog du corps.

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Le corps à l’épreuve : poisons, remèdes et chirurgie, aspects des pratiques médicales dans l’Antiquité et au Moyen-âge

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Le corps à l'épreuve : poisons, remèdes et chirurgie, aspects des pratiques médicales dans l'Antiquité et au Moyen-âge, études réunies par Franck Collard et Évelyne Samama, D. Guéniot, 2002, 190 pages, 24 cm, 22.90 euros

Le corps à l’épreuve propose au lecteur, universitaire, médecin ou curieux de l’histoire des connaissances médicales, un semble d’études au carrefour de l’histoire des sciences et des représentations de la pensée médicale antique et médiévale. L’empoisonnement a, en effet, toujours fasciné les sociétés. Médecins, pharmaciens et chirurgiens révèlent ici quelques-unes de leurs pratiques.

A l’époque des tests ADN, de la technicité accrue de la médecine légale et de la recherche biomoléculaire sur ordinateur, il est instructif de s’interroger sur le rapport au corps drogué ou empoisonné qu’entretenaient les hommes et les femmes de l’Antiquité et du Moyen âge. La constatation de l’innocuité, du caractère bénéfique ou au contraire de la toxicité d’une même substance selon la posologie ou le mode d’administration n’avait évidemment pas échappé aux Anciens. Dans leur recherche des causes de la mort, ils ont donc tenté d’en savoir plus, avec les moyens dont ils disposaient.

Table des matières : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, livres d’Histoire, librairie spécialisée en histoire

« Ce que la toxicologie du XXIe siècle doit aux auteurs anciens », par François Arsac ;

« Empoisonné ou guéri ? Remarques lexicologiques sur les Pharmaka et venena » par Evelyne Samama ;

« Pharmacon et problème de dosage chez Dioscoride » par Pascal Luccioni ;

« La thériaque selon Galien : poison salutaire ou remède empoisonné ? », par Véronique Boudon ;

« Les abortifs dans les sources byzantines », par Marie-Hélène Gongourdeau ;

« Plantes toxiques et humeurs peccantes : la pensée du poison chez Hildegarde de Bingen », par Laurence Moulinier ;

« Pharmaca aut venena, pharmaca sive venena. Réflexions sur la perception d’une contigüité durant le moyen âge latin », par Franck Collard ;

« Ouvrir les corps : théorie et pratique dans la Chirurgia magna de Guy de Chauliac (1363) », par Sylvie Bazin-Tacchella ;

« Signes cliniques et protocoles de vérification du décès avant l’inhumation ou l’ouverture du corps (XIIe-XVIe siècles), par Danièle Alexandre-Bidon ;

« Ouvrir pour découvrir ; réflexions sur les expertises de cadavres empoisonnés à l’époque médiévale », par Franck Collard.



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Appel à contribution – Les archives du corps

Mardi 31 mai 2011  |  Cambridge (CB1 2EW, Grande-Bretagne)

 

An International Workshop to be held at Hughes Hall, University of Cambridge, 8–9 September 2011

What are the archives of the body? Can the body serve as an archive itself? What sources tell us the most about the body? This workshop, sponsored by the Académie Nationale de Médecine, Paris, aims to bring together historians, literary scholars, art historians and archaeologists to explore multiple types of evidence about human bodies in the medieval and early modern periods, in Europe, the New World and the Muslim and Jewish worlds.

The sources examined might include: the archives of hospitals, universities and medical academies; civic, monastic, ecclesiastical and judicial records; iconographic sources, medical treatises and archaeological data.

A keynote paper, ‘The Body in Pain and Tales of Election and Damnation during the French Wars of Religion’, will be presented by Dr Luc Racaut (School of Historical Studies, University of Newcastle).

 

Possible topics may include:

The holy body
Iconoclasm, corporal mortification
Medicine and diseased bodies
Anatomical knowledge and pathology
Gender, nudity and sexuality
Bodily difference and disability
The body as a commodity
Beauty and the ideal body
Senses, sensitivity and emotions

How to apply ?

Proposals for 20-minute papers are invited from

advanced scholars,
early career researchers and
doctoral students.
Paper abstracts no longer than 300 words, with a brief CV and full contact details, should be emailed to both

Dr Elma Brenner (ehob2@cam.ac.uk) and
Dr Elena Taddia (elena@earlymodernhistory.com)
by 31 May 2011.

The language of the workshop will be English.

Applicants will be notified of the outcome of their submission by 15 June 2011.

Comité scientifique :

Elma Brenner – Wellcome Trust Research Fellow,  Department of History and Philosophy of Science, University of Cambridge
Elena Taddia – Docteur ès Lettres ENS –Lyon, Trinity College Research Fellow, Dublin
Luc Racaut, School of Historical Studies, University of Newcastle
Laurence Camous, directrice de la Bibliothèque de l’Académie Nationale de Médecine, Paris
Jérôme Van Wjiland, conservateur de la  Bibliothèque de l’Académie Nationale de Médecine, Paris

Contact
Elena Taddia
courriel : elena (at) earlymodernhistory [point] com

 

« Les archives du corps », Appel à contribution, Calenda, publié le lundi 04 avril 2011, http://calenda.revues.org/nouvelle19464.html

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Dominique Memmi, La seconde vie des bébés morts, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2011.

 

Escamoter l’enfant mort et inciter les parents à « passer à autre chose », tel était l’usage jusqu’alors dans les hôpitaux européens. Depuis le début des années 1990, Apprendre à « faire son deuil », telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l’invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale : en dix ans, une page de l’histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l’incarnation du souvenir. Que s’est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte ? Un simple retour au passé ? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage : le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts ? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités ?

 

1. Une petite révolution symbolique
Un état des lieux
Le tournant des années 1980-1990
Des initiatives professionnelles
Des évolutions contradictoires ?
Des usages du corps comme formule de compromis ?


2. Re-présenter les morts : rupture et continuité
Un coup d’arrêt au déni de la mort
La mise en représentation néonatale
actuelle et ses justifications
Un volontarisme institutionnel sans précédent
Un volontarisme réservé aux bébés
L’appropriation irrépressible par le regard profane


3. Deux explications insatisfaisantes
Une demande introuvable
Une vérité scientifique indécidable
Ambition scientifique et aspiration normative


4. Théorie psychanalytique et clinique médicale
D’une psychanalyse à une psychologie du deuil
La spécificité des deuils d’enfants
Une « médicalisation » du deuil ?


5. Valorisation de l’enfant et souffrance des mères
La reconnaissance de la souffrance des mères
L’enfant désiré
La promotion de l’enfant
Une souffrance historiquement construite ?
« Des femmes qui pleurent avec d’autres femmes »


6. La dure administration des restes
La vie et la mort à l’hôpital
Une réévaluation de la valeur du vivant
Les soignants ou la dure administration
des « restes »
La « biopolitique déléguée » :
des soignants au front des pratiques sociales
Contraintes et ressources propres du monde médical
L’ardente obligation au « projet d’enfant »
Affronter les apories du projet d’enfant
Maîtriser ou déléguer la gestion de l’arbitraire ?


7. Un retour au passé ?
Des scansions successives
À la recherche de compromis
Entre désincarnation et naturalisme : le corps

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Troubles des corps et mise en scène de soi

 

Jeudi 28 avril 2011  |  Bruxelles (B-1000)

Les questions transgenres font-elles « matière » artistique ? Les Halles, La Bellone et l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s) de l’ULB proposent une rencontre théorique en deux temps, pensée par David Paternotte. On y abordera les questions transgenres sous l’angle plus large des transformations corporelles et de leur potentiel pour interroger tant le genre que la création artistique.

Rencontre-débat avec Beatriz Preciado (Université Paris VIII), Joz Motmans (Universiteit Antwerpen), Luca Greco (Paris III Sorbonne nouvelle), Raquel Platero (Universidad Complutense de Madrid), Oreet Ashery (Il/UK), Esmeray (Turquie), Philippe Ménard (Fr), Gilles Pastor (Fr), Cécile Proust (Fr), François Chaignaud (Fr), Vanessa Van Durme (Be)

Entrée libre – réservation souhaitée via mail reservation@halles.be  ou tél 02/218 21 07 (Lu >Ve – 13:00 > 18:00)

Bilingue français/anglais, avec traduction simultanée.

Intervenants

Beatriz Preciado (Université Paris VIII),

Née le 11 septembre 1970 à Burgos, Beatriz Preciado est philosophe et essayiste dont la majeure partie du travail porte sur l’égalité hommes/femmes et les études des genres. Chercheuse à Princeton et enseignante à l’université Paris VIII (Université de Vincennes à Saint-Denis) elle est aussi l’actuelle compagne de l’écrivaine Virginie Despentes. Auteure, elle a écrit deux livres : Le Manifeste contra-sexuel, aux éditions Balland, introuvable actuellement en langue française, et Testo Junkie, publié en octobre 2008 par les éditions Grasset. Sa théorie dite du « capitalisme pharmaco-pornographique » entend déconstruire les clmassifications de genreet de sexualité, affirmant qu’il n’y « ni hommes ni femmes, de même qu’il n’y a ni hétérosexualité ni homosexualité ».

Joz Motmans (Universiteit Antwerpen),

Joz Motmans est chercheur à l’Universiteit Antwerp (UA). Depuis 2002, il travaille également au Steunpunt Gelijkekansenbeleid (UA-Uhasselt). Après avoir étudié la psychologie clinique, il a suivi la formation en Etudes Femmes (UA). Il a consacré ses recherches de doctorat au mouvement transgenre. Ses domaines de prédilection sont les études holebi, de genre et queer ainsi que l’étude des mouvements d’émancipation et les politiques d’égalité des chances.

Luca Greco (Paris III Sorbonne nouvelle),

Les travaux de Luca Greco portent sur les pratiques de catégorisation dans la parole, les textes et les conduites corporelles dans l’interaction. Il s’intéresse également aux processus par lesquels l’identité, le langage et la culture s’imbriquent dans les pratiques des acteurs grâce à des procédés d’émergence, de reconstruction et de déconstruction du genre. Le cadre théorique au sein duquel ses recherches se situent est celui de l’anthropologie linguistique déclinant approches ethnographiques, interactionnelles et queer studies.

Raquel Platero (Universidad Complutense de Madrid),

Née en 1970, Raquel Platero est madrilène. Après une licence de psychologie à l’Université Complutense de Madrid, elle réalise son doctorat au sein du programme « Perspectiva de Género en las Ciencias Sociales » (Perspective de genre dans les sciences sociales). Raquel est chercheuse, féministe et militante des droits LGBTQ, professeure dans le secondaire et dans de nombreux programmes universitaires sur le genre et l’égalité. Elle a publié un grand nombre d’ouvrages et d’articles sur les politiques publiques concernant les LGBT en général et la communauté lesbienne en particulier. Elle travaille actuellement à l’édition d’un ouvrage collectif sur les discours et les représentations des lesbiennes.

Oreet Ashéry (Il/UK)

Oreet Ashéry est une artiste visuel multidisciplinaire basée à Londres. Intéressée par les paradigmes socio-culturels, elle tend à incorporer des éléments délégués ou participatifs, interrogeant les notions de subjectivité et d’authenticité. Ashéry expose, performe, intervient et projette son travail régulièrement et internationalement, aussi bien dans des institutions reconnus que dans des espaces publics expérimentaux. Sujet de nombreuses recherches universitaires, le travail d’Ashéry la voit souvent représenter des personnages masculins tels un juif orthodoxe, un homme arabe ou noir, un postier norvégien ou encore un faux messie. Oreet Ashéry est également l’auteure de trois ouvrages : The Novel of Nonel and Vovel avec Larissa Sansour (Charta), Dancing with Men; interactive performances, interactions and other artworks (Live Art Development Agency) et Staying; Dream, Bin, Soft Stud and Other Stories (Artangel), un projet participatif avec des demandeuses d’asile, en danger du fait de leur orientation sexuelle. Oreet Ashéry est également professeure à la Queen Mary University où elle prend régulièrement part à des conférences et à des projets depuis plusieurs années.

Esmeray (Turquie)

Esmeray est née homme en Anatolie, dans un village non loin de la ville de Kars. Devenue femme à Istanbul, où elle vit actuellement,  elle écrit son autobiographie, retraçant sa recherche de « la femme à l’intérieur d’elle-même», recherche qu’elle interprète sur scène dans sa performance intitulée Le panier de la sorcière. Artiste, actrice (notamment dans des pièces de Dario Fo), elle est aussi une militante qui revendique activement le droit pour les transgenres de Turquie de travailler dans d’autres secteurs que l’industrie du sexe.

Phia Ménard née Philippe Ménard (Fr)

C’est en voyant Extraballe de Jérôme Thomas en 1991 à l’âge de 19 ans que naît le désir de se former aux arts et tout particulièrement à la jonglerie. En 1994, il devient élève auprès de Jérôme Thomas, apprenant les techniques de jonglerie et de composition. Il intègre la compagnie sur la création Hic Hoc avant de prolonger l’expérience. En 1997, il se penche sur les pratiques de danse contemporaine en interprétant  La page tatouée et Badaboum. Il fonde ensuite la Compagnie Non Nova en 1998 et c’est avec le solo pour un jongleur et un dispositif vidéo, Ascenseur, fantasmagorie pour élever les gens et les fardeaux, créé en 2001, qu’il sera reconnu en tant qu’auteur.

En 2003 il devient artiste associé à la scène nationale Le Carré pour 3 ans. Naitront 6 spectacles dont Zapptime, rêve éveillé d’un zappeur ou encore la conférence spectacle Jongleur pas confondre avec le sociologue Jean Michel Guy. En 2005, il est invité par Jean Blaise et la scène nationale de Nantes pour (ré)écrire Zapptime#remix. Il crée ensuite Touch it et Doggy Bag puis, en 2008, avec la création de P.P.P. au Subsistances de Lyon, il annonce sa volonté de changer de sexe et elle se lance dans une nouvelle direction…

Gilles Pastor (Fr)

Après des résidences de création en montagne (Savoie) avec la FACIM (Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne), Gilles Pastor a été successivement en résidence à Lyon, à la Villa Gillet, Centre de recherches contemporaines, et aux Subsistances, laboratoire de création artistique. De 1991 à 2001, il est comédien, auteur et metteur en scène au sein du collectif de création Les Trois-Huit.

Cécile Proust (Fr)

Artiste chorégraphe, Cécile Proust a multiplié les collaborations en danse contemporaine: Odile Duboc, Daniel Larrieu, Jean-Pierre Pérault, Robert Wilson, le quatuor Albrecht Knust, Alain Buffard. Elle est collaboratrice artiste pour Parades and Changes, Replay, (Anne Collod/Anna Halprin). Cécile Proust a produit plusieurs pièces chorégraphiques, des installations vidéos avec Jacques Hœpffner et collabore à des projets d’art plastique. Depuis 2004, elle mène femmeuses. Pour ce projet, elle a reçu l’aide aux écritures chorégraphiques. Lauréate de la Villa Médicis hors les murs, elle a séjourné à San Francisco et New York

François Chaignaud (Fr)

Né à Rennes en 1983, François Chaignaud est diplômé du Conservatoire National de Région de Rennes, avec une spécialisation en danses moderne et classique. Egalement diplômé du conservatoire de Musique et de Danse de Paris, il débute avec « Junior Ballet », en collaboration avec Odile Duboc, Hervé Robbe, et Mark Tompkins. Le Projet Bocal de Boris Charmatz lui a donné l’opportunité de travailler avec de nombreux artistes tels Tiago Guedes, Emmanuelle Hyunh, Gilles Jobin, Aydin Teker, “Mille Plateaux Associés”, Alice Chauchat et Alain Buffard. En 2004, il obtient le prix d’interprétation de l’Adami puis commence à présenter performances et concerts : Pompè – procession urbaine, He’s one that goes to the sea for nothing but to make him sick, Le Culture des Individu.e.s, Aussi bien que ton cœur ouvre-moi les genoux. Il collabore avec Cecilia Bengolea depuis 2005, créant Miranda Remix (2005), Pâquerette (2008)  Sylphides (2009), Castor et Pollux et Danses Libres (2010).

Informations pratiques

Jeudi 28.04.11 > 13.30 – 17.30

Colloque gratuit – RESERVATION SOUHAITEE
Réservations
tel: +32 (0)2 218 21 07 (Lu  > Ve 13 :00 > 18 :00)
email : reservation@halles.be

Les Halles
22a rue Royale Sainte-Marie – 1030 Brussels
02 218 21 07 / info@halles.be

Lundi > Vendredi — 13:00 > 18:00
www.halles.be
Parking 2€
École Ste-Marie – La Sagesse, 164 chaussée de Haecht
Tram 25 92 94 / Bus 158 65 66 / Métro Botanique
Partenariat : Arsène 50, Article 27

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 La santé à cœur ouvert. Sociologie du bien-être, de la maladie et du soin

 

 

 

 

Marcel DRULHE & François SICOT (dir.), La santé à cœur ouvert. Sociologie du bien-être, de la maladie et du soin, Presses Universitaires du Mirail, 2011, 305 p.

La santé est un enjeu majeur de notre vie quotidienne, tant dans la sphère privée que publique, et les scandales de ces dernières années (du sang contaminé au Médiator) témoignent de cette préoccupation grandissante. Recherche d’épanouissement personnel, exploitation optimale des capacités de chacun, sensibilité accrue aux risques, exigence de protection et de bien-être : tous ces éléments attisent le débat autour des dispositifs de prévention, d’entretien, de promotion ou de réparation. La sociologie ne saurait rester à l’écart de ces questions. Le présent ouvrage se propose d’analyser en profondeur les inégalités face à la santé, le fonctionnement du système de soins et l’évolution actuelle des pratiques (tensions entre cure et care, brouillage des frontières entre normal et pathologique, etc.). Il aborde aussi des questions éminemment sensibles : nouvelles lois de bioéthique, prise en charge croissante de la mort par l’hôpital, vieillissement, problèmes liés au handicap et à la dépendance. Véritable introduction à une sociologie de la santé et du « vivre ensemble », ce livre en prise directe avec la recherche la plus récente a pour ambition de devenir un outil de référence destiné aux étudiants et aux chercheurs en sociologie, mais aussi aux très nombreux acteurs intervenant dans le domaine de la santé.

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Journée d’étude – Le corps dansant et l’intime

 

Vendredi 01 avril 2011  |  Bruxelles (Belgique, 1050)

Lors de sa première édition en avril 2009, le festival « Inside_out » faisait entrer la danse contemporaine à l’ULB et éveillait la curiosité au sein du public estudiantin. Jouant de la surprise pour se défaire des présupposés, il s’était prêté au jeu. Cette deuxième édition ne pouvait s’envisager que sous le signe de la persistance. Car l’envie de partager cet intérêt pour la danse est toujours bien là. Le festival souhaite cette année accentuer le regard critique. Cette deuxième édition se dote d’un fil rouge, suggestion plutôt que cadre contraignant, de quoi nous tenir en alerte : à l’épreuve de l’intime. Outre des temps d’échanges, deux journées d’étude – passerelles lancées entre théorie et pratique – se saisiront de ce thème.

La première édition du festival Inside / out a tenté de transmettre la pratique de spectateur, d’exercer le public néophyte s’étant ou non donné rendez-vous au ‘spectacle’ à regarder les corps en mouvement, sans souci de complaisance. Jouant de la surprise pour se défaire des présupposés, il s’était prêté au jeu.

Cette deuxième édition ne pouvait s’envisager que sous le signe de la persistance. Car l’envie de partager cet intérêt pour la danse est toujours bien là. Cependant, pas de volontarisme naïf, qui voudrait à tout prix convertir les étudiants à la danse. Il s’agit simplement d’être là, ensemble. Une affirmation en quelque sorte.

Pendant quatre jours, du 30 mars au 2 avril, la jeune création sera à l’honneur, à travers une soirée de spectacles en salle, de multiples interventions dansées dans différents lieux de passage ou d’attente, à différents moments de la journée et un Bal Moderne pour ouvrir l’événement.

Le festival souhaite cette année accentuer le regard critique. Par les formes qu’elle propose et les émotions qu’elle suscite, c’est aussi notre vision de la société contemporaine que la danse questionne, amuse, bouscule. Il nous semble important d’amener la parole, de ne pas confiner la danse à une indicible pratique pour loger une indifférence. Cette deuxième édition se dote d’un fil rouge, suggestion plutôt que cadre contraignant, de quoi nous tenir en alerte : à l’épreuve de l’intime. Outre des temps d’échanges, deux journées d’étude – passerelles lancées entre théorie et pratique – se saisiront de ce thème.

Cette nouvelle édition du festival espère créer à nouveau effervescence et émulation.

Programme

Le corps dansant et l’intime, Journées d’étude, 1er & 2 avril 2011, Volet académique du Festival de danse contemporaine « Inside_out »

Vendredi 1er avril 2011

9h30 – 12h45

9h30 : accueil des participants et présentation des journées « Le partage du sensible »

Modération : Paule Gioffredi

Agrégée de Philosophie – Doctorante, Paris VIII, sous la direction de Maryvonne Saison, dans le cadre du Creart-phi de l’université de Paris Ouest Nanterre la Défense. Ses recherches portent sur la pensée de Merleau-Ponty et la danse contemporaine, ses allocutions et publications s’adressent donc aussi bien à des philosophes, des chercheurs en danse que des spectateurs amateurs des arts vivants.

10h15 : Fleur L’heureux-Courtois / chargée de recherche FNRS au groupe d’études constructivistes.
Une politique du toucher à partir du tango argentin

11h : Marian Gonzalez del Valle / doctorante en danse à l’Université de Nice Sophia- Antipolis.
Corps intime et corps dansant « hors soi‟

11h45-12h : pause-café

12h : Claire Malchrowicz & Pénélope Laurent Noye /
Percevoir en mouvement, récits et pratiques d’improvisations dansées en milieu psychiatrique : Les «Fouilles Poétiques» à Bergerac

12h45-14h : repas sur le campus

14h – 17h30 : L’intime surveillé : réception et censure

Modération : Valérie Piette

Valérie Piette est docteure en histoire (ULB, 1998). Sa thèse de doctorat portait sur l’histoire de la domesticité en Belgique au cours du long 19ème siècle. Chargée de cours à temps plein à la faculté de Philosophie et Lettres de l’ULB, elle y enseigne notamment l’histoire contemporaine, l’histoire du genre et la critique historique. Depuis plusieurs années, la partie essentielle de son travail scientifique est consacrée à développer l’histoire des femmes et du genre et à l’insérer dans un cadre d’histoire comparée.

14h : Aurélie Condevaux / doctorante en anthropologie à l’Université de Provence et au CREDO (Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie), Marseille
Comment regarder l’ »Autre » danser: intimité et fakapale dans l’interaction touristique en Polynésie Occidentale

14h 45 : Laura Di Spurio / Titulaire d’un master d’histoire contemporaine, ULB
« Interdit aux moins de dix-huit ans » Contrôle du corps dansant des adolescents en Belgique de 1945 à 1968

15h30-15h45 : pause-café

15h45-16h30 : Camille Paillet / doctorante en danse, Université de Nice Sophia-Antipolis
Mise en scène de l intime dans les pantomimes « d’effeuillage » (Paris, 1880-1910)

16h30 : Anne-Dolorès Marcélis
Les pisseuses. Performance ouverte et dialoguée sur les frontières corporelles

Samedi 2 avril 2011

9h30 – 12h45 : Dire l’intime : Les mises en scène de soi

Modération : Philippe Guisgand

Philippe Guisgand est maître de conférences en danse et chercheur au Centre d’Etude des Arts Contemporains de Lille (France). Il est spécialiste de l’oeuvre d’Anne Teresa de Keersmaeker à qui il a consacré sa thèse de doctorat, deux livres : Les fils d’un entrelacs sans fin. La danse dans l’oeuvre d’Anne Teresa De Keersmaeker, Septentrion, 2008 et Anne Teresa De Keersmaeker, L’Epos, 2009 (en italien) et de nombreux articles et communications. Il étudie également les effets de la rencontre de la danse avec les autres arts. Il aime à mêler son travail de recherche aux démarches de création des chorégraphes et a notamment collaboré avec Marion Ballester, Rosalind Crisp, Farid Berki et Laurent Pichaud. Enfin, il a collaboré au livre Approche philosophique du geste dansé (Septentrion, 2006) et A la rencontre de la danse contemporaine : résistances et porosités, (Paris, L’Harmattan, 2009).

10h : Sarah Andrieu / post-doctorante en Anthropologie, programme ANR GLOBAMUS, Centre d’études des mondes africains (CEMAF)
Les écritures chorégraphiques de soi au Burkina Faso. Les mises en scène de l‟intime dans les solos de « danse contemporaine africaine

10h45 : Léna Massiani / doctorante en Etudes et pratiques des Arts, Université du Québec à Montréal.
Une intimité à partager

11h30-11h45 : pause-café

11h45 : Paola Secchin Braga / Doctorante en danse Université de Paris VIII
Au croisement de l‟intime et du biographique : une rencontre envisageable ?

12h30-13h : conclusion – débat

13h : Aurélie Berland
Une chanson douce : défilé chorégraphique sur un documentaire radiophonique de Claire Hauter sur l’ambulance.

14h : Repas de clotûre

Contact : festival.insideout.workshop@gmail.com
Ces journées sont organisées avec le soutien de l’Académie Wallonie-Bruxelles.
Lieu : ULB, Institut d’Etudes Européennes, salle Kant, Avenue Roosevelt, 39 1050 Bruxelles

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