Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
 Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

Extended cognition



Séminaire Interdisciplinaire Philosophie Technologie Cognition

TECHNOLOGIE & SCIENCES DE L’HOMME

Rencontres perceptives et supports techniques de la pensée

FROM PERCEPTUAL INTERACTION
TO EXTENDED COGNITION


du 21 au 25 janvier 2013

Centre Pierre Guillaumat
Amphi L103


From Perceptual interaction to extended cognition
Rencontres perceptives et supports techniques de la pensée

Lundi 21 janvier Mardi 22 janvier Mercredi 23 janvier
Jeudi 24 janvier Vendredi 25 janvier
9h Introduction / Présentation Extended cognition and technical
constitutivity Social cognition Meaning and interaction New
experiments on the perceptual crossing

9h.45 Wokshop préparatoire: F. Métais ; G. Le Bihan ;  O. Gapenne ; P.
Steiner ; C. Lenay. Ouverture du séminaire
(A. Storck, B. Bachimont, UTC
Région Picardie) H. de Jaeger (Université du Pays Basque)
Participatory sense-making and social interaction
10h.30 E. Di Paolo
(Ikerbasque)
The Enactive Body V. Reddy (University of Portsmouth) P. Steiner
(UTC – Costech)
Cognition étendue et énaction, des liaisons dangereuses ? H. Iizuka
(Osaka University)
Co-development of Communication System in Perceptual Crossing
10h.45 Pause Pause Pause Pause
11h.30 B. Stiegler
(IRI)
De la cognition au savoir, de l'organique à l'organologique M. Kyselo
(Univ. Pays Basque)
From Body to Self -  Socially Enacted Autonomy in the Light of Locked-in
Syndrome and Schizophrenia M. Tixier (UTC – Costech – ITOIP)
Instrument Mediated Activity and Sociotechnical Coupling M. Rohde
(University of Bielefeld)
Did I cause this or did you? The perception of self and other in interaction
12h.15 C. Lenay (UTC – Costech)
Minimalist approach for a dialogue between phenomenology, science and
technology. C. Hummels (TU/e – DQI) ;
Designing for social cohesion K. Prepin
(ETIS CNRS)
How conceived and experienced reality meet during interaction? M. Auvray
(CNRS)
Titre à préciser



14h. Workshop / Atelier Minimalism and Perceptual interaction
Design and Technological devices En partenariat avec le projet
Technologies et Traces de l'Homme Discussion générale / séance de
travail avec les étudiants
14h.45 Minimalist experimental paradigm / Paradigme expérimental
minimaliste

TACTOS
INTERTACT.

Passation d’expériences
T. Froese (Université de Mexico)
What are the minimal requirements for experiencing the other? A new
perceptual crossing experiment E. Deckers (TU/e – DQI)
Designing for Perceptive Qualities F. Sebbah (UTC – Costech)
Traces numériques : plus ou moins de fantôme.
15h.30 J. Nadel (CNRS)
Titre à préciser P. Marti
(University of Sienna)                    From phenomenology to interaction
design
B. Devauchelle (Institut Faire Faces)
Greffe de visage : trace et Internet

15h.45 Pause Pause Pause
16h.30 B. Maillet
(Bouygues Telecom)
Titre à préciser A. Guénand (UTC – Roberval)           Méthode pour
le design d’interface F. Métais (UTC – Costech)
Concrétudes contemporaines du toucher-l'autre
17h.15 L. Deschamps (Université de Rouen)
Minimalist perceptual crossing : the case of triadic interactions G.
Le Bihan (UTC – Costech)
Touch Through; distal touch vs proximal touch
18h.



Argumentaire :

L’étude des interactions perceptives techniquement médiatisées, dans un
cadre méthodologique minimaliste, permet de saisir et décrire l’émergence de
dynamiques collectives servant de base à une cognition sociale :
coordination d’actions, reconnaissance d’autrui, perception des intentions,
mimétisme,…  Elle permet également de faire résonner ensemble recherche
philosophique (notamment phénoménologique), travail expérimental,
modélisation robotique, et design d’interaction.
Il nous paraît maintenant nécessaire et opportun de définir les conditions
méthodologiques, théoriques, expérimentales et techniques d’une articulation
entre ces études minimalistes et la thèse plus générale de la cognition
étendue, pour laquelle les supports des activités cognitives comme la
perception, mais aussi le raisonnement ou la mémoire, incluent
fondamentalement et constitutivement l’usage d’artefacts, d’outils et
d’inscriptions.
Il n’est pas certain que la défense de cette thèse de la cognition étendue
doive nécessairement emprunter les voies récentes d’une ontologie
fonctionnaliste, représentationnaliste et individualiste (cf.les nombreuses
théories de l’Extended Mind) (Clark & Chalmers, 1998). Au contraire :
possédant d’ailleurs des racines historiques souvent oubliées (Freud,
Peirce, Leroi-Gourhan, Derrida, Goody, Engelbart,…), la thèse de la
cognition étendue peut opportunément se penser avec les dimensions
intersubjectives, collectives et sociales des activités cognitives, dans un
cadre théorique énactif (Di Paolo, 2009; Lenay & Steiner, 2010; Froese & Di
Paolo, 2011b; Stewart, Gapenne, & Di Paolo, 2011). Et c’est précisément ici
que l’étude des interactions perceptives permettrait de décrire et de
discuter concrètement et rigoureusement des modalités techniques et
collectives des genèses d’activités cognitives comme la mémoire, le
raisonnement ou la communication. Il faut en effet évaluer dans quelle
mesure un cadre d’étude minimaliste, où se dessinent et s’observent
précisément des interactions techniquement médiatisées entre agents, peut
être fécond pour penser les dimensions étendues de la cognition – dans leur
histoire, leur acquisition, leur caractère collectif, et leur caractère
social, bref dans leur complexité.
Si l’on souhaite ainsi par exemple considérer que l’interaction (et non pas
l’individu) doit être le point de départ d’une théorie énactive de la
cognition sociale et, partant, d’une forme de cognition étendue parce
qu’irréductiblement partagée, il est nécessaire de définir précisément les
modalités  techniques, et pas seulement biologiques, des interactions entre
agents qui rendent possible un « participatory sense making » (De Jaegher &
Di Paolo, 2007). Les dispositifs de couplage, entre l’organisme individuel
et son environnement ou d’autres organismes, sont dès le départ composés
d’outils et d’inscriptions socialement hérités en même temps que produits
par les dynamiques d’interaction qu’ils rendent possible (Steiner & Stewart,
2009). Ils contribuent ainsi à faire émerger les capacités cognitives
individuelles et collectives. C’est notamment cette circularité qu’il
convient d’étudier – expérimentalement, philosophiquement et techniquement.
Il est également envisagé d’imaginer de nouvelles situations d’observation
qui, via des médiations techniques extrêmes, sont révélatrices de la
constitution de l’expérience vécue (en première personne) et des activités
observables (en troisième personne) : suppléance perceptive, greffes du
visage, approches thérapeutiques en psychiatrie, rencontres émotionnelles ou
amoureuses via les réseaux, traces numériques de l’identité,… La
compréhension énactive du sens social des techniques et de leur
constitutivité pour la cognition peut en effet offrir les moyens pour saisir
les mutations contemporaines ou pour inspirer l’innovation, en particulier
la création en design d’interaction.
L’objectif de notre séminaire sera donc de tester ce dialogue entre
Philosophie (phénoménologie, épistémologie), Science expérimentale
(psychologie, modélisation, robotique) et technique (prothèses, design) pour
évaluer la faisabilité et les pistes de recherche possibles d’une approche
énactive minimaliste de la cognition sociale étendue. Dans cette optique,
nous reprendrons les acquis théoriques et expérimentaux des études des
interactions perceptives, pour ensuite tenter de les généraliser.
Argument:

The study of technically mediated perceptual interactions, in a minimalist
methodological framework, makes it possible to describe the emergence of
collective dynamics which are the basis for social cognition : the
co-ordination of actions, the recognition of another subject, the perception
of intentions, mimetism…. It also makes it possible to integrate
philosophical research (notably from a phenomenological perspective),
experimental studies, robotic modelling, and the design of interaction.
It seems to us that the time has come to define the methodological,
theoretical , experimental and technical conditions for articulating these
minimalist studies with the more general thesis of extended cognition, for
which the basis of cognitive activities such as perception, but also
reasoning or memory, fundamentally and constitutively include the use of
artefacts, tools and inscriptions.
It is not certain that the defense of this thesis of extended cognition must
necessarily take the route of a functionalist, representationalist and
individualistic ontology as has been done recently (cf the numerous theories
of Extended Mind) (Clark & Chalmers, 1998). On the contrary: the thesis of
extended cognition has historical roots which are often forgotten (Freud,
Peirce, Leroi-Gourhan, Derrida, Goody, Engelbart,…), and the time may have
come to develop this thesis in the framework of the theory of Enaction,
including the intersubjective, collective and social dimension of cognitive
activities (Di Paolo, 2009; Lenay & Steiner, 2010; Froese & Di Paolo, 2011b;
Stewart, Gapenne, & Di Paolo, 2011). It is precisely here that the study of
perceptual interactions may make it possible to concretely and rigorously
describe and discuss the technical and collective modalities of the genesis
of cognitive activities such as memory, reasoning or communication. It is
indeed important to evaluate to what extent a minimalist framework, where
technically meditated interactions between agents can be described with
precision, can be fruitful for considering the extended dimensions of
cognition – in their history, their acquisition, their collective nature,
and their social nature, in brief in their complexity.
For example, if one wishes to consider that the interaction (and not the
individual) should be the starting-point for an enactive theory of social
cognition and, hence, for a form of cognition which is extended because
irreducibly shared, it is necessary to define with precision the technical,
and not only biological modalities of interactions between agents which make
« participatory sense making » possible (De Jaegher & Di Paolo, 2007).
Devices which couple an individual organism with its environment or with
other organisms, are right from the start composed of tools and inscriptions
which are socially inherited and at the same time produced by the dynamics
of interaction that they make possible (Steiner & Stewart, 2009). In this
way they contribute to the emergence of individual and collective cognitive
capacities. It is precisely this circularity that calls for study –
experimentally, philosophically and technically. It is also a question of
imagining new observational situations which, via extreme technical
mediations, are revealing with respect to the constitution of (first-person)
lived experience and observable activities (third person): perceptual
supplementation, face grafts, therapeutical approaches in psychiatry,
emotional encounter via the networks, digital traces of identity, and so on…
The enactive understanding of the social meaning of technical entities and
of their constitutivity for cognition can indeed offer the means to grasp
contemporary mutations and to inspire innovation and creativity in the
design of interactions.
The aim of this seminar is thus to test out this dialogue between Philosophy
(phenomenology, epistemology), Experimental science (psychology, modelling,
robotics) and Technology (prosthetic devices, design) in order to evaluate
the feasability and the openings for research of a minimalist enactive
approach to extended social cognition. In this perspective, we will take up
the theoretical and experimental gains from studies of perceptual
interactions, and then attempt to generalize them.


Tarifs : droit d'entrée, actes du séminaire, repas du midi

tarif normal (industriels, institutionnels) :
- pour le séminaire entier : 610 € TTC
- pour une journée : 152,50 € TTC

tarif réduit (étudiants hors UTC, universitaires hors UTC) :
- pour le séminaire entier : 80 € TTC
- pour une journée : 25 € TTC

gratuit pour les étudiants et universitaires UTC


Contacts :

direction scientifique :
- Charles Lenay
  charles.lenay@utc.fr
  0344234368

organisation, informations :
- Fabrice Métais
  fabrice.metais@utc.fr
       0344234915
- Gabrielle Le Bihan
  gabrielle.le-bihan@utc.fr,
  0344235248

secrétariat :
- Chimène Fontaine
  chimene.fontaine@utc.fr
  0344234357




Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article