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Le Blog du corps

Actualité de la recherche sur le corps en SHS (ISSN : 2269-8337)

Publié le par leblogducorps.over-blog.com

Vendredi 27 avril 2012  |  Saint Denis-La Plaine (93210)

Esthétique, corporéité des croyances et identité

Septième colloque international d’ethnoscénologie

The Aesthetics and Embodiment of Beliefs and Identity

Seventh International Conference on Ethnoscenology

Publié le mercredi 07 mars 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Colloque : « esthétique, corporéité des croyances et identités ». Nombre de pratiques profanes ou non qui constituent le champ de recherche en ethnoscénologie s'inscrivent dans un système de croyances. Dans la perspective retenue, celles-ci se définissent pour les individus et les communautés moins par rapport à une doxa, qu'à un habitus spirituel, éthique et esthétique où se retrouvent les constituants de l'expérience sensible : textualité et transtextualité (Genette), oralité – verbal art (Bauman), techniques du corps, danse, musicalité, ornementation, polysensorialité, états émotionnels. Institutionnalisées, les croyances composent des synesthétiques codifiées aussi pressantes sinon plus que les doctrines dont la connaissance est souvent approximative. Les arts - au sens large du terme –paraissent être intimement associés à l’expression primordiale des croyances qui, en retour, nourrissent les imaginaires qui les fécondent. La perception attentatoire de certaines formes artistiques par le croyant ne serait-il pas le contrecoup de cette symbiose des éléments sensibles de la conviction ?

Annonce
Argumentaire :

Depuis le XVIIIème siècle l’appariement du théâtre et des rituels a fait naître en Europe puis aux Etats-Unis la théorie de l’origine cultuelle des arts de la scène. Si la thèse d’une telle filiation est aujourd’hui abandonnée au profit d’une conception moins naïve et plus systémique (G. Tarabout, J.-M. Pradier), l’attention s’est tournée vers le rapport analogique entre l’art du comédien, son mode de vie parfois communautaire, le spirituel dans l’art (Jerzy Grotowski, Peter Brook, Anatoli Vassiliev). Religions, mouvements spiritualistes…, ont créé leur propre forme théâtrale (théâtre des martyrs, mélodrames édifiants des Missions Etrangères, théâtre théosophique…). Le colloque franco-russe sur les communautés artistiques qui s’est tenu à Moscou au mois d’octobre 2010 s’est attaché à présenter des exemples précis qui suggèrent l’étroite parenté de la pratique artistique, notamment dans les arts du spectacle vivant, et de la quête plus ou moins exigeante d’un espace physique et mental situé au-delà de la satisfaction des besoins matériels élémentaires. : « De Copeau à Grotowski, de Stanislavski à Vassiliev, la question du mystère de la création scénique, relais ou avatar de la création divine, reste posée. On l’aborde souvent en filant la métaphore d’une représentation assimilée à un rituel, d’un travail théâtral conçu comme une « mission » de la part du comédien-prêtre officiant devant des disciples » rassemblés dans un théâtre-temple. Les fanatiques d’un théâtre « pur », d’une théâtre « d’art », à vocation éthique, voire éducative, s’opposent farouchement aux amateurs de divertissement commerciaux, d’activités ludiques et frivoles propres au « star system ». Cette opposition reste vivante, pertinente et d’actualité » Marie-Chritine Autant-Mathieu, introduction du numéro spécial de la revue Russe Du spirituel au théâtre et au cinéma, 29, 2007, Institut d’Etudes Slaves, p. 7

Qu’un tel courant historique concerne essentiellement les arts du spectacle vivant – le théâtre jadis, théâtre et danse à présent – est significatif. Le spectacle vivant a pour matériau l’entièreté de la personne du performeur et du spectateur, corps et esprit faut-il souligner. De même, toute croyance engage l’entièreté de l’individu. Les apprentissages et l’expérience sensoriels, émotionnels, moteurs construisent un habitus dont ne peut rendre compte l’expression discursive seule. Il devient particulièrement difficile de dissocier l’activité dévotionnelle, ses enjeux, et son esthétique dont nous savons peu de l’effet retour sur la cosmologie qui la sous-tend.

Si les croyances s’identifient généralement par leur contenu “doctrinal”, la signification même de ce terme est loin d’être uniforme. Le monde des monothéismes – religions du salut - a tendance à l’entendre en tant que référé à une doctrine. La Doxa devient ainsi la fabrique d’une identité à partir de laquelle se font jour les divergences et les oppositions. En d’autres termes, l’orthodoxie agit dans la description, l’adhésion et l’affrontement en qualité de notion phare.

La réalité est plus complexe dans la mesure où les discours dogmatiques ne renvoient pas à une essence intemporelle, mais à des faits historiquement élaborés, à des personnes et à des communautés.

Nombre de cosmologies ne présentent pas un corps doctrinal homogène, construit sur le modèle des canons monothéistes. Les spécialistes – notamment les sinologues et les chercheurs en études religieuses au Japon (Tetsuo Yamaori, Isomae Jun'ichi, Susumu Shimazono,) – ont avancé la notion d’orthopraxie pour reconnaître leur spécificité. Le croire est dans l’être et l’agir. La correction de la pratique fait sens plus que la déclaration d’un Credo (Yezidis du Sinjar, et Naqshabandi de Barzan dans le Kurdistan d’Irak). Quant au chamanisme, il est reconnu que la corporéité de l’action mediumnique assure l’efficacité de la séance (R. Hamayon). L’esprit est révélé par et dans le geste de la mudang coréenne (A. Guillemoz). La sincérité de la divination qu’elle accomplit réside dans le moment où se vit la relation entre elle et ses interlocuteurs physiquement présents. Une fois l’épisode passé, la suite et ses discours n’a pas d’importance. Cette situation conduit à établir un rapport d’analogie avec le spectacle vivant lorsque le performeur - comédien, danseur -, se trouve en « état de croyance », plutôt que d’identification et de mimétisme. L’étonnante présence de l’acteur Africain Malick Bowens, remarquait Peter Brook, est fondée sur sa capacité à s’immerger dans l’imaginaire, et non de construire un jeu de scène. Capacité sans doute acquise – à son avis – au cours d’une enfance villageoise.

« Credo in unum deum ». Je crois en un seul Dieu, énonce le Chrétien, de même que le Musulman, après le Judaïsme. J’agis selon les codes, pourrait-on penser des habitués qui à la sortie des bureaux entrent dans un temple bouddhiste de Taipeh. Une telle opposition est non seulement simplificatrice et réductrice. Elle a donné lieu à l’invention d’un vocabulaire normatif, maintenu dans le langage savant et commun en usage dans les sociétés euro-américaines : paganisme, idolâtrie, superstition, magie, sorcellerie, ritualisme…De même, ce qui est perçu comme excessif dans le culte conduit à se référer à la métaphore théâtrale. Tout se passe comme si, au-delà d’un certain seuil de retenue propre aux codes liturgiques chrétiens, l’aspect spectaculaire de l’action l’emportait au détriment du spirituel. Les danses des moines tibétains (Nathalie Gauthard) n’auraient-elle pas une profondeur identique à celle de la récitation psalmodiées des psaumes par les bénédictins de Solesmes ?

La formule : « Je suis croyant mais non-pratiquant », souligne la dichotomie supposée entre doxa et praxis. Elle semble s’inscrire dans une logique dualiste fondatrice d’une conception essentialiste de la croyance et de l’imaginaire dégagée de toute corporéité, c’est-à-dire du sensible. C’est ainsi que le caractère spectaculaire de certains cultes les a fait nommer « théâtres rituels » par l’observateur euro-américain, tant leur magnificence séduisante et leur aspect dramatique lui paraissaient étrangers à la nature de la dévotion. À l’inverse, les publics occidentaux attribuent parfois à certaines pratiques lointaines, une dimension ineffablement sacrée qui les fascinent en raison de leur étrangeté et de leur hiératisme sans percevoir ce qu’elles peuvent comporter de routinier, de conventionnel et de convenu.

La définition de l’ethnoscénologie comme l’étude interdisciplinaire des incarnations de l’imaginaire met l’accent sur la corporéité des actions qui constituent l’objet de la recherche, sans pour autant revenir à une conception dualiste de l’humain. Un corollaire non moins stimulant pour l’étude des croyances résulte des propositions énoncées : la pratique ne constitue-t-elle pas en elle-même une forme de croyance sans doctrine, le discours doctrinal étant second par rapport à l’expérience sensible comme le suggèrent les travaux de l'école japonaise d'études religieuses (Isomae Jun'ichi, Yuasa Yasuo ), au départ peu embarrassée par le modèle occidental de la "religion" (Daniel Dubuisson)? Quels processus somato-psychiques et symboliques, individuels et collectifs, sont-ils à l’œuvre dans les incarnations de l’imaginaire et ses esthétiques ?

 Le colloque doit permettre de mieux comprendre comment l’unité de l’espèce humaine et ses caractères singuliers s’expriment dans la diversité du sensible garante de sa survie.

Modalités de participation 

Le VIIème colloque international d'ethnoscénologie aura lieu dans les nouveaux bâtiments de la Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord, La Plaine-Saint-Denis.

Langues du colloque : français, anglais.

Inscription et participation gratuites.

Ouvert aux chercheurs confirmés ou non et aux praticiens, le colloque comprend plusieurs types d’activité : 

  • Communications plénières
  • Groupes de travail thématiques permettant l’exposé de travaux en cours et l’échange entre chercheurs
  • Démonstrations
  • Des manifestations (spectacles )
  • Un temps de discussion générale .

L’inscription obligatoire est gratuite.

La durée des communications est fixée à vingt minutes précises afin de laisser place aux échanges et discussions.

  • Les chercheurs et praticiens sont invités à adresser au comité scientifique, un projet de communication ou de démonstration sous forme de résumé en français ou en anglais, accompagné d’une présentation sommaire de l’auteur.
  • Les résumés envoyés par fax ne seront pas pris en compte.
  • Le résumé ne doit pas dépasser 250 mots, titre, mots clefs et nom de l’auteur non compris.
  • Il doit être accompagné de la fiche de renseignement ci-jointe, dûment remplie, afin de faciliter la tâche des organisateurs.
Date limite d’envoi des projets de communication : 27 avril 2012 à l'adresse colloque.ethnoscenologie.2012@mshparisnord.fr
Submissions

Researchers and practitioners are invited to submit their papers for conference

before April 27, 2012 to : colloque.ethnoscenologie.2012@mshparisnord.fr
  • Abstracts submitted by fax will not be accepted.
  • All abstracts must be submitted in French or English.
  • Abstracts may not be longer than 250 words (excluding title and authors)
  • Please, when submitting your document, make sure that you do not forget : Contact details of presenting author. Abstract topic (Four keywords). Full details of all authors (First Name, Family name, Title, Affiliation: Department, City and Country).
Comités et organisation

Coordinateurs : Pr Jean-François Dusigne, Pr. Jean-Marie Pradier

Coordinatrice du Comité Organisateur : Pr Laure Garrabe

Scientific advisory board and program committee :

  • Pr Marie-Christine Autant-Mathieu, (Directeur de Recherche au CNRS, ARIAS)
  • Pr William O. Beeman, University of Minnesota
  • Pr Armindo Bião (Université Fédérale de Bahia)
  • Pr Patrick Deshayes, Université Lumière Lyon 2
  • Pr Daniel Dubuisson (Directeur de Recherche au CNRS, Université Lille 3)
  • Pr Jean-François Dusigne (Université Paris 8)
  • Pr Amos Fergombe (Université d’Artois)
  • Yvette Galot, Présidente de la Commission Culture et Patrimoine du Conseil Régional de la Martinique
  • Pr Nathalie Gauthard (Université de Nice)
  • Pr Piergiorgio Giacché (Université de Pérouse) Pr Pauline Guedj ( Université Lyon 2)
  • Pr Christine Hamon-Sirejols (Université Paris III)
  • Pr Bruna Filippi, (Université de Pérouse)
  • Pr François Picard (Université Paris 4)
  • Pr Jean-Marie Pradier (Université Paris 8 – MSH Paris Nord)
  • Patricia Ribault (ESAD)
Quelques pistes de lecture:
  • Zhargalma Dandarova - Darima Boudaraevna : Entretien avec une chamane sibérienne, Editions Labor et Fides, 2007
  • Daniel Dubuisson : L’Occident et la religion, Mythes, science et idéologie, Éditions Complexe,1998 (ce qui est dit du terme “ religion ”, convient analogiquement à l’examen critique du terme “ théâtre ”). Les sagesses de l’homme bouddhisme – paganisme – spiritualité chrétienne, Septentrion, Presses universitaires, coll.Mythes, Imaginaires, Religions, 2004.Wisdoms of Humanity Buddhism, Paganism, and Christianity (translated by Seth Cherney), Brill Numen Book Series.136 Studies in the History of Religions, 2011 -
  •  Bernard Forthomme : Théologie des émotions - Structurée par l'expérience théâtrale, Les éditions du Cerf, 2008
  • H.U. Gombrecht : Éloge de la Présence, (Production of Présence), traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Jaouën, Libella/Maren Sell, 2010
  • J. Goody : Representations and Contradictions. Ambivalence Towards Images, Theatre, Fiction, Relics and Sexuality, Blackwell, 1997
  • M. Granet : Fêtes et chansons anciennes de la Chine, Albin Michel, 1982; La Fête, Actes du Quatrième Colloque C.O.R.À.I.L., Nouméa, 18-19 nov. 1991
  • Alexandre Guillemoz : La Chamane à l'éventail - Récit de vie d'une mudang coréenne, suivi de La chamane et l'ethnologue, Imago, 2010
  • R. Hamayon, La Chasse à l’âme - Esquisse d’une théorie du chamanisme sibérien, Société d’ethnologie, Nanterre, 1990
  • Bertrand Hell : Le Tourbillon des génies. Au Maroc avec les Gnawa, Paris, Flammarion, 2002 - Possession et chamanisme. Les maîtres du désordre, Paris, Flammarion, 1999, Réédition Champs Flammarion 2002
  • Isomae Jun'ichi : The discursive position of religious studies in Japan : Masaharu Anesaki and the origins of religious studies, Brill, Method & Theory in the Study of Religion, Vol. 14, Number 1, 2002, pp. 21-46 (26)
  • Jacques Maquet : L’Anthropologue et l’esthétique – Un anthropologue observe les arts visuels, Métailié 1993
  • Anya Peterson Royce,: Anthropology of Dance, Dance Books, 2002 - Bernard Senécal, s.j. : Jésus le Christ à la rencontre de Gautama le Bouddha – Identité chrétienne et Bouddhisme, Cerf, théologies, 1998
  •  Susumu Shimazono : From Salvation to Spirituality, - Popular Religious Movements in Modern Japan, Trans Pacific Press, Melbourne, 2004 - Yuasa Yasuo : The Body - Toward an Eastern Mind-Body Theory, Edited by T.P. Kasulis, translated by Nagatomo Shigenori and T.P. Kasulis, State University of New York Press, 1987

Mots-clés
  • Ethnoscénologie, esthétique, corporéité des croyances, identité
Fichiers attachés
Lieu
  • Saint Denis-La Plaine (93210) (4 rue de la Croix Faron (MSH Paris-Nord))
Date limite
  • vendredi 27 avril 2012
Contact
  • Organisation du colloque
    courriel : colloque.ethnoscenologie [point] 2012 (at) mshparisnord [point] fr
    MSH Paris-Nord.
    Avenue Georges Sand
    93210 La Plaine Saint-Denis
Urls de référence
Source de l'information
  • Johan V
    courriel : vxx3142 (at) gmail [point] com

Pour citer cette annonce

« Esthétique, corporéité des croyances et identité », Appel à contribution, Calenda, publié le mercredi 07 mars 2012, http://calenda.revues.org/nouvelle23059.html

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dans le Journal of Contemporary Ethnography :

jce.sagepub.com/content/.../0891241611413579 - Traduire cette page

de AM Czerniawski - 2011 - Autres articles
1 Aug 2011 – Disciplining Corpulence: The Case of Plus-Size Fashion Models. Amanda M. Czerniawski aczernia{at}temple.edu ...

 

Disciplining Corpulence
The Case of Plus-Size Fashion Models
Amanda M. Czerniawski1
1Temple University, Philadelphia, PA, USA
Amanda M. Czerniawski, Department of Sociology, 1115 West Polett Walk, Temple University, Philadelphia, PA 19122. Email: aczernia@temple.edu
Abstract

In this ethnographic study of plus-size fashion models in New York City, I build on previous research that has only examined the staged performance of fat and, instead,
focus attention on the “backstage” aesthetic labor process. Using participant observations and interviews, I document an intensive aesthetic labor process, whereby
these models continually developed their bodies according to the demands of their fashion employers. Their actions, as part of an aesthetic labor process involving
affective, emotional, and physical labor, only served to reify normative imperatives involving female bodies. As aesthetic laborers subject to fashion’s gaze, they engaged
in a range of bodily disciplines that relied on thin aesthetics. Consequently, their bodies became both subjects and objects, managed through self-surveillance and
corporal discipline. I draw on these findings to highlight a nuanced aesthetic labor process that, rather than challenging discursive constructions of fatness to create a
new “fat aesthetic,” reproduced normative imperatives involving female bodies that further perpetuated their sense of disembodiment.

 

halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00617848/

de B Aude - 2011 - Autres articles
30 août 2011 – Par discipline · Par collection · Par date de publication, rédaction · Les 30 ... Variabilité mondiale des normes de corpulence : entre diversité

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Contar con el cuerpo

 

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CONTAR CON EL CUERPO: CONSTRUCCIONES DE LA IDENTIDAD FEMENINA - ANTONIA FERNANDEZ VALENCIA. Comprar el libro y ver resumen y ...

 

Notas

Coords. Antonia Fernández Valencia, Marián López Ferdández Cao

Resumen del libro

Coords. Antonia Fernández Valencia, Marián López Ferdández Cao. El propósito de este libro es acercarnos al concepto de cuerpo desde una perspectiva multidisciplinar. Las/Los autoras/es de este volumen provienen de distintos ámbitos de la ciencia y l acultura de nuestro país.

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El cuerpo en venta
 
 
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EL CUERPO EN VENTA: RELACION ENTRE ARTE Y PUBLICIDAD - JUAN CARLOS PEREZ GAULI. Comprar el libro y ver resumen y comentarios online.
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El Cuerpo en venta

Juan Carlos Gauli

La representación del cuerpo humano ha sido a lo largo de la historia una de las principales fuentes de inspiración para el ser humano. En estos últimos años, las ciudades occidentales aparecen habitualmente sembradas de imágenes publicitarias que intentan, si no representarnos, sí construir un modelo genérico con el que sentirnos identificados. 

A lo largo de este siglo, ambos lenguajes han elaborado una análisis pormenorizado de hombres y mujeres donde se detallan ampliamente las preocupaciones existenciales, se muestran el modo de vida y los ideales estéticos entre otros. El cuerpo ha servido para representar el inicio de la mecanización de la sociedad, para proyectar la imagen de lo que podría haber sido el ser humano del siglo XX, para convencer de las bondades de la guerra, para reflejar la intolerancia o para constituir un modo de vida en el que todos los ciudadanos de un país se sientan identificados. Asimismo, el cuerpo también ha servido como punto de reflexión introspectivo, como medio para representar un modelo de belleza, o como proyección de una fantasía sexual. 

  

Arte y publicidad dos lenguajes afines 

En esta investigación hemos descubierto que existe una constante vinculación icónica entre las imágenes artísticas y publicitarias manifiesta a lo largo de todos los movimientos y tendencias creativas del siglo XX. Los primeros pasos dados por la publicidad y el arte son paralelos, sin embargo ya desde estos primeros inicios se comienzan a establecer las diferencias entre los dos. 

El siglo XX nace con el lenguaje publicitario muy definido y ocupando el lugar del arte en la transformación de la sociedad. Visto ahora a través de la historia, podemos concluir que sin la fuerte irrupción de la publicidad, el desarrollo de las vanguardias habría sido de otro modo. En la primera década del siglo XX, la publicidad se convierte en el lenguaje de los nuevos tiempos, un lenguaje profundamente vinculado al pensamiento mecanicista. La investigación formal, sin embargo, continuaba en manos de las corrientes artísticas más innovadoras. 

Durante las vanguardias históricas, el arte exploró e investigó al máximo propuestas icónicas dentro de las artes plásticas, pero mantuvo siempre una cierta sintonía con la producción publicitaria. 

El inicio de la publicidad moderna no procederá sin embargo de las incipientes agencias de publicidad, sino de los movimientos formalistas de los años veinte y treinta (Der Stijl, la Bauhaus y el Constructivismo). En sus planteamientos, la actividad creativa no estará directamente vinculada a la habilidad artística. Desarrollarán el concepto del profesional de la comunicación visual. Las figuras actuales del publicitario, el diseñador, el comunicólogo visual, son herederas de estos primeros planteamientos. La influencia de estos movimientos en la publicidad será esencial. 

Si comparamos las creaciones de estos artistas con las producidas por las agencias publicitarias de la época, encontramos unas diferencias notables. La producción publicitaria no vinculada a las artes plásticas es en general de una calidad plástica bastante insuficiente. Sin embargo ello no es óbice para que durante los años veinte y treinta colabore en la creación de identidades nacionales como la americana "American Way of Life" 

La I Guerra Mundial había descubierto las posibilidades de la propaganda, y la II Guerra Mundial las explotará al máximo. Tras la contienda, la publicidad aparece plenamente reforzada y pasa a constituirse como un elemento esencial en la reconstrucción de los países occidentales. La publicidad gana en calidad plástica debido en una parte considerable al trasvase creativo que se produce de las artes plásticas a este campo. 

A finales de los cincuenta y principios de los sesenta, por primera vez en la historia de ambos lenguajes, se alternan los papeles: la publicidad servirá de inspiración a la actividad plástica. El Pop norteamericano reconoce en la publicidad un lenguaje tan poderoso como el arte. 

Durante los años setenta, la publicidad se mantuvo en la misma línea, apenas evolucionó. Mientras tanto, el arte -exceptuando las propuestas artísticas de carácter social, underground, o contraculturales- tomó una línea que lo alejaba de las propuestas plásticas publicitarias. 

Ha sido en los años ochenta y noventa cuando se ha producido un nuevo acercamiento, y otra vez -como en los '60- ha sido el arte el que se ha acercado a las estructuras formales de la publicidad. Los artistas de los años ochenta y noventa utilizan los mismos procedimientos industriales para crear sus obras, y no solo eso, sino que también utilizan soportes procedentes de la publicidad como vallas, carteles, etc., y se apropian de los lugares públicos destinados a ella. 

La vinculación icónica entre el arte y la publicidad transciende a la figura humana

La representación de la figura humana en arte ha estado siempre vinculada a su sentido real, a la condición de ser vivo ajeno a la obra y representado icónicamente a partir de ella, a partir de las vanguardias la figura humana se desvincula de la realidad y podríamos decir que se convierte en un signo más de la sintaxis de las obras plásticas lo que permite al espectador de la publicidad interpretar la figura humana sin buscar las vinculaciones con la realidad.

En la II Guerra Mundial (a través de la propaganda bélica), los ideólogos de uno y otro bando crean todo un recetario donde el héroe, el verdugo, el enemigo, la madre, la enfermera, la prostituta, el herido, y así hasta una larga retahíla de estereotipos, quedan perfectamente definidos. Su amplia difusión dará al traste con los esfuerzos desarrollados en las vanguardias para crear modelos acordes con nuestro tiempo y ajenos a ciertos postulados históricos.

En los años setenta y ochenta en arte se han mantenido estas dos directrices: por un lado, una corriente de carácter social, heredera del Pop europeo y de los movimientos contraculturales de finales de los sesenta, que mantiene ciertas referencias con la iconografía publicitaria, pero que en muchos casos la pone en evidencia y la cuestiona; y, por otro lado, una serie de corrientes plásticas historicistas que recurren con frecuencia a los modelos iconográficos procedentes de la historia del arte y, en algunos casos, de la publicidad.

En publicidad podríamos decir que el modelo iconográfico de representación del ser humano es el siguiente:

• Occidental, blanco, joven, atlético (hombres), delgado (mujeres), con el rostro indiferente o ensimismado, semidesnudo con la atención sexual focalizada en los glúteos y el pecho. Situación frontal, postura estática. Individuos aislados, no grupales.

El ser humano artístico vs. el ser humano publicitario

El arte de finales del XIX y buena parte del siglo XX viene definido en una gran medida por su sentido existencial. La representación del ser humano ha sido abordada desde diferentes puntos de vista, unas veces condicionados por los preceptos de los diferentes movimientos artísticos y otras muchas por reflexiones de carácter netamente individual.

Una vez que el arte se libera de la doctrina del parecido entre lo real y lo representado, aparecen nuevas posibilidades de análisis sobre la figura. Se ofrecen nuevas maneras de representar la belleza, una belleza que, como en las esculturas inacabadas de Miguel Angel, no es formal, sino emocional.

La mirada individual sobre la mirada colectiva es un hecho característico de las imágenes artísticas del siglo XX. Los antiguos cánones iconográficos de representación han ido desapareciendo a lo largo del siglo. Esto hace que el concepto de belleza cambie de forma radical en el mundo artístico, cosa que no sucede con la publicidad, que, pese a evolucionar, se mantiene siempre ligado a los cambios socioculturales de cada momento. En arte, el concepto de belleza va asociado a valoraciones personales; se trata en la mayoría de los casos de una búsqueda invidividual. En publicidad, sin embargo el concepto de belleza está siempre ligado a lo colectivo, no existe la búsqueda interior, sino la representación de los sentimientos colectivos de las sociedades de cada momento. Esta diferencia entre los dos lenguajes se hizo muy evidente en los años 90, donde la sociedad a través de la publicidad parecía más empeñada que nunca en construir un modelo de belleza único, irreal, artificial e incluso digital. Un cánon universal de belleza, que tratan de imitar muchos de los hombres y mujeres de los diferentes países industrializados del mundo y que condiciona el modo en el que miramos y juzgamos a los demás.

Un segundo punto de reflexión lo encontramos en las distintas maneras de representar la superficie de la figura humana, la piel. La representación de la piel, -de la carne- en arte es una representación táctil basada en una experiencia directa. Las obras publicitarias sin embargo están desprovistas -en la mayoría de los casos- de sensaciones táctiles. Esto es debido a que, por un lado, la publicidad, se basa en muchas ocasiones en lo aparente, no investiga en el comportamiento individual y, por otro, la publicidad utiliza de forma generalizada la fotografía. El mayor carácter icónico de las fotografías sobre las imágenes artísticas hace que el espectador sea plenamente consciente de la bidimensionalidad de lo representado y del carácter de apariencia de lo real. El arte táctil no trata de ser una copia icónica de lo representado, se mueve en el terreno de las sensaciones, de lo figurado, de la ensoñación.

La diferencia entre un apunte del natural de Schielle y una fotografía de una modelo es claramente evidente. El apunte no pierde con el paso de los años el sentido de inmediatez, ni deja de evocarnos la presencia física del artista frente a la modelo a través de cada detalle del dibujo, la línea más intensa o más sutil, el color, lo indefinido y lo preciso del dibujo, etc. La fotografía de la misma época, sin embargo, nos aleja de la realidad, ya que no podemos evitar percibirla a través del paso del tiempo.

Un tercer punto de reflexión lo encontramos en la representación del carácter y en el análisis de la personalidad. De nuevo encontramos importantes diferencias. La publicidad, una vez más, recurre a la representación de lo genérico, la corriente dominante en la publicidad ha utilizado a lo largo de su historia un abanico reducido de gestos, a partir de los cuales ha tratado de representar el carácter del ser humano. Los gestos de sorpresa, de preocupación, enfado, actitud sexual o alegría se han ido reproduciendo de forma estereotipada a lo largo de los años. En la actualidad podemos hablar de una tendencia publicitaria que representa al ser humano como genérico a partir de la mirada introspectiva de individuos aislados.

En arte, la representación del carácter del ser humano ha sido uno de los principales focos de análisis que se ha manifestado plásticamente a través del retrato y del autorretrato.

El análisis psicológico de la personalidad humana ha estado presente en casi todos los movimientos artísticos figurativos de este siglo.

Sexo y conocimiento vs. sexo y consumo

El sexo ha sido uno de los temas más utilizados por el arte y la publicidad durante este siglo. La publicidad utiliza el sexo como un reclamo muy efectivo para atraer la mirada del espectadorvoyeur. Ya en los primeros carteles se recurría con frecuencia a la exhibición de mujeres semidesnudas como método para captar la atención del espectador masculino. En períodos sucesivos el sexo siempre ha sido un importante recurso comercial.

Podemos definir las representaciones sexuales expuestas por la publicidad basándonos en tres conceptos que la definen:

1- Las "Pin-up’s":

donde se focoliza la provocación del deseo masculino en la exhibición de los aspectos exclusivamente formales

2- La sexualidad pasiva, el espectador como voyeur.

En publicidad cualquier referencia demasiado explícita al acto sexual está totalmente vetada por la censura. En la relación espectador voyeur, -antes sólo hombre y ahora también mujer- el ser humano representado se comporta de dos formas distintas. O bien se exhibe, o bien se mantiene ensimismado/a al margen de la relación anuncio-espectador. Cuando se produce este segundo caso, la publicidad retoma la iconografía decimonónica, en la que la mujer aparece representada en su entorno privado mientras es observada por el mirón.

3- Los personajes de la publicidad están desprovistos de una sexualidad propia. Su comportamiento sexual está exclusivamente en función del espectador.

La publicidad busca por encima de todo la empatía entre el anuncio y el espectador, y trata de conseguirlo a través de la subordinación hacia el observador de todos los elementos que aparecen en la imagen. De este modo, las figuras representadas pierden su identidad sexual para convertirse en seres complacientes al servicio del mirón.

El tratamiento de la sexualidad en arte es similar al publicitario excepto en aquellos artistas que analizan el sexo desde un punto de vista existencial.

En arte podemos hablar las siguientes tendencias en el tratamiento de la sexualidad:

1) El artista como voyeur.

Las características son similares a las ya analizadas en publicidad. La diferencia estriba en el grado de exhibición corporal, la publicidad está sujeta a la censura, mientras que la presencia de cuerpos desnudos femeninos en arte está socialmente permitido.

2) La sexualidad como representación física.

Para muchos artistas la representación de la sexualidad les sirve como método de conocimiento y en el caso de algunos artistas homosexuales como construcción de su identidad.

3) Las fantasías sexuales.

El surrealismo elaboró una amplia representación de fantasías sexuales (casi exclusivamente masculinas), que han servido de partida a otros artistas y a la publicidad.

4) La sexualidad como símbolo plástico.

Algunos artistas como Brancusi o Burgoise, utilizan la simbología sexual como referente en sus composiciones plásticas, que se ubican en el límite de la iconicidad.

Los estereotipos publicitarios

son herederos de los estereotipos artísticos.

El arte de finales del siglo XIX trata de reflejar con la mayor precisión posible algunas propuestas ideológicas que persiguen la idea -ya histórica- de una sociedad dividida entre mujeres y hombres con características completamente diferentes y encontradas. Estos años finales del siglo XIX y las primeras décadas del siglo XX serán muy fructíferas en lo que se refiere a la elaboración de estereotipos. La literatura y el ensayo establecerán las bases ideológicas, -en algunos casos supuestamente científicas- y el arte les dará forma visual. De esta manera, cuando la publicidad empieza a adquirir identidad como un lenguaje propio y autónomo, el arte ya ha elaborado un amplio muestrario de estereotipos iconográficos (la mujer sumisa, la mujer fatal, la mujer vampiro, etc.) que le servirán de referencia.

En la difusión del estereotipo de la mujer como objeto tuvo una considerable importancia la obra surrealista y de algunos miembros del Dadaismo. Estos dos movimientos artísticos empezaron a experimentar en la elaboración de sus fantasías sexuales en la década de los años 30. El cine y las revistas del tipo "Pulp" ya habían comenzado a difundir imágenes, -dibujos a color- de mujeres con poca ropa y en poses atrevidas, que seguían de algún modo la iconografía erótica de finales y principios de siglo y la iconografía artística de las odaliscas y similares. Podriamos decir que este tipo de imágenes eran bastante "naif" desde el punto de vista erótico. Algunos miembros del Surrealismo recuperan este tipo de imágenes y las hacen más reales. Ayudan a crear la imagen de la mujer como objeto sexual dentro de las fantasías masculinas. Otro estereotipo se basa en la relación entre el ser humano y la naturaleza, radicalmente distinta si se trata de hombres o de mujeres. La relación entre hombre y naturaleza que nace en el romanticismo, está basada en el dominio. La naturaleza aparece reflejada como algo agreste, indómito, desconocido que pondrá a prueba la capacidad humana del hombre, se produce también una relación sexual desde el punto de vista masculino, en la que el hombre debe someter, desde lo simbólico, sexualmente a la naturaleza. La publicidad ha difundido y continúa difundiendo esta imagen a través de los aventureros. Los ejemplos los podemos encontrar en el hombre "Marlboro" o "Camel", el astronauta en la luna, el escalador, el corredor de campo a través o los hombres solitarios, que escrutan un paisaje impresionante.

La relación entre la mujer y la naturaleza es bastante diferente. La naturaleza aparece como una personificación de la mujer. La construcción de este estereotipo es bastante complejo, no es obvio, y eso lo convierte en perverso. Se trata de un estereotipo, construido por la intelectualidad artística y literaria, entre otros, del siglo XIX, cuya finalidad es la de asociar a la mujer con lo irracional -naturaleza- y de este modo alejarla de las esferas de poder -racional/masculinas-.

El resto de los estereotipos más utilizados hasta nuestros días se desarrollaron minuciosamente durante la propaganda bélica. Artistas y publicistas participaron codo con codo en su elaboración.

Si analizamos las obras de arte recientes, las de esta década y las de las dos décadas anteriores, y las comparamos con la publicidad, podemos observar que pese a que en ambos lenguajes la difusión de estereotipos se mantiene, en arte han existido grupos de artistas que han tratado de deconstruir estos modelos de representación y de crear otros nuevos. ¿Por qué este fenómeno se produce en el lenguaje artístico y en menor medida en el publicitario?, Encontramos dos respuestas a esta pregunta:

1) Muchos cargos de responsabilidad de las agencias de publicidad están en manos de hombres que no sienten la necesidad de difundir un nuevo modelo de representación.

La tan anunciada muerte del sujeto, pregonada por la posmodernidad no surge de los ambientes WASP de Nueva York, sino de los pensadores y pensadoras que dirigen la mirada a los más desfavorecidos por el sistema. Esta muerte del sujeto (hombre, blanco y occidental) y de la representación tradicional de la mujer fue ampliamente debatida en los años sesenta. La imagen de la mujer y del hombre aparecerá reflejada desde otra perspectiva. Estos grupos (fundamentalmente de mujeres) no se sentían reflejadas en aquellas imágenes que pretendían representarles, ya que en ellas los aspectos icónicos e iconográficos estaban sustentados sobre una amplia base de estereotipos que, por un lado, distorsionaban su imagen y, por otro, la representaban desde un punto de vista inferior. Es por ello, que tratan de construir un nuevo modelo iconológico de la representación de hombres y mujeres, cuyas imágenes construirán a partir de la propia experiencia interior.

Lo que para estos grupos de artistas es un proceso natural de emancipación, para la sociedad se transforma en una transgresión de la norma. Al estado patriarcal -en crisis de identidad- le cuesta asumir esto nuevos cambios. Cuando Silvia Sleigh presentó el retrato de Raul Rosano -en el que un hombre aparecía desnudo y tumbado- le cerrraron la exposición por pornográfica en los años setenta, sin embargo en cualquier museo hay un amplio número de retratos de mujeres de ese tipo. Unos años más tarde, a Robert Mapplethorpe también le cerraron la exposición del Corcoran por motivos similares.

Poco a poco la sociedad se ha ido haciendo más permeable y va asumiendo lentamente estos nuevos cambios.

Para realizar arte no se necesitan los medios y la infraestructura que requiere la publicidad, por lo que es más fácil para aquellos grupos desfavorecidos por los patrones de representación reivindicar nuevos moldes a través del arte que de la publicidad.

Las obras de ese primer grupo de mujeres artistas y las posteriores reflexiones de otras mujeres sobre los modelos de representación han ido permeando en la sociedad. Ya no se censuran exposiciones, sino que muchas de éstas artistas colaboran con el estado bien a través de exposiciones o del comisariado de ellas. Esto no quiere decir que las cosas hayan cambiando, sino que nos encontramos en el proceso del cambio.

2) la publicidad masiva se dirige fundamentalmente a un público poco crítico y más bien conservador.

Que no suelen demandar un cambio en los tipos de imágenes que construye la publicidad, ya que se aferran a su educación y a los valores tradicionales.

La crisis de los modelos de representación no pertenece sólo al ámbito artístico, sino que es una crisis que está sacudiendo a occidente. La imagen del mundo desde el punto de vista occidental ya no es válida para el próximo milenio. El arte ha dado el primer y la publicidad empieza a avanzar en la misma dirección; de hecho, ya ha comenzado a través de campañas institucionales, de ONG’s, y de algunas firmas comerciales como Benetton.


Introducción del libro

El cuerpo en venta

Juan Carlos Gauli.

Cuadernos de Arte Cátedra


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Volume 37 numéro 1 • printemps 2009

CORPS PHOTOGRAPHIQUES / CORPS POLITIQUES

Responsables: Alexis Lussier et François Soulages

 

http://www.uqac.ca/protee/pages/anciens_num.html

 

Appel à contribution - Les corps dans les violences de masse et les génocides (1). Corps détruits : destructions, disparitions, profanations, expositions

 

 

Les violences de masse ont représenté un phénomène structurant du 20e siècle. Du génocide arménien au Rwanda, de la Grande Terreur stalinienne à la Shoah, des dictatures d’Amérique latine au génocide cambodgien, des millions d’êtres humains ont été assassinés en dehors des champs de bataille. Les sciences sociales se sont emparées à l’issue de la seconde guerre mondiale des questions inédites posées par le phénomène génocidaire et l’assassinat en masse de civils, auxquelles elles ont apportés différents éclairages. Le thème du corps représente pour sa part, depuis plusieurs décennies, une thématique transversale des sciences sociales, notamment marquée par les apports de l’histoire, de l’anthropologie ou de la sociologie mais aussi des sciences politiques.

Or, de façon assez paradoxale, et malgré l’importance des travaux menés sur le corps d’une part et les violences de masse d’autre part, la question du corps dans les violences de masse demeure encore un thème largement inexploré. Pourtant, le sort fait au corps, et singulièrement au corps mort, semble véritablement constituer une clé pour la compréhension de l’impact des violences de masse et des génocides sur les sociétés contemporaines.

Prenant appui sur une réflexion engagée conjointement dès 2010, l’historien Jean-Marc Dreyfus (Université de Manchester, UK) et l’anthropologue Elisabeth Anstett (CNRS-Iris, France) ont donc souhaité placer la question du corps mort au centre d’un projet de recherche consacré à la postérité des violences de masse du 20e siècle. Ce vaste projet de recherche (CORPSES OF MASS VIOLENCE AND GENOCIDE), lauréat d’une bourse du Conseil européen de la recherche (ERC) en 2011, se déploiera durant quatre années jusqu’en janvier 2016. Il sera divisé en trois grandes phases, chacune ciblant un aspect différent du traitement des corps en masse dans la violence paroxystique : la phase de destruction ; la phase de l’identification; et la phase de (ré)conciliation.

La conférence qui aura lieu à Paris en septembre 2012 s’inscrit dans la première phase du projet – Corps et destructions- dont elle constituera le moment fort. Car dans le contexte des violences de masse, la mort ne constitue pas la fin du travail des bourreaux. Les exactions sont accompagnées d’un traitement et d’une manipulation complexes, parfois d’une véritable ingénierie technique et sociale sur les cadavres, une phase qui est étonnement peu documentée par la recherche. C’est précisément cette phase que la conférence se propose d’explorer, dans la multiplicité des situations extrêmes.

Les communications interrogeront donc le traitement des corps dans les massacres. Ceux-ci ont pu être détruits dans un processus systématique, administratif et industriel : l’exemple le plus achevé étant fourni par les chambres à gaz et les crématoires d’Auschwitz-Birkenau. Les cadavres ont pu être enterrés anonymisés dans des fosses communes, comme durant la Grande Terreur stalinienne et pour les morts du goulag. Certains corps ont été incinérés dans des crématoires d’Etat comme en Union Soviétique ou en Argentine. Souvent, les fosses ont été rouvertes, afin de perfectionner le camouflage des cadavres : ceux-ci étant morcelés et éparpillés au sein de fosses secondaires ou tertiaires, comme lors des massacres en Bosnie dans la guerre qui a suivi l’éclatement de la Yougoslavie ou encore ré-inhumés comme dans le cas de l’opération carotte en Uruguay. Cette intervention technique sur les corps, qui a demandé le déploiement de ressources importantes, avait pour objectif d’empêcher toute identification future. Les corps furent aussi parfois brûlés après avoir été exhumés, afin de dissimuler les traces du crime, comme lors de « l’opération 1005 » de la Shoah. Les corps ont pu être exhibés, par exemple lors de la grande famine chinoise du Grand Bond en avant. Ils ont parfois été systématiquement profanés. Le traitement des morceaux de corps – membres, tête, cheveux – mais aussi des restes humains – chair, ossements, sang – devra à cet égard également être considéré de façon spécifique.

Le colloque qui portera sur le XXe siècle privilégiera les approches pluridisciplinaires et novatrices, sans exclusion d’aucune zone géographique mais sans non plus volonté d’exhaustivité. Il s’agira de reconsidérer les motivations, les cadres idéologiques et politiques, et les aspects techniques que révèle la destruction des corps, dans une perspective instrumentale qui devra ouvrir de nouveaux axes de recherche. L’apport des études sur la médecine légale sera particulièrement apprécié.

Parmi de très nombreux questionnements, le colloque accueillera particulièrement des communications sur les aspects suivants :

  • les bourreaux, structures de mise à mort et de traitement des corps.
  • l’idéologie mise en oeuvre dans le traitement spécifique des cadavres
  • les technologies de traitement des corps, innovation et standardisation
  • traces et témoignages : la question des témoins, des organisations humanitaires restées sur le lieu des massacres, des observateurs internationaux
  • le problème de la comptabilité des cadavres
  • la question du genre dans le traitement des corps.
  • les aspects économiques de la destruction
  • le statut symbolique des corps dans ces violences de masse, leur valeur (les corps comme otage ou comme monnaie d’échange)
  • le statut juridique des cadavres dans les violences de masse
  • les approches anthropologiques de l’inscription de la destruction des corps dans l’idéologie des sociétés génocidaires
  • les approches anthropologiques des restes humains : ossements, cendres, cheveux, fluides corporels

Modalités :

Les propositions de communication devront être envoyées avant le 5 avril 2012 à l’adresse électronique suivante : info@corpsesofmassviolence.eu

Elles devront comporter un maximum de 4000 signes et être accompagnées d’un curriculum vitae de deux pages maximum.

La réponse aux propositions sera communiquée le 30 avril 2012.

Les organisateurs du colloque prendront en charge les frais de transport et d’hébergement des intervenants. La conférence se déroulera en français et en anglais, avec traduction simultanée.

Organisateurs : Elisabeth Anstett (CNRS, IRIS, Paris, France) et Jean-Marc Dreyfus (Université de Manchester, Grande-Bretagne)

Comité scientifique : Michel Signoli (CNRS, France), Caroline Fournet (Université de Groningen, Pays-Bas), Sévane Garibian (Universités de Neufchâtel et Genève, Suisse), Jon Shute (Université de Manchester).

Date limite
  • vendredi 05 avril 2002
Contact
  • Jean-Marc Dreyfus
    courriel : info (at) corpsesofmassviolence [point] eu

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En los años republicanos la mujer aparecerá constantemente en la prensa gráfica a bordo de motos, pilotando aeroplanos, compitiendo en deportes o, como resultado de su incorporación a profesiones hasta entonces de hombres, como abogado, médico, farmacéutico, periodista, chófer, funcionario, zapatero…

También aparecerá mostrando su cuerpo, pero no sólo como consecuencia de los «descocados» números de la revista musical, o género sicalíptico, donde ya era habitual el desnudo integral. La mujer encontrará en el deporte una forma de mostrar su cuerpo, y también a través de los abundantes concursos de belleza de la época. Empezará a concurrir a las piscinas públicas, que sencillamente no existieron hasta la llegada de la República, y también a las playas de mar o de río.

El auge de la lencería sugestiva también será importante y se asistirá a una moda que consistirá en una combinación muy corta: provocativo sujetador y un pequeñísimo pantalón.

El desnudo femenino, y también el masculino, aunque menos, estarán presentes en el mundo del espectáculo y en el cine. Serán además los años de florecimiento del travestismo en ciertos tugurios del Barrio Chino de Barcelona, con personajes como Flor de Otoño, La Asturianita o Mirko, especializadas en la imitación de las tonadilleras más conocidas del momento.

Serán también años de gran crecimiento de las sociedades nudistas, con publicaciones de cierta influencia, con sus fi ncas de recreo y playas autorizadas.

La educación sexual de los españoles será un reto en el que se implicarán asociaciones creadas con esa finalidad, así como la universidad.

Como no podía ser de otra manera, el debate en torno a la prostitución tuvo también su lugar, con importantes organizaciones abolicionistas.

A la socialización de los españoles en todo lo concerniente al sexo y la normalización del desnudo contribuyeron las entonces florecientes editoriales de novelas cortas, eróticas y hasta pornográfi cas, de aparición semanal, como La Novela Pícara. De la misma editorial eran los tomos mensuales de Iberia Plástica, con desnudos artísticos en los que aparecían modelos hispanas, tocadas a veces con velos o con los castizos mantones de Manila.
© Alejandro Sanz

Isabelo Herreros es periodista y escritor. Ha ejercido el periodismo de investigación durante más de veinte años, fue profesor en la Universidad Complutensede Madrid y ha dirigido la revista Política. También ha trabajado en la prensa satírica y de humor. Actualmente colabora en la prensa digital y en programas radiofónicos dedicados a la literatura. Es autor de libros y ensayos acerca de la Segunda República, la guerra civil y la represión franquista, como Mitología de la cruzada de Franco. Acerca del exilio español de 1939 ha realizado y publicado investigaciones sobre los españoles asesinados en los campos de exterminio nazi. También ha escrito biografías de personalidades republicanas...

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16/03/2012 Arman TADEVOSYAN

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C'est le mystère d'une oeuvre grand format, amorcée quelques années en arrière, déjà, dans l'atmosphère d'urgence et de précarité d'une Arménie tout juste indépendante, que le peintre Arman Tadevosyan expose aujourd'hui à Nancy.

Des empreintes de corps émergeant d'une brume colorée se tiennent devant nous comme en apesanteur...

Si les miniatures chrétiennes des anciens manuscrits arméniens ne sont pas tout à fait étrangères à la génèse de la série « Corps isolés », cette ré-interprétation toute personnelle du thème du corps, dans la peinture, offre une image, dont il reviendra à chacun d'y lire la fragilité ou la force... la souffrance ou la joie !
Vernissage, Vendredi 16 mars à 18h30

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Raymonde Feillet - Corps, vieillissement et identité : entre préservation et présentation de soi. Place des activités physiques et sportives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.decitre.fr/livres/Corps-vieillissement-et-identite-entre-preservation-et-presentation-de-soi.aspx/9782749215815

 

 

Envisager le corps dans son aspect purement physique demeure réducteur et conduit à l'occultation de l'âge.
Le corps pour soi (la manière dont la personne se perçoit) et le corps pour les autres (livré aux regards des autres et image renvoyée par autrui) sont ici convoqués pour tenter de comprendre les mécanismes de (re)construction identitaire au cours du vieillissement. L'auteur envisage la place des activités physiques et sportives dans ce processus. En effet, relevant autant de l'idéologie dominante, associant le sport et la santé, que de mises en scène et d'expériences individuelles du corps, elles peuvent être considérées comme des analyseurs pertinents pour étudier l'écart entre les images culturelles et l'expérience intime du vieillir.

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